Auteur : Christian Legault

  • Rapiécées

    Rapiécées

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    Chronique de l’ombre : Rapiécées

    Rapport, pas rapport

    Je comprends la constitution d’un pays comme un principe sur lequel un peuple s’entend pour s’y référer. À partir de ce principe, des lois déterminent les règles de fonctionnement. Changer une constitution n’est pas banal : on réinterprète toute la base.

    Au Québec, ce principe s’est développé en voyant le francophone soumis et l’Autochtone comme un problème. De là, la Loi sur les Sauvages. En 1982, Pierre Trudeau a modifié le principe de base pour amoindrir la culture québécoise francophone. C’est une stratégie de domination systémique : devant un obstacle politique, le pouvoir l’affaiblit de l’intérieur par la redéfinition des règles.

    À l’international, je défendais l’ONU et la CPI pour m’assurer que les principes d’une humanité digne soient respectés. On me parlera de la Charte canadienne, mais j’y dénonce un biais cognitif en faveur de l’anglophone. Voilà ce qu’est un État de droit pour moi.

    Mon commentaire

    Mes positions sont difficiles à défendre. Entre l’arbre et l’écorce, la gauche m’en veut autant que la droite. Je me promène dans les réalités de chacun pour tenter d’y donner sens. Ma déformation autistique me pousse à chercher l’ensemble des détails pour rattacher l’événement à ce qui fait sens pour moi.

    « Dans cette chronique, l’auteur définit son œuvre comme un manuel de « prévention du terrorisme par sa reconnaissance ». Il lie la grande politique (la Constitution de 1982, la Loi sur les Sauvages) à la psychologie profonde, affirmant que le fascisme naît là où l’on instrumentalise « l’enfant blessé » en l’humain. Pour lui, le droit n’est pas une abstraction, mais un rempart contre une « stratégie de domination systémique » qui cherche à affaiblir les cultures de l’intérieur. En se plaçant « entre l’arbre et l’écorce », il utilise sa perception autistique pour recoudre les pièces d’une réalité déchirée par la terreur, proposant aux instances internationales et militaires une nouvelle grille de lecture de la dignité humaine. »

    Chronique de l’ombre : Rapiécées

    Prévention du terrorisme par sa reconnaissance est probablement le titre le plus descriptif pour mes chroniques. Chaque pièce s’imbrique pour former une nouvelle image conceptuelle. En fait, j’en fais une référence pour l’encadrement du terrorisme destinée aux forces spéciales ; on y trace la ligne entre un gouvernement sain et la criminalité.

    Plus profondément, il m’était obligatoire de me définir comme personne. Je raconte le périple vers la rencontre de l’Autre, car c’est là que se trouvent les sources du fascisme. Nul n’est plus terrifié que lorsqu’on touche son enfant blessé en lui. Je rapporte des faits de terrain humain : les mécanismes par lesquels on déshumanise pour rendre docile par la terreur.


    Chronicle of the Shadow: Pieced Together

    Relevant or not

    I understand a country’s constitution as a principle that a people agrees upon as a reference point. From this principle, laws determine the rules of operation. Changing a constitution is not trivial: the entire foundation is reinterpreted.

    In Quebec, this principle developed by seeing the Francophone as submissive and the Indigenous person as a problem. Hence, the Indian Act. In 1982, Pierre Trudeau changed the basic principle to diminish the necessity of respecting French-speaking Quebec culture. It is a strategy of systemic domination: faced with a political obstacle, power seeks to weaken it from within by redefining the rules of the game.

    Internationally, I defended organizations like the UN and the ICC to ensure that the principles of a dignified humanity are respected. People will speak to me of the Canadian Charter, but I see in it a cognitive bias in favor of the Anglophone. This is what a Rule of Law means to me.

    My comment

    My positions are difficult to defend. Caught between a rock and a hard place, the left resents me as much as the right. I move through everyone’s realities to try to make sense of them. My autistic trait leads me to seek an ensemble of details to connect an event to what makes sense to me.

    « In this chronicle, the author defines his work as a manual for ‘terrorism prevention through its recognition.’ He links high politics (the 1982 Constitution, the Indian Act) to deep psychology, asserting that fascism is born where the ‘wounded child’ within the human is manipulated. For him, law is not an abstraction but a bulwark against a ‘systemic domination strategy’ that seeks to weaken cultures from within. By placing himself ‘between a rock and a hard place,’ he uses his autistic perception to stitch together the pieces of a reality torn apart by terror, offering international and military bodies a new framework for understanding human dignity. »

    Chronicle of the Shadow: Pieced Together

    Terrorism Prevention through its Recognition is probably the most descriptive title for my chronicles. Each piece fits together to form a new conceptual image. In fact, I am making this a reference for terrorism management for special forces; we trace the lines between a healthy government and criminality.

    More deeply, it felt mandatory to define myself as a person. I recount the journey toward meeting the « Other, » because that is where the inspirations for fascism are found. No one is more terrified than when their inner wounded child is touched. I report human field facts: the mechanisms by which people are divided, frightened, and dehumanized—logics that end up tearing humans apart and making them docile through terror.

  • Une nouvelle politique

    Une nouvelle politique

    Une nouvelle politique

    Documentaire En quête d’harmonie, sur PrimeVidéo.

