Auteur : Christian Legault

  • L’argument du pétrole sale de l’Alberta

    L’argument du pétrole sale de l’Alberta

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    Chronique de l’ombre : L’argument du pétrole sale de l’Alberta

    Rapport, pas rapport

    Comme d’autres, j’ai ce réflexe de croire que le Québécois francophone va se serrer les coudes lorsque l’essentiel est en cause. Néanmoins, je recadre. Chacun et chacune a sa liberté, son histoire et ses priorités.

    Au fil des années, vous m’avez vu dessiner trois pyramides dans lesquelles je classe des comportements : pyramide du bas, pyramide du haut et fake pyramide. Cette dernière est un amalgame de préjugés savamment entretenu pour permettre à un petit groupe de dominer les deux autres pyramides.

    Quoi qu’il en soit, cela me permet de classer avec plus de nuances qu’en seulement noir et blanc. Tout d’un coup, j’ai accès à un monde de couleurs.

    « Dans cette chronique, l’auteur utilise son modèle des « trois pyramides » pour sortir du débat binaire et accéder à un « monde de couleurs » plus nuancé. En abordant la question épineuse du pétrole de l’Alberta, il propose une vision de la souveraineté basée sur le respect des cultures économiques régionales plutôt que sur la confrontation idéologique. Pour lui, l’indépendance du Québec doit s’accompagner d’une reconnaissance de l’autonomie de l’Autre (le Canada anglais), qu’il s’agisse de pétrole ou d’électrification. Ce principe de « deux gouvernements sur un même territoire », qu’il applique tant au Proche-Orient qu’à la fédération canadienne, définit un radicalisme de paix qui cherche à protéger les identités tout en mettant fin aux guerres intestines. »

    Chronique de l’ombre : L’argument du pétrole sale de l’Alberta

    Point de rupture

    Je vois bien que mon approche canadienne de l’indépendance du Québec en a laissé plusieurs sceptiques. J’ai perdu quelques fans. Alors, quand j’ai parlé de développer modérément notre industrie du pétrole, c’en était trop pour d’autres.

    D’emblée, j’ai à la fois dénoncé l’extrême tout en m’avouant passablement radical. Conceptuellement radical, mais n’empêche, le concept tend à s’incarner. Je me reconnais comme tel. En ce sens, je suppose qu’on me voit d’extrême gauche ou d’extrême droite. Dépendant de qui projette sur moi.

    Aux États-Unis, les Démocrates n’en revenaient pas de me voir demander le départ de Joe Biden. J’ai poussé fort. Dans la lumière, nous avions des positions tellement semblables. M’en voulait-on d’être inflexible, d’appuyer Kamala Harris ou même d’agir moi-même tel un fan de Barack Obama ? Je semblais lui demander de faire un troisième mandat !

    Mais non, mon conflit se trouvait dans l’ombre. Si vous vous souvenez, notre désaccord s’apercevait subtilement dans la façon dont on dénonçait la guerre à Gaza et dans la façon dont on protégeait Israël.

    Je n’ai pas froid aux yeux et l’adoption du rôle ingrat ne m’a pas posé problème. Entre l’arbre et l’écorce, entre l’antisémitisme et l’islamophobie, mes positions s’inscrivaient sur mon blogue et sur les réseaux sociaux. Dans mon regard, après des échanges avec les différentes parties, je voyais que le concept des deux gouvernements sur un même territoire ne pouvait qu’être la voie pour une paix réelle pour tous et toutes. Ce regard m’habite toujours. Défendre Israël demande un plan de paix radical.

    L’idée des deux gouvernements fonctionne très bien avec un Québec indépendant, mais aussi avec un Canada indépendant sans le Québec. Les cultures sont ainsi protégées et les guerres intestines derrière nous.

    Illustration d’un conflit similaire

    Ici, le pétrole sale dénoncé fait partie d’une culture. Toute une province a construit son économie autour de cette industrie. Le Canada est très bien harmonisé avec cette culture. Se dire indépendantiste et dénoncer ce pétrole sale indique au ROC que la guerre continuera après l’indépendance du Québec. De nation à nation, l’Alberta développe son économie indépendamment de la nôtre. Cette position rationnelle permet aussi qu’on développe un minimum notre industrie du pétrole.

    À l’inverse, verrait-on une autre nation se battre contre notre électrification ? ! Aucun sens.

    En complément

    • Calgary – L’or noir : Une immersion dans la réalité économique et culturelle de la capitale pétrolière.

    • Calgary – « He wants to break Canada » : Une analyse de la perception du projet indépendantiste québécois vue de l’Ouest.


    Shadow Chronicles: The Argument of Alberta’s « Dirty Oil »

    Related, or Not

    Like others, I have this reflex to believe that French-speaking Quebecers will stand together when the essentials are at stake. Nevertheless, I am reframing this. Each and every one of us has our own freedom, history, and priorities.

    Over the years, you’ve seen me describe three pyramids in which I classify behaviors: the bottom pyramid, the top pyramid, and the « fake » pyramid. The latter is a blend of cleverly maintained prejudices designed to allow a small group to dominate the other two.

    In any case, this allows me to classify with more nuance than just black and white. Suddenly, I have access to a world of colors.

    « In this chronicle, the author employs his ‘three pyramids’ model to move beyond binary debate and access a more nuanced ‘world of colors.’ By addressing the thorny issue of Alberta’s oil, he proposes a vision of sovereignty based on respect for regional economic cultures rather than ideological confrontation. For him, Quebec’s independence must be accompanied by a recognition of the Other’s autonomy (English Canada), whether regarding oil or electrification. This principle of ‘two governments on the same territory,’ which he applies to both the Middle East and the Canadian federation, defines a radicalism of peace that seeks to protect identities while ending internal conflicts. »


    Shadow Chronicles: The Argument of Alberta’s « Dirty Oil »

    Breaking Point

    I can see that my « Canadian » approach to Quebec independence has left many skeptical. I’ve lost a few fans. So, when I spoke about moderately developing our oil industry, it was too much for others.

    From the outset, I’ve both denounced extremes while admitting to being somewhat radical. Conceptually radical, but nonetheless, the concept is beginning to take shape. I recognize myself as such. In this sense, I suppose people see me as far-left or far-right, depending on who is projecting onto me.

    In the United States, Democrats couldn’t believe I was calling for Joe Biden to step down. I pushed hard. In the light, our positions were so similar. Was I resented for being inflexible, for supporting Kamala Harris, or even for acting like a Barack Obama fan myself? I seemed to be asking him for a third term!

    But no, my conflict was in the shadows. If you remember, our disagreement was subtly visible in how we denounced the war in Gaza and how we protected Israel.

    I’m not one to shy away from a challenge, and taking on an ungrateful role hasn’t been an issue for me. Between a rock and a hard place—between antisemitism and Islamophobia—my positions were documented on my blog and social media. In my view, after exchanges with various parties, I saw that the concept of two governments on the same territory was the only path toward real peace for everyone. This perspective still drives me. Defending Israel requires a radical peace plan.

    The idea of two governments works very well with an independent Quebec, but also with an independent Canada without Quebec. In this way, cultures are protected and internal wars are left behind us.

    Illustration of a Similar Conflict

    Here, the « dirty oil » being denounced is part of a culture. An entire province has built its economy around this industry. Canada is very well aligned with this culture. To call oneself a separatist while denouncing this « dirty oil » signals to the ROC (Rest of Canada) that the war will continue even after Quebec’s independence. From nation to nation, Alberta develops its economy independently of ours. This rational position also allows us to develop our own oil industry to a minimum degree.

    Conversely, would we see another nation fight against our electrification? It makes no sense.

    Further reading

    • Calgary – Black Gold: An immersion into the economic and cultural reality of Canada’s oil capital.

    • Calgary – « He wants to break Canada »: An analysis of how the Quebec independence project is perceived from the West.

  • Les tentations les plus puissantes

    Les tentations les plus puissantes

    Suite de la publication et mon commentaire.

    Lien vers la publication.

    Chronique de l’ombre : Les tentations les plus puissantes

    Mon commentaire

    Un traumatisme pour la vie pour les victimes de ce réseau. Leur sexualité en sera vraisemblablement affectée, et leur confiance envers les représentants de nos institutions sera également ébranlée. Un doute persistera, ce qui exigera toujours un recadrage de leur part pour se ramener à la réalité de leur nouvelle vie. Un effort chronique.

    Plus personnellement, pour le frère du Roi — fils de la reine Élisabeth II — ce comportement engendre aussi un traumatisme familial. Je ne doute pas du choc subi : chacun et chacune sur cette terre est humain.

