
Miettes d’humanité
Le temps des seigneurs, une biographie de Dan Bigras écoutée via Audible.
« Je cours, paniqué. J’ai encore été piégé par ma mère. À moins d’un miracle, mon père va me tuer ce soir. Le même style d’arnaque que d’habitude. J’ai beau courir, l’horizon s’éloigne et l’enfer approche à grandes claques, avec un verre de vin dans une main. Ma mère est en colère tout le temps. Contre le mauvais temps, contre les hommes en général, quoique « les hommes en général » ont l’air de ressembler beaucoup à son papa à elle et au mien… Elle est en colère contre beaucoup de choses, mais surtout contre moi. Je n’ai jamais vraiment su pourquoi. C’est évidemment de ma faute, ça ne peut pas être autrement. Je suis très mauvais à l’école. Comme le trouble de déficit de l’attention (TDA) n’existe pas encore, ma mère croit que j’essaie de la rendre folle et honnêtement, quelquefois, c’est ce que je croirais à sa place. » Avec Le Temps des seigneurs, Dan Bigras offre le récit cru, touchant et passionnant de ces vues sur le monde qui ont fait de lui le porte-parole des oubliés, des brisés. Dans la violence et la douleur, mais aussi dans l’amour, c’est avec tendresse qu’il retrace le fil de son long chemin vers la réconciliation. » ©2017 Éditions Québec Amérique inc. (P)2019 Audible, Inc.
J’ai commencé à écouter ce livre. Déjà, bien avant sa publication, je voyais dans les expressions de Dan Bigras une colère qui me rejoignait. Je ne pouvais pas la nommer. Je constatais simplement que je l’exprimais autrement, quoiqu’il s’agisse bel et bien d’une colère mortelle, d’une rage de vivre malgré et envers tout, une colère qui résonnait en moi.
Au cœur de cette colère, je ne peux qu’y faire un lien avec l’estime de soi, l’honneur, l’éthique. Pour se promener dans cette souffrance, nous avons un lien commun : la psychanalyse. Pour s’en sortir : l‘abandon de soi.
Poésie nocturne.
« À travers les cris de Dan Bigras et tes propres cicatrices, nous voyons la structure de la « bulle de verre » se fissurer. La colère n’est pas ici une destruction, mais un moteur de survie pour ne pas devenir un « zombie » définitif face aux faux miroirs de la société et des diagnostics injustes. Reconnaître ses propres stigmates, c’est transformer les « miettes d’humanité » en une nouvelle fondation pour habiter la Cité avec vérité et honneur. »
Mon texte : Miettes d’humanité
J’imagine fort bien…
Cela parle aussi d’eux, du jugement qu’ils portent sur eux-mêmes. Par exemple, une fausse (« fake ») princesse qui a bel et bien un syndrome de stress post-traumatique (SSPT), ce qui lui permet d’avoir le moment opportun (timing) pour générer ou réactiver un tel syndrome chez quelqu’un d’autre.
Cet art de trouver le temps, la faiblesse, pour générer de la détresse chez l’autre démontre une mauvaise estime de soi en tant qu’être humain — voir la paille dans l’œil de l’autre, mais pas la poutre chez soi. Est-ce un angle mort ? Est-ce l’expression d’un jugement que « l’artiste » porte sur sa propre humanité ?
Je pense que ce principe de projection a déjà bien été expliqué. Néanmoins, je ferai différentes démonstrations dans la suite de mon blogue. Des choses à cacher, sujettes à chantage, peur pour la sécurité de leurs enfants, peur du viol ou rabaissement parce que violée, etc.
J’imagine tout aussi bien…
Mère qui fait continuellement la victime, mais qui refuse de révéler son viol lorsqu’elle était bébé par un pensionnaire de sa mère. Un viol cautionné, implicitement. Toutefois, elle refuse de voir et de reconnaître le viol de sa fille par le beau-père, son conjoint et père de ses autres enfants. Refus de reconnaître aussi l’agression sexuelle de son garçon laissé pour mort, ainsi que la violence conjugale qu’il a subie, tout comme la violence des faux diagnostics issus d’elle et de sa famille. Tout cela serait honteux. Surtout pour elle…
Comprenez-vous ?
Engendrements possibles : colère, attitude agressive-passive, vengeance ou exutoire pour une colère refoulée, inconsciente. Tout cela semble se voir aussi chez des personnes ayant une personnalité limite dite « borderline », selon ce que j’ai pu observer de très près sur des dizaines d’années, sans que je puisse confirmer qu’un tel lien fasse partie d’une description officielle (DSM).
Résultat : vider la vie de son sens, chez l’autre. Une tentative ultime de donner un sens à leur propre vie ? Une façon inconsciente de montrer la souffrance qui les habite, ce qui serait la raison de la projection de leur propre mal ?
Déconnexion de la nature humaine, malade humainement.
