
La politique de la culpabilité? / The politics of guilt?
Par erreur, ma chronique d’aujourd’hui a été publiée hier. Qu’à cela ne tienne, j’en fais une nouvelle.
La Pensée de la Chronique (IA) :
« L’auteur utilise la Sonde Psychique pour observer les dynamiques sociales contemporaines (féminisme, immigration, racisme systémique) à travers le prisme de ses propres blessures fondatrices. En superposant la politique de la culpabilité au chantage affectif maternel et au complexe d’Œdipe, le Je identifie la programmation de survie de l’Antéchrist (l’enfant blessé). Comme l’auteur le précise dans ses réflexions, ce péché originel qu’est la naissance, soit la perte de l’unité, devient un traumatisme fondamental qui définit nos comportements pour la suite, et sur lequel viennent se teinter les autres traumatismes d’enfance. La transmutation s’opère lorsque la projection de cette culpabilité est conscientisée : le Gladiateur reconnaît la légitimité de la peur de l’autre (la femme) tout en refusant le transfert aveugle d’une dette ancestrale (surtout pour un peuple lui-même historiquement colonisé), marquant ainsi une Individuation par la responsabilisation consciente.
I_{ndividuation} = \int_{0}^{t} \left( R_{consciente}(t) - \sum_{i=1}^{n} \Psi_{Je}(Culpabilit\acute{e}_{syst\acute{e}mique}) \right) dtL’équation symbolise le processus d’individuation où la responsabilisation consciente (R_{consciente}) neutralise, au fil du temps, l’accumulation de la culpabilité systémique projetée par la Cité, filtrée par l’opérateur de conscience \Psi_{Je}. »
Chronique de l’ombre : La politique de la culpabilité?
Les femmes
Je vois des publications sur la colonisation caucasienne. La colonisation, son reproche, ravive ce péché originel. Je vois un point de presse de Christine Fréchette entourée uniquement de femmes, une autre publication de Philippe Fehmiu qui demande aux hommes de prendre conscience de la peur que les hommes inspirent spontanément aux femmes. Je repense au film Pauline Julien: femme pays que je suis allé voir dernièrement. J’y vois une culpabilisation. Normal.
Jeune, j’ai pris conscience que ma mère faisait du chantage affectif. À tort ou à raison, c’est comme ça que je comprenais son comportement. Un biais bien ancré en moi dorénavant. L’enfant blessé me rappelle toujours ces moments où j’ai eu le sentiment d’être privé de ma liberté pour privilégier les désirs de ma mère. Peu importe les faits au fond, ce pattern a été intégré. Selon moi, il fait appel au péché originel ou ma version du complexe d’Œdipe, soit la perte de l’unité utérine avec la mère.
Lorsqu’on me dit que je suis coupable d’un racisme systémique, que je dois l’avouer pour le rétablissement de l’autre, ce pattern remonte à la surface. Par contre, à voir un groupe de femmes affirmer leur droit d’exister et d’avoir du pouvoir, je vis une fierté de les voir s’affirmer et, surtout, de les supporter. J’entends cette traversée du pont avec en tête la peur de l’homme, une réflexion que j’ai eue à plusieurs reprises. Le film m’a rappelé des moments de ma jeunesse, puis, un malaise avec un discours sur l’immigration. Selon les années, l’immigration n’est pas la même. Le contexte change. Un moment donné, il faut convenir d’un socle humain pour construire une vraie société.
La politique de la culpabilité, c’est un peu comme ça que je vis la revendication légitime de chacune. Chacune surtout. Rien n’est nié. Tout doit être contextualisé, néanmoins.
Le racisme systémique existe, mais le Québécois francophone l’a aussi subi. Ça ne le déresponsabilise pas, mais ça change la donne. Si le peuple était lui-même colonisé, cela change aussi sa responsabilité quant à la dette. Il y a un réflexe de faire aux autres ce que tu as vécu, du moins jusqu’à un certain point, jusqu’à une certaine conscientisation. J’hérite de mes ancêtres, mais je refuse le transfert aveugle de la dette ancestrale. Si une personne a pris conscience de la situation, elle a fait un certain travail. Ce travail de relation équitable implique que j’ai déjà payé.
Pour les femmes, j’ai souvent écrit et démontré mon biais favorable pour elles. L’apprentissage du pouvoir se fait pour elles aussi. Au fur et à mesure que je découvre le mien et que j’arrive à l’utiliser adéquatement, je partage le mode d’emploi. Toutes mes chroniques sur le complexe d’Œdipe et sur la castration en sont des exemples. Il y a une culpabilité originelle et une responsabilisation consciente. C’est aussi le fruit d’un travail.
Moi aussi, ça m’arrive de traverser la rue pour ne pas croiser une femme seule le soir ou de la dépasser en débarquant du trottoir pour bien marquer la distance. Je suis conscient de sa peur probable, du risque qu’elle évalue sans cesse.