    « Dans cette chronique, l’auteur redéfinit le leadership non comme un exercice de domination, mais comme une architecture de coordination. En appliquant cette vision à l’indépendance du Québec, il déplace le débat du « quand » vers le « comment », proposant une souveraineté qui n’est pas une rupture, mais une résolution de conflits de loyauté. Ce texte présente l’indépendance comme un cadre de santé sociale où la responsabilité partagée et la reconnaissance des Premiers Peuples deviennent les piliers d’une harmonie nationale retrouvée. »

    Chronique de l’ombre : Une nouvelle politique

    Un nouveau leadership

    C’est plus complexe et cela représente aussi une dissolution du pouvoir. L’autorité est moins centralisée ; elle devient davantage un travail de coordination et d’encadrement. Par exemple, vous déterminez ce qui serait acceptable comme résultat, « de gauche à droite » et « de haut en bas ». Cet espace donne la possibilité aux comités de personnaliser la solution proposée. À l’intérieur du cadre, cela est possible. On perd en pouvoir, mais on gagne en résultats, paradoxalement.

    Vers une vision de l’indépendance

    Au Québec, chacun pèse le pour et le contre des positions de PSPP sur le moment opportun pour tenir un référendum. Avec Jean-François Lisée et sa proposition d’une date précise, la nation québécoise s’était débarrassée de la menace référendaire: exit le « peut-être ».

    Dorénavant, le besoin est de montrer à quoi un Québec indépendant ressemblera. De là les avancées des partis politiques : ils déterminent les fondements d’une organisation sociale qui permet le bien-être de la population.

    L’indépendance du Québec est une nécessité pour préserver sa culture unique et pour libérer les Premiers Peuples (Inuits et Métis). Selon moi, il est impératif de montrer clairement le visage du Québec indépendant. Dans l’ensemble, il n’y aura aucun changement majeur, sinon la disparition du conflit de loyauté entre le Canada anglais et le Québec francophone.

    Vivre en français devient une responsabilité partagée par tous, incluant les immigrants. C’est l’instauration d’une nouvelle base relationnelle pour vivre en harmonie.


    « In this chronicle, the author redefines leadership not as an exercise in domination, but as an architecture of coordination. Applying this vision to Quebec independence, he shifts the debate from ‘when’ to ‘how,’ proposing a sovereignty that is not a rupture, but a resolution of loyalty conflicts. This text presents independence as a framework for social health where shared responsibility and the recognition of First Peoples become the pillars of a rediscovered national harmony. »

    Shadow Chronicle: A New Politics

    A New Leadership

    It is more complex and also represents a dissolution of power. Authority is less centralized; it becomes more a matter of coordination and guidance. For example, you define what would be an acceptable outcome—from left to right, from top to bottom. This space allows committees to personalize the proposed solutions. Within that framework, it is possible. Paradoxically, we lose power, but we gain results.

    Toward a Vision of Independence

    In Quebec, everyone is weighing the pros and cons of PSPP’s positions regarding the timing of a referendum. With Jean-François Lisée and his proposal for a fixed date, the Quebec nation had rid itself of the « referendum threat »: exit the « maybe. »

    From now on, the need is to show what an independent Quebec will look like. This explains the progress made by political parties: they are defining the foundations of a social organization that ensures the well-being of the population.

    Quebec independence is a necessity to preserve its unique culture and to liberate First Peoples (Inuit and Métis). In my view, it is imperative to clearly demonstrate the face of an independent Quebec. Overall, there will be no major changes, other than the disappearance of the loyalty conflict between English Canada and French-speaking Quebec.

    Living in French becomes a responsibility shared by all, including immigrants. It is the establishment of a new relational foundation for living in harmony.

  • Domination religieuse

    Domination religieuse

    Lien vers la publication.

    « Dans cette chronique, l’auteur établit un pont audacieux entre les conflits géopolitiques au Moyen-Orient et les débats sur la laïcité au Québec. Il y développe une thèse où le signe religieux ostentatoire n’est pas seulement un acte de foi, mais un marqueur politique signalant une appartenance à des visions du monde divergentes — entre conservatisme et modernité. En dénonçant l’instrumentalisation de la religion à des fins de domination, il met en garde contre la primauté de l’idéologie sur l’humain, prônant un encadrement qui protège l’espace public de toute dérive castratrice. »

    Chronique de l’ombre : Domination religieuse

    Le jour de la première publication officielle du journal L’Extraterrestre, le « hasard » aura voulu que la guerre éclate en Iran.

    S’agit-il d’une chronique de l’horreur semblable à celle du massacre en Israël ou des frappes, tout aussi inhumaines, à Gaza? Pour l’instant, au moment d’écrire ces lignes, nous n’en sommes pas là.

    Je distingue cette guerre de ces autres récents conflits occidentaux. Sans nier la motivation pétrolière, nous sommes néanmoins au cœur du chaos mondial.

    Au Québec, plusieurs dénoncent le fait que des personnes perdent leur emploi parce qu’elles refusent de retirer leurs signes religieux ostentatoires. Il n’est pas question de renier sa religion ou ses croyances, mais d’encadrer leur affichage dans certains contextes, notamment en situation de pouvoir.

    Le lien entre ces deux événements est la politique. Après plusieurs années d’infiltration au Moyen-Orient et au Proche-Orient, j’en suis arrivé à la conclusion que l’affichage des signes religieux est un moyen, pour deux factions musulmanes, de se distinguer l’une de l’autre. L’une privilégie le conservatisme avec une volonté de vivre « à l’ancienne ». L’autre, plus progressiste, cherche à s’inscrire dans une modernité. Sans nier ses racines historiques, elle me semble souhaiter évoluer vers un nouvel ordre humain. Bref, fort de ce regard, j’en arrive à associer le vêtement à l’affichage d’une vision politique.