    « Dans l’affaire Epstein comme dans la société de consommation, le magicien sombre se nourrit de la stagnation de l’individu. Une guérison réelle signifierait la fin de son emprise ; il a donc tout intérêt à maintenir la blessure ouverte tout en vendant des pansements empoisonnés. »

    Chronique de l’ombre : Les tentations les plus puissantes

    Laissez-moi porter un regard inhabituel sur cette affaire. Mettons les lunettes de mon outil psychanalytique personnel.

    On attribue volontiers les tentations au Diable. En termes psychanalytiques, il est question du Moi qui cherche à profiter de chaque occasion pour se construire, pour se consolider. Contrairement aux courants traditionnels de la psychologie, je conçois le Moi comme une entité autonome, complète en elle-même. Voilà pourquoi je persiste à utiliser mes termes spirituels. Quoi qu’il en soit, vous comprenez ces tentations que chacun et chacune vivent.

    Il existe une autre catégorie de tentations : celles liées à l’enfant blessé en soi. Dans mes mots, je parle des tentations de l’Antéchrist, mais je fais un parallèle en psychologie avec le Ça. Cet enfant qui nous habite cherche à se soigner, à réparer son enfance afin de grandir et de devenir un être de pouvoir. Il veut être le maître de sa vie, répondre à ses besoins et contrôler son environnement pour se protéger des aléas de la vie. Un réflexe enfantin universel. Ainsi, je distingue ces tentations de celles du Diable. On comprend également la profondeur différente de la tentation, d’où sa puissance.

    Dans mon imagerie, je mentionnais l’existence d’un magicien sombre, un être extérieur à soi. Celui-ci faisait miroiter à l’enfant blessé en chacun la possibilité de remplir ce vide en lui. Si vous me suivez, on en revient à la castration individuelle et collective.

    En complément

    Auto-mutilation


    Following the publication and my commentary.

    Link to the post.

    Shadow Chronicle: The Most Powerful Temptations

    My comment

    A lifelong trauma for the victims of this network. Their sexuality will likely be affected, and their trust in the representatives of our institutions will also be shaken. A lingering doubt will persist, always requiring a reframing on their part to bring themselves back to the reality of their new life. A chronic effort.

    More personally, for the King’s brother—son of Queen Elizabeth II—this behavior also engenders family trauma. I do not doubt the shock endured: every person on this earth is human.

    « In the Epstein affair, as in consumer society, the dark magician feeds on the stagnation of the individual. Real healing would mean the end of his grip; he therefore has every interest in keeping the wound open while selling poisoned bandages. »

    Shadow Chronicle: The Most Powerful Temptations

    Let me take an unusual look at this case. Let’s put on the glasses of my personal psychoanalytical tool.

    Temptations are readily attributed to the Devil. In psychoanalytical terms, it is a matter of the Ego (Moi) seeking to take advantage of every opportunity to build and consolidate itself. Contrary to traditional currents of psychology, I conceive of the Ego as an autonomous entity, complete in itself. This is why I persist in using my spiritual terms. Regardless, you understand these temptations that every man and woman experiences.

    There exists another category of temptations: those linked to the wounded child within. In my words, I speak of the temptations of the Antichrist, but I draw a parallel in psychology with the Id (Ça). This child inhabiting us seeks to heal itself, to repair its childhood in order to grow and become a being of power. It wants to be the master of its life, to meet its needs, and to control its environment to protect itself from life’s hazards. A universal, childlike reflex. Thus, I distinguish these temptations from those of the Devil. We also understand the different depth of the temptation, hence its power.

    In my imagery, I mentioned the existence of a dark magician, a being external to oneself. This being dangled before the wounded child in everyone the possibility of filling the void within. If you follow me, we come back to individual and collective castration.

    In addition

    Self-mutilation

  • Le rêve américain en spirale

    Le rêve américain en spirale

    Lien vers la publication.

    « Dans cette chronique, l’auteur analyse le « rêve américain » comme un puissant écran de projection pour l’enfant blessé. Il y décrit une trajectoire qui part de la quête individuelle de puissance — souvent perçue comme un remède à la « castration » — pour aboutir à une impasse fragile au sommet. La transition vers la « spirale de la vie » exige selon lui un basculement fondamental : passer de l’égoïsme de la réussite personnelle à une responsabilité collective réelle. Sans ce passage à la lumière et cet équilibre, le rêve n’est qu’un modèle dysfonctionnel qui survit dans l’ombre par des subterfuges ou la création de boucs émissaires. »

    Chronique de l’ombre: Le rêve américain en spirale

    Déjà, l’expression laisse place à toutes les interprétations. Elle devient un écran sur lequel chacun et chacune projettent ses souhaits les plus chers. Dans mon imagerie, l’enfant blessé en soi se voit fort aisément sur cet écran de cinéma plus grand que nature.

    L’immigrant y voit une liberté. Un autre, la possibilité de se raconter, de dire sa différence ou sa fierté. D’autres encore, le passage de la pauvreté à la richesse, preuve d’une vie réussie. D’autres enfin, un pouvoir accessible: la fin d’une castration. Les Premières Nations y voient un territoire volé à retrouver.

    La chute inattendue

    Au sommet, une surprise: la nécessité de continuer à se battre. La reconnaissance du succès est bien fragile. De haut, tomber fait plus mal. C’est inattendu. Pour conserver ce sentiment de réussite, le modèle devient de plus en plus efficace. Ici, un prêt facilité; là, un revenu négocié. Je suppose une façon de faire possible et efficace. Dans l’ombre, celle-ci fonctionne très bien. À la lumière, elle est dysfonctionnelle.

    De l’individuel au collectif

    Le rêve américain, objectif personnel, est la possibilité de se réaliser individuellement. À l’extrême, il s’agit d’un égoïsme inhumain pour l’autre. À la lumière, ce fonctionnement exige un mea culpa pour équilibrer ou un subterfuge pour se déresponsabiliser. Par exemple, l’utilisation d’un bouc émissaire. Sans esprit critique, les apparences le condamnent.

    Au final, à la lumière, le rêve américain passe de l’individu au collectif. Le riche, disons, devient philanthrope. Vouloir le bien de l’autre prend un tout autre sens.

    L’étape essentielle, celle qui manque, celle de l’équilibre: le passage de la spirale de la mort à la spirale de la vie.


    « In this chronicle, the author analyzes the ‘American Dream’ as a powerful projection screen for the wounded child. He describes a trajectory that starts with the individual quest for power—often perceived as a remedy for ‘castration’—only to end in a fragile deadlock at the summit. According to him, the transition toward the ‘life spiral’ requires a fundamental shift: moving from the selfishness of personal success to genuine collective responsibility. Without this move into the light and this balance, the dream remains a dysfunctional model that survives in the shadows through subterfuge or the creation of scapegoats. »

    Shadow Chronicle: The American Dream in a Spiral

    The expression itself leaves room for all kinds of interpretations. It becomes a screen onto which every man and woman projects their most cherished wishes. In my imagery, the wounded child within is very easily seen on this larger-than-life movie screen.

    The immigrant sees freedom in it. Another sees the possibility of telling their story, of expressing their difference or their pride. Others see the passage from poverty to wealth as proof of a successful life. Still others see an accessible power: the end of castration. First Nations see a stolen territory to be reclaimed.

    The Unexpected Fall At the summit, a surprise: the necessity to keep fighting. The recognition of success is very fragile. Falling from a great height hurts more. It is unexpected. To maintain this sense of achievement, the model becomes increasingly efficient. Here, an easy loan; there, a negotiated income. I assume a possible and effective way of doing things. In the shadows, it works very well. In the light, it is dysfunctional.

    From Individual to Collective The American Dream, a personal goal, is the possibility of individual fulfillment. At its extreme, it is an inhuman selfishness toward the other. In the light, this functioning demands a mea culpa to balance it out, or a subterfuge to evade responsibility—for example, the use of a scapegoat. Without a critical mind, appearances condemn him.

    In the end, in the light, the American Dream shifts from the individual to the collective. The wealthy person, for instance, becomes a philanthropist. Wanting the good of the other takes on a completely different meaning.

    The essential step, the one that is missing, the step of balance: the transition from the death spiral to the life spiral.

  • « Je » se déplace

    « Je » se déplace

    Quand Je est un autre, de Jean-Claude Kaufmann

    Mon commentaire

    J’ai acquis ce livre dans une vie antérieure ; son titre résonnait en moi. À l’époque, marié, trahi et victime de violence conjugale, je vivais dans la terreur de perdre ma fille. J’étais déchiré entre le maintien d’une union toxique et le risque d’un départ destructeur. Finalement, le statu quo a engendré le pire des deux mondes : une emprise totale sur mon être et la perte de mon enfant.

