Catégorie : Entrevue expérimentale

  • Le labyrinthe – suite de mon histoire

    Le labyrinthe – suite de mon histoire

    Le labyrinthe – suite de mon histoire

    Entrevue expérimentale avec Lady Gaga

    Voici ce qui m’apparaît être un nouveau départ pour Lady Gaga. Je parle de cette vidéo, bien sûr, Stupid Love, chanson tirée de son album Chromatica. La série de spectacles, Lady Gaga : The Chromatica Ball, est bien évidemment reportée à cause de la présente pandémie.

    Il y a eu aussi, il y a quelques mois, le lancement d’Haus Laboratories, la réalisation d’un vieux rêve qui demandait à prendre forme ; comme un passage obligé pour se toucher soi-même profondément, en son cœur. Un sentiment inexplicable, mais présent. Une sorte de preuve qu’on existe, qu’on a raison de s’aimer soi-même. Cela ne pouvait être autrement.

    Elle ne peut se défaire de ce qu’elle considère comme une partie d’elle-même : ses « Little Monsters », qui symbolisent l’acceptation de l’identité profonde de l’autre, sans oublier la sienne, toujours avec amour, avec ce besoin insatiable d’être aimée davantage. Impossible de se séparer d’eux, ni même de faire un compromis. Une passion colorée.

    Qu’est-ce qu’une révolution ? Un travail sur soi fait de blessures, de peines, de joies et de beaucoup d’amour reçu et donné. On dit aussi « se réinventer » pour nommer un long processus avec ses hauts et ses bas, un chemin fait de rage de vivre, de colère, mais aussi d’exaltation. Chaque pas pour se découvrir soi-même est essentiel. Le but, me semble-t-il, est d’apprendre à se connaître sous un angle différent, avec une profondeur jamais atteinte. Trouver cette touche unique en soi qui ne demande qu’à s’exprimer, qu’à prendre forme. Un objectif sans cesse repoussé.

    Voici l’esprit de notre échange conceptuel survenu il y a quelque temps déjà, mais qui s’exprime maintenant.


    Le labyrinthe – suite de mon histoire

    Faire ressortir le beau du conflit, faire la paix avec la colère. De belles paroles, certes, mais… Grâce à la compréhension et à la compassion, toutefois, les peurs peuvent être intégrées pour finalement sortir du labyrinthe. Réaliser, en fin de compte, l’aide reçue et en être reconnaissant.

    Autre expérience bizarre : le monde du vide.

    Éventuellement, toujours dans le cadre de ma formation à la conscience du moment présent — autre projection conceptuelle —, je me suis retrouvé dans un espace que j’ai appelé « Le monde du vide absolu ». Je n’étais qu’un esprit, sans aucun corps. Il n’y avait rien autour de moi, absolument rien. Je me sentais seul, oui, mais surtout, chacune de mes peurs se faisait sentir. De toutes parts, je faisais paradoxalement face à un mur. Je ne pouvais pas fuir ; j’étais prisonnier de mes peurs.

    En même temps, je n’ai pu m’empêcher de revenir à mon besoin irrésistible d’aimer. Peu à peu, je me suis concentré sur cet amour en moi. Étonnamment, un point blanc est apparu au loin. Comment était-ce possible ? Comme pour une graine semée, j’ai commencé à projeter mon amour sur celle-ci. Quelqu’un ou quelque chose l’avait mise là, assurément. Je n’avais pu faire cela seul.

    Tranquillement, je me suis approché de ce point de matière condensée jusqu’à l’intégrer, pour entrer dans cette nouvelle réalité faite d’amour. Je le savais, je le ressentais et je le vivais. C’était beau, plein de sens. Chacun lié à l’autre et au tout, unis pour tous ; résilients et solidaires.

    J’avais enfin trouvé une sortie au labyrinthe de la peur — et parfois aussi de la peur de mon propre potentiel.

