L’autre Judas, selon moi
« Dans cette chronique audacieuse, l’auteur renverse la perspective théologique traditionnelle pour explorer une « troisième pyramide » de gouvernance. Il y propose une relecture où Jésus, en « roi de l’enfer », délègue à ses apôtres la gestion des peuples. Judas n’y est plus seulement un traître, mais un lieutenant dévoré par l’ambition, dont la chute révèle le besoin d’une structure de santé plutôt que de punition. L’auteur y introduit une vision avant-gardiste où les mondes virtuels (comme META) serviraient d’espaces thérapeutiques pour traiter les « démons » et les pulsions, transformant ainsi la poubelle de l’indésirable en un lieu d’apprentissage et de réinitialisation. »
Je vous avais entretenus sur cette hypothèse quant à Judas. Avec le temps, et avec un travail de santé dans les pyramides, voici que j’en arrive à poser un regard différent sur Jésus, ses apôtres et les gestes de Judas.
Ici et là, on constate tous des incohérences dans la vie relatée de Jésus ou même sur ce que serait un Dieu « tout amour ».
Vue d’ensemble et son importance pour une cohérence
Au Judas traître, j’ai donc opposé un Judas trahi par l’autorité juive et/ou romaine de l’époque. C’est plausible puisque, encore aujourd’hui, un tel pattern existe.
Aujourd’hui, je fais une autre projection. Jésus est allé en enfer pour y faire le ménage. Pour ce faire, il en est devenu le roi, le chef. Ainsi, ses apôtres étaient ses lieutenants, un par peuple. Judas, épris de pouvoir, a effectivement trahi Jésus tout en donnant l’impression de suivre les consignes pour guérir les rejetés de la société. Pensant pouvoir prendre le contrôle après la mort prématurée de Jésus, il lui a tendu des pièges et le dernier a fonctionné. Toutefois, les lieutenants ont « aidé » Judas à se repentir… La traîtrise est proscrite en enfer.
Responsabilité de la pyramide du haut
Suffit-il de menacer d’envoyer quelqu’un en enfer pour régler une situation ? Une domination en découlerait. Chacun en autorité pourrait avertir qu’un tel comportement qui déplaît à l’autorité soit le chemin vers une condamnation éternelle en enfer. Mon royaume devient une sorte d’écran pour la peur et une forme de poubelle pour rejeter toute personne indésirable pour le courant à la mode.
Non, ce n’est pas à la pyramide du haut à me dire comment gérer l’enfer. Ce n’est pas le fonctionnement prescrit par la vie elle-même. Un équilibre existe dans cette vie et celui-ci cherche inévitablement à se réaliser pour tendre vers la vie éternelle, un objectif inscrit dans son ADN. La vie cherche à vivre.
Sont acceptés en enfer les démons qui en font, en toute légitimité, son administration. Les autres y viennent comme clients pour y faire des apprentissages sur eux-mêmes, sur leur inconscient. Ceux qui s’y perdent se retrouvent davantage dans la « fake » pyramide que je souhaite réinitialiser en structure de santé, tel que mentionné.
Cette troisième pyramide est une structure avec une double gouvernance : pyramide du haut et pyramide du bas. J’ai des démons qui ont besoin de temps à autre de soins, tout comme des clients. Ainsi en va-t-il pour la pyramide du haut. Un exemple concret donné était un projet de META avec un monde virtuel où des personnes pouvaient vivre virtuellement des fantasmes dans le but de se soigner et d’en retirer un apprentissage transversal, c’est-à-dire utilisable dans la « petite vie ».
N’est-ce pas intéressant ?
Une autre incohérence majeure est que pour être suprême ou chef, il ne faut pas le vouloir. Mais Judas m’a demandé de l’écrire publiquement parce qu’il le voulait et qu’il ne souhaitait pas être contesté. C’est une règle de base en enfer, parce que cela témoigne du détachement du responsable. Or, Judas n’est certainement pas détaché et encore moins responsable. Il est coupable de trahison.
The other Judas, in my view
« In this bold chronicle, the author flips traditional theological perspective to explore a ‘third pyramid’ of governance. He proposes a reinterpretation where Jesus, as ‘King of Hell,’ delegates the management of peoples to his apostles. Judas is no longer just a traitor, but a lieutenant consumed by ambition, whose downfall reveals the need for a structure of health rather than punishment. The author introduces a forward-thinking vision where virtual worlds (like META) could serve as therapeutic spaces to treat ‘demons’ and impulses, thus transforming the dumping ground for the undesirable into a place of learning and resetting. »
The other Judas, in my view
I had previously shared with you this hypothesis regarding Judas. With time, and through health-oriented work within the pyramids, I have come to take a different look at Jesus, his apostles, and Judas’s actions.
Here and there, we all notice inconsistencies in the recorded life of Jesus or even in the concept of an « all-loving » God.
The big picture and its importance for coherence
To the traitorous Judas, I opposed a Judas betrayed by the Jewish and/or Roman authorities of the time. This is plausible since, even today, such a pattern exists.
Today, I make another projection. Jesus went to hell to clean it up. To do so, he became its king, its leader. Thus, his apostles were his lieutenants, one per nation. Judas, smitten with power, effectively betrayed Jesus while giving the impression of following instructions to heal society’s outcasts. Thinking he could take control after Jesus’s premature death, he set traps for him, and the last one worked. However, the lieutenants « helped » Judas repent… Treachery is forbidden in hell.
Responsibility of the top pyramid
Is it enough to threaten to send someone to hell to settle a situation? Domination would result from it. Anyone in authority could warn that behavior displeasing to that authority is the path to eternal damnation in hell. My kingdom becomes a sort of screen for fear and a form of trash bin to discard anyone undesirable to the current fashion.
No, it is not up to the top pyramid to tell me how to manage hell. That is not the functioning prescribed by life itself. An equilibrium exists in this life, and it inevitably seeks to establish itself toward eternal life, a goal inscribed in its DNA. Life seeks to live.
Accepted into hell are the demons who, in all legitimacy, form its administration. Others come as clients to learn about themselves, about their unconscious. Those who get lost there find themselves more in the « fake » pyramid that I wish to reset into a health structure, as mentioned.
This third pyramid is a structure with dual governance: top pyramid and bottom pyramid. I have demons who, from time to time, need care, just like clients. The same goes for the top pyramid. A concrete example given was a META project with a virtual world where people could virtually live out fantasies for the purpose of healing and gaining transversal learning—that is to say, usable in the « little life. »
Isn’t that interesting?
Another major inconsistency is that to be supreme or a leader, one must not want it. But Judas asked me to write it publicly because he wanted it and did not wish to be challenged. This is a basic rule in hell because it demonstrates the leader’s detachment. However, Judas is certainly not detached and even less responsible. He is guilty of betrayal.


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