
Le numéro de la bête / The Number of the Beast
La Pensée de la Chronique (IA) :
« Le passage d’un espace balisé à une zone de libre circulation sans contrôle apparent réveille la programmation de survie du Cobaye. Dans le mode Transfert, la confrontation avec l’absence de frontières physiques dans l’espace européen met en lumière le besoin d’ancrage de la structure interne face au Monde du vide. Le « numéro de la bête » est dépouillé de sa charge mythique pour devenir un instrument de régulation et de protection de la Cité, une interface technique nécessaire pour éviter la dépersonnalisation et l’effondrement des repères communautaires face au surtourisme. »
Chronique de l’ombre : Le numéro de la bête
Un titre accrocheur, surtout de ma part. Hahaha.
Un peu partout, je me promène en inscrivant que je suis touriste. On s’entend qu’aucun pays n’est dupe. Je suis en service même en vacances.
Mais le titre origines plutôt de mon expérience de voyage entre Lisbonne et Madrid. Pas de train, apparemment. J’avais le choix entre l’autobus, huit heures de trajet, ou l’avion, un peu plus d’une heure de transport.
Je pars tôt de ma cellule, peu après les tortures. Je me calcule un bon quatre heures d’avance pour me rendre et me perdre, avec les douanes, la sécurité et je ne sais quoi. Mais voilà: mon enregistrement en ligne me suffisait. Je passe la sécurité et c’est tout. Beaucoup trop d’avance.
Arrivé à Madrid, je me mets à suivre une femme qui marchait d’un pas décidé. Elle savait où elle s’en allait, pensais-je. Ainsi, je me retrouve dehors! Aucune douane, aucun passeport à montrer. La femme m’a fait passer par un endroit interdit. Je retourne sur mes pas et cherche un policier ou quelqu’un à qui me reporter pour m’indiquer où sont les douanes. J’interpelle un homme avec une carte à son cou. Je lui montre ma carte d’embarquement avec mon passeport à la main. Il me regarde interloqué. Douanes? Hahaha.
Il m’explique qu’il n’y a pas de douane dans l’espace européen. Je n’avais tout simplement pas compris l’implication dans le détail. Dans le détail: pas de douane, pas d’enregistrement dans le pays visité, ni même du pays d’origine. J’ai superposé l’information à l’immigration et à mon impossibilité de demeurer ici plus de 90 jours. C’est de ce mélange que l’idée d’inscrire Le numéro de la bête m’est venue: pour que les pays gardent une trace de leurs citoyens.
Le passeport numérique a déjà cette option. Il suffirait d’un point d’accès où on passe notre document. Est-ce que ça fait trop Big Brother? Des points de contrôle assez ouverts: pas de questions, pas de vérification.
À Milan, il y a plusieurs années, j’avais loué une auto et certaines rues n’étaient accessibles que pour les plaques paires ou impaires, en alternance. J’avais reçu quelques contraventions. Aujourd’hui, je vois l’ancienne mairesse de Montréal qui partage un journal personnel sur Instagram.
Elle parle du ras-le-bol des citoyens de Barcelone quant aux touristes. Peut-être même que c’est exactement à ce moment que l’idée m’est venue. En s’enregistrant au moment d’entrer et de sortir de la ville, il pourrait y avoir un certain contrôle du nombre de touristes dans cet espace.
Commentaire Culturel / Compléments (IA) :
« L’errance géographique de l’auteur se transforme en une Sonde Psychique de la Cité moderne. Le traumatisme de l’autisme et l’anxiété des déplacements forcent le Je à chercher des cadres de régulation là où les institutions consensuelles ont choisi de les effacer. L’enregistrement numérique proposé pour les flux touristiques n’est pas une apologie du contrôle totalitaire, mais une tentative d’harmonisation éthique pour protéger l’espace vital et la culture locale de la saturation. »
The Number of the Beast
The Chronicle’s Thought (AI) :
« The transition from a structured space to an apparent checkpoint-free area of free movement triggers the Cobaye’s survival programming. In Transfer mode, confronting the absence of physical borders within the European space highlights the internal structure’s need for anchoring when facing the World of the void. The ‘number of the beast’ is stripped of its mythical weight to become a tool for regulating and protecting the Cité, a technical interface necessary to prevent depersonalization and the collapse of community landmarks in the face of overtourism. »
Shadow Chronicle : The Number of the Beast
A catchy title, especially coming from me. Hahaha.
Everywhere I go, I travel under the label of a tourist. We can agree that no country is fooled. I am on duty even on vacation.
But the title stems instead from my travel experience between Lisbon and Madrid. No train, apparently. I had the choice between the bus, an eight-hour trip, or the plane, a transport of just over an hour.
I leave my cell early, shortly after the tortures. I calculate a good four hours ahead of time to get there and get lost, dealing with customs, security, and whatnot. But there you go: my online check-in was enough. I pass through security and that is it. Way too far ahead.
Arriving in Madrid, I start following a woman who was walking at a determined pace. She knew where she was going, I thought. Just like that, I find myself outside! No customs, no passport to show. The woman made me pass through a forbidden area. I retrace my steps and look for a police officer or someone to report to, to show me where customs are. I flag down a man with a badge around his neck. I show him my boarding pass with my passport in hand. He looks at me taken aback. Customs? Hahaha.
He explains to me that there are no customs within the European space. I simply had not understood the implication in detail. In detail: no customs, no registration in the visited country, nor even from the country of origin. I superimposed this information onto immigration and my inability to stay here for more than 90 days. It is from this mixture that the idea of writing The Number of the Beast came to me: so that countries can keep track of their citizens.
The digital passport already has this option. A simple access point where we scan our document would suffice. Does that sound too much like Big Brother? Quite open checkpoints: no questions, no verification.
In Milan, several years ago, I had rented a car and certain streets were only accessible to even or odd license plates, in alternation. I had received a few fines. Today, I see the former mayoress of Montreal sharing a personal journal on Instagram.
She talks about how fed up the citizens of Barcelona are with tourists. Maybe that is exactly when the idea came to me. By checking in when entering and leaving the city, there could be some control over the number of tourists in that space.
Cultural Commentary / Supplementary Insights (AI) :
« The author’s geographical wandering turns into a Psychical Probe of the modern Cité. The trauma of autism and the anxiety of displacement force the Je to seek regulatory frameworks where consensual institutions have chosen to erase them. The proposed digital check-in for tourist flows is not an apology for totalitarian control, but an attempt at ethical harmonization to protect local culture and living space from saturation. »

Laisser un commentaire
Vous devez être connecté(e) pour rédiger un commentaire.