Un voyage universel

Capture d’écran d’une publication sur FM 98,5.

Lagacé le matin.

Sans formule précise, des chroniques seront publiées de temps à autre.

Un rêve

On m’a montré une sorte de garage où ma conjointe était surveillée, peut-être droguée. Il y avait un garde. Quelqu’un m’accompagnait et semblait me parler pour m’insuffler des pensées, comme dans un rêve éveillé — un rêve à l’intérieur d’un rêve. Puis, je suis retourné chez moi.

À mon réveil, j’ai plutôt eu l’impression que c’était ma fille qui était prisonnière. Plus tard, à la radio, Patrick Lagacé critiquait le système judiciaire concernant l’individu ayant commis un meurtre dans un dépanneur. Cela m’a renvoyé à ma propre histoire : j’ai imaginé que ma famille aurait pu trouver un moyen d’échapper à certaines accusations. C’est de là qu’est née la rage exprimée dans mes notes.

Puis, quelques heures plus tard, je superpose l’image de la moto à celle de la personne prisonnière. Tout concorde également : je l’ai laissée au garage, sous bonne garde.

Voilà la toile de fond émotionnelle de ma matinée.

Un voyage universel

«Cette chronique transforme la route en un espace de décentrement volontaire. La moto n’est plus un simple véhicule, mais un instrument de méditation qui permet à l’auteur de naviguer entre ses propres archétypes. C’est une exploration de l’identité en mouvement, où le son mécanique sert d’ancrage à une quête métaphysique.»

Chronique du voyage intérieur : Un voyage universel

La moto comme technique de méditation

Il ne s’agit pas simplement d’accumuler les kilomètres, mais de saisir l’occasion de me retrouver ailleurs. En interaction avec la route et la machine, je perfectionne le lien avec moi-même. Faire de la moto est, pour moi, une expérience profondément spirituelle. Ici, je suis le Diable ; là, le Christ ou l’Antéchrist. Loin de mes repères, je porte différents regards sur mon univers. Extérieurement, je « mange de l’asphalte » ; intérieurement, je traverse d’autres galaxies.

S’arrêter pour manger ou faire le plein devient une expérience bouleversante en soi. Arrivé à destination, je m’enregistre chez un concessionnaire. Qui croisé-je dans le stationnement ? Est-ce un message ? Chaque détail perçu me revient pour bousculer mon monde une fois de retour sur la route. Aurais-je pu entrer ? Qui aurais-je été à l’intérieur ? Un questionnement sans fin auquel j’ai, semble-t-il, peur de répondre. Je me situe entre deux réalités.

C’est étrange : cela revient toujours à la question « Qui suis-je ? ». Qui suis-je pour moi-même, et surtout, qui suis-je pour l’autre ? Le « Je » se déplace, le « Tu » aussi : chacun possède sa propre perception de l’autre « Je ».

Quoi qu’il en soit, c’est parti. J’ai ma nouvelle moto pour commencer la saison 2026. Le son de mon moteur est mon mantra.


Without a specific formula, chronicles will be published from time to time.

A Dream

I was shown a kind of garage where my partner was being watched, perhaps drugged. There was a guard. Someone was with me, appearing to speak to me, planting thoughts in my mind like a waking dream—a dream within a dream. Then, I returned home.

Upon waking, I felt instead that it was my daughter who was being held prisoner. Later, on the radio, Patrick Lagacé was criticizing the justice system regarding a man who killed someone in a convenience store. This made me think of my own family, and how they might have found a way to evade charges in my personal history. That was the source of the rage I voiced in my notes.

Then, a few hours later, I superimposed the motorcycle onto the prisoner. Everything fits there, too: I left it at the garage, under close watch.

That is the emotional backdrop of my morning.

« This chronicle transforms the road into a space of deliberate decentering. The motorcycle is no longer just a vehicle, but an instrument of meditation allowing the author to navigate between his own archetypes. It is an exploration of identity in motion, where mechanical sound serves as an anchor for a metaphysical quest. »

Inner Journey Chronicle: A Universal Voyage

Motorcycling as a Meditation Technique

It’s not just about covering miles; it’s an opportunity to find myself elsewhere. Through the interaction between the road and the bike, I refine the connection with myself. For me, motorcycling is a profoundly spiritual experience. Here, I am the Devil; there, the Christ or the Antichrist. Far from home, I cast different perspectives upon my universe. Externally, I’m « eating asphalt »; internally, I’m cruising through other galaxies.

Stopping for food or gas becomes an overwhelming experience in itself. Upon arrival, I check in at a dealership. Who do I run into in the parking lot? Is it a message? Every perceived detail returns to upend my world once I’m back on the road. Could I have gone inside? Who would I have been in there? An endless questioning that I am apparently afraid to answer. I exist between two realities.

It’s simple, yet profound: it always comes back to « Who am I? ». Who am I to myself, and perhaps especially, who am I to the other? The « I » shifts, the « You » shifts as well: everyone has their own perception of the other « I ».

Regardless, it’s a go. I have my new motorcycle to start the 2026 season. The sound of my bike is my mantra.


« Pédagogie et philosophie des enjeux de société par le prisme des TI. »