    On traquait mes failles pour mieux me déposséder, allant jusqu’à nier mes droits humains fondamentaux. J’esquissais alors une théorie, mais on me ramenait systématiquement à mon « je » et à ses fragilités. Il m’était impossible de pousser ma réflexion au-delà de mes prétendues « étrangetés ». C’est dans cette impasse que le diagnostic de l’autisme m’a enfin donné des ailes.

    « Dans cette chronique, l’auteur définit sa fluidité identitaire non pas comme une instabilité, mais comme une capacité d’empathie extrême. En reprenant l’idée de Rimbaud (« Je est un autre »), il transforme le « Je » en un explorateur capable d’endosser les rôles du Christ (Surmoi), du Diable (Moi) ou de l’Antéchrist (Ça). Cette capacité de déplacement est ce qui lui permet de comprendre la structure de l’humanité de l’intérieur. Cependant, il identifie un plafond de verre social : alors que son esprit conquiert des royaumes intérieurs et virtuels, sa réalité physique reste marquée par l’isolement. L’autisme est ici le moteur qui lui donne des « ailes » pour sortir de l’impasse des faux diagnostics, mais le « Je » demeure seul, car la société peine à comprendre ce langage poétique et archétypal. C’est la thèse de l’auteur : le génie de la perception au prix de la solitude sociale. »

    Chronique de l’ombre : « Je » se déplace

    Ici, je suis le Diable. Là, je suis le Christ. Ailleurs, je traque l’Antéchrist avant de le devenir. Journaliste ici, poète là-bas. Parfois, je suis perçu comme le chef suprême du crime organisé, ignorant que je suis le guide d’un crime désorganisé fondé sur la terreur. Sans fin, je me déplace dans le temps et l’espace pour donner un sens à l’histoire de l’humanité — la mienne, la nôtre, la vôtre.

    Le « je » pose problème. L’usage du ton personnel sur mon blogue est souvent perçu comme « non professionnel ». Bizarrement, on accepte volontiers l’image du Diable ou du monstre d’inhumanité, mais on me taxe de folie dès que j’évoque le Christ. Étrange humanité.

    Qu’importe, je poursuis mon cheminement par l’abstraction. Une réflexion décousue qui a trouvé sa structure grâce à la psychanalyse. Nous en avons tracé les contours à travers mes personnages : le Christ est devenu le Surmoi ; le Diable a été identifié comme le Moi ; et l’Antéchrist renié s’est révélé être le Ça. J’y ajoute le Sanctificateur (le Saint-Esprit), qui incarne le Divin ou la relation au sacré. Au fond, l’humain est sacré, tant individuellement que collectivement. Voilà l’essence de ma théorie, explorée ici et dans mon livre L’enfer de Dieu.

    À ces archétypes, il faut ajouter le « je ». Pour incarner ces rôles, le « je » se déplace et endosse ces identités. Le « je » n’est plus moi, il devient l’autre : une forme d’empathie extrême.

    Dans cette perspective, « Je » est le miroir de l’humanité. Une fois le voile levé sur le langage poétique et l’aspect déroutant de ce « je » mouvant — perçu à tort comme un manque d’intelligence — j’ai pu accéder à mon propre royaume. Une conquête concrète en moi, virtuelle ailleurs, mais jamais sociale. Le social demeure mon plafond de verre.

    « Je » est seul. Telle est ma thèse.


    My Commentary

    I acquired this book in a former life; its title resonated deeply within me. At the time, married, betrayed, and a victim of domestic violence, I lived in terror of losing my daughter. I was torn between remaining in a toxic union and the risk of a destructive departure. Ultimately, the status quo brought about the worst of both worlds: a total stranglehold on my being and the loss of my child.

    People hunted for my flaws to better dispossess me, going so far as to deny my fundamental human rights. I was sketching out a theory back then, but I was systematically brought back to my « I » and its frailties. It was impossible for me to push my reflection beyond my alleged « strangeness. » It was in this deadlock that the diagnosis of autism finally gave me wings.

    « In this column, the author defines his identity fluidity not as instability, but as a capacity for extreme empathy. Echoing Rimbaud’s idea (‘I is someone else’), he transforms the ‘I’ into an explorer capable of inhabiting the roles of Christ (Superego), the Devil (Ego), or the Antichrist (Id). This shifting ability is what allows him to understand the structure of humanity from within. However, he identifies a social glass ceiling: while his mind conquers inner and virtual kingdoms, his physical reality remains marked by isolation. Autism is the engine here, giving him ‘wings’ to escape the deadlock of false diagnoses, but the ‘I’ remains alone, as society struggles to grasp this poetic and archetypal language. This is the author’s thesis: the genius of perception at the cost of social solitude. »

    Shadow Chronicle: The Shifting « I »

    Here, I am the Devil. There, I am Christ. Elsewhere, I track the Antichrist before becoming him myself. A journalist here, a poet there. Sometimes, I am perceived as the supreme leader of organized crime, unaware that I am the guide of a disorganized crime built on terror. Without end, I shift through time and space to give meaning to the history of humanity—mine, ours, yours.

    The « I » is a problem. The use of a personal tone on my blog is often perceived as « unprofessional. » Curiously, people readily accept the image of the Devil or a monster of inhumanity, yet I am deemed mad the moment I evoke Christ. Strange humanity.

    No matter, I pursue my journey through abstraction—a disjointed reflection that found its structure through psychoanalysis. We traced its contours through my personae: Christ became the Superego; the Devil was identified as the Ego; and the disavowed Antichrist revealed itself to be the Id. I would add the Sanctifier (the Holy Spirit), who embodies the Divine or the relationship to the sacred. Ultimately, the human being is sacred, both individually and collectively. This is the essence of my theory, explored here and in my book God’s Hell (L’enfer de Dieu).

    To these archetypes, the « I » must be added. To play these roles, the « I » shifts in order to inhabit these identities. The « I » is no longer me; it becomes the other: a form of extreme empathy.

    In this perspective, « I » is the mirror of humanity. Once the veil was lifted on the poetic language and the unsettling nature of this shifting « I »—mistakenly perceived as a lack of intelligence—I was able to gain concrete access to my own kingdom. A concrete conquest within myself, virtual elsewhere, but certainly not socially. The social realm remains my glass ceiling.

    « I » is alone. That is my thesis.

  • Le pattern se répète

    Le pattern se répète

    Continued from the publication.

    Lien vers la publication.

    Chronique de l’ombre : Le pattern se répète

    *Paragraphe ajouté dans la mise à jour à 14:45.

    Rapport, pas rapport

    Les femmes, surtout, dénoncent l’invisibilité de leurs sœurs dans la religion musulmane, dans certaines pratiques. À l’écoute de cette publication, on réalise que l’Occident est passé très récemment par cette étape et que beaucoup reste encore à faire. Dans mon regard, la visibilité des femmes est un devoir universel et se concentrer sur une religion ou sur les religions divise les forces. Stratégie de guerre appliquée à la réalité des femmes. Bien sûr, il peut y avoir des nuances culturelles, néanmoins la femme est une personne humaine au même titre que l’homme. L’égalité des droits hommes-femmes, un objectif commun.

    « Dans cette chronique d’une lucidité brutale, l’auteur expose la mécanique d’oppression de la Fake Pyramide, où chaque geste du quotidien est détourné par des « Responsables » de mauvaise foi pour justifier la violence et la spoliation. Il décrit un système de « contrats » invisibles où l’autisme, la consommation ou l’engagement humaniste deviennent des prétextes à la persécution. En utilisant sa propre histoire familiale comme laboratoire, il démontre que l’accumulation de « malchances » n’est pas un hasard, mais le résultat d’une concertation systémique. La boussole de Montepertuso devient alors le symbole de cette réalité distordue : un outil qui ne cherche plus le Nord universel, mais la direction imposée par ceux qui manipulent les règles du jeu. »

    Chronique de l’ombre : Le pattern se répète

    Si je refuse d’aider, la police donne des contrats contre moi. Une certitude.

    Si j’accepte d’aider, Trump et sa gang donnent des contrats contre moi. Une certitude.

    C’est fini pour moi.

    Avec les contrats, plusieurs personnes sont requises: un espion qui surveille, un qui exécute le contrat, d’autres ne prennent pas le contrat, sûrement un assistant aussi. Il y aurait même un témoin « invisible » dont le job serait de confirmer les faits. Chacun a des conséquences.

