Bilan du Projet social (2/3)
Sur le site Web de Patrick White, il y a une section Journalisme ; une autre belle façon d’en apprendre sur ce métier pour, finalement, mieux comprendre le monde qui nous entoure.
En complément : Patrick White
Bilan du Projet social (2/3)
Retour sur la dernière élection provinciale.
Deux choses, l’une :
Le faux combat du PQ contre le multiculturalisme : un mauvais départ, une mauvaise prémisse. Le problème de fond est que l’identité québécoise est mal définie, comme déjà mentionné. Ce conflit apparaissait comme une guerre Britanniques contre Français, puis s’est réduit à une histoire de langue avant de devenir une affaire « d’argent et de vote ethnique » avec le multiculturalisme canadien qui niait la Nation québécoise, la société distincte et l’héritage français comme fondation du pays. En plus de ces pertes de reconnaissance, le multiculturalisme canadien est fondamentalement et implicitement britannique, anglais. L’uniformisation du Canada implique la disparition de ce qui nous rend différents, c’est-à-dire notre culture. Tout ça est dénoncé depuis longtemps. Ce qui importe pour les Québécois est de prendre conscience de leur culture différente et unique. Notre peuple est multiethnique où plusieurs langues y sont couramment utilisées. Le Québec est aussi multiconfessionnel, bien que le fond catholique ne puisse passer sous silence, ainsi que notre choix pour un État laïque. On doit ajouter, pas soustraire, sinon nous nous enfermons nous-mêmes dans un labyrinthe sans issue. Le combat est vraiment celui de l’épanouissement de notre culture distincte, celui de sa vitalité où le français est bien sûr central, mais pas exclusif. Il nous faut trouver un juste équilibre, peut-être en faisant valoir à l’international le besoin d’une reconnaissance universelle que l’État québécois soit français. Cette base protégerait possiblement suffisamment notre héritage français pour cesser tout combat pour sa survie et commencer à vivre émancipé. Encore l’idée de compromis, chacun contribuant pour une paix durable.
Autre difficulté : la reconnaissance des militants, la deuxième vraie raison de la défaite. Cette manie de rejeter entraîne des chicanes publiques qui vont au-delà de la saine démocratie participative et ressemble davantage à une recherche d’alliés pour combattre celui ou celle qui nous a déplu ou de qui on veut prendre la place. Ça paraît mal et, finalement, personne n’aime cette attitude où tous se mettent sur le dos d’une personne qui, pourtant, a donné passionnément de son temps à une cause partagée. Qui sera le prochain ou la prochaine à passer dans le tordeur ? Qui veut voter pour un parti politique qui a de telles habitudes et ainsi être complice de cet acharnement toxique ?
Un troisième aspect, qui explique l’ampleur, est le besoin de changer de gouvernement, lui qui entretenait la guerre entre les Québécois avec un sentiment de honte envers certains visés au gré du parti politique ou à sa moindre opposition.
L’autre :
Dès le début, suite à la publication de ma suggestion, j’ai refusé de changer mon option démocratique, préférant l’intégrer pour une cohérence de mon message, par intégrité. Ce n’était pas nécessaire de faire un tel changement puisque le compromis proposé me semblait acceptable même pour des indépendantistes, dont je fais d’ailleurs partie. Dans un même esprit, la division des indépendantistes profitait davantage aux fédéralistes qui ne souhaitaient faire aucun compromis ou changement. Néanmoins, je souhaitais comprendre et accompagner le Fédéral avec la proposition de compromis que j’avais faite, ce qui me demandait par efficacité de partir du point de vue de ce gouvernement.
Mon esprit militaire fait que quelquefois les images de la guerre traduisent correctement un vécu. Ainsi, j’ai le sentiment d’avoir contribué à sauver une grande quantité de vies en plus de l’attention apportée à de nombreuses personnes différentes ou même à l’autre moitié de l’humanité. J’ai prêté ma voix, une expression de circonstance. J’ai offert une visibilité, une autre façon de le dire.
