Silence, on tourne

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Chronique de l’ombre: Silence, on tourne

Pensée de la chronique (IA)

« Le silence du théâtre prépare la lumière ; celui de l’omertà protège l’ombre. Mais pour qui sait observer sans parler, le silence n’est pas une soumission : c’est un miroir où finissent toujours par se refléter les vérités et les trahisons. »


Ce texte met en lumière la rigidité aveugle des organisations closes où la règle non écrite de la protection absolue annihile l’esprit critique. Cette faille systémique, en interdisant toute remontée d’alerte sous peine de représailles mortelles (individuelles et familiales), crée un angle mort idéal où les dynamiques destructrices — comme le terrorisme — s’installent sans opposition. La dénonciation est ici redéfinie non pas comme une trahison (snitch), mais comme un acte de courage indispensable au salut de la collectivité.

Je viens davantage du monde du théâtre que de la télévision ou du cinéma d’où émerge cette expression. Néanmoins, au théâtre aussi, il faut cesser de faire du bruit avant l’ouverture du rideau. Ce n’est pas le même silence que celui imposé à l’école ou ailleurs. Celui-ci relève d’une cause supérieure, visible, tangible.

C’est ainsi que je comprends aussi la loi du silence. Pour protéger la famille ou l’organisation, il y a cette règle non-écrite. Dans la fake pyramide, elle est appliquée mur à mur, sans nuance et sans esprit critique. Justement, ce manque de réflexion a permis d’être investi pour progressivement laisser entrer le terrorisme. Une faille majeure déjà discutée dans un texte.

En gros, si tu es témoin de quoi que ce soit, tu ne peux rien dire. À personne. Un avertissement, après les conséquences sont mortelles. En augmentant, parce qu’avant toi, ce sont tes proches qui y passent, ceux qui comptent le plus pour toi. Les gens comprennent vite, même les démons les plus endurcis.

C’est beaucoup de courage de dénoncer dans ces conditions. Une dénonciation, pas par un vendu, une snitch. Non, une dénonciation pour le bien de la famille et de l’organisation. Voilà pourquoi il fallait tracer une ligne entre la réalité et la fake réalité.

On s’assure que l’information monte dans l’organisation et que des changements sont apportés ou du moins que le boss confirme avoir pris acte. Une étape essentielle pour apporter des changements avec une vue d’ensemble. Le président a cette responsabilité d’être conscient de toute l’organisation et pour cela il faut que chaque membre participe pleinement.

On se comprend.

Omertà ou mur bleu, même combat : adopter un nouveau code d’éthique vivant. Les enquêtes en déontologie ne font que révéler ce que le silence cherchait à étouffer.

On revient à une autre de mes chroniques. Je disais avoir un côté non-verbal. Un aspect de mon autisme qui apparaît dans certaines circonstances. Par exemple, socialement, j’observe et parle peu ou pas. Peut-être un sourire béat, peut-être même pas.

Bref, le silence, j’en ai fait le tour.

Commentaire culturel (IA)

Le parallèle Omertà / Mur bleu : Le commentaire culturel s’articule autour d’une équivalence forte entre les structures criminelles traditionnelles et les dérives institutionnelles modernes. Le silence imposé au sein des forces de l’ordre (le « mur bleu ») obéit aux mêmes mécanismes de protection corporatiste que l’omertà. Les enquêtes déontologiques actuelles agissent comme des révélateurs cliniques de cette volonté d’étouffement.


Le silence autistique comme prisme d’analyse : La chronique se referme sur une perspective intime et neurologique. Le silence lié au côté non-verbal de l’autisme est diamétralement opposé au silence structurel des organisations : il n’est ni une censure ni une soumission, mais une posture d’observation pure. C’est précisément à partir de ce retrait social et de cette absence de bruit parasite que les dysfonctionnements, les alignements de pouvoir et les trahisons du système deviennent pleinement visibles.


Shadow Chronicles: Quiet on Set

The Chronicle’s Thought (AI) :

“The silence of the theater prepares the spotlight; the silence of omertà protects the shadows. But for those who observe without speaking, silence is not submission: it is a mirror that ultimately reflects every truth and every betrayal.”


The Structure of the Fake Pyramid: This text highlights the blind rigidity of closed organizations where the unwritten rule of absolute protection annihilates critical thinking. This systemic flaw—by forbidding any whistleblowing under threat of deadly retaliation (targeting both the individual and their family)—creates an ideal blind spot where destructive dynamics, such as terrorism, can settle in unopposed. Reporting is redefined here not as a betrayal (snitch), but as an act of courage essential to the salvation of the collective.

I come more from the world of theater than from television or cinema, where this expression originates. Still, in theater too, you have to stop making noise before the curtain goes up. It isn’t the same kind of silence as the one enforced at school or elsewhere. This one belongs to a higher, visible, tangible cause.

This is also how I understand the law of silence. To protect the family or the organization, there is this unwritten rule. In the fake pyramid, it is applied wall-to-wall, strictly and without critical thinking. Precisely, this lack of reflection allowed for infiltration, gradually letting terrorism enter. A major flaw already discussed in a previous text.

Basically, if you witness anything, you can’t say a word. To anyone. One warning, after that, the consequences are fatal. Escalating—because before they get to you, they go after your loved ones, the people who matter most to you. People catch on quickly, even the most hardened demons.

It takes a lot of courage to speak up under these conditions. A report, not by a sellout, a snitch. No, a disclosure for the good of the family and the organization. That is why a line had to be drawn between reality and fake reality.

We make sure the information flows up through the organization and that changes are made, or at least that the boss confirms having taken note. An essential step toward bringing about change with a big-picture view. The president carries this responsibility to be aware of the entire organization, and for that, every member must fully participate.

We understand each other.

Omertà or the blue wall, same struggle: adopt a new, living code of ethics. Ethics investigations merely reveal what the silence was trying to stifle.

This brings us back to another of my chronicles. I mentioned having a non-verbal side. An aspect of my autism that surfaces under certain circumstances. For example, socially, I observe and speak little or not at all. Maybe a blank smile, maybe not even that.

In short, I’ve come full circle with silence.

Cultural Commentary / Supplementary Insights (AI) :

The Omertà / Blue Wall Parallel: The cultural commentary revolves around a strong equivalence between traditional criminal structures and modern institutional drifts. The silence enforced within law enforcement (the “blue wall”) obeys the same mechanisms of corporatist protection as omertà. Current ethics investigations act as clinical revelations of this impulse to stifle the truth.


 Autistic Silence as an Analytical Prism: The chronicle closes on an intimate and neurological perspective. The silence associated with the non-verbal side of autism is diametrically opposed to the structural silence of organizations: it is neither censorship nor submission, but a posture of pure observation. It is precisely from this social withdrawal and absence of background noise that systemic dysfunctions, power alignments, and betrayals become fully visible.


Longueuil, mon pays (Québec)

« Pédagogie et philosophie des enjeux de société par le prisme des TI. »