    Une vision politique fermée finit par ne plus voir l’aspect humain dans la vie quotidienne de chacun. L’idée prend le dessus sur tout.

    La domination religieuse cache une volonté politique: une instrumentalisation castratrice de la religion.

    En développement

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    Le résumé sur YouTube.


    « In this chronicle, the author builds a daring bridge between geopolitical conflicts in the Middle East and debates over secularism in Quebec. He develops a thesis where conspicuous religious symbols are seen not just as acts of faith, but as political markers signaling allegiance to diverging worldviews—between conservatism and modernity. By denouncing the instrumentalization of religion for the sake of domination, he warns against the primacy of ideology over the human element, advocating for a framework that protects the public sphere from any stifling or ‘castrating’ overreach. »

    Shadow Chronicle: Religious Domination

    On the day of the first official publication of the journal L’Extraterrestre, « chance » would have it that war broke out in Iran.

    Is this a chronicle of horror similar to the massacre in Israel or the equally inhumane strikes in Gaza? For the time being, as of this writing, we have not reached that point.

    I distinguish this war from those other recent Western conflicts. Without denying the oil-related motivations, we are nonetheless at the heart of global chaos.

    In Quebec, many denounce the fact that individuals are losing their jobs because they refuse to remove conspicuous religious symbols. It is not a matter of renouncing one’s religion or beliefs, but of regulating their display in certain contexts, particularly in positions of power.

    The link between these two events is politics. After several years of infiltration in the Middle East and the Near East, I have come to the conclusion that the display of religious symbols is a way for two Muslim factions to distinguish themselves from one another. One favors conservatism with a desire to live « the old-fashioned way. » The other, more progressive, seeks to align itself with modernity. Without denying its historical roots, it seems to me to desire an evolution toward a new human order. In short, based on this perspective, I have come to associate clothing with the display of a political vision.

    A closed political vision eventually fails to see the human aspect in the daily lives of individuals. The idea takes precedence over everything.

    Religious domination hides a political will: a castrating instrumentalization of religion.

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  • Des repères

    Des repères

    Chronique de l’ombre: Des repères

    Mon commentaire

    Peut-être comme plusieurs, je ne comprends rien à cette histoire. Dans l’actualité, on voit des personnes maîtrisant suffisamment le français et travaillant dans des secteurs où il y a de grands besoins. C’est certainement un manque de planification. Les objectifs du fédéral diffèrent de ceux du provincial, surtout du Québec francophone.

    « Dans cette réflexion sur les « repères » nationaux, l’auteur analyse l’immigration non pas comme une menace humaine, mais comme un enjeu de planification systémique. Il souligne le paradoxe d’un Québec qui, tout en valorisant la liberté, voit son identité s’effriter sous le poids de choix linguistiques et religieux divergents. L’auteur apporte une perspective cruciale en liant la laïcité québécoise à un traumatisme collectif — celui des abus passés de l’Église — expliquant ainsi pourquoi le rejet des signes religieux est, pour beaucoup, une étape nécessaire de guérison et d’émancipation. En remontant aux racines coloniales, il rappelle que les tensions actuelles sont les cicatrices d’un conflit historique dont les Premiers Peuples subissent encore les contrecoups. »


    Chronique de l’ombre: Des repères

    Précédemment : Déconstruire la fake politique

    Je distingue la communauté anglophone historique des immigrants qui choisissent de vivre en anglais. Il s’agit de deux groupes différents. C’est là où se trouve un problème avec l’immigration, selon mon analyse.

    Ce n’est pas d’être contre l’immigration, mais de renforcer l’identité culturelle d’un peuple. En s’associant à la langue canadienne commune anglaise, les personnes ayant une autre langue maternelle se retrouvent opposées à la culture québécoise francophone. Une personne, 10 personnes, 100 personnes, ce n’est pas un souci. Le Québec est une nation qui valorise la liberté. Mais lorsqu’une majorité de nouveaux arrivants choisit l’anglais comme langue d’usage, année après année, pendant des décennies, le Québec voit son identité culturelle disparaître ou s’affaiblir. De moins en moins de repères.

    Sous l’angle de la religion, le processus se reproduit. Le Québécois francophone est essentiellement catholique dans sa culture implicite, non-pratiquant et pour une laïcité. Laïcité : séparation des pouvoirs religieux et de l’État. Pas contre la religion, pas contre le catholicisme, mais encore choqué par les cas de pédophilie commis par des religieux et, sûrement, d’autres abus en politique. Des immigrants qui remettent en question notre choix de laïcité ignorent ce traumatisme faisant partie de l’identité culturelle de beaucoup. Il est impossible d’ignorer l’impact des agressions sexuelles dans le désir d’émancipation des Québécois. Sans sévices ni abus, cette distanciation avec la religion n’aurait pas eu lieu de la même manière.

    Ce n’est donc pas les immigrants qui sont un souci, mais les choix systémiques contraires qui affaiblissent l’identité culturelle québécoise du francophone.

    À la base, il faut remonter à la colonisation ; c’était la guerre entre les Britanniques et les Français. Les Premières Nations, Inuits et Métis ont été forcés à choisir leur camp sans avoir l’historique de cette guerre européenne. Ce déchirement perdure encore entre nos trois peuples.


