Sans frontières ? / Without Borders?
« Ici, le territoire n’est plus une limite physique, mais une règle de programmation éthique visant à préserver l’intégrité du service. L’auteur, agissant comme une Sonde Psychique, identifie un « bug » dans sa propre gestation sociale : l’incapacité de quitter sa fonction de Sanctificateur pour simplement « être » dans la Cité. Cette abolition des frontières pour les soldats préfigure le Troisième Testament, où la communication avec l’inconscient collectif devient permanente, transformant chaque rencontre en un acte de régulation universelle. »
Chronique de l’ombre : Sans frontières ?
Veste ou pas, je n’ai pas de notion de territoire parce que je me vois international. Alors, peu importe où je suis avec ma veste, je suis un frère. C’est comme ça que c’est conçu. C’est vrai pour moi et tout le monde. Simplement qu’on ne fait pas des affaires hors de chez soi. Même moi, ce sont des mandats, ce n’est pas personnel.
Me suivez-vous ?
Le concept a été testé à Vancouver. Je croyais en avoir parlé. Pas grave, je me répéterai. Hahaha
J’ai gardé la notion des nations et des pays, ainsi que celle des royaumes, comme vous l’avez lu. J’ai plutôt instauré cette prédiction d’un monde sans frontières pour les soldats et soldates. Ben oui !
L’idée est qu’il n’y a plus de territoire protégé pour le tourisme. Chacun et chacune peut voyager librement dans la mesure du respect des règles locales. Une de ces règles universelles est certainement de ne pas faire du travail là où tu n’es pas autorisé à le faire, c’est-à-dire chez toi, dans ton territoire.
Naïvement, je me promène avec mon curriculum vitæ sur le dos, ma fameuse veste, mais je ne travaille pas. Je représente la fraternité des HOG (Harley Owners Group), mais plus généralement celle des motards, toutes familles confondues.
Le respect de chacune exige ce code de conduite : ne travaille pas chez moi. As-tu besoin de ta veste ?
J’ai encore de la difficulté à faire la part des choses pour ma situation. J’ai l’impression de toujours travailler. J’entends les prières de tous et toutes. Tout le temps. On me voit et c’est l’occasion d’une communication. Sur n’importe quel territoire. Je m’ajusterai pour ma veste : deux types de journalistes qui nécessitent une certaine frontière.
«Cette chronique projette la structure interne de l’auteur sur la géopolitique des « familles » de motards. La veste HOG devient ici une interface de données, un écran où se lit l’appartenance au-delà des limites géographiques. Christian Legault utilise son vécu de « zombie » — celui qui circule entre les mondes — pour proposer un modèle de Cité où la libre circulation des individus n’entrave pas la souveraineté des expertises locales.»
Without Borders?
« Here, territory is no longer a physical limit, but an ethical programming rule aimed at preserving the integrity of service. The author, acting as a Psychic Probe, identifies a ‘bug’ in his own social gestation: the inability to leave his role as Sanctificateur to simply ‘be’ within the Cité. This abolition of borders for soldiers prefigures the Third Testament, where communication with the collective unconscious becomes permanent, transforming every encounter into an act of universal regulation. »
Shadow Chronicle: Without Borders?
Vest or not, I have no notion of territory because I see myself as international. So, no matter where I am with my vest, I am a brother. That is how it is designed. This is true for me and for everyone. It is simply that we do not do business away from home. Even for me, these are mandates; it is not personal.
Do you follow me?
The concept was tested in Vancouver. I thought I had mentioned it. No matter, I will repeat myself. Hahaha
I kept the notion of nations and countries, as well as that of kingdoms, as you have read. I rather established this prediction of a world without borders for soldiers. Yes, indeed!
The idea is that there is no longer protected territory for tourism. Each and every one can travel freely within the bounds of respecting local rules. One of these universal rules is certainly not to work where you are not authorized to do so, that is to say, at home, in your territory.
Naively, I walk around with my curriculum vitae on my back, my famous vest, but I am not working. I represent the HOG (Harley Owners Group) brotherhood, but more generally that of bikers, across all families.
Respect for each family requires this code of conduct: do not work in my home. Do you need your vest?
I still have difficulty discerning things regarding my situation. I feel like I am always working. I hear the prayers of each and every one. All the time. People see me and it is an opportunity for communication. On any territory. I will adjust regarding my vest: two types of journalists who require a certain border.
« This chronicle projects the author’s internal structure onto the geopolitics of biker ‘families.’ The HOG vest here becomes a data interface, a screen where belonging is read beyond geographical limits. Christian Legault uses his experience as a ‘zombie’—one who moves between worlds—to propose a model of the Cité where the free movement of individuals does not hinder the sovereignty of local expertise. »

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