Auteur : Christian Legault

  • Le temps

    Le temps

    Le temps

    Au volant d’une Belle Cubaine

    Au volant d’une Belle Cubaine, une série documentaire sur les voitures ; 10 épisodes qui nous font découvrir Cuba et sa culture. « Le mordu de chars José Gaudet sillonne les routes cubaines à la recherche de la voiture ancienne de ses rêves. Afin de l’aider dans ses démarches et ses communications avec les Cubains, José est accompagné de Gildor Roy, qui parle couramment l’espagnol. La production suit ce duo à l’humour unique dans sa quête ponctuée de rencontres et d’aventures. » C’est ainsi que j’ai appris, des années plus tard, avoir marché sur le circuit de la F1 de Cuba ! Cette quête de l’auto parfaite nous fait découvrir plus d’un univers.

    Mon texte : Le temps

    Qui aurait pensé que j’aurais pu en arriver à voir le vide comme un avancement ? Avec cette fin du chaos à la fois libératrice et pleine de peurs, je devais me retrouver, dépasser mes craintes pour faire la paix en moi. Réaliser que je suis en vie, que je respire. Cette gratitude qui m’habitait rayonnait graduellement sur mon entourage, mais aussi jusque dans mes tripes. Quel chemin parcouru !

    Les jugements que je portais sur les autres n’étaient que le reflet de ceux que j’émettais sur moi-même. Comme un balancier, les accusations ne faisaient que passer d’un côté à l’autre, sans fin. Je m’affranchissais de cette histoire humainement contre-productive.

    Ce vide est devenu un moment de ressourcement, un lieu pour me découvrir. On ne me dictait plus mon identité, je n’avais plus à faire valoir sans cesse la moindre revendication. Je pouvais dorénavant simplement rayonner.

    Ainsi en était-il pour chacun, pour chacune. La différence éclatait de partout. Même les coins d’ombre s’harmonisaient dans ce paysage vivant, en constant mouvement. Un monde s’ouvrait à moi où « tout était dans tout ». Le temps m’apparaissait comme une éternité.

    Les religions n’étaient plus en guerre, mais s’agençaient. Les Autochtones n’étaient plus dominés afin de leur prendre leurs territoires, mais étaient égaux avec tous leurs droits. Le conflit des systèmes économiques divergents avait maintenant accès à un pont dans le respect de chacun. Les cultures comprenaient leur importance respective et la nécessaire cohabitation pour se développer adéquatement. L’équilibre entre les femmes et les hommes s’imposait comme un besoin vital, un seul et unique accès à une nouvelle réalité vivante et saine.

    Au moment d’écrire ces lignes, je n’ai pas fini de regarder les épisodes de cette série documentaire. Je ne sais pas si José Gaudet a trouvé son auto parfaite. Toutefois, je vois bien qu’il prend le temps pour atteindre son but et qu’il profite tout autant du chemin qu’il parcourt que de l’atteinte de son but ultime.

    9 mars 2026


    Time

    Au volant d’une Belle Cubaine

    Au volant d’une Belle Cubaine, a documentary series about cars; 10 episodes that let us discover Cuba and its culture. « Car enthusiast José Gaudet crisscrosses Cuban roads in search of the vintage car of his dreams. To help him in his efforts and his communications with Cubans, José is accompanied by Gildor Roy, who speaks fluent Spanish. The production follows this duo with their unique humor in a quest punctuated by encounters and adventures. » That is how I learned, years later, that I had walked on the F1 circuit of Cuba! This quest for the perfect car makes us discover more than one universe.

    My text: Time

    Who would have thought that I could have come to see the void as progress? With this end of chaos, at once liberating and full of fears, I had to find myself, overcome my fears to make peace within me. Realizing that I am alive, that I breathe. This gratitude that inhabited me gradually radiated to those around me, but also deep in my gut. What a journey!

    The judgments I held toward others were only the reflection of those I cast upon myself. Like a pendulum, accusations did nothing but pass from one side to the other, endlessly. I was freeing myself from this humanly counter-productive story.

    This void became a moment of replenishment, a place to discover myself. People no longer told me my identity, I no longer had to constantly assert the slightest claim. From then on, I could simply radiate.

    And so it was for everyone, for every woman. Difference was bursting everywhere. Even the shadowed corners harmonized in this living landscape, in constant movement. A world opened to me where « everything was in everything. » Time appeared to me as an eternity.