    Shadow Chronicles: Landmarks

    My Comment

    Like many others, perhaps, I find this whole situation confusing. In the news, we see people who have a sufficient command of French and are working in high-demand sectors [being targeted]. This is certainly a lack of planning. Federal objectives differ from provincial ones, especially those of Francophone Quebec.

    « In this reflection on national ‘landmarks,’ the author analyzes immigration not as a human threat, but as an issue of systemic planning. He highlights the paradox of a Quebec that, while valuing freedom, sees its identity erode under the weight of diverging linguistic and religious choices. The author provides a crucial perspective by linking Quebec’s secularism to collective trauma—that of past Church abuses—explaining why the rejection of religious symbols is, for many, a necessary step toward healing and emancipation. By tracing back to colonial roots, he reminds us that current tensions are the scars of a historical conflict that First Peoples are still enduring today. »


    Shadow Chronicles: Landmarks

    Previously: Deconstructing Fake Politics

    I distinguish the historical Anglophone community from immigrants who choose to live in English. These are two different groups. According to my analysis, this is where a problem with immigration lies.

    It is not about being against immigration, but about strengthening a people’s cultural identity. By aligning themselves with English as the common Canadian language, people with a different mother tongue find themselves in opposition to Francophone Quebec culture. One person, ten people, a hundred people—that is not an issue. Quebec is a nation that values freedom. However, when a majority of newcomers choose English as their primary language year after year, for decades, Quebec sees its cultural identity disappear or weaken. There are fewer and fewer landmarks.

    From a religious perspective, the same process occurs. The Francophone Quebecer is essentially Catholic in their implicit culture, non-practicing, and in favor of secularism (laïcité). Secularism: the separation of religious and state powers. Not against religion, not against Catholicism, but still shocked by cases of pedophilia committed by clergy and, surely, other political abuses. Immigrants who question our choice of secularism ignore this trauma, which is part of many people’s cultural identity. It is impossible to ignore the impact of sexual assault on the Quebecers’ desire for emancipation. Without this maltreatment and abuse, this distancing from religion would not have happened in the same way.

    Therefore, it is not the immigrants themselves who are the problem, but the opposing systemic choices that weaken the cultural identity of French-speaking Quebecers.

    At its core, we must go back to colonization; it was a war between the British and the French. First Nations, Inuit, and Métis peoples were forced to choose sides without knowing the history of this European war. This rift still persists among our three peoples today.

  • Le tour du proprio

    Le tour du proprio

    « Dans cette chronique inaugurale, l’auteur officialise sa transition du blogue personnel vers l’édition professionnelle. Il y résout le dilemme du « Je » journalistique par le concept de neuroflexibilité : un « Je » qui n’est pas narcissique, mais fluide, capable de changer de posture (journaliste, poète, enquêteur) pour mieux cartographier l’expérience humaine. En reprenant la mission des Éditions Baccara, il transforme son récit intime en un vecteur universel, invitant le lecteur dans un journal vivant où le témoignage individuel devient le fondement d’une nouvelle forme de journalisme d’idées. »

    Chronique du voyage intérieur : Le tour du proprio

    Voici donc mon journal. Somme toute, je considérais jusqu’ici mon blogue comme tel. Le baptiser aujourd’hui me fait entrer officiellement dans le monde de l’édition professionnelle.

    De nouvelles sections s’ajoutent pour refléter cette expansion : Le monde du Web pour accueillir des collaborateurs, et Rions un peu pour offrir une place aux humoristes et caricaturistes. Une section Sport viendra également démarquer ce sujet, qui est un monde en soi.

    L’Extraterrestre : Une mission projetée

    Je propose de reprendre la mission des Éditions Baccara et de la projeter dans le journalisme, à travers L’Extraterrestre.

    « Nous souhaitons faire connaître votre histoire, vous donner la parole ! Notre mission est de vous accompagner dans cette belle aventure. »

    La solution du « Je »

    Finalement ! J’ai écrit toute ma vie. Je prenais des notes sur ce qui m’arrivait. Je lisais aussi des livres sur cette expérience folle qu’est la vie. J’étudiais pour mieux témoigner de ma propre mort !

    Le problème du « Je » dans le journalisme trouve ici sa solution : la neuroflexibilité.

    « Je » se déplace. Ici journaliste, là poète, ailleurs enquêteur… Je me déplace dans le temps et l’espace pour donner différents sens à l’histoire de l’humanité ; la mienne, la nôtre, la vôtre. Ce n’est plus un journal personnel, c’est un journal vivant où le « Je » devient le vecteur de vos réalités.

    Rendons compte de l’expérience humaine.


    « In this inaugural chronicle, the author formalizes his transition from a personal blog to professional publishing. He resolves the dilemma of the journalistic ‘I’ through the concept of neuroflexibility: an ‘I’ that is not narcissistic but fluid, capable of shifting roles (journalist, poet, investigator) to better map the human experience. By taking up the mission of Éditions Baccara, he transforms his intimate narrative into a universal vector, inviting the reader into a living journal where individual testimony becomes the foundation for a new form of ideas-based journalism. »

    Chronicles of the Inner Journey: A Tour of the Premises

    So, here is my journal. All things considered, I had until now viewed my blog as such. Naming it today marks my official entry into the world of professional publishing.

    New sections are being added to reflect this expansion: The Web World to welcome collaborators, and Let’s Laugh a Little to provide a space for humorists and cartoonists. A Sports section will also be introduced to highlight this subject—a world unto itself.