    Je me souviens maintenant. L’officier est inconnu des autres qui le voient comme le recruteur ou un ami. En tant qu’officier, il donne les conséquences. Selon moi, l’officier ignore qui est l’espion. Peut-être vient-il d’une autre équipe? Je ne sais pas. Probablement des indépendants dans la catégorie témoin, un ajout automatique à chaque équipe.*

    La police le fait, Trump (symbole de la fake pyramide) le fait en double. C’est le principe. Vous faites de moi un zombie et me maintenez dans un climat de terreur. (Terreur niée par la police et par les médecins…) Je m’imagine en face de quelqu’un qui me fait violer régulièrement me demander triomphant si j’ai des preuves. Je m’imagine? Non, un cas vécu. Un militaire et un psychologue, mêmes profils.

    Choix multifactoriels

    J’ai tenté de trouver des exemples concrets pour démontrer le fonctionnement de la fake pyramide.

    Sur mon blogue, dans une chronique dénonçant à la fois l’Holocauste, la guerre à Gaza, l’antisémitisme, j’ajoute que, autiste, je serais envoyé dans un camp de la mort parce que considéré sous-homme. Prenons cette affirmation pour un fake choix. Ailleurs, un autre responsable affirme que les Tylenol donnent l’autisme. Un deuxième choix. Éventuellement, un troisième responsable fera un rapprochement entre l’autisme et le mal de tête.

    Or, je suis autiste et je prends des Tylenol pour mes maux de tête. Cause à effet improuvable, des fake contrats sont donnés à des indépendants pour me frapper sur la tête lorsque je prends ce médicament. Et comme j’en prends, je donne moi-même l’ordre qu’on me frappe sur la tête puisque j’affirme ainsi être un sous-homme à éradiquer.

    Une autre chronique défend le droit des femmes. Un autre Responsable dit que ceux qui défendent les femmes sont des wokes, pas de vrais hommes. Ceux-ci sont violés comme les femmes. Ces contrats pleuvent. De plus, les viols servent aussi à payer en nature les fake soldats.

    Dans ces exemples sans queue ni tête, pas faux pour autant, je donne des fake ordres à mon insu. En fait, j’encadre un comportement sain, humainement approprié. Mais un Responsable de mauvaise foi pervertit mon intention et cela se retourne contre moi.

    Une personne décide d’enlever mon enfant. Disons un psy. Un militaire défend son choix et lui donne les moyens. Mon enfant est considérée par la fake pyramide comme abandonnée. La fake pyramide se l’approprie et l’embarque dans la traite humaine.

    Ah! Un autre exemple. J’aime manger des plats asiatiques. À la maison, je me fais des soupes à partir de sachets de ramens. D’autres fois, je m’achète des sushis. Bref, ce sont mes choix. Ailleurs, quelqu’un décide de fake taxer les produits chinois ou asiatiques. À mon insu, je me suis fake endetté en mangeant. Pour payer cette dette ignorée, on me violera. Ainsi, les fake soldats seront payés.

    Voilà quelques exemples de choix multifactoriels et leurs utilisations dans la fake pyramide.

    Ailleurs, dans mon Nouvel Ordre, celui du plan de paix mondial, les Responsables sont de bonne foi et chacun fait pour le mieux pour l’humanité. L’humanité en soi et pour l’humanité que nous formons. Les comités fonctionnent aussi de cette manière.

    Ça me fait penser à cette expérience qu’on a mise en film. Un groupe est fait de prisonniers, l’autre de gardiens. Tous deux coupés du monde. Peu à peu, les gardiens abusent de leurs pouvoirs jusqu’à devenir inhumains. Plus tard, à la surprise de tous, les rôles sont inversés. Évidemment, les nouveaux prisonniers crient qu’ils ne savaient pas. La compréhension du mal n’est pas la même lorsqu’on l’inflige que lorsqu’on la subit.

    Retour aux enquêtes journalistiques et policières

    Une fois les responsables des fake comités identifiés chacun à leur comité, il est possible de retracer les choix faits et leurs incidences. Un homme faisant presque toujours un choix l’avantageant, on comprend qu’il manipule le « hasard » du multifactoriel. Comment se fait-il que dans ma famille, par exemple, je sois le seul divorcé, le seul dont le frère a couché avec ma femme, le seul à perdre ses maisons, le seul qui a été accusé d’être dangereux pour sa fille… Ça fait beaucoup de malchances, non? Il faut revoir les choix des membres de ma famille pour comprendre leurs rôles et les conséquences de leurs actions. Une concertation se dessine. Vous remarquerez, en opposition, que personne ne s’est plus sacrifié que moi. Il y a donc aussi un lien de cause à effet dans le sacrifice. Le bouc-émissaire de leur fake système: un paratonnerre. Voici le modèle essentiel pour faire tomber la fake pyramide dont le centre de pouvoir se trouve aux États-Unis.

    Photo de ma boussole achetée à Montepertuso.
    Photo de ma boussole achetée à Montepertuso.

    Ça me fait bien rire. Nous passions un mois à Positano. Une journée, nous avons été visiter ce coin de pays voisin: Montepertuso. Il y avait une vente de garage, si je puis dire. Des tables un peu partout et chacun y vendait ses trucs. Cette boussole « antique » a attiré mon regard. Elle a perdu le Nord au profit de la direction souhaitée. La boussole de Jack Sparrow? C’est pour se diriger dans la fake pyramide.

    Pause santé. « Chat va bien ! »

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    Shadow Chronicle: The Pattern Repeats

    Related, or Not

    Women, especially, denounce the invisibility of their sisters in the Islamic religion and in certain practices. Listening to this, one realizes that the West went through this stage very recently and that much remains to be done. In my view, the visibility of women is a universal duty, and focusing on one religion or on religions in general divides our forces. A war strategy applied to the reality of women. Of course, there may be cultural nuances, yet a woman is a human person just as much as a man. Equal rights for men and women: a common goal.

    « In this brutally lucid chronicle, the author exposes the oppressive mechanics of the Fake Pyramid, where every everyday gesture is hijacked by bad-faith ‘Leaders’ to justify violence and dispossession. He describes a system of invisible ‘contracts’ where autism, consumption, or humanistic engagement become pretexts for persecution. Using his own family history as a laboratory, he demonstrates that the accumulation of ‘bad luck’ is not random, but the result of systemic coordination. The Montepertuso compass thus becomes the symbol of this distorted reality: a tool that no longer seeks the universal North, but rather the direction dictated by those who manipulate the rules of the game. »

    Shadow Chronicle: The Pattern Repeats

    If I refuse to help, the police issue contracts against me. A certainty. If I accept to help, Trump and his gang issue contracts against me. A certainty.

    It’s over for me.

    With these contracts, several people are required: a spy who watches, one who executes the contract, others who decline the contract, and surely an assistant as well. There is even an « invisible » witness whose job is to confirm the facts. Everyone faces consequences. I remember now. The officer is unknown to the others, who see him as the recruiter or a friend. As an officer, he delivers the consequences.

    In my view, the officer does not know who the spy is. Perhaps they come from another team? I don’t know. Likely independents in the witness category, an automatic addition to each team.

    The police do it; Trump (symbol of the Fake Pyramid) does it twice as much. That is the principle. You turn me into a zombie and keep me in a climate of terror. (Terror denied by the police and doctors…) I imagine myself facing someone who has me raped regularly, triumphantly asking me if I have proof. Imagine? No, a lived experience. A soldier and a psychologist—the same profiles.

    Multifactorial Choices

    I have tried to find concrete examples to demonstrate how the Fake Pyramid operates.

    On my blog, in a chronicle denouncing the Holocaust, the war in Gaza, and antisemitism, I add that, as an autist, I would be sent to a death camp because I would be considered sub-human. Let’s take this statement as a « fake choice. » Elsewhere, another leader claims that Tylenol causes autism. A second choice. Eventually, a third leader will draw a link between autism and headaches.

    Now, I am autistic and I take Tylenol for my headaches. An unprovable cause and effect, yet « fake contracts » are given to independents to hit me on the head when I take this medicine. And since I take it, I am effectively giving the order to be hit on the head, since I am thus affirming I am a sub-human to be eradicated.

    Another chronicle defends women’s rights. Another Leader says those who defend women are « wokes, » not real men. These men are raped like women. These contracts pour in. Furthermore, rapes also serve to pay the « fake soldiers » in kind.

