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  • De bonne foi

    De bonne foi

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    De bonne foi

    L’autre rive

    La méchanceté

    À partir de quel moment quelqu’un devient-il méchant ? Quand pouvons-nous le condamner ? Mais aussi, où tracer la ligne entre la conséquence d’une erreur, d’un acte méchant, d’un comportement répétitif, nocif et volontaire ? Quelqu’un qui partage sans cesse la même vision est-il méchant ou se sent-il incompris ?

    Comment y répondre ? Est-ce que la conséquence peut devenir elle-même un acte de méchanceté ? À quelqu’un qui répète sa vision, doit-on lui rappeler sans cesse la nôtre ? Est-ce du harcèlement, d’un côté ou de l’autre ?

    Je n’ai évidemment pas de réponse ; c’est un peu à chacun de faire son examen de conscience. Néanmoins, en société et sur les réseaux sociaux, on se questionne de plus en plus ouvertement sur le manque de règles sociales, tant pour évaluer le comportement que pour y répondre.

    Faux diagnostics J’utilise cette drôle d’expression sur les réseaux sociaux. Je me réfère à une autre, couramment utilisée : « faux positif », pour dire que le résultat d’un test médical donne faussement un résultat positif. Des indicateurs sont activés et le résultat sort positif, mais il est quelquefois erroné pour différentes raisons.

    En psychiatrie, en psychologie ou en neuropsychologie, par exemple, il y a aussi des grilles d’évaluation pour identifier différentes maladies mentales, troubles psychologiques ou troubles du développement. Peu importe la cause, il existe de faux diagnostics.

    Comment s’assure-t-on que le diagnostic est le bon ? Comment fait-on le ménage dans son dossier médical pour faire enlever ces mauvais diagnostics quand cela fait cinq ans qu’on nous traite pour la mauvaise maladie ? Qui sera responsable d’avoir peut-être brisé la vie d’un patient ou d’un client, de l’avoir emprisonné dans une fausseté ? A-t-on vraiment le droit de laisser planer un doute sur la santé mentale d’un être humain en prétextant le droit à une opinion professionnelle ? De bonne foi ? Ce ne serait pas moral de le faire pour une maladie physique. Où est la responsabilité de ces professionnels ?

    « Fake news » Il a suffi que quelqu’un lise, dans mon profil, que j’étais journaliste pour qu’il crie à la « fake news » dans le but de me discréditer. Nous avions un désaccord aucunement lié au journalisme, mais sur le sens de ses affirmations à lui et de leurs implications.

    Pour d’autres, il suffit de voir que je suis un Blanc, un homme, un autiste, un souverainiste, etc. N’importe quoi sert de prétexte pour détruire l’adversaire. Mais pourquoi vouloir anéantir son adversaire ? À quel besoin cela répond-il ?

    Tous et chacun, développons notre sens critique. Orientons-nous vers une solution en prenant connaissance du passé, en tirant des leçons des épreuves vécues.

    (Lecture suggérée sur le développement du sens critique : Améliorer son esprit critique)

    Le combat « Ne fais pas à ton ennemi tout le mal que tu pourrais lui faire, parce qu’il peut devenir ton ami. » (Proverbe)

    Dans la mesure où les Québécois forment un peuple, que tous sont citoyens, est-ce judicieux d’écraser son adversaire ? Lorsqu’on garde à l’esprit que l’adversaire est un allié potentiel, peu importe ce qui semble nous séparer, on ne combat pas de la même façon. Le débat est plus nuancé.

    Dans L’art de la guerre, Sun Tzu dit : « En règle générale, il est préférable de préserver un pays plutôt que de le détruire, un corps d’armée plutôt que de le détruire, un bataillon plutôt que de le détruire, une escouade plutôt que de la détruire, une brigade plutôt que de la détruire. »

    Les opinions opposées peuvent nous dévoiler nos erreurs, nos oublis. L’erreur est humaine. Notre devoir est d’avancer, de se perfectionner, de se dépasser. Individuellement et comme collectivité.

    MAJ 4 mars 2026


    In Good Faith

    The Other Shore

    Malice

    At what point does someone become malicious? When can we condemn them? And where do we draw the line between the consequence of an error, a mean act, and repetitive, harmful, willful behavior? Is someone who constantly shares the same vision malicious, or do they simply feel misunderstood?

    How do we answer this? Can the consequence itself become an act of malice? Should we constantly remind someone who repeats their vision of our own? Is it harassment, on one side or the other?

    I obviously have no answer; it is up to each individual to examine their conscience. Nevertheless, in society and on social media, there are increasingly open questions about the lack of social rules, both for evaluating behavior and for responding to it.

    False Diagnostics I use this odd expression on social media. I am referring to another commonly used term: « false positive, » meaning a medical test result that falsely indicates a positive result. Indicators are triggered, and the result comes out positive, but it is sometimes erroneous for various reasons.

    In psychiatry, psychology, or neuropsychology, for instance, there are also assessment grids to identify various mental illnesses, psychological disorders, or developmental disorders. Regardless of the cause, false diagnostics exist.

    How do we ensure a diagnosis is correct? How do we clean up a medical file to remove these incorrect diagnoses when we have been treated for the wrong illness for five years? Who will be responsible for perhaps shattering a patient’s or client’s life, for imprisoning them in a falsehood? Do we truly have the right to let a doubt linger regarding a human being’s mental health under the guise of a professional opinion? In good faith? It would not be moral to do so for a physical illness. Where is the responsibility of these professionals?

    « Fake News » It only took someone reading in my profile that I was a journalist for them to cry « fake news » in an attempt to discredit me. We had a disagreement entirely unrelated to journalism, but rather on the meaning of their own assertions and their implications.

    For others, it is enough to see that I am white, a man, autistic, a sovereignist, etc. Anything serves as a pretext to destroy the opponent. But why wish to annihilate one’s adversary? What need does that fulfill?

    Let us all develop our critical thinking. Let us move toward a solution by learning from the past and drawing lessons from the trials we have lived through.

    (Suggested reading on developing critical thinking: Improving one’s critical spirit)

    The Combat « Do not do to your enemy all the evil you could do to them, because they may become your friend. » (Proverb)

    Since Quebecers form a people and all are citizens, is it wise to crush one’s opponent? When we keep in mind that the adversary is a potential ally, regardless of what seems to divide us, we do not fight in the same way. The debate becomes more nuanced.

    In The Art of War, Sun Tzu says: « In general, it is better to preserve a country than to destroy it, an army corps rather than to destroy it, a battalion rather than to destroy it, a squad rather than to destroy it, a brigade rather than to destroy it. »

    Opposing opinions can reveal our errors and omissions. To err is human. Our duty is to move forward, to refine ourselves, to surpass ourselves. Individually and as a collective.

    Updated March 4, 2026