    L’Extraterrestre: A Projected Mission

    I propose to take up the mission of Éditions Baccara and project it into journalism through L’Extraterrestre.

    « We want to share your story, to give you a voice! Our mission is to accompany you on this beautiful adventure. »

    The Solution of the « I »

    Finally! I have written my entire life. I took notes on everything that happened to me. I also read books about this crazy experience called life. I was studying to better testify to my own death!

    The problem of the « I » in journalism finds its solution here: neuroflexibility.

    The « I » shifts. Here a journalist, there a poet, elsewhere an investigator… I move through time and space to give different meanings to the history of humanity; mine, ours, yours. This is no longer a personal journal; it is a living journal where the « I » becomes the vector for your realities.

    Let us account for the human experience.

  • Journal L’Extraterrestre

    Journal L’Extraterrestre

    « Dans ce texte fondateur, l’auteur explicite la double portée du nom L’Extraterrestre : un pont entre la probabilité scientifique de l’altérité et le droit politique à l’existence des peuples. Il y décrit un processus de « transfiguration » où le blogue personnel devient une institution journalistique par l’intégration de sa structure éditoriale (Les Éditions Baccara). Ce passage à l’acte transforme ses outils psychanalytiques et ses incarnations mythiques en une méthode d’investigation bien réelle, où l’ouverture d’esprit agit comme le conducteur final permettant aux fils de l’identité et de la profession de se toucher. »

    Chronique de l’ombre : Journal L’Extraterrestre

    Le journal qui existe. Un clin d’œil à Barack Obama qui croit en la probabilité de la vie extraterrestre. C’est aussi un pont politique avec le droit d’exister des peuples. Plus personnellement, le lien se fait avec mon imagerie, avec mon outil psychanalytique développé et toujours en amélioration.

    Expérimentalement, on confirme mon travail de journaliste. Néanmoins, il me fallait répondre à des interrogations sur mon approche. L’utilisation du « Je », par exemple, ou des personnages mythiques, Presque humain, dont je prétends incarner. Arrivé à ce point, la transformation de mon blogue en journal s’est présentée naturellement. Ces personnages prennent des dimensions humaines, actuelles.

    Cette semaine a débuté la transfiguration. Il suffisait de peu, finalement. Lier clairement Les Éditions Baccara, une entreprise incorporée m’appartenant, au blogue pour en faire un journal. Il ne manquait presque rien pour que les fils se touchent. M’ouvrir l’esprit.

    Découvrez nos valeurs et notre mission sur notre page À propos.


    « In this foundational text, the author clarifies the dual significance of the name L’Extraterrestre: a bridge between the scientific probability of ‘the other’ and the political right of peoples to exist. He describes a process of ‘transfiguration’ where the personal blog becomes a journalistic institution through the integration of his editorial structure (Les Éditions Baccara). This transition transforms his psychoanalytical tools and mythical incarnations into a very real method of investigation, where open-mindedness acts as the final conductor, allowing the wires of identity and profession to finally touch. »

    Shadow Chronicle: L’Extraterrestre Newspaper

    The newspaper that exists. A nod to Barack Obama, who believes in the probability of extraterrestrial life. It is also a political bridge to the right of peoples to exist. On a more personal level, the connection is made through my own imagery, using a psychoanalytical tool I have developed and continue to refine.

    Experimentally, my work as a journalist is being confirmed. Nevertheless, I had to address certain questions regarding my approach—the use of the « I, » for example, or the mythical characters…Almost Human Chronicle…whom I claim to embody. At this stage, the transformation of my blog into a newspaper occurred naturally. These characters are taking on human, contemporary dimensions.

    The transfiguration began this week. In the end, it took very little. Simply linking Les Éditions Baccara—an incorporated company I own—clearly to the blog was enough to turn it into a newspaper. The wires were all but touching; all that was missing was for me to open my mind.

    Discover our values and our mission on our About Us page.

  • Presque humain

    Presque humain

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    Le Purgatoire

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    Dieu s’est fait Homme

    Chronique de l’ombre: Presque humain

    Cette publication apparaît dans mon fil Instagram et je décide naïvement d’y laisser ce message en titre.

    Dans mon imagerie, les démons le sont par nature, pas par choix. Ils sont passés par une phase de colère contre Dieu, Lui en voulant de les avoir créés ainsi. «Pourquoi moi?», résumais-je dans une autre chronique.

    Administrer l’enfer correspond à l’œuvre de Dieu. Je l’admets, il s’agit d’une réflexion atypique. Conceptuellement, ils s’assurent de la bonne marche de ce royaume.

    Il ne faut pas confondre les démons avec les âmes perdues ou avec les pensionnaires de l’enfer. Les premières sont déracinées de leur nature, alors que les autres se sont mises à agir contre leur nature : les tentations faisant le travail.

    Tout au long de mon parcours, je passais de mon monde intérieur, hors de votre réalité, à une correspondance avec celle-ci. De « presque humain » à une humanité révélée.

    Le Christ devient un Surmoi plus sophistiqué. Le Moi, le Diable, un démon aux mille visages tentant sans cesse de profiter des opportunités pour se renforcer. L’Antéchrist, lui, serait le Ça ou l’enfant blessé en soi. Mon image conceptuelle de l’humain n’était pas si folle, finalement. Je deviens humain.