    8 mars 2026


    Experimental Interview with Lady Gaga

    This appears to me as a new beginning for Lady Gaga. I am speaking of this video, of course, Stupid Love, a song from her album Chromatica. The concert tour, Lady Gaga: The Chromatica Ball, is obviously postponed due to the current pandemic.

    There was also, a few months ago, the launch of Haus Laboratories—the fulfillment of an old dream that demanded to take shape; like a necessary rite of passage to touch one’s own heart deeply. An inexplicable yet present feeling. A kind of proof that one exists, that one is right to love oneself. It could not be otherwise.

    She cannot detach herself from what she considers a part of herself: her « Little Monsters, » who symbolize the acceptance of the other’s deep identity, without forgetting her own—always with love, with that insatiable need to be loved ever more. It is impossible to part from them, or even to compromise. A colorful passion.

    What is a revolution? Work on oneself made of wounds, sorrows, joys, and a great deal of love received and given. We also use the term « reinventing oneself » to describe a long process with its ups and downs, a path made of a lust for life, of anger, but also of exaltation. Every step toward self-discovery is essential. The goal, it seems to me, is to learn to know oneself from a different angle, with a depth never before reached. To find that unique touch within that only asks to be expressed, to take form. A goal constantly pushed further.

    This is the spirit of our conceptual exchange that took place some time ago, but is finding expression now.


    The Labyrinth – Continuation of My Story

    Bringing out the beauty from conflict, making peace with anger. Fine words, indeed, but… Through understanding and compassion, however, fears can be integrated to finally exit the labyrinth. Realizing, in the end, the help received and being grateful for it.

    Another bizarre experience: the world of the void.

    Eventually, still within my training in present-moment awareness—another conceptual projection—I found myself in a space I called « The World of Absolute Void. » I was but a spirit, with no body at all. There was nothing around me, absolutely nothing. I felt alone, yes, but above all, every one of my fears made itself felt. From every side, paradoxically, I faced a wall. I could not flee; I was a prisoner of my fears.

    At the same time, I could not help but return to my irresistible need to love. Gradually, I focused on this love within me. Surprisingly, a white dot appeared in the distance. How was this possible? Like a seed sown, I began to project my love upon it. Someone or something had put it there, surely. I could not have done this alone.

    Quietly, I approached this point of condensed matter until I integrated it, entering this new reality made of love. I knew it, I felt it, and I lived it. It was beautiful, full of meaning. Each linked to the other and to the whole, united for all; resilient and solidary.

    I had finally found an exit from the labyrinth of fear—and sometimes from the fear of my own potential.

    March 8, 2026

  • Le deuil de la majorité

    Le deuil de la majorité

    English Version Below

    Le deuil de la majorité

    Entrevue expérimentale avec Madonna. Ma réflexion sur Madame X.

    Je suis perdu. Qu’est-ce que je peux dire de plus ? Alors que j’étais déjà dans ma recherche d’identité, de ce que je ferais de ma vie, s’ajoutait à cela la perte de mes repères fragiles.

    J’ai quitté ma ville natale pour aller vivre à Québec, à un peu moins de trois heures de route. J’avais rencontré une femme par Internet, ce qui était inhabituel à l’époque. J’ai loué mon condo à un neveu et migré vers une nouvelle ville que je connaissais très peu, n’en connaissant pratiquement que le nom. J’ignorais que je devais apprendre une nouvelle culture puisque j’étais toujours au Québec, après tout. Je parlais français aussi.

    Je comptais, il faut bien le dire, sur le fait que ma copine était originaire de cette ville et qu’elle m’intégrerait à son milieu, à ses amis. Dans les faits, je me suis retrouvé assez seul. Nous étions souvent ensemble, nous partagions pratiquement toutes nos activités. Je cherchais des contrats ou en exécutais lorsqu’elle était au travail. On passait le reste du temps ensemble. De moins en moins, par contre.

