La passion du combattant
English version below
Dans ma compréhension, le but est d’avancer tout en gardant un équilibre entre les différentes parties de notre société. C’est aussi comme cela que j’ai essayé de me construire.
J’ai étudié comme j’ai pu. Je ne savais pas encore pourquoi j’avais autant de difficultés à l’école. Quoi qu’il en soit, je suis entré dans les Forces armées canadiennes dès que j’ai pu le faire sans avoir besoin de la signature de mes parents, bien que je leur en aie parlé.
J’ai appris, en tant que recrue, que je ne devais pas être le maillon faible de mon groupe. Cela voulait dire que je devais m’entraîner et apprendre à m’occuper de moi et des autres, de ceux qui en avaient le plus besoin. J’ai fait corps avec mon groupe.
C’est le parcours type d’un combattant : se développer, s’intégrer au groupe et l’amener à être meilleur. Devenir un atout pour soi et pour les autres. C’est bien la démarche que j’ai lue ici.
Avec une détermination à toute épreuve, nous avançons vers l’objectif ultime du groupe. Et cela passe par l’unité. Plus on se spécialise, plus l’équilibre est difficile. La bataille initiale en cache quelques autres. La répétition nous donne force et expérience. On devient plus efficace.
La passion qui nous habite cherche à s’exprimer continuellement. Elle nous pousse. On pourrait se trouver face à un mur ; c’est plus fort que soi, il faut le défoncer, le faire tomber pour le dépasser.
Il y a des murs qu’on fait tomber avec fracas et, quelquefois, avec d’autres stratégies. La vitesse, par exemple. Il y a des murs impossibles à faire tomber. Il faut apprendre à vivre avec ces limites.
Se trouver une bonne équipe qui nous permettra d’avancer tout en nous aidant à respecter cet apprentissage de soi. C’est un long parcours, certes. Comme au début, on peut bien croire que c’est impossible, que c’est un rêve fou. Pourtant.
MAJ 5 mars 2026
The Fighter’s Passion
In my understanding, the goal is to move forward while maintaining a balance between the different parts of our society. This is also how I have tried to build myself.
I studied as best I could. I did not yet know why I had so much difficulty in school. Regardless, I joined the Canadian Armed Forces as soon as I could do so without needing my parents’ signature, although I did speak to them about it.
I learned, as a recruit, that I must not be the weakest link in my group. This meant I had to train and learn to take care of myself and others—those who needed it most. I became one with my group.
This is the typical journey of a fighter: developing oneself, integrating into the group, and leading it to be better. Becoming an asset to oneself and to others. This is indeed the approach I have read here.
With unwavering determination, we move toward the group’s ultimate goal. And this requires unity. The more we specialize, the more difficult balance becomes. The initial battle hides a few others. Repetition gives us strength and experience. We become more efficient.
The passion within us seeks continuous expression. It drives us. We might find ourselves facing a wall; it is stronger than oneself, it must be smashed through, torn down to be overcome.
There are walls we bring down with a crash, and sometimes, with other strategies. Speed, for example. There are walls impossible to knock down. One must learn to live with these limits.
Finding a good team that will allow us to move forward while helping us respect this self-learning process. It is a long journey, certainly. Just as at the beginning, one might well believe it is impossible, a foolish dream. And yet.
Updated March 5, 2026