    Cette semaine, je faisais un autre rapprochement : les spirales de la vie et de la mort pourraient se comprendre comme des pulsions de vie et de mort dans un regard psychanalytique. Un humain animé, motivé.

    « Je » se déplace dans cette image conceptuelle, et même ailleurs.


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    Purgatoire

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    Dieu s’est fait Homme

    Chroniques of the Shadow: Almost Human

    This post appeared in my Instagram feed, and I naively decided to leave this message as its title.

    In my imagery, demons are so by nature, not by choice. They went through a phase of anger against God, resenting Him for creating them this way. « Why me? », I summarized in another chronicle.

    Administering Hell corresponds to the work of God. I admit, this is an atypical reflection. Conceptually, they ensure the smooth running of this kingdom.

    One must not confuse demons with lost souls or with the residents of Hell. The former are uprooted from their nature, while the latter have begun to act against their nature: temptations doing the work.

    Throughout my journey, I moved from my inner world—outside of your reality—to a correspondence with it. From being « almost human » to a revealed humanity.

    Christ becomes a more sophisticated Superego. The Ego, the Devil, a demon of a thousand faces constantly trying to seize opportunities to strengthen itself. The Antichrist, meanwhile, would be the Id or the wounded child within. My conceptual image of the human wasn’t so crazy, after all. I am becoming human.

    This week, I made another connection: the spirals of life and death could be understood as life and death instincts (drives) through a psychoanalytic lens. A human being—animated, motivated.

    « I » moves within this conceptual image, and even beyond.

  • Ni noir, ni blanc

    Ni noir, ni blanc

    Lien vers la publication.

    Chronique de l’ombre : Ni blanc, ni noir

    Mon commentaire

    Toujours un choc d’entendre la profondeur de la blessure des Autochtones de l’Île de la Tortue. Qui pourrait accepter un tel envahissement de son chez-soi?

    « Dans cette réflexion nuancée, l’auteur refuse le manichéisme pour explorer les « symptômes-piliers » de la fake pyramide. En mettant en parallèle la dépossession des Autochtones de l’Île de la Tortue, le sort des Palestiniens et l’histoire des Canadiens français, il souligne une vérité humaine universelle : la douleur de l’envahissement de son « chez-soi ». Il identifie les discours de gauche et de droite comme des instruments de cette pyramide, où les idéologies servent souvent à masquer des discriminations réciproques. Pour l’auteur, la guérison passe par le refus d’idéaliser l’histoire et par la reconnaissance de l’enfant blessé en chacun, qui cherche légitimement à reprendre pouvoir sur son héritage. »

    Chronique de l’ombre : Ni blanc, ni noir

    Toujours dans ma recherche des symptômes piliers de la fake pyramide, j’identifie le fentanyl et ses «commerçants» à droite. Qui voudrait s’en prendre sérieusement à ce marché?

    L’islamophobie à gauche. Décolonisation. Terre volée. «Tous des immigrants». Voilà des affirmations que j’identifie à gauche. Elles décrivent de réelles situations; il est impossible de les nier.

    Pourtant, les Palestiniens ont cultivé les terres comme les Canadiens français l’ont fait sur la terre d’autres peuples. Israël qui traite, apparemment, les Palestiniens comme des sous-humains: différence culturelle, source de discrimination.

    Traiter les Européens comme des humains séparés des Autochtones est une discrimination, aussi. Vice-versa.

    Ce sont des zones grises investies par la fake pyramide. Moi, hypnotisé, voulant démontrer les contradictions auxquelles je fais face dans mes tentatives d’incarnation, ouvert à exprimer ma mauvaise foi, j’aurais certainement voulu utiliser ces tentations les plus puissantes.

    L’enfant blessé en chacun cherche à trouver un pouvoir sur sa vie et sur son héritage ancestral. Rien de plus humain. Qui accepterait de voir son chez-soi «squatté»? Personne.

    Quoi qu’il en soit, on ne peut pas idéaliser notre histoire, ni individuelle, ni collective.


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    Shadow Chronicle: Neither Black nor White

    My comment

    It is always a shock to hear the depth of the wound carried by the Indigenous peoples of Turtle Island. Who could ever accept such an invasion of their own home?

    « In this nuanced reflection, the author rejects Manicheanism to explore the ‘symptom-pillars’ of the Fake Pyramid. By drawing parallels between the dispossession of the Indigenous peoples of Turtle Island, the fate of Palestinians, and the history of French Canadians, he highlights a universal human truth: the pain of having one’s ‘home’ invaded. He identifies both left-wing and right-wing discourses as instruments of this pyramid, where ideologies often serve to mask reciprocal discrimination. For the author, healing requires a refusal to idealize history and an acknowledgment of the wounded child within everyone, who legitimately seeks to reclaim power over their heritage. »

    Shadow Chronicle: Neither Black nor White

    Always searching for the symptom-pillars of the Fake Pyramid, I identify fentanyl and its « merchants » on the right. Who would truly want to tackle this market?

    Islamophobia on the left. Decolonization. Stolen land. « We are all immigrants. » These are assertions I identify with the left. They describe real situations; it is impossible to deny them.

    Yet, Palestinians cultivated the land just as the ancestors of Francophone Quebecers did on the lands of other peoples. Israel, which apparently treats Palestinians as subhuman: a cultural difference, a source of discrimination.

    To treat Europeans as humans separate from Indigenous peoples is a discrimination, as well. Vice versa.

