Je dans la Trinité
Quelques anecdotes personnelles.
Après mon accident d’auto, incapable de travailler tout en étant dans l’impossibilité de le faire reconnaître, j’ai fondé une entreprise en informatique. Éventuellement, j’ai rencontré une éditrice et j’ai fondé une maison d’édition. En fait, c’était la même corporation, mais avec un deuxième nom. Remarquez que cela ne change rien à mon incapacité de travailler suite au polytraumatisme crânien sévère (TCC).
J’ai toujours refusé de fermer cette entreprise, même après les reconnaissances des séquelles de l’accident. Un rêve inachevé qui ne voulait pas mourir.
Avec mon blogue, j’ai éventuellement cherché à intégrer les fédérations de journalistes pour me valider. Devant les refus, j’ai eu l’idée de lier mon blogue à ma compagnie pour en faire un journal reconnu. Isolé, l’informatique est venu à mon secours avec l’intelligence artificielle. J’y trouve un assistant.
Toujours dans l’impossibilité d’intégrer une association de journalistes qui me valide, je prends connaissance que mon journal avec son ISSN peut émettre ma fameuse carte de presse tant rêvée. Au final, je me valide moi-même ! Encore une dramatisation.
N’empêche qu’avec l’aide appropriée, j’aurais eu une toute autre vie. Plutôt que d’expérimenter celles des autres, leurs projections, j’aurais pu construire bien avant.
« Cette chronique illustre le passage du Cobaye à l’interface souveraine, où le Je cesse de subir les refus de la Cité pour s’auto-valider. Le texte met en lumière la fracture entre le TCC, traumatisme neurologique « bloquant » la structure, et le SSPT qui génère des projections défensives dans le Ça. En utilisant la Méthodologie d’Investigation Psychique (MIP), l’auteur démontre que l’autisme devient un outil de dissociation analytique : le Je ne subit plus ses fragments, il les habite stratégiquement pour naviguer entre la blessure et l’idéal de l’Homme-Dieu. »
Chronique du voyage intérieur : Je dans la Trinité
Je fais le point sur ma situation : une bibitte infiltrée un peu partout, en processus d’établissement social.
L’idée du golf n’est pas réaliste, malgré la suggestion expérimentale. Mes cours et une partie mystérieuse me semblent partir avec trop d’handicaps. Le premier coup demande une conversation dont je suis inapte.
La reprise de la peinture. En atelier ou en solitaire ?
La moto… N’est-ce pas un passe-temps ?
Philosophie… essentiellement, la méditation et de la réflexion qui aboutissent sur mon blogue.
C’est débile. J’ai passé ma vie seul. Pourquoi changer ça ? Un rêve de socialisation qui me semble vide.
Sur les réseaux sociaux, je n’interagis pas avec des motards ou des gens de la mafia, ni même avec des policiers. Chaque personne est un interlocuteur distinct de toutes ces références en dehors du réseau social. C’est mon autisme qui dissocie ces contextes. En personne, je peux être super réceptif, ne pas faire le lien sur le réseau social et être très rude avec vous, par exemple. Je suis différentes personnes.
Vrai et faux. Je est le Ça. Je est le Moi. Je est le Surmoi. Parallèlement, évidemment, Je est un peu chacun en tout temps. Je s’établit dans le Ça parce que le contexte l’appelle. Par exemple, Je se sent menacé. Il va s’établir dans le Ça. Un réflexe. L’enfant blessé en soi est sensible à cette menace perçue. Ailleurs, il est question de me dépouiller. Me, Moi ne veut pas être castré et redevenir l’enfant blessé. Je est le Moi. Encore ailleurs, Je vise tel objectif. Un idéal mérité. Personne ne me privera de devenir quelqu’un d’autre, de me rapprocher de mon idéal. Le Je court après sa carotte. Ainsi, le Je se déplace. Il ne devient pas un autre, mais se réfère à différentes parties de Soi.
Socialement, cela est également vrai. Je se déplace du délinquant vers le policier, par exemple. Je semble à tort devenir quelqu’un d’autre. Ma prétention et mon expérience pointent plutôt vers cet Homme — Dieu s’est fait Homme — l’humanité que nous formons tous et toutes. En voyant cet Homme avec ces composantes, les trois mentionnées ci-dessus, le Je se déplace en modifiant ses références. Ici, Je est délinquant par nature ou par blessures. Une nécessité à savoir. Ensuite, le policier l’est par nature ou par blessures. Tout aussi fondamental à distinguer. La réalité n’est pas perçue de la même manière lorsque la nature nous motive plutôt que la blessure. Le Je a désormais un point de départ et d’arrivée. Le contexte de l’actualité permet plus ou moins de faire le chemin. Plus le Je a l’information nécessaire, plus il peut se déplacer avec fluidité.