    Religions were no longer at war but were coming together. Indigenous people were no longer dominated to take their territories, but were equal with all their rights. The conflict of divergent economic systems now had access to a bridge in the respect of each. Cultures understood their respective importance and the necessary cohabitation to develop adequately. The balance between women and men imposed itself as a vital need, a single and unique access to a new living and healthy reality.

    At the time of writing these lines, I have not finished watching the episodes of this documentary series. I do not know if José Gaudet found his perfect car. However, I can see that he takes his time to reach his goal and that he enjoys the path he travels as much as the achievement of his ultimate goal.

    March 9, 2026

  • Gratitude

    Gratitude

    Gratitude

    Umbrella Academy

    Umbrella Academy, une série écoutée il y a quelque temps sur Netflix. « Mobilisés par le deuil, des frères et sœurs désunis aux pouvoirs extraordinaires découvrent des secrets familiaux troublants – et une menace planant sur l’humanité. Mettant en vedette : Elliot Page, Tom Hopper, David Castañeda. Créateur : Steve Blackman. » J’aime beaucoup cette série magique où l’objectif est de sauver le monde. Toutefois, au fur et à mesure que l’histoire avance, on comprend le dysfonctionnement complexe de cette famille. On ne réalise pas toujours l’importance de notre héritage, ni l’impact de notre passé sur nos choix.

    En complément

    « The Umbrella Academy » : la fin du monde, encore (Le Devoir)

    Mon texte : Gratitude

    Alors que j’ai maintenant un souvenir d’avoir cru être le diable lorsque j’avais entre 8 et 10 ans, je me suis réveillé amnésique du coma avec cette impression d’être vraiment proche du Christ, jusqu’à m’y confondre par moments. Tout ça en taisant plus ou moins la présence de « Celui qui venait du futur », un être souhaitant de façon implacable la justice. Quelle histoire !

    Un parcours pour une nouvelle vie commençait à peine. Sans racine, sans compréhension de ce qui m’arrivait, sans identité pour me représenter, j’ai été confronté à différentes images qu’on se faisait de moi. J’avais besoin d’un ancrage, d’une fondation qui m’accepte comme je suis et qui me laisse me développer en toute confiance. Toutefois, je ne savais pas ce que je cherchais, ni par où commencer. J’étais déconstruit.

    Le voyage dans le temps s’est ainsi imposé à moi. Je devais retourner dans le passé et comprendre ce qui m’était arrivé, pourquoi j’étais dans une telle situation, avec ces limites imposées. Rien n’avait de sens. C’est à cela que je fais référence lorsque je dis que je n’étais pas dans la réalité. Ce vide, je le sais par expérience intense, il fait mal.

    J’ai raconté mon épopée sur ce blogue, inutile de répéter. Ce passé s’est révélé à moi peu à peu et j’ai dû lui donner sens, démêler ce qui me semblait incohérent et tenter du mieux que je pouvais d’exprimer ce qui m’apparaissait approprié. Me retrouver face à mes démons, voir ma vie défiler encore une fois devant moi, me rendait fou. J’étais inquiet pour moi. Brisé. Seul. Un jugement s’infiltrait dans chacune des failles de mon cheminement, dans chacune des faiblesses de ma personnalité. Le jugement dernier s’emparait de moi dans tous les recoins. Ça aussi, ça fait mal.

    Que je le veuille ou non, il y avait dorénavant un prix à payer pour vivre. Un temps fut nécessaire pour l’accepter, pas pour m’y résigner, mais dans le but d’avoir un appui pour repartir. Pris dans cette spirale, il me fallait comprendre comment les événements étaient liés les uns aux autres. Je devais définir mes limitations, les nommer, voir ce qui découlait de mes propres gestes et ce qui tombait du ciel « artificiellement ».

    L’apprentissage était d’autant plus difficile que toute cette réalité étrange n’avait pas vraiment de sens. On m’expliquait des choses que je n’avais jamais vécues. Quoique…

    Je ne sais pas exactement ce qui s’est produit, je crois que c’est l’arrivée du diagnostic d’autisme, comme je le disais. J’ai revisité toutes mes expériences avec cette connaissance incarnée que je voyais des structures. Je me suis réexpliqué ma vie, j’ai réassemblé les morceaux éparpillés, restructuré ma réalité passée et, finalement, présente.

    De l’image qu’on me reflétait, de celle que j’avais de moi, il ne reste plus rien bien que tout m’est familier. Le sens perverti des mots est devenu vide, puis, tout d’un coup, j’ai levé les yeux et constaté que beaucoup découvraient avec moi une profondeur inédite : poésie. Enfin un moyen de communication, un endroit pour échanger. Gratitude.

