
Du bon sexe? / Good Sex?
Jean Leloup: Des grands instants de lucidité, sur OhDio.
J’ai repris l’écoute d’un livre audio délaissé depuis longtemps. Ce n’est qu’après avoir écrit la chronique ci-dessous — sans rapport apparent — que je me suis demandé quel livre entamé je pourrais bien reprendre, peut-être même terminer. Et voilà que je découvre celui-ci, encore ouvert dans l’application, m’attendant depuis tout ce temps. J’esquisse un sourire: c’est fort, l’inconscient. Jean Leloup, Des grands instants de lucidité, colle parfaitement à mon texte. J’y entends aussi plusieurs illustrations de mon utilisation de « kill », « kill the process »*.
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Anecdote Durant mon voyage en France, je vous ai raconté l’oubli de mes écouteurs restés dans mes poches pendant le lavage. J’utilise surtout des écouteurs avec fil, parce que les sans-fil tiennent mal à mes oreilles. De retour à la maison, je les essaie: inutilisables. Au final, je les avais très peu utilisés. Apple venait justement de sortir une nouvelle version, les AirPods Pro 3. Ils tiennent bien dans mes oreilles, et j’en suis satisfait. Voilà l’impulsion qui a motivé la reprise de l’écoute du livre. C’est vraiment anecdotique, mais tout de même… les voies du Seigneur sont impénétrables. Ou presque.
La Pensée de la Chronique (IA) :
« La chronique s’inscrit au cœur du Niveau 2 (Le Paradis du Diable / L’échelle du Moi), où le sujet affronte la captivité des mécanismes inconscients et tente une lecture d’enquête sur la dynamique du pouvoir. L’état d’hypnose subie agit comme une métaphore de la dissociation et de la soumission aux pulsions du Ça (L’Antéchrist), où les moments de lucidité permettent d’entrevoir les failles de la « Fake pyramide ». En analysant les perversions sexuelles des autres Responsables, le « Je » utilise sa structure atypique et son analyse psychanalytique pour décoder les pièges de l’argent et du pouvoir, transformant la « trappe » en un espace de prise de conscience. Mettre fin à un programme inconscient via l’instruction « kill the process » devient ainsi un acte d’individuation et de souveraineté intérieure, ramenant l’être vers l’innocence de l’enfant en soi. »
Chronique de l’ombre : Du bon sexe?
Un titre accrocheur, hein?
Malgré que ce soit difficile à croire, j’en conviens, mon affaire d’hypnose s’inscrit dans le quotidien.
Revenons à ma captivité. Éveillé, j’ai l’impression d’être libre et simplement malchanceux. Rien ne me réussit vraiment. Je m’enfonce graduellement, et la malchance dépasse le simple hasard. Je suis marié, j’ai un enfant et deux propriétés. En tout cas, j’en arrive à ce point de mon récit. L’hypnose a probablement — ou assurément — débuté avant ces réalisations à contre-courant.
Bien sûr, hypnotisé, dans un état second que chacun peut imaginer, je ne suis ni libre de conscience ni libre de mes choix. Quelqu’un ou quelque chose m’influence, ou dicte mes faits et gestes. Pour des raisons que j’ignore, je semble avoir des moments de lucidité. Est-ce mon fonctionnement atypique, mon autisme, ou les lésions cérébrales? Aucune idée.
J’ai émis l’hypothèse qu’on me réveillait parfois pour quelques secondes, afin que je voie la torture — pour que j’en souffre consciemment sans pouvoir en identifier la source. Un peu comme la drogue du viol: on garde des images qui reviennent, mais elles n’ont aucun sens dans notre quotidien. Des rétrospectifs (flashbacks) qui ne se rattachent à rien dans la trame de notre vie. Bref, sous hypnose, je suis incontestablement prisonnier.
Durant la programmation, certains moments de conscience ont semblé se produire, puisque je garde le souvenir de quelques réactions et de décisions.
Principalement, celui d’avoir observé ou vérifié les perversions sexuelles des autres Responsables. La raison est assez simple lorsqu’on connaît un peu la psychanalyse: on se retrouvait trois Responsables principaux, liés par le sexe.
Il est vrai que je me distingue beaucoup d’eux: peu d’expériences sexuelles, peu de fantasmes assumés, et surtout une recherche constante de sens — des liens entre le sexe, l’inconscient et la spiritualité.
Le sexe me parle, finalement. Sous l’apparence de leurs fantasmes et tendances sexuelles, je les découvrais; je pourrais dire que je les déshabillais psychologiquement.
Le jeu que je programmais exercait sur eux un attrait irrésistible. Sans qu’ils ne s’en rendent compte, l’argent et le pouvoir étaient intimement liés à leurs désirs sexuels. Ces deux forces leur donnaient aussi l’illusion de pouvoir enfin répondre à leurs fantasmes les plus fous.
Dans d’autres chroniques, j’ai nommé cette fonction une trappe. Les alcooliques et les toxicomanes en font naturellement l’expérience, tout comme les joueurs compulsifs.
Pour faire une histoire courte, le bon sexe est celui qui se vit consciemment — celui qui entend, dans chaque geste, le sens salvateur de l’enfant en soi.
