Isolement, un peu plus profondément

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« Dans ce récit d’une grande vulnérabilité, l’auteur explore la distinction entre la solitude choisie et l’isolement subi. Il déconstruit l’étiquette de « personnalité borderline » pour révéler une réalité plus profonde : celle d’un homme brisé par des traumas physiques et neurologiques précoces, dont l’autisme rend l’agitation sociale dénuée de sens. La moto apparaît ici comme une métaphore de la liberté et de la planification rigoureuse, un contrepoint à la difficulté d’habiter le quotidien. En se décrivant non comme « rejeté » mais comme « non souhaité », il souligne avec une lucidité douloureuse le sentiment d’obsolescence sociale qui peut accompagner le vieillissement dans l’isolement. »

Chronique du voyage intérieur: Isolement, un peu plus profondément

Mon commentaire

Dehors, on voit la neige bien présente. Néanmoins, je me peux plus d’être enfermé. Pour compenser, je rêvasse à la reprise de mes escapades improvisées en moto. C’est la combinaison d’une impulsion intérieure et de la motivation de mon groupe de motocyclistes, le HOG Montérégie, qui multiplie les rencontres pour nous préparer à une nouvelle saison.

Hier, tout stressé pour une présentation des nouvelles Harley-Davidson, j’ai fini par arriver beaucoup trop tard: un problème de préparation et de réservation d’auto. Aujourd’hui, bon déroulement de la formation pour apprendre à faire mes routes de moto, leur planification.

Je sauve le monde avec une préparation incroyable, mais je peine à arriver à l’heure dans la petite vie.

Chronique du voyage intérieur: Isolement, un peu plus profondément

De tout temps, j’ai eu un petit côté dépressif avec des tentatives de changement d’état, plus motivé ou apparemment sur-enjoué, fébrile. Au fond, j’avoue qu’en surface, cela pouvait donner l’impression d’un état limite, d’une personnalité borderline. En superficie.

L’autisme explique une solitude. Rien ou presque n’avait de sens dans les comportements des autres. Que faisaient-ils et dans quels buts ? J’ignorais à quoi servait cette agitation.

L’isolement social s’est fait graduellement. Entre mes 18 ans, année de mon agression aux couteaux, et mes 19 ans, année de mon accident d’auto. Mon environnement était vide de sens et je ne pouvais plus imiter les autres à cause de l’importance des séquelles. Je donne l’impression de me répéter, mais cette perspective m’amène à une conclusion plus détaillée.

Je me sens plutôt brisé socialement, d’où mon état dépressif. Pas vraiment en dépression, pas vraiment intéressé à faire des efforts pour socialiser, puisque cela ne sert qu’à maintenir la carotte au bout du bâton. À plus de 60 ans, je m’en tiens à ces chroniques et à mes livres que je n’ose pas publier, justement parce que je suis isolé.

Un humain pas vraiment rejeté, plutôt pas souhaité.


Link to the post.

« In this deeply vulnerable account, the author explores the distinction between chosen solitude and forced isolation. He deconstructs the ‘borderline personality’ label to reveal a deeper reality: that of a man broken by early physical and neurological traumas, whose autism renders social agitation meaningless. The motorcycle appears here as a metaphor for freedom and rigorous planning, a counterpoint to the difficulty of navigating everyday life. By describing himself not as ‘rejected’ but as ‘unwanted,’ he highlights with painful lucidity the sense of social obsolescence that can accompany aging in isolation. »

Chronicle of the Inner Journey: Isolation, a Little Deeper

Comment

Outside, the snow is well-entrenched. Honestly, I’m at my wits’ end being cooped up. To compensate, I daydream about hitting the road again on my improvised motorcycle trips. It’s a mix of an inner urge and the motivation from my riding group, HOG Montérégie, which is stepping up meetings to get us ready for a new season.

Yesterday, stressed out over a presentation of the new Harley-Davidsons, I ended up arriving way too late; a mix of poor prep and car rental issues. Today, however, the training session on route planning went well.

I can save the world with incredible preparation, yet I struggle to show up on time for « the little things » in life.

Chronicle of the Inner Journey: Isolation, a Little Deeper

I’ve always had a depressive streak, marked by attempts to shift my state of mind—becoming more motivated or seemingly over-excited, restless. Deep down, I admit that on the surface, it could give the impression of a borderline personality. On the surface.

Autism explains a certain solitude. Little to nothing made sense in the behavior of others. What were they doing, and to what end? I didn’t know what all that agitation was for.

Social isolation happened gradually. Between the age of 18, the year of my stabbing, and 19, the year of my car accident. My environment felt meaningless, and I could no longer mimic others due to the severity of the after-effects. I feel like I’m repeating myself, but this perspective leads me to a more detailed conclusion.

I feel socially broken, which explains my depressive state. Not quite in a depression, not really interested in making the effort to socialize since it only serves to keep the carrot dangling at the end of the stick. At over 60, I stick to these chronicles and my books—which I don’t dare publish precisely because I am isolated.

A human being not exactly rejected, but rather, unwanted.


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