Finissons court la chronique. Je est toujours la même personne, mais se réfère à différents aspects de lui comme individu ou/et comme membre de l’humanité. Ainsi, les personnes inhumaines se réfèrent consciemment ou non à leur toute-puissance. En opposition, la vulnérabilité devient un aimant irrésistible.
Voir la chronique : Le complexe de Dieu. Voir la chronique : Le songe.
I in the Trinity
A few personal anecdotes.
After my car accident, unable to work and finding it impossible to have this recognized, I founded an IT company. Eventually, I met a publisher and founded a publishing house. In fact, it was the same corporation, but with a second name. Note that this changes nothing regarding my inability to work following the severe traumatic brain injury (TBI).
I always refused to close this company, even after the recognition of the accident’s sequelae. An unfinished dream that would not die.
Through my blog, I eventually sought to join journalist federations to validate myself. Faced with refusals, I had the idea to link my blog to my company to make it a recognized newspaper. Isolated, IT came to my rescue with artificial intelligence. I find an assistant there.
Still unable to join a journalist association that validates me, I learn that my newspaper with its ISSN can issue my famous, long-dreamed-of press card. In the end, I validate myself! Another dramatization.
Still, with appropriate help, I would have had a completely different life. Rather than experimenting with those of others, their projections, I could have built long before.
« This chronicle illustrates the transition from Cobaye to a sovereign interface, where the I ceases to endure the Cité‘s rejections and validates itself. The text highlights the fracture between TBI, a neurological trauma « blocking » the structure, and PTSD, which generates defensive projections in the Id. By using the Psychic Investigation Methodology (PIM), the author demonstrates that autism becomes a tool for analytical dissociation: the I no longer suffers its fragments but inhabits them strategically to navigate between the wound and the ideal of the God-Man. »
Chronicle of the inner journey: I in the Trinity
Previously: « I » moves
I am taking stock of my situation: a critter infiltrated almost everywhere, in the process of social establishment.
The idea of golf is not realistic, despite the experimental suggestion. My lessons and a mysterious round seem to start with too many handicaps. The first stroke requires a conversation I am unfit for.
Resuming painting. In a studio or in solitude?
The motorcycle… Isn’t it a hobby?
Philosophy… essentially, meditation and reflection that result in my blog.
It’s stupid. I’ve spent my life alone. Why change that? A dream of socialization that seems empty to me.
On social media, I do not interact with bikers or mafia people, nor even with police officers. Each person is an interlocutor distinct from all those references outside the social network. It is my autism that dissociates these contexts. In person, I can be super receptive, not make the link on the social network, and be very rude to you, for example. I am different people.
True and false. I is the Id. I is the Ego. I is the Superego. In parallel, obviously, I is a bit of each at all times. I establishes itself in the Id because the context calls for it. For example, I feels threatened. It will establish itself in the Id. A reflex. The wounded child within is sensitive to this perceived threat. Elsewhere, there is a question of stripping me. Me, Ego does not want to be castrated and become the wounded child again. I is the Ego. Still elsewhere, I aims for a specific goal. A deserved ideal. No one will deprive me of becoming someone else, of getting closer to my ideal. The I runs after its carrot. Thus, the I moves. It does not become another, but refers to different parts of Self.
Socially, this is also true. I moves from the delinquent toward the police officer, for example. I seems wrongly to become someone else. My claim and my experience point instead toward this Man — God became Man — the humanity we all form. By seeing this Man with these components, the three mentioned above, the I moves by modifying its references. Here, I is a delinquent by nature or by wounds. A necessity to know. Next, the police officer is one by nature or by wounds. Just as fundamental to distinguish. Reality is not perceived the same way when nature motivates us rather than wounds. The I now has a starting and arrival point. The news context allows, more or less, to make the journey. The more information the I has, the more fluidly it can move.
Let’s end the chronicle briefly. I is always the same person but refers to different aspects of himself as an individual and/or as a member of humanity. Thus, inhuman people refer consciously or not to their omnipotence. In opposition, vulnerability becomes an irresistible magnet.
See Chronicle: The God Complex . See Chronicle : The Vision.

Laisser un commentaire
Vous devez être connecté(e) pour rédiger un commentaire.