Le temps

Au volant d’une Belle Cubaine, série documentaire regardée sur Crave.

Le temps

Au volant d’une Belle Cubaine

Au volant d’une Belle Cubaine, une série documentaire sur les voitures ; 10 épisodes qui nous font découvrir Cuba et sa culture. « Le mordu de chars José Gaudet sillonne les routes cubaines à la recherche de la voiture ancienne de ses rêves. Afin de l’aider dans ses démarches et ses communications avec les Cubains, José est accompagné de Gildor Roy, qui parle couramment l’espagnol. La production suit ce duo à l’humour unique dans sa quête ponctuée de rencontres et d’aventures. » C’est ainsi que j’ai appris, des années plus tard, avoir marché sur le circuit de la F1 de Cuba ! Cette quête de l’auto parfaite nous fait découvrir plus d’un univers.

Mon texte : Le temps

Qui aurait pensé que j’aurais pu en arriver à voir le vide comme un avancement ? Avec cette fin du chaos à la fois libératrice et pleine de peurs, je devais me retrouver, dépasser mes craintes pour faire la paix en moi. Réaliser que je suis en vie, que je respire. Cette gratitude qui m’habitait rayonnait graduellement sur mon entourage, mais aussi jusque dans mes tripes. Quel chemin parcouru !

Les jugements que je portais sur les autres n’étaient que le reflet de ceux que j’émettais sur moi-même. Comme un balancier, les accusations ne faisaient que passer d’un côté à l’autre, sans fin. Je m’affranchissais de cette histoire humainement contre-productive.

Ce vide est devenu un moment de ressourcement, un lieu pour me découvrir. On ne me dictait plus mon identité, je n’avais plus à faire valoir sans cesse la moindre revendication. Je pouvais dorénavant simplement rayonner.

Ainsi en était-il pour chacun, pour chacune. La différence éclatait de partout. Même les coins d’ombre s’harmonisaient dans ce paysage vivant, en constant mouvement. Un monde s’ouvrait à moi où « tout était dans tout ». Le temps m’apparaissait comme une éternité.

Les religions n’étaient plus en guerre, mais s’agençaient. Les Autochtones n’étaient plus dominés afin de leur prendre leurs territoires, mais étaient égaux avec tous leurs droits. Le conflit des systèmes économiques divergents avait maintenant accès à un pont dans le respect de chacun. Les cultures comprenaient leur importance respective et la nécessaire cohabitation pour se développer adéquatement. L’équilibre entre les femmes et les hommes s’imposait comme un besoin vital, un seul et unique accès à une nouvelle réalité vivante et saine.

Au moment d’écrire ces lignes, je n’ai pas fini de regarder les épisodes de cette série documentaire. Je ne sais pas si José Gaudet a trouvé son auto parfaite. Toutefois, je vois bien qu’il prend le temps pour atteindre son but et qu’il profite tout autant du chemin qu’il parcourt que de l’atteinte de son but ultime.

9 mars 2026


Time

Au volant d’une Belle Cubaine

Au volant d’une Belle Cubaine, a documentary series about cars; 10 episodes that let us discover Cuba and its culture. « Car enthusiast José Gaudet crisscrosses Cuban roads in search of the vintage car of his dreams. To help him in his efforts and his communications with Cubans, José is accompanied by Gildor Roy, who speaks fluent Spanish. The production follows this duo with their unique humor in a quest punctuated by encounters and adventures. » That is how I learned, years later, that I had walked on the F1 circuit of Cuba! This quest for the perfect car makes us discover more than one universe.

My text: Time

Who would have thought that I could have come to see the void as progress? With this end of chaos, at once liberating and full of fears, I had to find myself, overcome my fears to make peace within me. Realizing that I am alive, that I breathe. This gratitude that inhabited me gradually radiated to those around me, but also deep in my gut. What a journey!

The judgments I held toward others were only the reflection of those I cast upon myself. Like a pendulum, accusations did nothing but pass from one side to the other, endlessly. I was freeing myself from this humanly counter-productive story.

This void became a moment of replenishment, a place to discover myself. People no longer told me my identity, I no longer had to constantly assert the slightest claim. From then on, I could simply radiate.

And so it was for everyone, for every woman. Difference was bursting everywhere. Even the shadowed corners harmonized in this living landscape, in constant movement. A world opened to me where « everything was in everything. » Time appeared to me as an eternity.

Religions were no longer at war but were coming together. Indigenous people were no longer dominated to take their territories, but were equal with all their rights. The conflict of divergent economic systems now had access to a bridge in the respect of each. Cultures understood their respective importance and the necessary cohabitation to develop adequately. The balance between women and men imposed itself as a vital need, a single and unique access to a new living and healthy reality.

At the time of writing these lines, I have not finished watching the episodes of this documentary series. I do not know if José Gaudet found his perfect car. However, I can see that he takes his time to reach his goal and that he enjoys the path he travels as much as the achievement of his ultimate goal.

March 9, 2026


Commentaire

Laisser un commentaire