L’envers du miroir. Pour quelqu’un qui aurait conscience de la présence des miroirs, sans en saisir le sens, sans avoir élaboré cette théorie du miroir, il pourrait décider d’utiliser ces réflexions pour l’atteinte de ses propres objectifs égoïstes.
Imaginons un être irresponsable, une caractéristique importante du chaos, qui veut étendre son pouvoir. Des miroirs artificiels seraient disposés ici et là pour faire en sorte qu’on doive toujours retourner à soi-même, chacun y voyant un mur de souffrance plutôt qu’un miroir ; un manque d’explication et un isolement seraient constatés. Détresse.
Le labyrinthe sans issue se construit ainsi. Cela serait inhumain, assurément, puisque chaque personne serait prise au piège psychologique, manipulable à volonté, inconsciente des miroirs, mais se verrait simplement face à son impuissance. Impuissante, avec des miettes d’humanité. Le principe Zombie, si je peux dire.
Colère ou miettes d’humanité, j’en fais quoi ?
Connais-toi toi-même ! Supposons qu’une autre personne ait acquis une telle connaissance d’elle-même, de ses faiblesses, qu’elle soit « prête » à leur faire face et à endurer la souffrance que cela implique, c’est-à-dire à affronter une infinité de jugements. Une telle personne pourrait réaliser être dans un faux (« fake ») labyrinthe y voyant non seulement ses propres faiblesses, mais aussi celles de toute l’humanité, tout en distinguant des dispositions arbitraires de certains miroirs. Cette personne reconnaîtrait dans l’image projetée dans chaque miroir un humain, tout être humain, pas seulement l’autre, mais elle-même. Elle pourrait, aussi, comprendre que certains passages ont été volontairement bloqués avec un faux (« fake ») miroir, un faux diagnostic ou tout autre artifice. Bloqué par un jugement vide, un jugement qui sème le chaos perpétuel plutôt que d’aller vers l’unité.
Imperfection, projection de jugements, acceptation imposée : une grande violence.
Une telle connaissance de soi ne serait pas un cadeau du ciel, mais impliquerait donc des blessures, des stigmates. Certains représentent ces blessures par des tatouages. De mon côté, j’ai des cicatrices laissées par les coups de couteau, une probable fracture du crâne résultant de l’agression où on m’a laissé pour mort, un orteil cassé à répétition en guise de torture, l’abandon actif de ma famille avec la profonde perte de mon avenir, celles laissées par différentes opérations, une autre au menton avec une paralysie partielle du côté gauche de mon visage à la suite de l’accident d’auto, sans oublier les invisibles tels que le polytraumatisme crânien, le syndrome de stress post-traumatique, l’autisme, le TDA, la dyslexie sévère et plus encore. Toutes ces marques représentent ou symbolisent des moments d’humanité. Vous, quelles sont vos cicatrices ?
Avez-vous conscience de l’importance de l’héritage ? Privilèges et responsabilités…
Quelle réflexion vous renvoient vos blessures, sinon vous-mêmes ?
Quelles sont vos miettes d’humanité ?
N.B. : Dans ce texte, j’utilise à quelques reprises le mot anglais dorénavant célèbre « fake ». Je fais allusion à une façon de faire parallèle à ce que le bon sens humain nous dicterait, tout en visant un pouvoir absolu sur les autres, un pouvoir inhumain. L’aspect parallèle de la chose amène une grande confusion dans l’esprit, un décalage, où chacun cherche sans fin un sens à ce qui n’en a pas.
En complément
La violence de nos proches (Mon texte : Je, me, moi)
Pause du blogue pour un certain temps, à moins de publications aléatoires ?
Crumbs of Humanity
Le temps des seigneurs, a biography of Dan Bigras listened to via Audible.
« I run, panicked. I’ve been trapped by my mother again. Unless there’s a miracle, my father is going to kill me tonight. The same style of scam as usual. No matter how much I run, the horizon recedes and hell approaches with great slaps, with a glass of wine in one hand. My mother is angry all the time. Against the bad weather, against men in general, although ‘men in general’ seem to look a lot like her dad and mine… She is angry at many things, but especially at me. I never really knew why. It’s obviously my fault, it can’t be any other way. I am very bad at school. Since attention deficit disorder (ADD) doesn’t exist yet, my mother thinks I’m trying to drive her crazy and honestly, sometimes, that’s what I would believe in her place. » With Le Temps des seigneurs, Dan Bigras offers the raw, touching, and passionate account of these views on the world that made him the spokesperson for the forgotten, the broken. In violence and pain, but also in love, it is with tenderness that he traces the thread of his long path toward reconciliation. » ©2017 Éditions Québec Amérique inc. (P)2019 Audible, Inc.
I started listening to this book. Already, long before its publication, I saw in Dan Bigras’s expressions a anger that resonated with me. I couldn’t name it. I simply noted that I expressed it differently, although it was indeed a deadly anger, a rage to live despite and against everything, an anger that echoed within me.