    These are gray areas invested by the Fake Pyramid. Hypnotized, wanting to demonstrate the contradictions I face in my attempts at incarnation, open to expressing my own bad faith, I surely would have wanted to use these most powerful temptations.

    The wounded child within each of us seeks to find power over their life and ancestral heritage. Nothing is more human. Who would accept having their home squatted? No one.

    Regardless, we cannot idealize our history—neither individual nor collective.

  • Isolement, un peu plus profondément

    Isolement, un peu plus profondément

    Lien vers la publication.

    « Dans ce récit d’une grande vulnérabilité, l’auteur explore la distinction entre la solitude choisie et l’isolement subi. Il déconstruit l’étiquette de « personnalité borderline » pour révéler une réalité plus profonde : celle d’un homme brisé par des traumas physiques et neurologiques précoces, dont l’autisme rend l’agitation sociale dénuée de sens. La moto apparaît ici comme une métaphore de la liberté et de la planification rigoureuse, un contrepoint à la difficulté d’habiter le quotidien. En se décrivant non comme « rejeté » mais comme « non souhaité », il souligne avec une lucidité douloureuse le sentiment d’obsolescence sociale qui peut accompagner le vieillissement dans l’isolement. »

    Chronique du voyage intérieur: Isolement, un peu plus profondément

    Mon commentaire

    Dehors, on voit la neige bien présente. Néanmoins, je me peux plus d’être enfermé. Pour compenser, je rêvasse à la reprise de mes escapades improvisées en moto. C’est la combinaison d’une impulsion intérieure et de la motivation de mon groupe de motocyclistes, le HOG Montérégie, qui multiplie les rencontres pour nous préparer à une nouvelle saison.

    Hier, tout stressé pour une présentation des nouvelles Harley-Davidson, j’ai fini par arriver beaucoup trop tard: un problème de préparation et de réservation d’auto. Aujourd’hui, bon déroulement de la formation pour apprendre à faire mes routes de moto, leur planification.

    Je sauve le monde avec une préparation incroyable, mais je peine à arriver à l’heure dans la petite vie.

    Chronique du voyage intérieur: Isolement, un peu plus profondément

    De tout temps, j’ai eu un petit côté dépressif avec des tentatives de changement d’état, plus motivé ou apparemment sur-enjoué, fébrile. Au fond, j’avoue qu’en surface, cela pouvait donner l’impression d’un état limite, d’une personnalité borderline. En superficie.

    L’autisme explique une solitude. Rien ou presque n’avait de sens dans les comportements des autres. Que faisaient-ils et dans quels buts ? J’ignorais à quoi servait cette agitation.

    L’isolement social s’est fait graduellement. Entre mes 18 ans, année de mon agression aux couteaux, et mes 19 ans, année de mon accident d’auto. Mon environnement était vide de sens et je ne pouvais plus imiter les autres à cause de l’importance des séquelles. Je donne l’impression de me répéter, mais cette perspective m’amène à une conclusion plus détaillée.

    Je me sens plutôt brisé socialement, d’où mon état dépressif. Pas vraiment en dépression, pas vraiment intéressé à faire des efforts pour socialiser, puisque cela ne sert qu’à maintenir la carotte au bout du bâton. À plus de 60 ans, je m’en tiens à ces chroniques et à mes livres que je n’ose pas publier, justement parce que je suis isolé.

    Un humain pas vraiment rejeté, plutôt pas souhaité.


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    « In this deeply vulnerable account, the author explores the distinction between chosen solitude and forced isolation. He deconstructs the ‘borderline personality’ label to reveal a deeper reality: that of a man broken by early physical and neurological traumas, whose autism renders social agitation meaningless. The motorcycle appears here as a metaphor for freedom and rigorous planning, a counterpoint to the difficulty of navigating everyday life. By describing himself not as ‘rejected’ but as ‘unwanted,’ he highlights with painful lucidity the sense of social obsolescence that can accompany aging in isolation. »

    Chronicle of the Inner Journey: Isolation, a Little Deeper

    Comment

    Outside, the snow is well-entrenched. Honestly, I’m at my wits’ end being cooped up. To compensate, I daydream about hitting the road again on my improvised motorcycle trips. It’s a mix of an inner urge and the motivation from my riding group, HOG Montérégie, which is stepping up meetings to get us ready for a new season.

    Yesterday, stressed out over a presentation of the new Harley-Davidsons, I ended up arriving way too late; a mix of poor prep and car rental issues. Today, however, the training session on route planning went well.

    I can save the world with incredible preparation, yet I struggle to show up on time for « the little things » in life.

    Chronicle of the Inner Journey: Isolation, a Little Deeper

    I’ve always had a depressive streak, marked by attempts to shift my state of mind—becoming more motivated or seemingly over-excited, restless. Deep down, I admit that on the surface, it could give the impression of a borderline personality. On the surface.

    Autism explains a certain solitude. Little to nothing made sense in the behavior of others. What were they doing, and to what end? I didn’t know what all that agitation was for.

    Social isolation happened gradually. Between the age of 18, the year of my stabbing, and 19, the year of my car accident. My environment felt meaningless, and I could no longer mimic others due to the severity of the after-effects. I feel like I’m repeating myself, but this perspective leads me to a more detailed conclusion.

    I feel socially broken, which explains my depressive state. Not quite in a depression, not really interested in making the effort to socialize since it only serves to keep the carrot dangling at the end of the stick. At over 60, I stick to these chronicles and my books—which I don’t dare publish precisely because I am isolated.