    9 mars 2026


    Gratitude

    Umbrella Academy

    Umbrella Academy, a series watched some time ago on Netflix. « Reunited by their father’s death, estranged siblings with extraordinary powers uncover shocking family secrets – and a looming threat to humanity. Starring: Elliot Page, Tom Hopper, David Castañeda. Creator: Steve Blackman. » I really like this magical series where the goal is to save the world. However, as the story progresses, we understand the complex dysfunction of this family. We don’t always realize the importance of our heritage, nor the impact of our past on our choices.

    In addition

    « The Umbrella Academy »: the end of the world, again (Le Devoir)

    My text: Gratitude

    While I now have a memory of having believed I was the devil when I was between 8 and 10 years old, I woke up amnesiac from the coma with this impression of being truly close to Christ, to the point of confusing myself with him at times. All this while more or less silencing the presence of « The One Who Came from the Future, » a being relentlessly wishing for justice. What a story!

    A journey for a new life was barely beginning. Without roots, without understanding what was happening to me, without an identity to represent me, I was confronted with different images people had of me. I needed an anchoring, a foundation that would accept me as I am and let me develop in full confidence. However, I didn’t know what I was looking for, or where to start. I was deconstructed.

    Time travel thus imposed itself upon me. I had to go back into the past and understand what had happened to me, why I was in such a situation, with these imposed limits. Nothing made sense. This is what I refer to when I say I was not in reality. This void, I know from intense experience, hurts.

    I have told my epic on this blog, no need to repeat. This past revealed itself to me little by little and I had to give it meaning, untangle what seemed incoherent to me, and try as best I could to express what appeared appropriate to me. Finding myself face to face with my demons, watching my life flash before me once again, was driving me mad. I was worried for myself. Broken. Alone. A judgment seeped into every crack of my journey, into every weakness of my personality. The final judgment took hold of me in every corner. That too, hurts.

    Whether I wanted to or not, there was now a price to pay to live. Time was necessary to accept it, not to resign myself to it, but for the purpose of having a foothold to start again. Caught in this spiral, I had to understand how events were linked to one another. I had to define my limitations, name them, see what resulted from my own actions and what fell from the sky « artificially. »

    The learning process was all the more difficult because this whole strange reality didn’t really make sense. Things were being explained to me that I had never lived. Although…

    I don’t know exactly what happened, I believe it was the arrival of the autism diagnosis, as I was saying. I revisited all my experiences with this embodied knowledge that I saw structures. I re-explained my life to myself, I reassembled the scattered pieces, restructured my past reality and, finally, my present one.

    Of the image reflected back to me, of the one I had of myself, nothing remains although everything is familiar to me. The perverted meaning of words became empty, then, suddenly, I looked up and saw that many were discovering with me an unprecedented depth: poetry. Finally a means of communication, a place to exchange. Gratitude.

    March 9, 2026

  • Le complot

    Le complot

    Le complot

    La bouche pleine

    La bouche pleine, un roman d’Elisabeth Massicolli, Ed. Québec Amérique. L’histoire, écrite sous forme d’un journal personnel, m’a beaucoup plu. On entre dans l’univers intérieur d’une jeune femme qui cherche sa voie, alors qu’elle est à un moment où son potentiel ne veut que s’exprimer. Je suppose que j’aurais pu lire ce livre sans trop creuser pour comprendre le pourquoi des choses, un peu comme un constat. Il s’agit d’un roman, après tout. Néanmoins, j’ai voulu aller plus loin, tenter de rencontrer cette femme qui disait son mal. Très intéressant. À lire.

    Mon texte : Le complot

    On peut bien croire au diable, une réincarnation d’une sorte de lézard volant ou non. On peut croire, tout aussi bien, à un être divin portant la volonté de justice de l’Être Suprême. On peut croire aussi au Christ, à un retour sur Terre, pour amener une paix durable. Je ne sais pas laquelle de ces croyances est la plus folle. Somme toute, comme vous l’avez vu dans mes trois textes précédents, j’ai l’impression d’incarner quelquefois l’un ou l’autre, à différentes échelles.

    Ce sentiment d’être inspiré par quelque chose de beaucoup plus grand que moi, quelque chose que je ne m’explique pas, m’a amené énormément de questionnements. Il me fallait trouver un sens à tout ça : structures, images d’autres temps ou d’autres mondes, souvenirs refoulés ou à la limite de la conscience et cette espèce de contact « envahissant » avec l’inconscient collectif. Dans tous les cas, l’expérience me paraissait à la fois sacrée et inusitée, sans en réaliser l’ampleur.