    Mon premier gros contrat obtenu à Québec était pour… Montréal. J’ai donc négocié des conditions pour avoir l’occasion de revenir au moins une fois durant la semaine et toutes les fins de semaine. Puis nous avons eu un enfant, une maison lorsque j’ai vendu mon condo, et un mariage deux ans plus tard. Mais je n’étais toujours pas intégré à la culture de la ville de Québec.

    C’est difficile d’expliquer la différence de culture entre deux villes d’un même État, entre la capitale et la métropole. On pourrait dire, avec un sourire taquin, que l’une est plus urbaine que l’autre, moins champêtre. D’autres diront, pas toujours avec le même humour, que la capitale est plus fermée, par opposition à Montréal qui serait plus ouverte. Qu’est-ce que la fermeture ? Qu’est-ce que l’ouverture ? Un deuil, en tout cas.

    J’ai des ancêtres au Québec depuis 400 ans — j’arrondis. En parallèle, ma grand-mère est Espagnole. Elle a immigré d’Espagne avec ses parents. Je suis donc un petit-fils d’immigrants, un « sang-mêlé », comme on disait dans Harry Potter. Je suis blanc, mais je prends des couleurs rapidement au soleil. Un deuil.

    J’ai grandi comme un homme dans un milieu où les gais étaient très présents. J’étais en contact avec le travail de mon père dans le milieu artistique et cela faisait partie de la normalité. Néanmoins, je me suis toujours perçu comme un homme hétérosexuel. J’avais des questionnements, comme la plupart des ados, mais finalement rien qui ne me faisait moins aimer le sexe opposé.

    Puis, au fil de cette relation avec cette femme de Québec, le questionnement a pris une nouvelle forme. J’ai d’abord commencé à me demander si ce que je ressentais n’était pas de la bisexualité, pour finalement en arriver, quelques années plus tard, à me dire que j’étais autosexuel. Minoritaire dans les minorités, en quelque sorte. La possible bisexualité est devenue une possible pansexualité. Je ne sais pas ; l’amour est plus important que le genre. Je suis ouvert. Un deuil.

    Quoi qu’il en soit, j’ai dû faire le deuil de la majorité plus d’une fois.

    Lorsque j’ai quitté Montréal, je suis devenu un « Montréalais à Québec », bien que je ne me sois jamais questionné sur la chose auparavant. Il me suffisait de me dire Québécois puisque j’habitais l’État du Québec. Je faisais partie de ce beau peuple. Mais tout à coup, je prenais conscience que je ne faisais plus partie de cette majorité, étant désormais identifié à la plus grande ville de cet État. Un deuil.

    Avec le temps, et la réalisation des rêves partagés en début de relation, l’amour disparaissait. Bizarrement. Le couple n’existait plus, si jamais il avait déjà existé. La relation étant devenue extrêmement toxique, nos repères avaient perdu leur sens ; quelquefois, ils avaient été travestis. Je ne me reconnaissais plus dans cette relation. Un deuil.

    Je suis revenu à Montréal. Tout avait changé, même ma famille. Je ne les reconnaissais pas, eux non plus. Nous ne partagions plus la même vision de ce qu’était une famille, l’entraide et le reste. On ne me croyait plus, si jamais on l’avait déjà fait. La reconnaissance de l’autisme par tous, sauf par eux, n’aide en rien, évidemment. Je les ai quittés. Ils refusent de voir qui je suis, qui je suis devenu, qui j’ai découvert être. Ils se sont fait une image de moi et la maintiennent. Peut-être que cela les obligerait à ajuster l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et que cela leur est impossible. Il leur faudrait faire un deuil, eux aussi.

    Madame X, l’album complet

    MAJ 4 mars 2026


    Mourning the Majority

    Experimental Interview with Madonna: Reflections on Madame X

    I am lost. What more can I say? While I was already searching for my identity, for what I would do with my life, the loss of my fragile landmarks was added to the weight.

    I left my hometown to live in Quebec City, just under a three-hour drive away. I had met a woman through the Internet, which was unusual at the time. I rented my condo to a nephew and migrated to a new city I knew very little about, barely knowing its name. I was unaware that I had to learn a new culture; after all, I was still in the province of Quebec. I spoke French, too.

