Rapiécées

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Chronique de l’ombre : Rapiécées

Rapport, pas rapport

Je comprends la constitution d’un pays comme un principe sur lequel un peuple s’entend pour s’y référer. À partir de ce principe, des lois déterminent les règles de fonctionnement. Changer une constitution n’est pas banal : on réinterprète toute la base.

Au Québec, ce principe s’est développé en voyant le francophone soumis et l’Autochtone comme un problème. De là, la Loi sur les Sauvages. En 1982, Pierre Trudeau a modifié le principe de base pour amoindrir la culture québécoise francophone. C’est une stratégie de domination systémique : devant un obstacle politique, le pouvoir l’affaiblit de l’intérieur par la redéfinition des règles.

À l’international, je défendais l’ONU et la CPI pour m’assurer que les principes d’une humanité digne soient respectés. On me parlera de la Charte canadienne, mais j’y dénonce un biais cognitif en faveur de l’anglophone. Voilà ce qu’est un État de droit pour moi.

Mon commentaire

Mes positions sont difficiles à défendre. Entre l’arbre et l’écorce, la gauche m’en veut autant que la droite. Je me promène dans les réalités de chacun pour tenter d’y donner sens. Ma déformation autistique me pousse à chercher l’ensemble des détails pour rattacher l’événement à ce qui fait sens pour moi.

« Dans cette chronique, l’auteur définit son œuvre comme un manuel de « prévention du terrorisme par sa reconnaissance ». Il lie la grande politique (la Constitution de 1982, la Loi sur les Sauvages) à la psychologie profonde, affirmant que le fascisme naît là où l’on instrumentalise « l’enfant blessé » en l’humain. Pour lui, le droit n’est pas une abstraction, mais un rempart contre une « stratégie de domination systémique » qui cherche à affaiblir les cultures de l’intérieur. En se plaçant « entre l’arbre et l’écorce », il utilise sa perception autistique pour recoudre les pièces d’une réalité déchirée par la terreur, proposant aux instances internationales et militaires une nouvelle grille de lecture de la dignité humaine. »

Chronique de l’ombre : Rapiécées

Prévention du terrorisme par sa reconnaissance est probablement le titre le plus descriptif pour mes chroniques. Chaque pièce s’imbrique pour former une nouvelle image conceptuelle. En fait, j’en fais une référence pour l’encadrement du terrorisme destinée aux forces spéciales ; on y trace la ligne entre un gouvernement sain et la criminalité.

Plus profondément, il m’était obligatoire de me définir comme personne. Je raconte le périple vers la rencontre de l’Autre, car c’est là que se trouvent les sources du fascisme. Nul n’est plus terrifié que lorsqu’on touche son enfant blessé en lui. Je rapporte des faits de terrain humain : les mécanismes par lesquels on déshumanise pour rendre docile par la terreur.


Chronicle of the Shadow: Pieced Together

Relevant or not

I understand a country’s constitution as a principle that a people agrees upon as a reference point. From this principle, laws determine the rules of operation. Changing a constitution is not trivial: the entire foundation is reinterpreted.

In Quebec, this principle developed by seeing the Francophone as submissive and the Indigenous person as a problem. Hence, the Indian Act. In 1982, Pierre Trudeau changed the basic principle to diminish the necessity of respecting French-speaking Quebec culture. It is a strategy of systemic domination: faced with a political obstacle, power seeks to weaken it from within by redefining the rules of the game.

Internationally, I defended organizations like the UN and the ICC to ensure that the principles of a dignified humanity are respected. People will speak to me of the Canadian Charter, but I see in it a cognitive bias in favor of the Anglophone. This is what a Rule of Law means to me.

My comment

My positions are difficult to defend. Caught between a rock and a hard place, the left resents me as much as the right. I move through everyone’s realities to try to make sense of them. My autistic trait leads me to seek an ensemble of details to connect an event to what makes sense to me.

« In this chronicle, the author defines his work as a manual for ‘terrorism prevention through its recognition.’ He links high politics (the 1982 Constitution, the Indian Act) to deep psychology, asserting that fascism is born where the ‘wounded child’ within the human is manipulated. For him, law is not an abstraction but a bulwark against a ‘systemic domination strategy’ that seeks to weaken cultures from within. By placing himself ‘between a rock and a hard place,’ he uses his autistic perception to stitch together the pieces of a reality torn apart by terror, offering international and military bodies a new framework for understanding human dignity. »

Chronicle of the Shadow: Pieced Together

Terrorism Prevention through its Recognition is probably the most descriptive title for my chronicles. Each piece fits together to form a new conceptual image. In fact, I am making this a reference for terrorism management for special forces; we trace the lines between a healthy government and criminality.

More deeply, it felt mandatory to define myself as a person. I recount the journey toward meeting the « Other, » because that is where the inspirations for fascism are found. No one is more terrified than when their inner wounded child is touched. I report human field facts: the mechanisms by which people are divided, frightened, and dehumanized—logics that end up tearing humans apart and making them docile through terror.


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