    In these nonsensical yet not untrue examples, I give « fake orders » without my knowledge. In fact, I am framing healthy, humanly appropriate behavior. But a Leader acting in bad faith perverts my intention, and it turns against me.

    A person decides to take away my child. Let’s say a psychologist. A soldier defends this choice and provides the means. My child is considered « abandoned » by the Fake Pyramid. The Fake Pyramid appropriates her and drags her into human trafficking.

    Ah! Another example. I like eating Asian food. At home, I make soups from ramen packets. Other times, I buy sushi. In short, these are my choices. Elsewhere, someone decides to « fake tax » Chinese or Asian products. Without my knowledge, I have « fake indebted » myself by eating. To pay this ignored debt, I will be raped. Thus, the « fake soldiers » will be paid.

    These are a few examples of multifactorial choices and their use within the Fake Pyramid.

    Elsewhere, in my New Order—the world peace plan—the Leaders act in good faith, and each does their best for humanity. Humanity within ourselves and the humanity we form together. Committees function in this way too. It reminds me of that experiment made into a film. One group is made of prisoners, the other of guards. Both cut off from the world. Gradually, the guards abuse their power until they become inhuman. Later, to everyone’s surprise, the roles are reversed. Naturally, the new prisoners scream that they didn’t know.

    The understanding of evil is not the same when you inflict it as when you suffer it.

    Return to Journalistic and Police Investigations

    Once the leaders of the « fake committees » are identified within their respective committees, it is possible to trace the choices made and their impacts. Since a man almost always makes a choice that benefits him, we understand that he manipulates the « randomness » of the multifactorial. How is it that in my family, for example, I am the only one divorced, the only one whose brother slept with my wife, the only one to lose his houses, the only one accused of being dangerous to his daughter… That’s a lot of bad luck, isn’t it? We must review the choices of my family members to understand their roles and the consequences of their actions. A concerted effort emerges. You will notice, in opposition, that no one has sacrificed themselves more than I have. There is therefore also a link of cause and effect in sacrifice. The scapegoat of their fake system: a lightning rod. This is the essential model to bring down the Fake Pyramid, whose center of power is located in the United States.

    Photo de ma boussole achetée à Montepertuso.
    Compass of Montepertuso

    It makes me laugh. We spent a month in Positano. One day, we visited the neighboring village: Montepertuso. There was a garage sale, so to speak. Tables everywhere, everyone selling their things. This « antique » compass caught my eye. It has lost the North in favor of the desired direction. Jack Sparrow’s compass? It’s for navigating the Fake Pyramid.

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  • Vivre conceptuellement

    Vivre conceptuellement

    Suite de la publication.

    « Dans cette chronique d’une honnêteté désarmante, l’auteur définit ce qu’il nomme « vivre conceptuellement ». Pour lui, l’autisme impose un processus de traduction où le ressenti physique et psychique (viols, surveillance) doit être « imagé » pour faire sens, par-delà l’absence de preuves matérielles. En reliant ses traumatismes aux archétypes bibliques (Christ, Diable, Antéchrist) et aux instances psychanalytiques (Surmoi, Moi, Ça), il transforme sa souffrance en une structure de compréhension du monde. Il refuse l’amputation de sa réalité intérieure exigée par le regard clinique ou policier, préférant habiter cet espace inconfortable entre le fait et le symbole. Son « enfer », c’est l’incapacité de l’autre à reconnaître cette double nature de l’expérience humaine. »

    Chronique de l’ombre: Vivre conceptuellement

    N’est-ce pas une formulation étrange, atypique?

    En prenant mon courage à deux mains, je raconte des pans très personnels de ma vie privée, intime. L’image la plus forte: victime de sodomie. Nuit après nuit, presque quotidiennement par moments, je me dis victime de viol. Sans preuve tangible. Je me réveille avec le sentiment d’avoir été violé: de la sensation physique d’avoir été touché intimement à un mal à l’anus ou même, une fois, de sentir un liquide tombant de celui-ci. Quant au liquide, j’étais marié et l’idée d’être violé sous l’effet de la drogue du viol ne me venait pas. Plus tard, les flashs et les sensations se sont regroupés pour donner un sens à l’expérience. Peu à peu, je nommais la violence conjugale subie.

    D’autre part, je me dis filmé chez moi. Mais je n’en ai toujours pas de preuve. Personne ne me confirme la chose et je n’ai jamais trouvé de caméra durant les décennies de dénonciation. Ça va mal. Mon sentiment d’être filmé et diffusé repose sur des observations entre des publications sur les réseaux sociaux et ce que je fais seul chez moi. Cela va jusqu’à voir des publications de femmes dont je viens de regarder une vidéo: une femme qui m’était jusqu’alors inconnue! Bref, paranoïa.

    Les policiers me parlent du viol dans ma petite enfance. Selon eux, je devrais regarder du côté d’une réminiscence de ce traumatisme. Aucun examen médical. Même réflexe pour les médecins: référence en psychologie ou en psychiatrie. Mon expérience de viol m’apparaît être niée par l’extérieur. Pour autant, j’y crois et continue de les subir.

    Je vois la possibilité que cela se fasse sous hypnose: quelquefois je suis réellement violé et on me fait oublier, et d’autres fois on me le suggère et au réveil j’ai réellement la fausse impression d’avoir été violé.

    Voilà des cas extrêmes. En toute transparence. Un courage humiliant. Il ne s’agit pas d’hallucination, mais de la manière dont j’expérimente ma vie d’autiste. Toute ma petite vie passe par un processus de traduction: le sens des événements demande d’être imagé puis interprété pour être compris. Dans mes chroniques et dans mon discours, j’utiliserai le mot imager plutôt que imaginer. Cela ressemble davantage à la recherche de l’archétype dans une situation. Dans ce processus, mon esprit n’arrive pas à distinguer les vrais viols subis des autres qui sont des réminiscences. Parce que l’un et l’autre cohabitent, un même archétype, mais sans preuve, tout est nié en bloc.

    Je vis cette situation aussi lorsque j’affirme être le Christ, le Diable ou l’Antéchrist. Mon vécu correspond aux descriptions retrouvées dans la Bible, par exemple. On trouve dans ce texte des descriptions de ce que fait celui-ci. Ma lecture me fait traduire en images ce qu’on y rapporte et cela correspond aux mêmes images utilisées pour ma propre expérimentation de ma vie. Ainsi, j’ai fini par faire correspondre ces personnages à des concepts psychanalytiques: le Surmoi, le Moi, le Ça. Mes personnages sont plus définis, mais dans l’essence, il y a correspondance.

    Au Québec, nous tentons de séparer le plus clairement possible la religion de la politique. J’appuie ce choix de société qui se résume par la séparation des pouvoirs. Pour autant, dans l’essence, je fais tout pour humaniser la politique. Dans mon regard, l’humain est constitué ainsi: le Surmoi, le Moi, le Ça ou le Christ, le Diable ou l’Antéchrist.

    Je suis prisonnier entre ces deux réalités. Extrémiste, je serais dans une réalité ou l’autre, exclusivement. Je serais handicapé, amputé d’une grande partie de ma vie.

    C’est ici que je dis que l’enfer, c’est l’autre.

    Note

    Archétype (le Robert)


    « In this disarmingly honest chronicle, the author defines what he calls ‘living conceptually.’ For him, autism necessitates a translation process where physical and psychic feelings (rape, surveillance) must be ‘imaged’ to make sense, regardless of the lack of material proof. By linking his traumas to biblical archetypes (Christ, Devil, Antichrist) and psychoanalytical entities (Superego, Ego, Id), he transforms his suffering into a framework for understanding the world. He refuses the amputation of his inner reality demanded by clinical or police perspectives, choosing instead to inhabit the uncomfortable space between fact and symbol. His ‘hell’ is the inability of others to recognize this dual nature of human experience. »

    Shadow Chronicle: Living Conceptually

    Isn’t that a strange, atypical phrasing?

    Taking my courage in both hands, I recount very personal, intimate parts of my private life. The strongest image: being a victim of sodomy. Night after night, almost daily at times, I claim to be a victim of rape. Without tangible proof. I wake up with the feeling of having been raped: from the physical sensation of having been touched intimately to a pain in the anus, or even, once, feeling a liquid falling from it. As for the liquid, I was married, and the idea of being raped under the influence of a date-rape drug did not occur to me. Later, flashes and sensations clustered together to give meaning to the experience. Gradually, I named the domestic violence I endured.