Honnêtement, je ne pourrais pas admettre être dans l’erreur à cause de l’empathie, d’une compréhension humaine de ce que l’autre peut véritablement vivre. Je me suis mis à la place de l’autre, une sorte d’infiltration psychique tout en respect, qui me permet de mieux le comprendre, en restant conscient que l’imperfection est dans la nature humaine.
J’ai tout fait pour un Canada sain, cela passe par des Premières Nations respectées et le droit de vivre du Québec. Le multiculturalisme ne peut être britannique en s’appuyant sur une guerre gagnée ou sur des fausses promesses ou sur une constitution pas signée ou, encore plus, sur tout ça en même temps. On est loin de la définition de la démocratie, celle tant vantée en Grande-Bretagne, en Chine ou ailleurs dans le monde, lorsque ce multiculturalisme s’impose de cette façon et avec ces arguments.
À travers mes textes, au-delà de ma propre expérience de la vie, je décris les images que je vois dans le miroir. Elles sont le fruit d’une réflexion de l’esprit qui m’habite, une façon conceptuelle d’appréhender la réalité, de la comprendre, de lui donner un sens. À travers mon histoire personnelle, je révèle davantage une réalité politique et, plus encore, une profonde humanité commune. J’espère proposer des solutions viables aux différents obstacles rencontrés.
La suite : personnellement, je souhaite sortir de l’isolement, de ma bulle de verre ou, comme je le dis souvent, traverser le miroir, cet univers de réflexions. Ceci grâce à l’apprivoisement par les autres personnes. Je veux voyager dans le temps avec vous pour retrouver les racines de l’humanité, de la vôtre et de la nôtre, bâtir de nouvelles routes, fort de notre expérience et de nos connaissances. Travailler ensemble pour un futur coordonné par un objectif commun.
Finalement, comprendre le plus honnêtement possible l’univers à partir de ma réalité, certains diront de façon la plus objective possible, sachant bien que personne ne vit autre chose que sa propre réalité. D’où l’importance de l’empathie pour faire grandir son univers, pour ajouter à notre réalité et pouvoir discuter sainement du point de vue de chacun.
Paradoxalement, cela implique qu’on simplifie nos conceptions afin d’avancer, pour devenir plus humain grâce à une base commune. C’est l’idée de mettre en évidence nos racines sous mon angle particulier des structures comme je le fais depuis plus de 20 mois.
Les droits humains incluent dorénavant les soins médicaux de qualité et une excellente éducation, jusqu’aux plus hauts niveaux, accessibles à toutes personnes. L’humanité est rendue à ce point où il y a nécessité d’avoir ces services pour vivre, prospérer et avancer en un seul bloc. (Un cube global pour projection de notre idéal commun). Cela implique une égalité universelle, chose possible grâce à l’empathie.
9 mars 2026
Assessment of the Social Project (2/3)
On Patrick White’s website, there is a Journalism section; another great way to learn about this profession to, ultimately, better understand the world around us.
In addition: Patrick White
Assessment of the Social Project (2/3)
Review of the last provincial election.
Two things, the first:
The PQ’s false fight against multiculturalism: a bad start, a bad premise. The fundamental problem is that Quebec identity is poorly defined, as already mentioned. This conflict appeared as a British versus French war, then was reduced to a matter of language before becoming a matter of « money and ethnic votes » with Canadian multiculturalism that denied the Quebec Nation, the distinct society, and the French heritage as the foundation of the country. In addition to these losses of recognition, Canadian multiculturalism is fundamentally and implicitly British, English. The uniformization of Canada implies the disappearance of what makes us different, that is, our culture. All of this has been denounced for a long time. What matters for Quebecers is to become aware of their different and unique culture. Our people are multi-ethnic, where several languages are commonly used. Quebec is also multi-faith, although the Catholic background cannot be ignored, as well as our choice for a secular state. We must add, not subtract, otherwise we lock ourselves in a dead-end labyrinth. The struggle is truly that of the flourishing of our distinct culture, that of its vitality where French is of course central, but not exclusive. We must find a just balance, perhaps by promoting internationally the need for a universal recognition that the Quebec state be French. This basis would possibly sufficiently protect our French heritage to stop any struggle for its survival and begin to live emancipated. Again the idea of compromise, each contributing to a lasting peace.
