L’instrumentalisation des féministes

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Petit rappel

Les Yvette (Wikipédia)

Chronique de l’ombre : L’instrumentalisation des féministes

« Dans cette chronique sur la manufacture du consentement, l’auteur argue que les grandes orientations politiques, notamment lors du référendum et des élections fédérales, reposent sur une instrumentalisation émotionnelle des causes sociales. Il postule que la peur — agitée comme un spectre autour d’enjeux tels que l’avortement ou la carrière des femmes — sert de levier pour orienter le vote féministe vers le statu quo libéral. Pour lui, ce procédé relève d’une forme de « castration du libre arbitre » : en utilisant la détresse comme outil de gestion politique, le pouvoir prive les citoyens de leur capacité de choix réel. Sa thèse souligne ainsi une répétition historique où la stratégie de l’ombre remplace le débat démocratique par une manipulation des reflets de la peur. »

Chronique de l’ombre : L’instrumentalisation des féministes

J’ai vu cela passer dans l’ombre des élections fédérales : le vote féministe orienté vers les Libéraux plutôt que vers les Conservateurs ou les Bloquistes. À tort ou à raison, je liais cela à l’époque de Jean Chrétien. J’en parlais dans le contexte du deuxième référendum sur l’indépendance du Québec. De la même façon, je rattachais les soupçons d’irrégularités de Jean Charest à Jean Chrétien, comme si le premier n’avait été que le paravent du deuxième. Avouons que cette stratégie tordue aurait du sens.

Charest parle, tandis que dans l’ombre, Chrétien agit de sorte que l’on croie que l’auteur de la stratégie occulte est le président du camp du Non. Pourquoi chercher plus loin que l’évidence ?

Ce n’est pas à moi de me prononcer sur la validité factuelle — c’est le rôle des policiers et des journalistes d’investigation. Ma part est conceptuelle : c’est ma spécialité.

Quoi qu’il en soit, revenons à cette instrumentalisation des féministes. Une partie des femmes est entraînée dans le sillage du « Non » par la peur des hommes dominants. On agite le spectre de l’avortement criminalisé ou d’un frein à la carrière professionnelle, suggérant qu’il serait impossible de se réaliser pleinement par manque de choix. Conservateurs et Bloquistes deviennent alors synonymes d’enfermement et de restrictions aux libertés des femmes et des enfants.

L’histoire se répète. Voilà les ordres que j’ai vus passer dans l’ombre des dernières élections fédérales. Voilà pourquoi j’avais parlé d’élections truquées. En cela, nous sommes proches du curé qui convie sa paroisse à voter pour tel candidat parce que c’est « plus avantageux pour sa foi ».

Ici encore, il est possible d’y voir une castration. Subtilement, ces personnes sont castrées de leur libre arbitre et manipulées par le reflet de la peur. L’art de la détresse.


Reminder

The Yvette (Wikipedia)

« In this chronicle on the manufacturing of consent, the author argues that major political shifts, notably during the referendum and federal elections, rely on the emotional instrumentalization of social causes. He postulates that fear—waved like a specter around issues such as abortion or women’s careers—serves as leverage to steer the feminist vote toward the Liberal status quo. For him, this process constitutes a form of ‘castration of free will’: by using distress as a political management tool, those in power strip citizens of their capacity for genuine choice. His thesis thus highlights a historical repetition where shadow strategies replace democratic debate with a manipulation of the reflections of fear. »

Shadow Chronicle: The Instrumentalization of Feminists

I saw this unfolding in the shadows of the federal elections: the feminist vote leaning toward the Liberals rather than the Conservatives or the Bloc Québécois. Rightly or wrongly, I linked this to the era of Jean Chrétien. I spoke of it in the context of the second referendum on Quebec independence. Similarly, I linked suspicions of irregularities attached to Jean Charest to Jean Chrétien, as if the former had merely been the screen for the latter. Let’s admit that such a twisted strategy would make sense.

Charest speaks, while in the shadows, Chrétien acts in such a way that we all believe the author of the shadow strategy is the president of the « No » camp. Why look further than the obvious?

It is not for me to pronounce on the factual validity—that belongs to the police and other investigative journalists. My part is conceptual: my specialty.

Regardless, let’s return to this instrumentalization of feminists. A portion of women is drawn into the wake of the « No » vote through the fear of dominant men. The specter of criminalized abortion or barriers to a professional career is waved, suggesting the impossibility of full self-realization due to a lack of choice. Conservatives and Bloquistes then become synonymous with confinement and restrictions on the freedom of women and children.

History repeats itself. These are the orders I saw passing in the shadows of the last federal elections. This is why I had spoken of rigged elections. In this, we are close to the priest who urges his parish to vote for a certain candidate because it is « more advantageous for their faith. »

Here again, it is possible to see a castration. Subtly, these individuals are castrated of their free will and are manipulated by the reflection of fear. The art of distress.


« Pédagogie et philosophie des enjeux de société par le prisme des TI. »