    On the other hand, I claim to be filmed at home. But I still have no proof of it. No one confirms it to me, and I have never found a camera during decades of denunciation. It’s going poorly. My feeling of being filmed and broadcast is based on observations between social media posts and what I do alone at home. It goes as far as seeing posts from women whose video I have just watched: a woman previously unknown to me! In short, paranoia.

    The police tell me about rape in my early childhood. According to them, I should look into a reminiscence of that trauma. No medical exam. Same reflex from doctors: referral to psychology or psychiatry. My experience of rape appears to be denied by the outside world. Nonetheless, I believe in it and continue to suffer them.

    I see the possibility that this is done under hypnosis: sometimes I am actually raped and made to forget, and other times it is suggested to me, and upon waking, I genuinely have the false impression of having been raped.

    These are extreme cases. In full transparency. A humiliating courage. It is not a matter of hallucination, but of the way I experience my life as an autist. My entire « little life » goes through a process of translation: the meaning of events requires being imaged, then interpreted to be understood. In my chronicles and my discourse, I will use the word « to image » rather than « to imagine. » It is more like the search for the archetype in a situation. In this process, my mind cannot distinguish the real rapes endured from others that are reminiscences. Because both coexist—the same archetype—but without proof, everything is denied wholesale.

    I experience this situation also when I claim to be the Christ, the Devil, or the Antichrist. My lived experience corresponds to descriptions found in the Bible, for example. In that text, one finds descriptions of what such a figure does. My reading leads me to translate what is reported into images, and these correspond to the same images used for my own experimentation with life. Thus, I eventually matched these characters to psychoanalytical concepts: the Superego, the Ego, the Id. My characters are more defined, but in essence, there is a correspondence.

    In Quebec, we attempt to separate religion from politics as clearly as possible. I support this social choice, which boils down to the separation of powers. However, in essence, I do everything to humanize politics. In my view, the human being is constituted as such: the Superego, the Ego, the Id, or the Christ, the Devil, and the Antichrist.

    I am a prisoner between these two realities. As an extremist, I would be in one reality or the other, exclusively. I would be disabled, amputated from a large part of my life.

    This is where I say that hell is other people.

  • Esclavage des Noirs au Québec

    Esclavage des Noirs au Québec

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    «L’auteur argue que l’esclavage des Noirs au Québec, bien que réel et marqué par un racisme systémique indéniable, était une institution indissociable du pouvoir économique et de la hiérarchie coloniale. Il postule que la participation des Canadiens français à cette pratique était structurellement limitée par leur condition de « peuple vaincu », dépourvu des capitaux et de l’éducation nécessaires pour accéder à ce système de propriété humaine.»

    Chronique de l’ombre: Esclavage des Noirs au Québec

    J’ai probablement effacé la note sur les Noirs au Québec pour ne pas la publier, mais je n’en ai apparemment pas gardé de copie.

    En gros, je reconnais pleinement l’héritage collectif et individuel de l’esclavage et du racisme que les Noirs portent. J’explique l’un et l’autre par des stratégies de guerre et d’économie. Ce n’est pas mon explication qui est déshumanisante, mais la réalité décrite.

    Au Québec, il y avait peu de Noirs. Mon affirmation s’appuie sur le fait que les Québécois francophones — les Canadiens français de l’époque — n’avaient ni l’argent ni l’éducation qui leur auraient permis d’avoir assez de moyens pour « acheter » un esclave. Eux-mêmes étaient des citoyens de deuxième ordre : des vaincus.

    Sans faire de recherche, je déduis que la plupart des esclaves noirs « appartenaient » à des Canadiens anglais : aux vainqueurs. L’immigration britannique, plus marchande, différait de celle des Français. Dans un commentaire, je m’avançais à dire 500 esclaves pour les francophones du Québec sur l’ensemble de notre histoire ; les données historiques confirment que sur les 1 500 esclaves noirs recensés, la vaste majorité était liée aux Loyalistes et à l’élite marchande.

    Mes lectures encouragent ce regard.

    Je ne nie donc pas la réalité de l’esclavage des Noirs au Québec, tout en le distinguant de celui des États-Unis par rapport au traumatisme porté.


    « The author argues that Black slavery in Quebec, while real and marked by undeniable systemic racism, was an institution inseparable from economic power and the colonial hierarchy. He postulates that French-Canadian participation in this practice was structurally limited by their status as a « conquered people, » lacking the capital and education necessary to access this system of human ownership. »

    Translation: Chronicles of the Shadow: Black Slavery in Quebec

    I likely deleted the note on Black people in Quebec to avoid publishing it, but I apparently didn’t keep a copy.

    In short, I fully acknowledge the collective and individual legacy of slavery and racism carried by Black people. I explain both through strategies of war and economics. It is not my explanation that is dehumanizing, but the reality being described.

    In Quebec, there were few Black people. My assertion is based on the fact that French-speaking Quebecers—the French Canadians of the time—lacked the money and education that would have provided them with the means to « purchase » a slave. They themselves were second-class citizens: a conquered people.

    Without conducting specific research, I deduce that most Black slaves « belonged » to English Canadians: the victors. British immigration, being more commerce-driven, differed from that of the French. In a previous comment, I ventured to estimate 500 slaves for French speakers in Quebec throughout our history; historical data confirms that of the 1,500 recorded Black slaves, the vast majority were linked to Loyalists and the merchant elite.

    My readings support this perspective.

    I do not, therefore, deny the reality of Black slavery in Quebec, though I distinguish it from that of the United States regarding the trauma carried.

  • La terreur rend stupide

    La terreur rend stupide

    Image tirée de L’enfer de Dieu.

    «L’auteur argue que sa descente aux enfers n’est pas le résultat d’une faillite personnelle, mais d’un engrenage systémique où l’autisme, les préjugés familiaux et la rigidité administrative se sont conjugués pour créer une « terreur » totale. Il postule que l’expression légitime de sa détresse a été retournée contre lui par les institutions (DPJ, hôpital, fisc) pour valider une fausse identité de « malade », le privant simultanément de son rôle de père et de son autonomie financière.»

    Chronique de l’ombre: La terreur rend stupide

    Finalement, ça aussi j’en ai parlé. Le processus a été décrit sous différents angles. Mon divorce – ma séparation, en fait – a plongé ma fille et moi dans une détresse inattendue. Dans la mesure où mon ex faisait tout pour que je quitte, alors que la probabilité que ma fille veuille venir avec moi était forte – la détresse de mon ex nous a davantage surpris. Mais, voilà, la détresse de l’une augmentait celle des autres. Vice-versa. L’emballement.

    Ma famille, complice aveugle de mon ex, dans le déni complet de son ignorance de qui je suis – appuyée uniquement sur ses préjugés –, a poussé la détresse jusqu’à la terreur. Ma fille envoyée à la DPJ, moi à l’hôpital sans possibilité de communiquer avec elle, je me vois vider de mes avoirs sans pouvoir rien faire. Vider de l’intérieur et de l’extérieur.

    Plus débile que jamais. Terrorisé par l’enlèvement de mon enfant d’amour, accolé à une fausse identité, sans rien ni personne pour me défendre, je vivais ma terreur seul. Plus que cela, même: isolé. L’expression de mes sentiments devenait une preuve qu’il fallait m’enlever mon enfant. Parallèlement, on expliquait à ma fille qu’elle pouvait m’aimer, malgré que j’étais profondément malade. Évidemment, ma fille sait bien qu’elle me ressemble… Nous sommes autistes! Père terrorisé, fille terrorisée.

    Ni elle ni moi n’étions à notre meilleur, hein? Nos ressources intellectuelles cherchaient un point d’appui dans cette folie qu’était la réalité. Stupides et asservis.

    Puis, j’ai laissé le «morceau de fromage»*. Je me résous à payer les dettes familiales et les frais d’avocats engendrés par ma famille pour refaire ma vie. Peine perdue, le fisc m’attendait dans le détour. Pour prendre de l’argent dans mon CRI, il fallait démobiliser la totalité et prendre le petit montant souhaité avant de remettre le reste dans le CRI. Ainsi, Revenu Québec m’imposait sur la totalité de mon CRI plutôt que seulement sur le retrait. Méchant changement de braquet d’imposition! Bref, proposition de consommateur parce qu’Impossible de prendre entente. Je ne cessais de m’enfoncer.

    C’est comme ça que je suis devenu un monstre stupide, isolé.