    Je me suis questionné sur un manque d’intelligence que j’aurais, quelque chose qui expliquerait des échecs et une incompatibilité à fonctionner socialement. On me traitait par moments, c’était assez évident, comme si je ne comprenais rien à rien et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire avec moi.

    Ensuite, mais tout de même avec un certain chevauchement, j’ai regardé la possibilité de maladie mentale. Une enfance difficile, plusieurs traumas et tout. J’en ai très longuement parlé depuis plus de deux ans, pas tant pour me plaindre, mais pour dénoncer des abus.

    Finalement, arrivé à ce point où je me vois simplement comme un être humain, je constate avec étonnement bon nombre de questionnements qui existent dans la société. Chacun cherchant à donner sens à des événements incompréhensibles, à des situations qui leur semblent si contraires à leurs souhaits. Il y a un grand vide à remplir, un vide qui fait peur et qui fait mal.

    Bien, ça, je le comprends !

    Il y a une infinité de façons de remplir ce vide, ou de tenter de le remplir. À moins que, face à ce vide, nous ne puissions pas dépasser le mal que sa présence nous fait. D’une manière ou d’une autre, des questions viennent. Malheureusement, pour certains, le complot est la solution ; chacun ses théories pour fuir ou éliminer ce vide. Tristement.

    Apprivoiser le vide en soi, tranquillement l’investir avec bienveillance et respect pour se voir devenir autre grâce à cette nouvelle attitude. Selon moi, c’est ainsi que la conscience grandit.

    9 mars 2026


    The Conspiracy

    La bouche pleine

    La bouche pleine, a novel by Elisabeth Massicolli, Ed. Québec Amérique. The story, written in the form of a personal journal, pleased me very much. We enter the inner universe of a young woman seeking her path, at a moment when her potential only wants to express itself. I suppose I could have read this book without digging too deep to understand the why of things, somewhat like an observation. It is a novel, after all. Nevertheless, I wanted to go further, to try to meet this woman who spoke of her pain. Very interesting. A must-read.

    My text: The Conspiracy

    One may well believe in the devil, a reincarnation of a sort of lizard, flying or not. One can believe, just as well, in a divine being carrying the will for justice of the Supreme Being. One can also believe in Christ, in a return to Earth, to bring lasting peace. I do not know which of these beliefs is the maddest. All in all, as you have seen in my three previous texts, I have the impression of sometimes embodying one or the other, on different scales.

    This feeling of being inspired by something much greater than myself, something I cannot explain, has brought me an enormous amount of questioning. I had to find a meaning in all of it: structures, images of other times or other worlds, repressed memories or those on the edge of consciousness, and this sort of « invasive » contact with the collective unconscious. In any case, the experience seemed to me both sacred and unusual, without my realizing its magnitude.

    I questioned myself about a potential lack of intelligence I might have, something that would explain failures and an incompatibility to function socially. I was treated at times, it was quite obvious, as if I understood nothing at all and that there was not much to be done with me.

    Then, though with some overlap, I looked at the possibility of mental illness. A difficult childhood, several traumas, and all. I have spoken about it at great length for over two years, not so much to complain, but to denounce abuses.

    Finally, having reached this point where I see myself simply as a human being, I observe with astonishment many of the questions that exist in society. Each person seeking to give meaning to incomprehensible events, to situations that seem so contrary to their wishes. There is a great void to be filled, a void that frightens and that hurts.

    Well, that, I understand!

    There are an infinity of ways to fill this void, or to attempt to fill it. Unless, faced with this void, we cannot move past the pain its presence causes us. One way or another, questions come. Unfortunately, for some, the conspiracy is the solution; each with their theories to flee or eliminate this void. Sadly.

    Taming the void within oneself, quietly investing it with benevolence and respect to see oneself become another through this new attitude. In my opinion, this is how consciousness grows.

    March 9, 2026

  • Ça suffit !

    Ça suffit !

    Ça suffit !

    La vraie histoire de Paris Hilton

    La vraie histoire de Paris Hilton, un documentaire vu gratuitement sur YouTube, sous-titré en français. On entre dans le monde de Paris où peu à peu les liens se font pour la découvrir sous un nouveau jour. J’ai trouvé le film très touchant, même qu’à la toute fin j’ai eu les larmes aux yeux en comprenant d’une façon fort différente les paroles d’une chanson. Un nouvel éclairage tant sur elle que sur les différents abus.

