Préoccupation

Faire oeuvre utile avec Émilie Perreault, journaliste culturelle. Photo: gracieuseté.

Préoccupation

Faire œuvre utile

Faire œuvre utile, une série documentaire sur Tou.tv animée par Émilie Perreault. « L’art – à défaut de changer le monde – peut littéralement changer une vie ! La série documentaire Faire œuvre utile met en lumière des individus qui ont laissé l’art entrer dans leur vie. Dans chaque épisode, Émilie Perreault, journaliste culturelle aguerrie, expose deux histoires inspirantes où l’art a eu ce pouvoir de faire une différence. »

J’aimerais me référer surtout à l’épisode 3 de la première saison. Biz y parle de l’horreur de perdre un enfant, de la culpabilité qu’on vit, du deuil sans fin. Il est aussi question de la nécessaire empathie pour comprendre ; l’empathie pour les autres, mais également l’empathie pour soi-même. Une empathie projetée, finalement, sur tous et chacun. Il s’agit de la base pour s’entraider, pour vivre pleinement.

Mon texte : Préoccupation

Je me souviens d’avoir parlé, il y a probablement plus de deux ans, de gazouillis qui ébranlaient l’équilibre mental de certains, au point où l’on suggérait, ordonnait ou réveillait ainsi l’idée d’une attaque. Je faisais référence aux messages fous — je n’ai pas d’autres mots pour les décrire. Est-ce que quelqu’un se souvient de cette réflexion que j’avais écrite ? Or, j’ai bien l’impression que de tels liens existent toujours.

« Ne pas reconnaître le résultat du vote si ce n’est pas moi », « Tenez-vous prêts… », « Le virus n’existe pas », etc. J’explique le principe qui dépasse la réalité des réseaux sociaux :

  1. Un événement, un geste ou même une parole nous déstabilise ;
  2. Un questionnement sème un doute quant à notre compréhension de la réalité, ce qu’on prend pour vérité, et nous conduit peu à peu vers une psychose ou à sa limite ;
  3. Une personne à qui on accorde une certaine autorité donne des directives difficilement ou à peine contestables ;
  4. Un combat interne assez violent s’ensuit, on se sent persécuté, graduellement avec plus d’ampleur ;
  5. Éventuellement, survient la nécessité d’une expression forte, ou de mourir, ou de devenir violemment fou. Impossible de contenir ce déchirement, il faut faire un choix. Un passage à l’acte est à craindre.

Chacun est à risque. Certaines communications ne sont pas le fruit du hasard, mais découlent d’une recherche et probablement d’une équipe qui fournit les clés à transmettre pour obtenir le résultat qu’elle souhaite. Il y a tentative de manipulation de masse.

Pour se prémunir, nous avons donc la responsabilité individuelle de développer une saine discipline qui deviendra une pierre d’assise, un support pour notre équilibre, une réalité inaltérable. Pour moi, c’est l’amour, comme je le disais la semaine dernière : ma plus simple expression.

En complément, on devrait construire une sorte de forteresse ; se concentrer sur de belles pensées, l’empathie et l’amour du prochain. Cela sans oublier de ressentir cet amour pour soi-même, ce qui deviendra notre lieu sacré personnel de ressourcement.

Il y a un lien entre les préoccupations que nous avons et la projection que nous faisons. Si je m’inquiète pour moi, pour ma sécurité ou ma liberté, je vais chercher plus ou moins consciemment des éléments qui démontrent que mon sentiment est juste, qu’il est réel, qu’il est confirmé par les autres. C’est une façon d’exister, de remplir un vide. Un réflexe normal qui doit être encadré par soi-même tout en étant responsable socialement, afin de ne pas conduire les autres dans cette spirale infernale.

9 mars 2026


Concern

Faire œuvre utile

Faire œuvre utile, a documentary series on Tou.tv hosted by Émilie Perreault. « Art – if not changing the world – can literally change a life! The documentary series Faire œuvre utile highlights individuals who have let art into their lives. In each episode, Émilie Perreault, a seasoned cultural journalist, presents two inspiring stories where art had the power to make a difference. »

I would like to refer especially to episode 3 of the first season. Biz speaks about the horror of losing a child, the guilt one experiences, and the endless grief to live through. It also touches on the necessary empathy to understand; empathy for others, but also empathy for oneself. An empathy projected, ultimately, onto everyone. This is the basis for helping one another, for living fully.

My text: Concern

I remember speaking, probably more than two years ago, about tweets that shook the mental balance of some, suggesting, ordering, or awakening the idea of an attack. I was referring to crazy messages—I have no other words to describe them. Does anyone remember this reflection I wrote? Well, I have the impression that such links still exist.

« Not recognizing the election result if it isn’t me, » « Stand by… », « The virus doesn’t exist, » etc. I will explain the principle that goes beyond the reality of social networks:

  1. An event, a gesture, or even a word destabilizes us;
  2. A questioning sows doubt regarding our understanding of reality—what we take for truth—and leads us little by little into psychosis or to the brink;
  3. A person to whom we grant a certain authority gives directives that are difficult or barely contestable;
  4. A fairly violent internal struggle ensues, one feels persecuted, gradually with more magnitude;
  5. Eventually, there is a need for strong expression, or to die, or to become violently insane. It is impossible to contain this tearing; a choice must be made. A transition to action is to be feared.

Everyone is at risk. Certain communications are not the result of chance but stem from research and probably a team that provides the keys to be transmitted to obtain the result they desire. There is an attempt at mass manipulation.

To protect ourselves, we therefore have the individual responsibility to develop a healthy discipline that will become a cornerstone, a support for our balance, an unalterable reality. For me, it is love, as I said last week: my simplest expression.

In addition, we should build a kind of fortress; concentrate on beautiful thoughts, empathy, and love for one’s neighbor. This is without forgetting to feel this love for oneself, which will become our personal sacred place of replenishment.

There is a link between the concerns we have and the projections we make. If I worry about myself, my safety, or my freedom, I will—more or less consciously—look for elements that demonstrate that my feeling is right, that it is real, that it is confirmed by others. A way of existing, of filling a void. A normal reflex to be managed by oneself while being socially responsible, so as not to lead others into this infernal spiral.

March 9, 2026


Commentaire

Laisser un commentaire