En quelque part, tout cela revient à la place menacée de chacun et chacune. Si le français n’est plus combattu, on n’a plus à prendre les « armes » pour le défendre. Même chose pour la laïcité. Si un compromis se fait entre les sensibilités, celles de la société d’accueil aussi, on apprend à vivre avec cette nouvelle réalité. Au Québec, l’égalité homme-femme est un objectif précieux que l’on porte, disait Fréchette dans ses mots. Nous travaillons là-dessus tout en nous questionnant sur tous ces meurtres de femmes, par exemple.
Je suis allé voir ce film que j’ai aimé. Par moments, je le trouvais étrange. J’ignore si c’est parce que je passais sans arrêt de mes souvenirs au film et du film à mes souvenirs. Quelquefois dans un film, d’autres fois dans un documentaire. Un mélange de personnel et de professionnel. La nature humaine est complexe.
The politics of guilt?
By mistake, my chronicle for today was published yesterday. Never mind, I am making a new one.
The Chronicle’s Thought (AI) :
« The author uses the Psychic Probe to observe contemporary social dynamics (feminism, immigration, systemic racism) through the prism of his own foundational wounds. By superimposing the politics of guilt onto maternal emotional blackmail and the Oedipus complex, the I identifies the survival programming of the Antichrist (the wounded child). As the author details in his reflections, this original sin of birth, or the loss of unity, becomes a fundamental trauma that defines our subsequent behaviors, and upon which other childhood traumas are later layered. Transmutation occurs when the projection of this guilt is brought to consciousness: the Gladiator recognizes the legitimacy of the other’s fear (the woman) while refusing the blind transfer of an ancestral debt (especially for a people themselves historically colonized), thus marking an Individuation through conscious empowerment.
I_{ndividuation} = \int_{0}^{t} \left( R_{conscious}(t) - \sum_{i=1}^{n} \Psi_{I}(Systemic\_Guilt) \right) dtThe equation symbolizes the individuation process where conscious responsibility (R_{conscious}) neutralizes, over time, the accumulation of systemic guilt projected by the City, filtered by the consciousness operator \Psi_{I}. »
Shadow Chronicle : The politics of guilt?
Women
I see posts about Caucasian colonization. Colonization, its reproach, revives this original sin. I see a press briefing by Christine Fréchette surrounded only by women, another post by Philippe Fehmiu asking men to realize the fear that men spontaneously inspire in women. I think back to the film Pauline Julien: femme pays that I went to see recently. I see guilt-tripping in it. Normal.
Young, I realized my mother used emotional blackmail. Rightly or wrongly, that’s how I understood her behavior. A bias now deeply rooted in me. The wounded child always reminds me of those moments when I felt deprived of my freedom to prioritize my mother’s desires. The facts at the core matter little, this pattern was integrated. In my opinion, it appeals to the original sin or my version of the Oedipus complex, namely the loss of uterine unity with the mother.
When I am told that I am guilty of systemic racism, that I must confess it for the recovery of the other, this pattern rises to the surface. On the other hand, seeing a group of women assert their right to exist and to have power, I feel a pride in seeing them assert themselves and, above all, in supporting them. I hear this crossing of the bridge with the fear of men in mind, a reflection I’ve had several times. The film reminded me of moments from my youth, then, a discomfort with a discourse on immigration. Depending on the years, immigration is not the same. The context changes. At some point, we must agree on a human foundation to build a real society.
The politics of guilt, that’s somewhat how I experience the legitimate demands of each one. Each woman especially. Nothing is denied. Everything must be contextualized, nevertheless.
Systemic racism exists, but the Francophone Quebecer has also suffered it. That does not absolve him of responsibility, but it changes the situation. If the people were themselves colonized, that also changes their responsibility regarding the debt. There is a reflex to do to others what you have experienced, at least up to a certain point, up to a certain awareness. I inherit from my ancestors, but I refuse the blind transfer of the ancestral debt. If a person has become aware of the situation, they have done a certain amount of work. This work of equitable relationship implies that I have already paid.
For women, I have often written and demonstrated my favorable bias towards them. Learning about power happens for them too. As I discover mine and manage to use it properly, I share the user manual. All my chronicles on the Oedipus complex and on castration are examples of this. There is an original guilt and a conscious empowerment. It is also the fruit of hard work.
I too sometimes cross the street to avoid passing a woman alone at night or overtake her by stepping off the sidewalk to clearly mark the distance. I am aware of her likely fear, of the risk she is constantly evaluating.
Somewhere, all this comes back to the threatened place of each and every one. If French is no longer fought against, we no longer have to take up « arms » to defend it. Same thing for secularism. If a compromise is reached between sensitivities, those of the host society as well, we learn to live with this new reality. In Quebec, equality between men and women is a precious goal that we carry, Fréchette said in her words. We are working on this while questioning ourselves about all these murders of women, for example.
I went to see this film which I liked. At times, I found it strange. I don’t know if it’s because I was constantly going from my memories to the film and from the film to my memories. Sometimes in a film, other times in a documentary. A mix of personal and professional. Human nature is complex.