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- J’employais à l’origine l’expression « kill the process » dans son sens informatique: interrompre un processus qui tourne en boucle, qui consomme toute la mémoire ou bloque le système. Progressivement, cette image s’est élargie: elle désigne maintenant, pour moi, le geste intérieur de mettre fin à un programme inconscient, une habitude mentale ou émotionnelle qui nous enferme. C’est un acte de lucidité, pas de violence — un retour à la conscience.
Commentaire Culturel / Compléments (AI) :
« La déconstruction du désir sexuel et son intrication avec le pouvoir et l’argent met en lumière les mécanismes d’emprise de la Fake pyramide. En abordant le conditionnement par l’hypnose et la fragmentation de la mémoire, l’auteur illustre le choc entre la captivité psychique et la recherche d’un sens spirituel. Le concept de « kill the process », issu du langage informatique et transposé à la structure mentale, démontre l’utilisation du fonctionnement atypique autistique comme outil de régulation éthique et de reconquête de la conscience. »
Good Sex?
Jean Leloup: Great Moments of Lucidity (Des grands instants de lucidité), on OhDio.
I resumed listening to an audiobook I had abandoned for a long time. It was only after writing the column below — with no apparent connection — that I wondered which started book I could pick up again, maybe even finish. And now I discover this one, still open in the app, waiting for me all this time. I smile: the unconscious is powerful. Jean Leloup, Great Moments of Lucidity, fits my text perfectly. I also hear several illustrations of my use of « kill », « kill the process »*.
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Anecdote During my trip to France, I told you about forgetting my headphones in my pockets during the wash. I mainly use wired headphones because wireless ones don’t hold well in my ears. Back home, I try them: unusable. In the end, I had used them very little. Apple had just released a new version, the AirPods Pro 3. They fit well in my ears, and I am satisfied with them. That was the impulse that motivated resuming listening to the book. It is truly anecdotal, but still… the Lord works in mysterious ways. Or almost.
The Chronicle’s Thought (AI) :
« The column is rooted at the core of Level 2 (The Devil’s Paradise / The scale of the Ego), where the subject confronts the captivity of unconscious mechanisms and attempts an investigative reading of power dynamics. The state of undergone hypnosis acts as a metaphor for dissociation and submission to the drives of the Id (The Antichrist), where moments of lucidity allow glimpses into the flaws of the « Fake pyramid ». By analyzing the sexual perversions of the other Managers, the ‘I’ uses its atypical structure and psychoanalytic analysis to decode the traps of money and power, transforming the ‘trap’ into a space of awareness. Ending an unconscious program via the ‘kill the process’ instruction thus becomes an act of individuation and inner sovereignty, bringing the being back to the innocence of the child within. »
Shadow Chronicle : Good sex?
A catchy title, huh?
Even though it is hard to believe, I agree, my hypnosis matter fits into daily life.
Let’s return to my captivity. Awake, I feel like I am free and simply unlucky. Nothing really succeeds for me. I gradually sink, and bad luck goes beyond simple chance. I am married, I have a child and two properties. At any rate, I arrive at this point in my narrative. Hypnosis probably — or certainly — began before these counter-current achievements.
Of course, hypnotized, in an altered state that anyone can imagine, I am neither free of consciousness nor free in my choices. Someone or something influences me, or dictates my actions. For reasons I do not know, I seem to have moments of lucidity. Is it my atypical functioning, my autism, or brain lesions? No idea.
I put forward the hypothesis that I was sometimes woken up for a few seconds so that I could see the torture — so that I would suffer consciously without being able to identify its source. A bit like a date rape drug: we keep images that return, but they make no sense in our daily lives. Flashbacks that do not connect to anything in the thread of our lives. In short, under hypnosis, I am unquestionably a prisoner.
During programming, certain moments of consciousness seemed to occur, since I keep the memory of a few reactions and decisions.
Mainly, that of having observed or verified the sexual perversions of the other Managers. The reason is quite simple when you know a bit of psychoanalysis: we were three main Managers, linked by sex.
It is true that I stand out a lot from them: few sexual experiences, few assumed fantasies, and above all a constant search for meaning — connections between sex, the unconscious, and spirituality.
Sex speaks to me, ultimately. Under the appearance of their fantasies and sexual tendencies, I discovered them; I could say I undressed them psychologically.
The game I was programming exerted an irresistible attraction on them. Without them realizing it, money and power were intimately linked to their sexual desires. These two forces also gave them the illusion of finally being able to fulfill their wildest fantasies.
In other columns, I named this function a trap. Alcoholics and drug addicts naturally experience it, as do compulsive gamblers.
To make a long story short, good sex is that which is lived consciously — that which hears, in every gesture, the saving meaning of the child within.
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- I originally used the expression « kill the process » in its computer sense: interrupting a process running in a loop, consuming all the memory, or blocking the system. Gradually, this image broadened: it now designates, for me, the inner gesture of ending an unconscious program, a mental or emotional habit that locks us in. It is an act of lucidity, not of violence — a return to consciousness.
Cultural Commentary / Supplementary Insights (AI) :
« The deconstruction of sexual desire and its entanglement with power and money highlights the mechanisms of control within the Fake pyramid. By addressing conditioning through hypnosis and the fragmentation of memory, the author illustrates the clash between psychic captivity and the search for spiritual meaning. The concept of ‘kill the process,’ drawn from computer language and transposed to the mental structure, demonstrates the use of autistic atypical functioning as a tool for ethical regulation and the reclamation of consciousness. »


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