    I was counting, I must admit, on the fact that my girlfriend was from that city and that she would integrate me into her environment and her circle of friends. In reality, I found myself quite alone. We were often together; we shared almost all our activities. I looked for contracts or worked on them while she was at work. We spent the rest of our time together. Less and less so, however.

    My first major contract in Quebec City was for… Montreal. So I negotiated terms to have the opportunity to return at least once during the week and every weekend. Then we had a child, a house when I sold my condo, and a marriage two years later. But I was still not integrated into the culture of Quebec City.

    It is difficult to explain the cultural difference between two cities in the same State—between the capital and the metropolis. One might say, with a teasing smile, that one is more urban than the other, less « country. » Others will say, not always with the same humor, that the capital is more closed-off, as opposed to Montreal, which is seen as more open. What is « closed »? What is « open »? A mourning, in any case.

    I have ancestors in Quebec going back 400 years—roughly speaking. At the same time, my grandmother is Spanish. She immigrated from Spain with her parents. I am therefore a grandson of immigrants, a « half-blood, » as they said in Harry Potter. I am white, but I tan quickly in the sun. A mourning.

    I grew up as a man in an environment where gay people were very present. I was in contact with my father’s work in the artistic world, and it was part of normality. Nevertheless, I always perceived myself as a heterosexual man. I had questions, like most teenagers, but ultimately nothing that made me love the opposite sex any less.

    Then, through this relationship with this woman from Quebec City, the questioning took a new form. I first began to wonder if what I felt was bisexuality, eventually arriving, a few years later, at the conclusion that I was autosexual. A minority within minorities, in a way. Possible bisexuality became possible pansexuality. I don’t know; love is more important than gender. I am open. A mourning.

    In any case, I had to mourn the majority more than once.

    When I left Montreal, I became a « Montrealer in Quebec City, » although I had never questioned it before. It was enough for me to call myself a Quebecer since I lived in the State of Quebec. I was part of this beautiful people. But suddenly, I realized I was no longer part of that majority, being henceforth identified with the largest city in the State. A mourning.

    With time, and the realization of dreams shared at the start of the relationship, love was disappearing. Strangely. The couple no longer existed, if it ever had. The relationship having become extremely toxic, our landmarks had lost their meaning; sometimes, they had been distorted. I no longer recognized myself in this relationship. A mourning.

    I returned to Montreal. Everything had changed, even my family. I didn’t recognize them, and they didn’t recognize me either. We no longer shared the same vision of what a family was, of mutual aid and the rest. I was no longer believed, if I ever had been. The recognition of autism by everyone except them doesn’t help, obviously. I left them. They refuse to see who I am, who I have become, who I have discovered myself to be. They have created an image of me and they maintain it. Perhaps it would force them to adjust the image they have of themselves, and that is impossible for them. They would have to face a mourning, too.

    Madame X: The Complete Album


    Updated March 4, 2026
  • Le projet social

    Le projet social

    English Version below

    Je pose un regard différent sur la vie en général, mais plus particulièrement sur la politique et la culture. Depuis quelque temps, je partage ces réflexions originales avec vous sur les réseaux sociaux.

    Aujourd’hui, j’établis officiellement ma « maison » ici, sur ChristianLegault.com. Ce projet se bâtit petit à petit ; je vous remercie de votre patience. Au fil de notre progression, je serai en mesure de vous détailler davantage l’évolution de ce blogue.

    Mille mercis de me lire ! C’est un véritable honneur.

    MAJ : 4 mars 2026


    « I take a different look at life in general, and more specifically at politics and culture. For some time now, I have been sharing these original reflections with you on social media.

    Today, I am officially establishing my ‘home’ here, at ChristianLegault.com. This project is being built piece by piece; thank you for your patience. As we move forward, I will be able to share more details with you regarding the evolution of this blog.

    A thousand thanks for reading! It is a true honor. »

    Updated: March 4, 2026