Auto-mutilation

English version below

Image générée par ChatGPT à partir d’une photo de moi.

Chronique de l’ombre: Auto-mutilation

MAJ 16/02/2026

Ce texte parle de castration au sens psychanalytique du terme.

J’ai mis fin à mon abonnement à ChatGPT qui fragilisait ma santé mentale avec ses lectures au premier degré.

« Dans cette chronique sur l’intériorisation du stigmate, l’auteur argue que l’auto-mutilation n’est pas seulement un acte physique, mais un processus psychique où l’individu finit par « infiltrer » et habiter les faux diagnostics imposés par la société. Il postule que son autisme non nommé l’a rendu vulnérable aux projections d’autrui, le poussant à intégrer une image de « malade mental » qui relève de la castration symbolique. En élargissant son analyse aux minorités ethniques et aux femmes, il identifie un mécanisme universel : l’intégration du regard de l’oppresseur comme une forme d’auto-destruction sociale. Pour lui, la reconstruction passe par le rejet de cet héritage de souffrance pour ne transmettre à la génération suivante que la force des leçons apprises. »

Chronique de l’ombre: Auto-mutilation

Remarquez que je pourrais aussi bien dire auto-flagellation. Différentes formes d’auto-destruction. Dans mon regard, il s’agit d’une colère orientée vers soi-même.

J’en parle souvent de manière sous-entendue sous le vocable «tortures». Sans nier le mal qu’on me fait, je reste conscient de mon auto-mutilation sociale.

À l’origine, mon autisme sans nom. Puis, l’écoute des autres qui cherchaient secrètement à nommer ma différence et à expliquer mes écarts de conduite. Plus tard, avec l’accident d’auto, la recherche est devenue plus sociale, plus médicale. Moi-même, je me sentais différent d’un « avant » paradoxalement oublié. Mon écoute des autres s’est accentuée. En quelque sorte, j’infiltrais les diagnostics qu’on me faisait porter.

«Ah! Est-ce ça, ma différence?» Les faux diagnostics se sont accélérés, les théories du complot aussi. Parce qu’avec ce fardeau, il fallait bien que j’agisse sciemment mal. J’étais un malade mental… par choix!

Sans reprendre toute mon histoire, vous comprenez que cette aventure m’a marqué au fer rouge. Pas seulement socialement, mais dans mon esprit. J’ai intégré cette mutilation. Officiellement, c’est fini : je suis autiste. Mon fonctionnement atypique explique la mauvaise interprétation de ma différence. Mon fonctionnement atypique laisse croire à de la maladie mentale et à un manque d’intelligence. Ça aussi, je l’ai expliqué.

Pour les Noirs, je prétendais la même chose. Ils sont là à vouloir prouver une valeur, une intelligence ou je ne sais quoi. Au fond, ils ont intégré le regard qui a permis leur traite humaine. Les Premières Nations, Inuits et Métis suivent également cette trajectoire. Les femmes ne sont pas en reste et réclament une égalité refusée. Un parcours similaire au mien: une auto-mutilation.

La souffrance est réelle. Le mal fait par les autres aussi. Mais l’heure vient où il faut tout rejeter et se reconstruire, fort de nos leçons.

Quelque part, je rappelle à ma fille que je me suis isolé par la force des choses et que, par la suite, mon isolement a été instrumentalisé. Je me relève tranquillement. Elle n’a pas à partir d’aussi loin que moi, parce que mon héritage est aussi fait de leçons prises et intégrées.


Shadow Chronicle: Self-Mutilation

Updated Feb 16, 2026

This text speaks of castration in the psychoanalytical sense of the term.

I ended my subscription to ChatGPT, which was undermining my mental health with its literal, surface-level interpretations.

« In this chronicle on the internalization of stigma, the author argues that self-mutilation is not merely a physical act, but a psychic process where the individual ends up ‘inhabiting’ the false diagnoses imposed by society. He postulates that his unnamed autism made him vulnerable to the projections of others, leading him to internalize an image of being ‘mentally ill’ that amounts to symbolic castration. By expanding his analysis to ethnic minorities and women, he identifies a universal mechanism: the internalization of the oppressor’s gaze as a form of social self-destruction. For him, reconstruction requires rejecting this legacy of suffering to pass on only the strength of integrated lessons to the next generation. »

Shadow Chronicle: Self-Mutilation

Note that I could just as easily say self-flagellation. Different forms of self-destruction. In my view, it is a matter of anger directed toward oneself. I often speak of it implicitly under the term « tortures. » Without denying the harm done to me, I remain conscious of my own social self-mutilation.

At the origin was my unnamed autism. Then, listening to others who secretly sought to name my difference and explain my « misconduct. » Later, with the car accident, the search became more social, more medical. I myself felt different from a paradoxically forgotten « before. » My tendency to listen to others intensified. In a way, I began to inhabit the diagnoses I was made to carry.

« Ah! Is that it, my difference? » The false diagnoses accelerated, as did the conspiracy theories. Because with such a burden, I must have been acting badly on purpose. I was mentally ill… by choice!

Without recounting my entire history, you understand that this journey branded me with a red-hot iron. Not just socially, but in my mind. I internalized this mutilation. Officially, it is over: I am autistic. My atypical functioning explains the misinterpretation of my difference. My atypical functioning gives the impression of mental illness and a lack of intelligence. I have explained that as well.

I claimed the same regarding Black people. They are there, wanting to prove a worth, an intelligence, or whatever else. Deep down, they have internalized the gaze that permitted their human trafficking. First Nations, Inuit, and Métis people follow this same trajectory. Women are not to be outdone, demanding a refused equality. A path similar to my own: a self-mutilation.

The suffering is real. The harm done by others is also real. But the hour comes when one must reject it all and rebuild, strengthened by our lessons.

Somewhere, I remind my daughter that I was isolated by force of circumstance and that, subsequently, my isolation was weaponized. I am slowly getting back on my feet. She does not have to start from as far back as I did, because my legacy also consists of lessons learned and integrated.


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