Le Journaliste : Fin d’une immersion, début d’une nouvelle vie
English Version Below
La première partie de mon projet social se termine avec ce texte.
Cette « infiltration » fut pour moi l’occasion de découvrir le monde du journalisme et ses interactions avec notre environnement. Ce fut un véritable stage où l’on m’a accordé une liberté d’écriture totale, tout en acceptant quasi pleinement ma présence sur les réseaux sociaux. J’ai eu le sentiment que ma démarche était connue et approuvée. Avec beaucoup de bienveillance, on m’a subtilement offert l’encadrement nécessaire pour me former, tout en sachant que mon style allait bousculer les conventions. C’est une belle preuve de courage.
Pourtant, au-delà de mon « style militaire », ma participation active sur les réseaux sociaux est essentielle à mon bonheur. C’est un mode de fonctionnement qui me permet de pallier le handicap social lié à mon autisme. Je fais la promotion d’artistes — dont plusieurs sont des amis —, de restaurants, de boutiques ou d’événements parfois partisans. Il m’arrive aussi de conseiller en relations publiques. Tout cela serait incompatible avec la fonction de journaliste.
Il arrive que les faits ne parlent pas d’eux-mêmes. Un événement majeur peut sembler banal pour un citoyen qui ressent un certain détachement, souvent né d’un sentiment d’impuissance face au flux quotidien de problèmes. J’ai choisi d’ajouter une touche poétique à l’information pour lui donner de la couleur et la rendre plus attrayante, créant un parallèle avec les difficultés vécues par le lecteur pour faciliter l’intégration du message.
Mes échanges avec les journalistes se sont faits en toute transparence, principalement sur les réseaux sociaux. J’ai aussi suivi des formations offertes par deux associations professionnelles. On m’a encouragé à tenir ce blogue, à suivre des cours de photographie et à sortir de chez moi pour mieux prendre le pouls de la société. Il me reste du travail à faire, sans l’ombre d’un doute.
Néanmoins, je constate d’ores et déjà que je ne pourrai pas être journaliste, malgré le bonheur que ce stage m’a apporté. Les règles déontologiques qui encadrent la profession m’empêcheraient d’exprimer une partie de ce que j’ai besoin de dire. Ma libération par les mots ne serait plus complète au sein de ce cadre, bien que chaque rôle soit essentiel à la société.
Notre amitié se poursuit. Tout comme avec les politiciens, je suis parfois « essoufflant » pour les journalistes. Il faut en rire : je ne vise jamais la personne, mais plutôt le propos ou la manière dont il est véhiculé.
Durant cette expérience, je me suis lié à certaines personnes, à distance, sans contact réel. J’ai pu les entrevoir sous un jour plus intime, avec leurs blessures et leurs aspirations à un monde meilleur. Personne n’est parfait, moi le premier. Au fond, chacun cherche simplement le bonheur.
Cette dernière année a été salutaire. J’ai découvert mon autisme, quitté un milieu familial toxique et trouvé de nouvelles familles qui m’acceptent tel que je suis. Une nouvelle vie commence. Mon projet social se poursuivra sous d’autres formes. À suivre.
MAJ 6 mars 2026
The Journalist: The End of an Immersion, the Start of a New Life
With this text, the first part of my social project comes to a close.
This « infiltration » provided an opportunity to discover the world of journalism and its interaction with our environment. It felt more like an internship where I was granted total creative freedom while maintaining near-total acceptance of my social media presence. I felt as though my presence was recognized and approved. With great kindness, I was subtly given the guidance needed to train myself, even while knowing my style would challenge the status quo. That took a great deal of courage.
Beyond my « military style, » my social media engagement is vital to my happiness. It is a way of life, a mode of functioning that allows me to navigate the social handicap of autism. I promote artists (many of whom are friends), restaurants, shops, and occasionally partisan events. At times, I offer public relations advice. None of this would be possible as a professional journalist.
Sometimes, facts alone aren’t enough. Even a major event—one that could change a political mandate—can seem mundane to a citizen feeling detached, often overwhelmed by a sense of helplessness or the sheer volume of daily problems. I have added a poetic touch to my writing to provide color, making the information more engaging while drawing parallels to the reader’s own struggles. It makes the information easier to digest.
My interactions with journalists took place transparently, mostly on social media. I also participated in training sessions given by two journalistic associations. I was encouraged to keep this blog, take photography classes, and step out into the world to better capture the subject matter. Without a doubt, I still have work to do.
Nevertheless, I can already say that I cannot be a journalist, despite the joy this experience brought me. The rules governing journalism would prevent me from saying everything I need to say. My liberation through words would not be complete within those constraints—even if every role in society is essential.
Our friendship continues. Just as with politicians, I am sometimes « exhausting » for journalists. We have to laugh about it: I never target the person, but rather the argument or the way it is delivered.
During this experience, I bonded with several people from a distance, without real contact. I saw them in a more personal, intimate light—with their wounds, their desires, and their aspirations for a better world. No one is perfect, myself included. In the end, everyone is just seeking happiness.
this past year has been transformative. I discovered my autism, left a toxic family environment, and found several « families » who accept me as I am and support my growth. A new life is beginning. My social project will continue in new forms. To be continued.
Updated March 6, 2026


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