    En complément

    Paris Hilton sur Wikipédia

    Mon texte : Ça suffit !

    Inévitablement, j’en venais à donner réalité à ce vécu. Une troisième forme s’imposait à moi, malgré moi.

    « Le plan mental est souvent considéré comme le niveau le plus élevé. D’autres considèrent sa maîtrise comme étant la base d’une vie spirituelle. Le mental est structurant lorsque bien utilisé…

    « Depuis l’épisode « Manon », la maniaco-dépressive bisexuelle qui me harcelait en cherchant la compagnie de mon entourage, je voyais un psychiatre, une femme. Je me sentais extrêmement agressé par les agissements de Manon et j’avais besoin d’aide de toute urgence. Je taisais, à la psychiatre, un univers que j’avais littéralement créé. Je ne lui avais pas mentionné, non plus, les mondes subtils que je visitais régulièrement. Rien sur qui je suis, le Christ. En fait, je la voyais parce que je voulais retrouver ce garçon de 19 ans qui était mort dans un accident. Je voulais vivre et la seule identité que l’on m’offrait était celle de ce malheureux garçon. J’avais même son passeport, imaginez ! Tout le monde voulait, à vil prix, que je lui vole son identité. Désespérément, je le chercherais pour lui redonner sa vie et, finalement, trouver la mienne. Peut-être même qu’il l’avait ! Il s’agissait là d’un point de départ, me disais-je.

    « J’avais pensé, encore une fois, retourner aux études. L’année précédente, j’avais amorcé, à l’Université de Montréal, des études en psychoéducation, mais deux sessions m’avaient suffi pour comprendre mon inadaptation aux exigences des études universitaires. J’étais encore trop affecté par l’accident, me disais-je. J’avais quitté l’université, incapable de relever ce défi, encore moins celui de l’apprentissage d’une matière morte tout autant que moi. Des théories écrites il y a déjà plusieurs années, sans évolution, sans mouvement, sans qu’on nous montre leur application actuelle. Je n’y voyais que des fruits desséchés, morts. Et je ne voulais pas mourir, je voulais vivre. Je voulais vivre !

    « Mais tiens, parlons-en de cette année d’étude ! Avec l’aide d’un de mes professeurs de l’UdeM, comme on disait, j’ai entrepris une formation pour devenir psychothérapeute. Avec ce professeur de psychoéducation de l’université, je faisais en parallèle une formation en psycho-corporel. Ça se voulait être un complément à un baccalauréat à venir, combiné avec une autre formation d’une autre approche. Ma deuxième approche était le transpersonnel. Il existait, à ce moment, un regroupement de psychothérapeutes qui voulaient « normaliser » la formation minimale pour le psychothérapeute : bac plus une formation de deux ans pour chacune des deux approches. En résumé, un bac en psychoéducation plus deux ans d’études en transpersonnel et deux ans d’études en psycho-corporel. Pourquoi pas !

    « Dans ma vision des choses, le psycho-corporel me permettrait de reprendre contact avec ce corps ressuscité et le transpersonnel me fournirait des mots et des concepts sur cette mort qui n’en finissait plus. La première approche avait comme conséquence de me diriger vers le plan physique et de réaliser ce qui était dans mon esprit. Pour la deuxième, effectivement les mots venaient. Mais les images aussi ! Mon esprit s’emballait.

    « Bien que j’eusse des images d’autres temps, je ne les classais pas et les laissais en suspens avec la mention « point d’interrogation ». Mais quelques mois avant le début des cours au Collège international du transpersonnel, j’ai contacté une nouvelle vie antérieure. C’était du temps de la Terre de Pan ; certains font référence à cette période comme étant celle du Paradis terrestre.

    « La magie fait partie du quotidien ; tous s’amusent à prendre à volonté différentes formes humaines, animales, voire même végétales. La température est régie selon un consensus, plus ou moins conscient, de la population. À un certain moment, des visiteurs, des guerriers commandés par un magicien sombre, arrivent dans notre monde.

    « Ces étrangers fonctionnent selon un principe d’individualisme très marqué. Peu à peu les Autochtones, dont je suis, sont perturbés par ces différentes conceptions et perceptions. Parallèlement à ces événements pour le moins questionnants, le magicien sombre me provoque à plusieurs reprises en duel, ce que je refuse à tout coup et ce qui a pour effet d’augmenter l’intensité de son attaque contre les miens. Alors, finalement, j’accepte le duel pour nous libérer.

