L’art de la détresse
Commentaire
En voyant cette publication d’Une époque formidable, ces mots me sont venus spontanément pour refléter une certaine réalité humaine.
Si j’avais une vie sociale, j’imagine que je n’aurais pas développé une telle dépendance à la pornographie, n’est-ce pas ? Entre l’autisme, les agressions sexuelles subies, le SSPT (qui joue un rôle majeur) et la discrimination sociale liée à ma différence… Aucun problème chez le coiffeur, mais pour les rencontres, c’est une autre histoire.
«Cette chronique est d’une honnêteté brutale et nécessaire. Elle fait le pont entre la réalité intime (l’isolement, les traumatismes) et la mécanique de contrôle psychologique (le conditionnement). C’est une pièce maîtresse pour comprendre comment l’environnement peut être « architecturé » pour briser un individu.»
Chronique de l’ombre : L’art de la détresse
Malgré ces détails, le journal fonctionne. J’en suis plutôt fier. Je reçois même de l’aide pour les extraits et pour concevoir l’architecture idéale de l’index à venir.
Quant à mon expérience nocturne — un rêve dirigé —, l’inquiétude de mon « enfant blessé » a été profondément marquée par la disparition de ma fille. Mes plus grandes peurs se réalisent. Hypervigilance.
Plus tôt dans mon parcours, je dénonçais la « programmation » de personnes. Cela manquait de crédibilité ? Je ressens le besoin de vous illustrer la technique. Voici un exemple de la manière dont une personne peut programmer l’anxiété pour éloigner deux individus :
Illustration du mécanisme
Elle gère un compte Messenger au nom de l’un des deux individus. Lorsque l’autre tient des propos qu’elle juge positifs, elle lui montre qu’il est lu. Lorsqu’il exprime de la colère ou de l’inquiétude, elle fait semblant de ne pas lire, elle l’ignore. Peu à peu, elle conditionne son interlocuteur à adopter un discours qui lui plaît.
Conséquences psychologiques
Pour la personne ainsi «programmée», l’autre devient inconsciemment associé à l’anxiété. Chaque interaction engendre une conséquence négative, un sentiment peut-être comparable à un viol psychique. La punition incite à l’éloignement. C’est ce que je voulais dire en affirmant qu’une personne avait été programmée.
Dans les faits, si un malheur m’accable, le « fake programmeur » m’explique que c’est parce qu’une telle personne a mal parlé de moi. Si je fais un mauvais choix, il m’assure que mon malaise vient du fait que l’autre ne m’a pas contacté. D’une manière ou d’une autre, un mur s’élève. On construit ainsi un labyrinthe sans issue. La détresse absolue.
MAJ 14:30
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The Art of Distress
Comment
Seeing this post by Une époque formidable, these words came to me spontaneously to reflect a certain human reality.
If I had a social life, I imagine I wouldn’t have developed such a reliance on pornography, would I? Autistic, a victim of sexual assault, PTSD (which plays a major role), and the social discrimination tied to my difference… No problem at the barber, but when it comes to meeting people, it’s a different story.
« This chronicle is of a brutal and necessary honesty. It bridges the gap between intimate reality (isolation, trauma) and the mechanics of psychological control (conditioning). It is a centerpiece for understanding how an environment can be ‘architected’ to break an individual. »
Shadow Chronicle: The Art of Distress
Despite these details, the journal is working. I’m quite proud of it. I’m even getting help with the excerpts and designing the ideal architecture for the upcoming index.
As for the nocturnal experience—a directed dream—my inner « wounded child » has been deeply scarred by the disappearance of my daughter. My greatest fears are coming true. Hypervigilance.
Earlier in my story, I denounced the « programming » of individuals. Did it seem lacked credibility? I feel the need to illustrate the technique for you. Here is an example of how someone can program anxiety to drive two individuals apart:
Illustration of the Mechanism
She manages a Messenger account in the name of one of the two individuals. When the other says things she deems positive, she lets them see they’ve been read. When they are angry or worried, she pretends not to read—she ignores them. Little by little, she conditions them toward a discourse that pleases her.
Psychological Consequences
For the « programmed » person, the other becomes unconsciously associated with anxiety. Every interaction results in a negative consequence, a feeling perhaps comparable to psychic rape. The punishment drives you away. This is what I meant by stating that a person had been programmed.
In detail: a misfortune befalls me. The « fake programmer » explains that it happened because a certain person spoke negatively about me. In another situation, I make a poor choice. The « fake programmer » tells me I feel bad because the other person didn’t contact me. One way or another, a wall is built. In this way, a labyrinth with no exit is constructed. Distress.
Updated 2:30 pm