Other difficulty: the recognition of militants, the second true reason for the defeat. This habit of rejecting leads to public squabbles that go beyond healthy participatory democracy and look more like a search for allies to fight the person who displeased us or whose place we want to take. It looks bad and, ultimately, nobody likes this attitude where everyone jumps on the back of a person who, nevertheless, has passionately given their time to a shared cause. Who will be the next one to go through the wringer? Who wants to vote for a political party that has such habits and thus be complicit in this toxic harassment?
A third aspect, which explains the scale, is the need to change the government, which maintained the war between Quebecers with a feeling of shame toward certain people targeted at the whim of the political party or at its slightest opposition.
The second:
From the beginning, following the publication of my suggestion, I refused to change my democratic option, preferring to integrate it for a consistency of my message, out of integrity. It was not necessary to make such a change since the proposed compromise seemed acceptable even for independentists, of whom I am one. In the same spirit, the division of independentists benefited the federalists who did not wish to make any compromise or change. Nevertheless, I wished to understand and accompany the Federal level with the compromise proposal I had made, which required me, for efficiency, to start from this government’s point of view.
My military mind means that sometimes images of war correctly translate an experience. Thus, I have the feeling of having contributed to saving a large quantity of lives in addition to the attention given to many different people or even to the other half of humanity. I lent my voice, an expression of convenience. I offered visibility, another way of saying it.
Honestly, I could not admit to being in error because of empathy, of a human understanding of what the other can truly experience. I put myself in the other’s place, a kind of psychic infiltration with full respect, which allows me to understand them better, while remaining aware that imperfection is in human nature.
I did everything for a healthy Canada; this involves respected First Nations and Quebec’s right to live. Multiculturalism cannot be British by relying on a won war or on false promises or on an unsigned constitution or, even more, on all of that at the same time. We are far from the definition of democracy, the one so touted in Great Britain, China, or elsewhere in the world, when this multiculturalism imposes itself in this way and with these arguments.
Through my texts, beyond my own experience of life, I describe the images I see in the mirror. They are the fruit of a reflection of the spirit that inhabits me, a conceptual way of apprehending reality, of understanding it, of giving it meaning. Through my personal story, I reveal more of a political reality and, even more, a deep common humanity. I hope to propose viable solutions to the various obstacles encountered.
The sequel: personally, I wish to come out of isolation, from my glass bubble or, as I often say, to cross through the mirror, this universe of reflections. This is thanks to being tamed [apprivoisement] by other people. I want to travel through time with you to find the roots of humanity, yours and ours, to build new roads, strengthened by our experience and our knowledge. To work together for a future coordinated by a common objective.
Finally, to understand the universe as honestly as possible from my reality, some would say in the most objective way possible, knowing full well that nobody lives anything other than their own reality. Hence the importance of empathy to grow one’s universe, to add to our reality and to be able to discuss healthily from each person’s point of view.
Paradoxically, this implies that we simplify our conceptions in order to move forward, to become more human thanks to a common base. It is the idea of highlighting our roots from my particular angle of structures, as I have been doing for over 20 months.
Human rights now include quality medical care and excellent education, up to the highest levels, accessible to everyone. Humanity has reached a point where it is necessary to have these services to live, prosper, and move forward as a single block. (A global cube for the projection of our common ideal). This implies universal equality, something possible thanks to empathy.
March 9, 2026