    « Il s’agit d’un combat de magie dont l’issue implicite est de démontrer à tous qui de nous deux possède la Vérité. Il commence par m’envoyer différents types d’énergie que je me contente de bloquer. Puis, je change d’aspect à plusieurs reprises, adoptant tour à tour différentes formes animales et humaines. Il me dit que c’est des enfantillages et me défie de me transmuer en pierre. Malgré la peur que j’ai, doublée du sentiment instinctif qu’il y a anguille sous roche, j’obtempère. Malheureusement, je ne peux reprendre ma forme initiale. Je suis prisonnier de cette nouvelle forme. Lorsque j’arrive enfin à me libérer, je suis diminué et difforme. Personne ne me reconnaît et le magicien noir se proclame vainqueur.

    « J’ai interprété mon incapacité à revenir à ma forme originale comme la résultante de mes peurs. Mais, même si je mettais les mots, l’image de la pierre me revenait constamment sans que je sache où la situer. Je vivais alors des « montées de peine » dont j’étais incapable d’identifier la source. Ce n’est qu’au cours de ce premier week-end au Collège international du transpersonnel que j’ai établi le lien.

    « Résumé du week-end

    « Vendredi : « Je prends contact avec le groupe d’étudiants du Collège et le docteur en psychologie qui est propriétaire du centre de formation. J’éprouve de la peine à quelques reprises, sans pouvoir en déterminer la raison. Je sais que j’en suis la source. Tout se passe très bien…

    « Samedi : « Nous passons la journée à la réunion du Collège. Je suis ambivalent par moments au cours de la journée. Mes « montées de peine » me reviennent à l’occasion. L’après-midi, nous expérimentons la régression. Je recontacte alors la vie antérieure, et plus particulièrement l’image de la pierre, mais avec une superposition de moi, âgé de quelques semaines ou peut-être même quelques jours. Une ouverture se produit, mais il m’est impossible de mettre des mots sur l’expérience, ce qui engendre une profonde déception. « Le soir venu, je parviens enfin à laisser venir les prises de conscience qui s’imposaient. Je relie la pierre à l’état dans lequel je me trouvais petit enfant rempli d’angoisses, de peurs et à la merci de tout. Un nouveau morceau s’imbrique en moi. J’avais échafaudé, au fil des années, au niveau du comportement et des concepts, une construction autour des besoins de cet enfant perdu dans mon inconscient. « Cet enfant, qui était devenu un être vivant, m’habitait sans que j’aie consciemment à m’en occuper. Le magicien, comme cet enfant, avait peur de ne pas être aimé et apprécié par l’autre. Pouvait-il s’aimer si l’autre ne daignait pas le faire ? Alors, une énorme dualité s’est installée : la réalité intérieure s’opposant à la réalité extérieure. De grands déchirements s’en sont suivis, dont le divorce de mes parents fut l’élément déclencheur. J’avais 18 mois. Ma mère, étant donné sa nouvelle situation, ne pouvait plus poursuivre avec la même intensité l’état de symbiose dans lequel nous étions. Je n’ai pu m’adapter à ce nouvel état de relation, qui arriva abruptement, et c’est à ce moment précis que le complexe de l’enfant a commencé à agir. Mais c’est vraiment après ma mort et durant l’amnésie que l’enfant a pris toute sa force. « Je suis vraiment passé d’un extrême à un autre. Selon que je percevais, ou non, qu’on m’aimait, je changeais de comportement, telle une girouette. La dualité m’a mené dans des tornades effrayantes.

    « Dimanche : « Nous faisons un retour sur la journée de samedi suivi d’une conférence avec une personnalité du monde psychologique. « Pendant une année, j’ai participé à ces week-ends. À raison de deux heures par semaine, je faisais parallèlement ma formation en psycho-corporel. À mille lieues de mon corps, je me retrouvais subitement à l’intérieur de celui-ci. D’un univers sans fin, je revenais à ce corps zombie qui n’avait ni racine ni branche ! Quelle violence je me suis faite pour briser ce qui se voulait être ma prison ! » *

    * Charles Laferrière, L’enfer de Dieu, Ed. Baccara V1, p.59-64.

    9 mars 2026


    That’s Enough!

    This Is Paris

    This Is Paris, a documentary seen for free on YouTube, with French subtitles. We enter Paris’s world where, little by little, links are made to discover her in a new light. I found the film very touching; even at the very end, I had tears in my eyes understanding a song’s lyrics in a very different way. A new light both on her and on various abuses.

    In addition

    Paris Hilton by Wikipedia

    My text: That’s Enough!