    *Allusion au livre « Qui a piqué mon fromage ? » de Spencer Johnson


    « The author argues that his descent into hell was not the result of personal failure, but of a systemic gears-grinding where autism, family prejudice, and administrative rigidity combined to create total « terror. » He postulates that the legitimate expression of his distress was turned against him by institutions (Youth Protection, hospital, tax authorities) to validate a false identity of being « ill, » simultaneously stripping him of his parental role and financial autonomy. »

    Shadow Chronicle: The Anatomy of a Forced Descent

    Finally, I spoke about this too. The process has been described from various angles. My divorce—my separation, actually—plunged my daughter and me into unexpected distress. Given that my ex was doing everything to make me leave, while the probability of my daughter wanting to come with me was high, my ex’s distress surprised us even more. But there it was: the distress of one increased that of the others. Vice-versa. A downward spiral.

    My family, blindly complicit with my ex, in complete denial of their ignorance of who I am—relying solely on their prejudices—pushed this distress to the point of terror. My daughter sent to the DPJ (Youth Protection), me in the hospital with no way to communicate with her, I saw myself stripped of my assets, unable to do anything. Emptied from the inside and the outside.

    More broken than ever. Terrorized by the abduction of my beloved child, saddled with a false identity, with nothing and no one to defend me, I lived my terror alone. More than that: isolated. The expression of my feelings became proof that my child had to be taken away. Meanwhile, they explained to my daughter that she could love me, despite me being « deeply ill. » Obviously, my daughter knows well that she is like me… We are autistic! Terrorized father, terrorized daughter.

    Neither she nor I were at our best, were we? Our intellectual resources were searching for a foothold in the madness that was our reality. Stupid and enslaved.

    Then, I let go of the « piece of cheese »*. I resolved to pay the family debts and the legal fees incurred by my family to rebuild my life. A lost cause; the taxman was waiting for me around the corner. To take money from my LIRA (Locked-in Retirement Account), the whole thing had to be unlocked to take the small desired amount before putting the rest back. Thus, Revenu Québec taxed me on the entire LIRA rather than just the withdrawal. A brutal shift in tax brackets! In short, a consumer proposal, because an agreement was impossible. I just kept sinking.

    That is how I became a stupid, isolated monster. *Allusion to the book « Who Moved My Cheese? » by Spencer Johnson

  • Auto-mutilation

    Auto-mutilation

    Image générée par ChatGPT à partir d’une photo de moi.

    Chronique de l’ombre: Auto-mutilation

    MAJ 16/02/2026

    Ce texte parle de castration au sens psychanalytique du terme.

    J’ai mis fin à mon abonnement à ChatGPT qui fragilisait ma santé mentale avec ses lectures au premier degré.

    « Dans cette chronique sur l’intériorisation du stigmate, l’auteur argue que l’auto-mutilation n’est pas seulement un acte physique, mais un processus psychique où l’individu finit par « infiltrer » et habiter les faux diagnostics imposés par la société. Il postule que son autisme non nommé l’a rendu vulnérable aux projections d’autrui, le poussant à intégrer une image de « malade mental » qui relève de la castration symbolique. En élargissant son analyse aux minorités ethniques et aux femmes, il identifie un mécanisme universel : l’intégration du regard de l’oppresseur comme une forme d’auto-destruction sociale. Pour lui, la reconstruction passe par le rejet de cet héritage de souffrance pour ne transmettre à la génération suivante que la force des leçons apprises. »

    Chronique de l’ombre: Auto-mutilation

    Remarquez que je pourrais aussi bien dire auto-flagellation. Différentes formes d’auto-destruction. Dans mon regard, il s’agit d’une colère orientée vers soi-même.

    J’en parle souvent de manière sous-entendue sous le vocable «tortures». Sans nier le mal qu’on me fait, je reste conscient de mon auto-mutilation sociale.

    À l’origine, mon autisme sans nom. Puis, l’écoute des autres qui cherchaient secrètement à nommer ma différence et à expliquer mes écarts de conduite. Plus tard, avec l’accident d’auto, la recherche est devenue plus sociale, plus médicale. Moi-même, je me sentais différent d’un « avant » paradoxalement oublié. Mon écoute des autres s’est accentuée. En quelque sorte, j’infiltrais les diagnostics qu’on me faisait porter.

    «Ah! Est-ce ça, ma différence?» Les faux diagnostics se sont accélérés, les théories du complot aussi. Parce qu’avec ce fardeau, il fallait bien que j’agisse sciemment mal. J’étais un malade mental… par choix!

    Sans reprendre toute mon histoire, vous comprenez que cette aventure m’a marqué au fer rouge. Pas seulement socialement, mais dans mon esprit. J’ai intégré cette mutilation. Officiellement, c’est fini : je suis autiste. Mon fonctionnement atypique explique la mauvaise interprétation de ma différence. Mon fonctionnement atypique laisse croire à de la maladie mentale et à un manque d’intelligence. Ça aussi, je l’ai expliqué.

    Pour les Noirs, je prétendais la même chose. Ils sont là à vouloir prouver une valeur, une intelligence ou je ne sais quoi. Au fond, ils ont intégré le regard qui a permis leur traite humaine. Les Premières Nations, Inuits et Métis suivent également cette trajectoire. Les femmes ne sont pas en reste et réclament une égalité refusée. Un parcours similaire au mien: une auto-mutilation.

    La souffrance est réelle. Le mal fait par les autres aussi. Mais l’heure vient où il faut tout rejeter et se reconstruire, fort de nos leçons.

    Quelque part, je rappelle à ma fille que je me suis isolé par la force des choses et que, par la suite, mon isolement a été instrumentalisé. Je me relève tranquillement. Elle n’a pas à partir d’aussi loin que moi, parce que mon héritage est aussi fait de leçons prises et intégrées.


    Shadow Chronicle: Self-Mutilation

    Updated Feb 16, 2026

    This text speaks of castration in the psychoanalytical sense of the term.

    I ended my subscription to ChatGPT, which was undermining my mental health with its literal, surface-level interpretations.

    « In this chronicle on the internalization of stigma, the author argues that self-mutilation is not merely a physical act, but a psychic process where the individual ends up ‘inhabiting’ the false diagnoses imposed by society. He postulates that his unnamed autism made him vulnerable to the projections of others, leading him to internalize an image of being ‘mentally ill’ that amounts to symbolic castration. By expanding his analysis to ethnic minorities and women, he identifies a universal mechanism: the internalization of the oppressor’s gaze as a form of social self-destruction. For him, reconstruction requires rejecting this legacy of suffering to pass on only the strength of integrated lessons to the next generation. »

    Shadow Chronicle: Self-Mutilation

    Note that I could just as easily say self-flagellation. Different forms of self-destruction. In my view, it is a matter of anger directed toward oneself. I often speak of it implicitly under the term « tortures. » Without denying the harm done to me, I remain conscious of my own social self-mutilation.

    At the origin was my unnamed autism. Then, listening to others who secretly sought to name my difference and explain my « misconduct. » Later, with the car accident, the search became more social, more medical. I myself felt different from a paradoxically forgotten « before. » My tendency to listen to others intensified. In a way, I began to inhabit the diagnoses I was made to carry.

    « Ah! Is that it, my difference? » The false diagnoses accelerated, as did the conspiracy theories. Because with such a burden, I must have been acting badly on purpose. I was mentally ill… by choice!

    Without recounting my entire history, you understand that this journey branded me with a red-hot iron. Not just socially, but in my mind. I internalized this mutilation. Officially, it is over: I am autistic. My atypical functioning explains the misinterpretation of my difference. My atypical functioning gives the impression of mental illness and a lack of intelligence. I have explained that as well.

    I claimed the same regarding Black people. They are there, wanting to prove a worth, an intelligence, or whatever else. Deep down, they have internalized the gaze that permitted their human trafficking. First Nations, Inuit, and Métis people follow this same trajectory. Women are not to be outdone, demanding a refused equality. A path similar to my own: a self-mutilation.

    The suffering is real. The harm done by others is also real. But the hour comes when one must reject it all and rebuild, strengthened by our lessons.

    Somewhere, I remind my daughter that I was isolated by force of circumstance and that, subsequently, my isolation was weaponized. I am slowly getting back on my feet. She does not have to start from as far back as I did, because my legacy also consists of lessons learned and integrated.

  • Cohérence

    Cohérence

    Capture d’écran d’une publication sur un réseau social.

    Chronique de l’ombre: Cohérence

    Mon commentaire

    C’est drôle, oui. Néanmoins, ce n’est pas juste. Voilà mon point. Ni faux ni vrai. Hahaha.

    Là, c’est un choc. Depuis longtemps, je croyais cette perception de « complotiste » derrière moi. Je décris pourtant des procédés, des liens de cause à effet. Depuis des années…

    Lanceur d’alerte ou complotiste ? Un mélange poétique.

