L’Équilibre : Naviguer entre les structures
Les Derniers Tsars, série docufiction sur Netflix (Photo : gracieuseté). Une œuvre à voir.
Voici ma réflexion inspirée par cette série.
Il m’est difficile de mettre en mots les structures que je perçois, ce qui, bien sûr, représente un handicap au quotidien. Lorsque je les rencontre, je reçois une multitude d’informations : les attentes, les besoins, les solutions possibles… Le passé, le présent et le futur s’entremêlent. Il me faut énormément de temps pour ordonner mes perceptions. Ainsi, socialement, lorsque tout se déroule en direct et que plusieurs sources « émettent » ou « reflètent » ces structures, je me sens envahi.
Ce n’est pas qu’une question de prise de décision ou de manipulation. Il existe une profondeur, faite d’éléments explicites et, surtout, implicites. Avec le temps et l’expérience, je reconnais plus aisément les structures fondamentales propres à certaines situations ou perceptions.
Pour le passé, je déduis le chemin parcouru à travers les difficultés rencontrées. Pour le futur, j’entrevois des avenues possibles ; celles qui ont le plus de sens m’apparaissent plus clairement. Dans le présent, là où tout se joue, certaines structures convergent… ou non. Souvent, les gens font des choix sans conscience de ces croisées des chemins, ignorant où mènent les sentiers qu’ils empruntent.
Je bâtis mes plans sur ces structures. Quand un plan est juste, je le sais, je le sens. Ce sont les grandes lignes nécessaires pour atteindre un objectif commun : le point de rencontre de plusieurs structures.
Au quotidien, tout n’est pas planifiable ; les interactions potentielles sont trop nombreuses. Néanmoins, la route principale demeure. C’est elle qui me guide et dicte mes choix jour après jour, orientée vers ce fameux point de rencontre.
Sur le plan social, cela pose d’importantes difficultés. C’est handicapant. J’aime les gens, je souhaite partager du temps avec eux, mais cela exige un délai d’apprivoisement pour comprendre leurs propres structures et ce qu’elles impliquent, pour eux comme pour moi.
Ce système n’est pas infaillible, bien que les résultats soient encourageants. Chacun peut faire des choix qui compromettent le plan, à différents niveaux. Cela s’applique autant aux démocraties qu’aux empires. Ce sont des organisations différentes, mais elles partagent théoriquement un but commun : le bien du peuple. Il ne saurait en être autrement.
L’exception culturelle est aussi une voie à explorer, à travailler de bonne foi. Elle permet à des structures apparemment opposées de se rejoindre, évitant ainsi l’éclatement ou l’effondrement. On y parvient généralement en fixant un objectif commun réaliste. Le compromis, la résilience et la souplesse d’esprit sont alors essentiels — des qualités que l’on pourrait ranger dans la catégorie de l’imagination.
MAJ 6 mars 2026
Balance: Navigating the Structures
The Last Czars, docufiction series on Netflix (Photo: Courtesy). A must-watch.
Here are my reflections inspired by this series.
It is difficult for me to put into words the structures I perceive, which naturally creates challenges in my daily life. When I encounter them, I am flooded with information: expectations, needs, possible solutions, and more. Past, present, and future intertwine. It takes me a long time to organize these perceptions. Socially, when everything happens in real-time and multiple sources are « emitting » or « reflecting » these structures, I become overwhelmed.
It isn’t simply about making a decision, nor is it about manipulation. There is a depth to it, composed of explicit and, especially, implicit elements. Over time and with experience, I have learned to more easily recognize the fundamental structures inherent in certain situations and perceptions.
Regarding the past, I deduce the path taken based on the difficulties encountered. For the future, I see potential avenues; those that make the most sense appear most clearly to me. In the present—where everything unfolds—certain structures may meet… or they may not. People often make choices without being aware of these potential crossroads, unaware of where each path leads even when it is right before them.
I develop plans based on these structures. When a plan is good, I know it; I feel it. These are the broad strokes necessary to reach a common goal—the meeting point of several structures.
On a day-to-day basis, life cannot be fully planned. There are too many potential interactions. Nevertheless, the main road remains. It is what guides me and dictates my daily choices, oriented toward that identified meeting point.
Admittedly, this poses significant social difficulties. It is a handicap. I like people and wish to spend time with them, but it requires a period of adjustment to understand their structures and what they imply for both them and me.
This process is not infallible, though the success rate is very encouraging. Anyone can make choices that compromise the plan at various levels. This holds true for both democracies and empires. They are different organizations, yet they share the same common goal: the welfare of the people. It could not be otherwise.
The « cultural exception » is also a solution worth exploring and working on in good faith. It allows seemingly opposing structures to align, preventing fragmentation or collapse. Usually, this is achieved by setting a realistic common goal. Compromise, resilience, and mental flexibility are required—qualities that could be categorized under the umbrella of imagination.
Updated March 6, 2026

