Le Ciel et l’Enfer
Le dernier pape ?
Un documentaire sur « la prophétie de saint Malachie [qui] affirme que le pape François 1er serait le dernier de sa lignée. » Suis-je le seul à spontanément penser à l’Apocalypse avec tout ce qui se passe actuellement dans le monde ? En tout cas, j’ai apprécié ce film qui mettait ensemble quelques histoires entendues au fil des ans. Certains parlent aussi de Révélation ou d’un Nouvel ordre.
Mon texte : Le Ciel et l’Enfer
J’ai déjà écrit sur la nécessité de diaboliser l’ennemi, celui qu’on cherche à dominer, celui qui possède les ressources qu’on veut acquérir. Il s’agit d’un passage obligé : déshumaniser l’adversaire afin de mieux le combattre. C’est une façon de nous motiver, de nous donner le courage de l’affronter, bien sûr, mais aussi de faire face à nos propres réticences intérieures. La guerre est toujours double : intérieure et extérieure.
Cette dynamique d’opposition, de combat perpétuel, est bien ancrée en nous. Elle est humaine. On nous enseigne cette notion de bien et de mal tout au long de notre vie : dans la famille, à l’école ou même en politique. Nos systèmes de croyances religieuses sont modelés sur ce principe. En contrepartie, certains affirment qu’il n’y a ni bien ni mal, que tout est possible, sans limite.
Ainsi, on souhaite dominer ou même exterminer cette partie à laquelle on ne veut tout simplement pas s’identifier et, en même temps, on projette une haine sur ce qui nous apparaît comme le mal. Comme c’est malsain !
Que se passe-t-il après la conquête ? Quelle relation est-il possible de construire avec celui ou celle qu’on a diabolisé, dominé et blessé ?
Quoi qu’il en soit, chacun sait que le bien et le mal sont là pour rester, l’un complétant l’autre pour former un tout, une sorte d’équilibre essentiel à la vie. Il me semble plus important de trouver comment harmoniser en nous ces deux aspects qui s’opposent, de faire la paix en soi pour finalement la faire autour de nous. Une harmonisation des royaumes.
Si nous pouvions accueillir dans la paix celui que nous avons combattu, effectivement la vie serait belle. Tel n’est pas le cas. Cet adversaire, cette personne conquise, est blessé par la guerre, par notre diabolisation, par ce contraste de bien et de mal qu’on lui a imposé. La trame de fond de l’humanité.
Il faut donc davantage créer une justice réparatrice et participative, une base à la vie paisible, un moyen pour soigner les blessures et enlever le poids du passé de part et d’autre. Faire aussi en sorte qu’il y ait un suivi pour que cette réparation soit le plus automatisée possible.
Présentement, nous avons l’opportunité de profiter de la crise sanitaire pour grandir, pour amorcer les changements dans le but d’humaniser nos relations en nous et autour de nous. Une réalité s’est révélée à nous à travers ce virus, la COVID-19. C’est l’occasion de mettre un terme à nos façons de faire qui nous enferment dans des systèmes dysfonctionnels.
Au Québec vit un peuple essentiellement pacifique, ce qui ne l’a pas mis à l’abri d’erreurs dans sa recherche d’identité, comme déjà mentionné dans des textes précédents. Culturellement, nous prenions conscience de nous-mêmes, de notre différence.
De ce que je comprends, à l’international on s’entend pour distinguer les cultures, pour reconnaître le besoin de les protéger, d’où le principe onusien de multiculturalisme. Le bon fonctionnement de ce principe repose sur la reconnaissance des cultures ainsi que sur l’acceptation de leurs différences. C’est fondamental pour que toutes les nations se sentent respectées. Ainsi, de nouvelles nations pourraient se voir reconnues, basées sur la culture et sur des relations constructives avec les autres.
Dans cette optique de nouvelle justice universelle, je vois davantage le Saint-Père comme un pape réparateur, plutôt qu’un dernier pape. Peut-être le dernier de cette ancienne lignée et le premier d’une nouvelle ? Pour moi, il n’y a pas de sang, ni de violence, mais une prise de conscience plus profonde de notre humanité, pour une nouvelle voie plus harmonieuse. (Référence à l’Épître aux Romains.)
Ma protection.
9 mars 2026
Heaven and Hell
The Last Pope?
A documentary on « the prophecy of Saint Malachy [which] claims that Pope Francis I would be the last of his line. » Am I the only one to spontaneously think of the Apocalypse with everything currently happening in the world? In any case, I enjoyed this film which brought together several stories heard over the years. Some also speak of Revelation or a New Order.
My text: Heaven and Hell
I have already written about the necessity of demonizing the enemy, the one we seek to dominate, the one who possesses the resources we want to acquire. It is a mandatory passage: dehumanizing the adversary in order to better fight them. It is a way to motivate us, to give us the courage to face them, of course, but also to face our own internal reluctance. War is always double: internal and external.
This dynamic of opposition, of perpetual combat, is well anchored in us. It is human. We are taught this notion of good and evil throughout our lives: in the family, at school, or even in politics. Our religious belief systems are modeled on this principle. Conversely, some claim that there is neither good nor evil, that everything is possible, without limits.
Thus, we wish to dominate or even exterminate that part with which we simply do not want to identify and, at the same time, we project hatred onto what appears to us as evil. How unhealthy!
What happens after the conquest? What relationship is it possible to build with the one we have demonized, dominated, and wounded?
Be that as it may, everyone knows that good and evil are here to stay, one completing the other to form a whole, a kind of balance essential to life. It seems more important to me to find how to harmonize within ourselves these two opposing aspects, to make peace within oneself to finally make it around us. A harmonization of kingdoms.
If we could welcome in peace the one we fought, life would indeed be beautiful. Such is not the case. This adversary, this conquered person, is wounded by war, by our demonization, by this contrast of good and evil imposed upon them. The background narrative of humanity.
We must therefore create more of a restorative and participatory justice, a foundation for peaceful life, a means to heal wounds and remove the weight of the past from both sides. Also ensure that there is follow-up so that this reparation is as automated as possible.
Currently, we have the opportunity to take advantage of the health crisis to grow, to initiate changes with the aim of humanizing our relations within and around us. A reality revealed itself to us through this virus, COVID-19. This is the opportunity to put an end to our ways of doing things that lock us into dysfunctional systems.
In Quebec lives an essentially peaceful people, which has not shielded it from errors in its search for identity, as already mentioned in previous texts. Culturally, we were becoming aware of ourselves, of our difference.
From what I understand, internationally there is agreement to distinguish cultures, to recognize the need to protect them, hence the UN principle of multiculturalism. The proper functioning of this principle rests on the recognition of cultures as well as on the acceptance of their differences. This is fundamental for all nations to feel respected. Thus, new nations could see themselves recognized, based on culture and on constructive relations with others.
In this perspective of a new universal justice, I see the Holy Father more as a restorative pope, rather than a last pope. Perhaps the last of this old lineage and the first of a new one? For me, there is no blood, nor violence, but a deeper awareness of our humanity, for a new, more harmonious path. (Reference to the Epistle to the Romans.)
My protection.
March 9, 2026


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