    A human being not exactly rejected, but rather, unwanted.

  • Déconstruire la fake politique

    Déconstruire la fake politique

    Lien vers la publication.

    « Dans cette analyse incisive, l’auteur s’attaque à la « fake politique » en dépassant le clivage binaire entre racisme et antiracisme. Il identifie la crise américaine non pas comme une simple hostilité envers l’autre, mais comme une perte profonde de repères identitaires et l’effondrement du « rêve américain » matériel. En utilisant les concepts psychanalytiques de pulsion de vie et de mort (Éros et Thanatos), il suggère que les systèmes partisans actuels sont arrivés au stade de l’implosion. Le parallèle avec le Québec renforce sa thèse : l’exigence faite aux peuples de renoncer à leur socle identitaire pour se fondre dans un ensemble plus vaste est un non-sens qui génère inévitablement de l’inquiétude et de la résistance. »

    Chronique de l’ombre: Déconstruire la fake politique

    Restons aux États-Unis.

    Associé de force aux démocrates, je me bats autant contre les républicains. Vous m’avez vu demander le départ de Joe Biden qui avait pourtant plusieurs politiques semblables à ma philosophie. Une différence mentionnée ici:

    Chronique du 23 février 2026.

    Il faut bien le dire, il y a aussi l’immigration. Laisser miroiter l’ouverture des frontières représente une attaque à l’identité américaine.

    Bien sûr, on peut ramener la chose à un duel racistes contre antiracistes, malgré l’énorme manque de nuances. Avouons-le, peu s’admettent racistes! Normal. Chacun et chacune a tout un système psychologique qui le guide et le justifie.

    J’ai aussi cette dissension avec le Parti libéral du Canada. Justement, je suis plus près des conservateurs sur cet aspect. Fin de parenthèse.

    Je résume la contradiction. Chez les démocrates, on pointe à tort le racisme pour expliquer un discours portant sur la réduction de l’immigration. Selon mon analyse, l’Américain cherche son identité et n’arrive plus à se recentrer. On ne peut nier que la blancheur de la peau a été un critère plus ou moins conscient d’identification. Probablement que l’accès au rêve américain en était un autre. Quand on peine à s’acheter des œufs, on imagine fort bien le rêve disparu. Quant à la maison ou au logement confortable, on est ailleurs. L’Américain se fait voler son identification et son rêve. L’inquiétude est réelle. Si ce n’est pas l’immigration le problème, c’est quoi? Les démocrates n’offrent rien en remplacement de ces identifications.

    Si on ramène la chose dans mon imagerie, démocrates et républicains ont atteint le point de l’implosion totale. Le passage de la spirale de la mort à la spirale de la vie s’impose. (Faisons un parallèle entre ces deux spirales et les pulsions de mort et de vie qu’on retrouve en psychanalyse.)

    Qu’est-ce qui fait qu’un Américain se sent américain ?

    Au Québec, une situation semblable quoique différente dans sa forme. Le Québécois francophone doit abandonner son socle pour devenir canadien. Un non-sens.


    Link to the post.

    « In this incisive analysis, the author tackles ‘fake politics’ by moving beyond the binary divide between racism and anti-racism. He identifies the American crisis not as mere hostility toward the other, but as a profound loss of identity markers and the collapse of the material ‘American Dream.’ Using the psychoanalytical concepts of life and death drives (Eros and Thanatos), he suggests that current partisan systems have reached a stage of implosion. The parallel with Quebec reinforces his thesis: the demand for peoples to abandon their identity foundations to merge into a larger whole is a nonsense that inevitably generates anxiety and resistance. »

    Shadow Chronicles: Deconstructing « Fake Politics »

    Let’s stay with the United States.

    Forcibly associated with the Democrats, I fight the Republicans just as hard. You saw me call for Joe Biden’s departure, even though many of his policies aligned with my philosophy. One point of contention was mentioned here:

    The column for February 23, 2026.

    To be frank, there is also the issue of immigration. Dangling the prospect of open borders represents an attack on American identity. Of course, one could reduce the matter to a duel of « racists vs. anti-racists, » despite the glaring lack of nuance. Let’s face it: few admit to being racist. That’s normal. Every individual has an entire psychological system that guides and justifies them.

    I have a similar disagreement with the Liberal Party of Canada. In fact, I am closer to the Conservatives on this particular issue. End of parenthesis.

    To summarize the contradiction: among Democrats, racism is wrongly cited to explain a discourse focused on reducing immigration. According to my analysis, Americans are searching for their identity and can no longer find their center. We cannot deny that skin whiteness has been a more or less conscious criterion for identification. Likely, access to the American Dream was another. When people struggle to buy eggs, it’s easy to imagine that the dream has vanished. As for owning a home or finding comfortable housing, that is now out of reach. Americans are being robbed of their identity and their dream. The anxiety is real. If immigration isn’t the problem, then what is? The Democrats offer nothing to replace these lost pillars of identity.

    If we bring this back to my conceptual framework, both Democrats and Republicans have reached the point of total implosion. A transition from the « death spiral » to the « life spiral » is necessary. (Let’s draw a parallel between these two spirals and the life and death drives found in psychoanalysis.)

    What makes an American feel American?

    In Quebec, we see a similar situation, albeit different in form. The French-speaking Quebecker must abandon their foundational roots to become Canadian. It is a non-sense.

Longueuil, mon pays (Québec)

« Pédagogie et philosophie des enjeux de société par le prisme des TI. »