    Inevitably, I came to give reality to this experience. A third form imposed itself upon me, in spite of myself.

    « The mental plane is often considered the highest level. Others consider its mastery to be the basis of a spiritual life. The mind is structuring when well used…

    « Since the ‘Manon’ episode—the bisexual manic-depressive who harassed me by seeking the company of my entourage—I had been seeing a psychiatrist, a woman. I felt extremely assaulted by Manon’s actions and needed urgent help. I kept hidden from the psychiatrist a universe I had literally created. I had not mentioned to her, either, the subtle worlds I regularly visited. Nothing about who I am, the Christ. In fact, I was seeing her because I wanted to find that 19-year-old boy who had died in an accident. I wanted to live, and the only identity offered to me was that of this unfortunate boy. I even had his passport, imagine! Everyone wanted, at a low price, for me to steal his identity. Desperately, I would look for him to give him back his life and, ultimately, find mine. Perhaps he even had it! That was a starting point, I told myself.

    « I had thought, once again, about returning to school. The previous year, I had begun studies in psychoeducation at the Université de Montréal, but two sessions had been enough for me to understand my maladjustment to the requirements of university studies. I was still too affected by the accident, I told myself. I had left the university, unable to meet that challenge, even less so that of learning a subject as dead as I was. Theories written several years ago, without evolution, without movement, without being shown their current application. I saw only shriveled, dead fruit. And I did not want to die; I wanted to live. I wanted to live!

    « But wait, let’s talk about that school year! With the help of one of my UdeM professors, as we said, I undertook training to become a psychotherapist. With this university psychoeducation professor, I was simultaneously doing training in psycho-corporal therapy. It was meant to be a complement to a future bachelor’s degree, combined with another training from another approach. My second approach was transpersonal. At that time, there was a group of psychotherapists who wanted to ‘normalize’ the minimum training for psychotherapists: a bachelor’s degree plus two years of training for each of the two approaches. In summary, a bachelor’s in psychoeducation plus two years of studies in transpersonal and two years of studies in psycho-corporal. Why not!

    « In my vision of things, the psycho-corporal would allow me to reconnect with this resurrected body and the transpersonal would provide me with words and concepts for this death that never ended. The first approach resulted in directing me toward the physical plane and realizing what was in my mind. For the second, indeed the words came. But the images too! My mind was racing.

    « Although I had images of other times, I did not classify them and left them in suspense with the mention ‘question mark.’ But a few months before the start of classes at the International College of Transpersonal, I contacted a new past life. It was from the time of the Land of Pan; some refer to this period as that of Earthly Paradise.

    « Magic is part of daily life; everyone has fun taking on different human, animal, or even vegetable forms at will. The temperature is governed by a more or less conscious consensus of the population. At a certain point, visitors—warriors commanded by a dark magician—arrive in our world.

    « These strangers function according to a very marked principle of individualism. Little by little, the Indigenous people, of whom I am one, are disturbed by these different conceptions and perceptions. Parallel to these events, which were questioning to say the least, the dark magician provoked me to a duel several times, which I refused every time, and which had the effect of increasing the intensity of his attack against my people. So, finally, I accepted the duel to free us.

    « It was a magic battle whose implicit outcome was to demonstrate to all which of us possessed the Truth. He began by sending me different types of energy that I simply blocked. Then, I changed my appearance several times, adopting in turn different animal and human forms. He told me it was child’s play and challenged me to transmute into stone. Despite the fear I had, coupled with the instinctive feeling that something was fishy, I complied. Unfortunately, I could not return to my original form. I was a prisoner of this new form. When I finally managed to free myself, I was diminished and deformed. No one recognized me, and the dark magician proclaimed himself the victor.

    « I interpreted my inability to return to my original form as the result of my fears. But even if I put words to it, the image of the stone constantly came back to me without my knowing where to place it. I was then experiencing ‘surges of sorrow’ for which I was unable to identify the source. It was only during this first weekend at the International College of Transpersonal that I established the link.