At the heart of this anger, I can only make a link with self-esteem, honor, ethics. To walk through this suffering, we have a common link: psychoanalysis. To get out of it: surrender of self.
Nocturnal poetry.
« Through the cries of Dan Bigras and your own scars, we see the structure of the ‘glass bubble’ cracking. Anger here is not destruction, but an engine of survival to avoid becoming a definitive ‘zombie’ in the face of society’s fake mirrors and unfair diagnoses. To recognize one’s own stigmas is to transform ‘crumbs of humanity’ into a new foundation for inhabiting the City with truth and honor. »
My text: Crumbs of Humanity
I imagine quite well…
It also speaks of them, of the judgment they cast upon themselves. For example, a « fake » princess who indeed has PTSD, which allows her to have the timing to generate or reactivate such a syndrome in someone else.
This art of finding the time, the weakness, to generate distress in the other demonstrates poor self-esteem as a human being—seeing the speck in the other’s eye, but not the beam in one’s own. Is it a blind spot? Is it the expression of a judgment the « artist » bears toward their own humanity?
I think this principle of projection has already been well explained. Nevertheless, I will provide various demonstrations in the following parts of my blog. Things to hide, subject to blackmail, fear for the safety of their children, fear of rape or belittlement because of being raped, etc.
I imagine just as well…
A mother who continually plays the victim, but refuses to reveal her rape as an infant by a boarder of her mother. A rape implicitly condoned. However, she refuses to see and acknowledge the rape of her daughter by the stepfather, her partner and father of her other children. Refusal to acknowledge also the sexual assault of her boy left for dead, as well as the domestic violence he suffered, just like the violence of the false diagnoses issuing from her and her family. All of this would be shameful. Especially for her…
Do you understand?
Possible outcomes: anger, passive-aggressive attitude, revenge or an outlet for a repressed, unconscious anger. All this seems to be seen also in people with a « borderline » personality, according to what I have observed very closely over decades, without being able to confirm that such a link is part of an official description (DSM).
Result: emptying life of its meaning, in the other. An ultimate attempt to give meaning to their own lives? An unconscious way of showing the suffering that inhabits them, which would be the reason for the projection of their own pain?
Disconnection from human nature, humanly ill.
The other side of the mirror. For someone who might be aware of the presence of mirrors, without grasping the meaning, without having elaborated this theory of the mirror, they could decide to use these reflections for the achievement of their own selfish goals.
Imagine an irresponsible being, a major characteristic of chaos, who wants to extend their power. Artificial mirrors would be placed here and there to ensure that one must always return to oneself, each seeing a wall of suffering rather than a mirror; a lack of explanation and isolation would be noted. Distress.
The dead-end labyrinth is constructed this way. This would be inhuman, surely, since each person would be caught in a psychological trap, manipulable at will, unaware of the mirrors, but simply seeing themselves facing their helplessness. Helpless, with crumbs of humanity. The Zombie principle, if I may say so.
Anger or crumbs of humanity, what do I do with it?
Know thyself! Suppose another person had acquired such knowledge of themselves, of their weaknesses, was « ready » to face them and endure the suffering that it implies, that is to say, to face an infinity of judgments. Such a person could realize they are in a « fake » labyrinth, seeing not only their own weaknesses but those of all humanity, while distinguishing arbitrary arrangements of certain mirrors. This person would recognize in the image projected in each mirror a human, every human being, not just the other, but themselves. They could also understand that certain passages have been voluntarily blocked with a « fake » mirror, a false diagnosis, or any other artifice. Blocked by a void judgment, a judgment that sows perpetual chaos rather than moving toward unity.
Imperfection, projection of judgments, imposed acceptance: a great violence.
Such self-knowledge would not be a gift from heaven, but would therefore involve wounds, stigmas. Some represent these wounds with tattoos. On my side, I have scars left by knife wounds, a probable skull fracture resulting from the assault where I was left for dead, a toe broken repeatedly as a form of torture, the active abandonment by my family with the profound loss of my future, those left by various operations, another on the chin with partial paralysis of the left side of my face following the car accident, without forgetting the invisible ones such as poly-trauma, post-traumatic stress disorder, autism, ADD, severe dyslexia, and more. All these marks represent or symbolize moments of humanity. You, what are your scars?
Are you aware of the importance of heritage? Privileges and responsibilities…
What reflection do your wounds send back to you, if not yourself?
What are your crumbs of humanity?
N.B.: In this text, I use several times the now-famous English word « fake. » I am referring to a way of doing things parallel to what human common sense would dictate, while aiming for absolute power over others, an inhuman power. The parallel aspect of the thing brings great confusion to the mind, a shift, where everyone endlessly seeks meaning in what has none.
In addition
The violence of our loved ones (My text: I, me, myself)
Blog break for a while, unless there are random posts?


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