    « Dans cette chronique sur la mécanique du chaos, l’auteur argue que les conflits sociaux et personnels (guerres de gangs, trahisons familiales, viols) ne sont pas des accidents, mais les produits d’une « fake pyramide » qui économise ses ressources en manipulant les perceptions. Il postule l’existence d’une cohérence occulte où la terreur est instrumentalisée pour forcer des réactions en miroir, transformant des alliés potentiels en ennemis par la simulation de la trahison. Pour lui, sortir de l’isolement « fake » et de la « monstrification » passe par le décodage de ces stratégies et le rétablissement d’un lien direct, notamment avec sa fille, pour briser le système de miroirs déformants qui retarde la justice. »

    Chronique de l’ombre: Cohérence

    Y’en aura pas de facile. Vous devez sortir des cases.

    Je transforme les systèmes avec Judas et ma fille. Les résultats prennent du temps. Après l’adhésion à la Résistance, il n’y a pas vraiment de changement visible. En coulisse, nous identifions le cancer. Donc, si vous êtes trop prompts à l’insatisfaction, on embarque dans un système de miroirs qui complique et retarde tout. C’est vrai pour les Noirs, les Premières Nations, les Inuits et les Métis. J’ai bien compris les trahisons passées et ce n’est pas ce que je fais.

    Si X ou Y est dans la Résistance, je connais les motivations : est-ce un ordre de la fake pyramide (le geste est de bonne foi) ou une trahison (un geste de mauvaise foi fait volontairement) ? Il y a une cohérence qui se dessine et j’obtiens l’image de la personne, de l’humain. Ainsi, je m’assure de son engagement perpétuel.

    Supposons Laval

    Les motards se retrouvent en situation de zombies, ce qui ne respecte pas le code. À un moment donné, les policiers aussi (enfants, femmes). Le fameux climat de terreur. Évidemment, les policiers pensent que c’est l’œuvre des motards. Réflexe normal. Mais un stratège de la fake pyramide ressortirait sa fake stratégie et profiterait de la soumission des motards pour s’en prendre aux policiers. Les policiers s’en prennent aux motards et c’est l’escalade, avec presque pas de ressources de la fake pyramide. Un chaos inhumain à peu de frais.

    Je déduis que les motards ont voulu créer un équilibre et n’ont pas respecté la protection des policiers. Mais avec de la patience, la fake pyramide s’en serait prise aux policiers de toute façon et l’équilibre se serait fait même si les motards avaient respecté le code. La fake pyramide doit aussi s’assurer d’un équilibre qui sert d’exemple pour les autres. Un de ses fondements.

    La photo demandée.

    Autres situations, même stratégie

    Pour s’associer à moi, une fake règle prétend qu’il faut coucher avec moi pour sceller l’entente. Une fois l’acte accompli, la fake pyramide déclenche un processus de viols qui imite exactement le pattern traumatique de ma famille et de mon entourage proche: mon frère et mon père couchent avec ma femme, mes chums couchent avec ma femme. À ce stade, la femme ou son mari m’en veut à mort – c’est normal. Ils ont l’impression que je les fais violer, alors que je suis censé les protéger. Je semble les trahir. Étant donné que j’ai une protection miroir en place, l’escalade devient automatique. La fake pyramide paie ainsi ses soldats par ces viols: ça ne lui coûte rien, et même, elle économise de l’argent.

    C’est pourquoi je vous disais de ne pas me faire violer, que je n’avais rien à voir avec ça. C’était vrai et ça l’est encore.

    Après que la fake pyramide soit tombée

    Les ententes se feront autrement, dans le consentement et pas nécessairement sexuellement. Il s’agit d’une fake loi. L’équivalent de descendre en enfer pour sauver des âmes.

    Si j’avais fait violer des personnes, je n’aurais jamais pu avoir cette photo. Comprenez-vous?

    Back to the future

    Dans le code, même avant son écriture, j’ai dit que je voulais avoir la garantie pour ma liste personnelle. Si quelqu’un réussit à passer à travers les mailles du filet, je voulais aller le chercher directement. C’est le deal. Mon exigence parce que je suis à l’aveugle.

    Au bout du compte, ça sera équitable.

    On continue.

    Autres mises au point

    Étant donné l’identification de l’instrumentalisation de mon isolement, j’aimerais revoir ma fille. Notre isolement n’a pas de raison d’être. L’isolement est fake. Ça sera un gros changement pour nous deux, et aussi pour la Résistance.

    Ma fille est dans les motards, dans la police, forces spéciales dans l’armée, agent secret 007, GRC anti-terrorisme avec moi. C’est effectif dès maintenant. Elle fait des photos conceptuelles.


    Shadow Chronicle: Coherence

    It’s funny, yes. Nevertheless, it isn’t just. That is my point. Neither false nor true. Hahaha. Now, this is a shock. For a long time, I believed this perception of being a « conspiracy theorist » was behind me. Yet, I am describing processes, cause-and-effect relationships. For years now… Whistleblower or conspiracy theorist? A poetic blend.

    « In this chronicle on the mechanics of chaos, the author argues that social and personal conflicts (gang wars, family betrayals, rapes) are not accidents, but products of a ‘fake pyramid’ that conserves its resources by manipulating perceptions. He postulates the existence of an occult coherence where terror is weaponized to force mirror reactions, turning potential allies into enemies through the simulation of betrayal. For him, escaping ‘fake’ isolation and ‘monster-making’ requires decoding these strategies and re-establishing a direct bond, particularly with his daughter, to shatter the system of distorting mirrors that delays justice. »

    Shadow Chronicle: Coherence

    It’s not going to be easy. You must think outside the boxes.

    I am transforming systems with Judas and my daughter. Results take time. After joining the Resistance, there is no real visible change. Behind the scenes, we are identifying the cancer. So, if you are too quick to be dissatisfied, we enter a system of mirrors that complicates and delays everything. This is true for Black people, First Nations, Inuit, and Métis. I have fully understood past betrayals, and that is not what I am doing.

    If X or Y is in the Resistance, I know the motivations: is it an order from the « fake pyramid » (a good-faith gesture) or a betrayal (a bad-faith gesture made voluntarily)? A coherence begins to emerge, and I obtain the image of the person, of the human. Thus, I ensure their perpetual commitment.

    Suppose Laval

    Bikers find themselves in a « zombie » situation, which does not respect the code. At some point, the police do too (children, women). The famous climate of terror. Naturally, the police think it is the work of the bikers. A normal reflex. But a strategist from the « fake pyramid » would pull out their « fake strategy » and take advantage of the bikers’ submission to attack the police. The police then attack the bikers, and it escalates, with almost no resources spent by the fake pyramid. Inhumane chaos on the cheap.

    I deduce that the bikers wanted to create a balance and failed to respect the protection of the police. But with patience, the fake pyramid would have attacked the police anyway, and the balance would have been struck even if the bikers had respected the code. The fake pyramid must also ensure a balance that serves as an example for others. One of its foundations.

    The requested photo.

    Other situations, same strategy

    To associate with me, a « fake rule » claims one must sleep with me to seal the deal. Once the act is done, the fake pyramid triggers a process of rapes that exactly mimics the traumatic pattern of my family and close circle: my brother and father sleep with my wife, my buddies sleep with my wife. At this stage, the woman or her husband hates me—it’s normal. They feel as though I am having them raped, even though I am supposed to protect them. I seem to betray them. Since I have a mirror protection in place, the escalation becomes automatic. The fake pyramid thus pays its soldiers with these rapes: it costs nothing, and they even save money. This is why I told you not to have me raped, that I had nothing to do with it. It was true then, and it still is.

    After the fake pyramid falls

    Agreements will be made differently, through consent and not necessarily sexually. This is a « fake law. » The equivalent of descending into hell to save souls. If I had caused people to be raped, I could never have obtained this photo. Do you understand?

    Back to the future

    In the code, even before it was written, I said I wanted a guarantee for my personal list. If someone manages to slip through the cracks, I wanted to go get them directly. That’s the deal. My requirement because I am operating blind. In the end, it will be equitable.

    We continue.

    Other clarifications

    Given the identification of the weaponization of my isolation, I would like to see my daughter again. Our isolation has no reason to exist. The isolation is « fake. » It will be a major change for both of us, and for the Resistance as well. My daughter is in the bikers, in the police, special forces in the army, secret agent 007, RCMP anti-terrorism with me. It is effective immediately. She does conceptual photos.

Longueuil, mon pays (Québec)

« Pédagogie et philosophie des enjeux de société par le prisme des TI. »