


Chronique de l’ombre : Éducation adaptée
« Dans cette chronique, l’auteur s’attaque au tabou de « l’éducation à trois vitesses » au Québec en renversant la perspective habituelle. Plutôt que d’y voir une inégalité sociale, il y perçoit une opportunité de personnalisation et d’adaptation aux besoins réels de l’enfant. Son analyse repose sur une distinction cruciale : l’adaptation (la béquille) n’est pas la discrimination ; c’est le regard de la société qui crée l’exclusion. En refusant d’être lui-même enfermé dans une case (journaliste, concierge, malade), il plaide pour un système qui reconnaît les spécificités de chacun sans les transformer en stigmates. C’est un appel à une restructuration organique du système public, inspirée par la réussite de la modularité du privé et du sport-études. »
Chronique de l’ombre : Éducation adaptée
Mon commentaire J’aime beaucoup les analyses de Ramsès Parent. Sa réflexion est profonde. J’y trouve toujours une recherche de l’authenticité humaine, des racines de l’humanité.
Rapport, pas rapport Ici, je suis journaliste. Là, un professeur sans diplôme. Ailleurs, un concierge faisant le ménage dans une école ou dans un hôpital. Encore ailleurs, je suis un malade mental, mais surtout pas autiste. Et quoi d’autre ? Blanc, Québécois de souche, immigrant de troisième génération… Rien n’a de sens. Je n’entre dans aucune de vos cases. Le besoin de mettre les gens dans des cases révèle un mal-être intérieur, un besoin de projeter inconsciemment son malheur sur l’autre.
Éducation adaptée Avez-vous vu cette publicité avec un garagiste qui dit que le problème est l’éducation à trois vitesses ? C’est bon, n’est-ce pas ? Ce que je vois de positif dans ce système à trois vitesses, c’est qu’il est plus personnalisé. Un enfant ayant les moyens de payer pour son éducation peut le faire. Certains n’en ont pas les moyens et profitent de programmes d’aide pour leur permettre de fréquenter l’école privée. C’est très bien pour les enfants ayant besoin d’un encadrement plus clair.
D’autres enfants ont un intérêt marqué pour un sport ou une activité, sinon un talent à investir à l’école. Dans ces écoles sport-études, il faut déjà démontrer une base : travail et/ou talent. Il faut aussi payer. Encore là, si tu te démarques, il y a des programmes d’aide. Chacun veut en échapper le moins possible.
Finalement, il y a l’école publique. La qualité est inégale, semble-t-il. On ajoute les classes mixtes pour intégrer les personnes avec différentes difficultés. Je suggérais que les autistes, par exemple, devraient être plutôt dans une classe spéciale, mais avec des moments de socialisation avec les autres classes. L’intégration se fait autrement.
Déjà, dans mon temps, il y avait des classes régulières et des classes enrichies. Est-ce que cela a changé ? Il s’agit d’être dans une classe adaptée à sa situation. Ce n’est pas discriminatoire. La béquille de la personne qui boite ne représente pas une discrimination. Le regard porté sur elle l’est. C’est là qu’il y a du travail à faire.
Dans le privé, les parents paient une partie des études et cela désengorge l’école publique. On pourrait dire la même chose pour les écoles sport-études. Les classes de l’école publique doivent revoir leurs structures internes, à mon avis. Le gouvernement devrait aussi revoir sa conception de l’intégration.
Chronicle of the Shadow: Adapted Education
« In this chronicle, the author tackles the taboo of ‘three-tier education’ in Quebec by flipping the usual perspective. Rather than seeing it as social inequality, he perceives it as an opportunity for personalization and adaptation to the child’s actual needs. His analysis rests on a crucial distinction: adaptation (the crutch) is not discrimination; it is society’s gaze that creates exclusion. By refusing to be locked into a box himself (journalist, janitor, patient), he advocates for a system that recognizes each person’s specificities without turning them into stigmas. It is a call for an organic restructuring of the public system, inspired by the successful modularity of the private sector and sport-study programs. »
Chronicle of the Shadow: Adapted Education
My comment I really like the analyses of Ramsès Parent. His reflection is profound. I always find in it a search for human authenticity, for the roots of humanity.
Relevant or not Here, I am a journalist. There, a teacher without a degree. Elsewhere, a janitor cleaning a school or a hospital. Somewhere else again, I am mentally ill, but certainly not autistic. And what else? White, « de souche » Quebecer, third-generation immigrant… None of it makes sense. I don’t fit into any of your boxes. The need to put people into boxes reveals an inner malaise, a need to unconsciously project one’s unhappiness onto the other.
Adapted Education Have you seen that commercial with a mechanic saying the problem is three-tier education? It’s good, isn’t it? What I see as positive in this three-tier system is that it is more personalized. A child with the means to pay for their education can do so. Some do not have the means and benefit from assistance programs allowing them to attend private school. It is very good for children needing clearer supervision.
Other children have a strong interest in a sport or an activity, or a talent to invest in at school. In these sport-study schools, one must already demonstrate a foundation: work and/or talent. You also have to pay. There too, if you stand out, there are assistance programs. Everyone wants to lose as few as possible.
Finally, there is the public school. The quality is uneven, it seems. Mixed classes are added to integrate people with various difficulties. I was suggesting that autistic people, for example, should instead be in a special class, but with moments of socialization with other classes. Integration is done differently.
Already, in my time, there were regular classes and enriched classes. Has that changed? It’s about being in a class adapted to one’s situation. It is not discriminatory. A crutch for a person who limps does not represent discrimination. The look cast upon them does. That is where there is work to be done.
In the private sector, parents pay for part of the studies, and this relieves the pressure on public schools. The same could be said for sport-study schools. Public school classes must review their internal structures, in my opinion. The government should also review its conception of integration.


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