    « Summary of the weekend

    « Friday: « I made contact with the group of students at the College and the doctor of psychology who is the owner of the training center. I felt sorrow a few times, without being able to determine the reason. I knew I was the source. Everything was going very well…

    « Saturday: « We spent the day at the College meeting. I was ambivalent at times during the day. My ‘surges of sorrow’ returned occasionally. In the afternoon, we experimented with regression. I then recontacted the past life, and particularly the image of the stone, but with a superposition of myself as a few-week-old or perhaps even a few-day-old infant. An opening occurred, but it was impossible for me to put words to the experience, which caused profound disappointment. « When evening came, I finally managed to let the realizations that were imposing themselves come to me. I linked the stone to the state in which I found myself as a small child filled with anxiety and fear, at the mercy of everything. A new piece clicked into place within me. Over the years, I had built a construction around the needs of this child lost in my unconscious, in terms of behavior and concepts. « This child, who had become a living being, inhabited me without my having to consciously look after him. The magician, like this child, was afraid of not being loved and appreciated by the other. Could he love himself if the other did not deign to do so? So, an enormous duality set in: the inner reality opposing the outer reality. Great tearing followed, of which my parents’ divorce was the trigger. I was 18 months old. My mother, given her new situation, could no longer continue with the same intensity the state of symbiosis in which we were. I could not adapt to this new state of relationship, which arrived abruptly, and it was at that precise moment that the child complex began to act. But it was truly after my death and during the amnesia that the child took on all its strength. « I really went from one extreme to another. Depending on whether or not I perceived that I was loved, I changed my behavior like a weathervane. Duality led me into frightening tornadoes.

    « Sunday: « We reviewed Saturday’s events followed by a lecture with a personality from the psychological world. « For a year, I participated in these weekends. At the rate of two hours per week, I simultaneously did my training in psycho-corporal therapy. A thousand leagues from my body, I suddenly found myself inside it. From an endless universe, I returned to this zombie body that had neither root nor branch! What violence I did to myself to break what was meant to be my prison! » *

    * Charles Laferrière, L’enfer de Dieu, Ed. Baccara V1, p.59-64.

    March 9, 2026

  • Lapis-lazuli

    Lapis-lazuli

    Lapis-lazuli

    La Sagesse de la pieuvre

    La Sagesse de la pieuvre, un film documentaire vu sur Netflix. « Un réalisateur vit une curieuse amitié avec une pieuvre habitant une forêt d’algues en Afrique du Sud, et découvre peu à peu les mystères de son monde. » J’ai beaucoup aimé ce film à la fois tout de même étrange, inhabituel, et empli d’une grande beauté. Recommandé, assurément.

    Via Google : 95 % des utilisateurs ont aimé ce film.

    Mon texte : Lapis-lazuli

    « Sur le plan mental, un être m’observait. Il marchait de long en large d’un pas militaire. [Celui-qui-venait-du-futur] — c’est ainsi que je l’appelais — avait la tête enveloppée d’un turban bleu orné d’un lapis-lazuli tel un vigoureux génie tout droit sorti de contes arabes. Il semblait animé par un besoin de justice impérieux. S’agissait-il de l’Antéchrist ? Sa ressemblance physique avec moi était frappante… Troublante.

    « [Celui-qui-venait-du-futur] était descendu d’une soucoupe volante, qui se déplaçait dans le temps, l’espace et les dimensions. Un groupe de fonctionnaires, ou de militaires, travaillaient pour lui. Tous suivaient un objectif bien précis, mais les moyens qu’ils employaient restaient obscurs pour moi. Je croyais même à une conjuration.

    « Son étrange ressemblance avec moi, son arrivée flamboyante, genre m’as-tu-vu, tout me faisait penser au mal. Devais-je lui déclarer la guerre, entamer le combat avec ma puissante arme, mon épée ? L’amour, mon arme de prédilection, l’arme de toutes mes batailles. Je m’étais plutôt vu partir avec lui, bras dessus, bras dessous, afin de visiter son monde. Il venait vraiment du futur, je ne m’étais pas trompé !

    « J’en ai fait, des voyages. Toujours, je revenais hébété. Malheureusement, je n’arrivais pas, moi, incarné sur le plan physique, à comprendre la signification de ces expériences. Deux [moi] existaient et la communication intellectuelle ne s’établissait pas entre nous, partenaires supposés. Quelque chose nous séparait. » *

    * Charles Laferrière, L’enfer de Dieu, Ed. Baccara 2007 V1, p.143.

    9 mars 2026


    Lapis Lazuli

    My Octopus Teacher

    My Octopus Teacher, a documentary film seen on Netflix. « A filmmaker forges an unusual friendship with an octopus living in a South African kelp forest, and gradually discovers the mysteries of her world. » I really liked this film, which is at once strange, unusual, and filled with great beauty. Recommended, for sure.

    Via Google: 95% of users liked this film.

    My text: Lapis Lazuli

    « On the mental plane, a being was observing me. He paced back and forth with a military gait. [The-one-who-came-from-the-future] — that is what I called him — had his head wrapped in a blue turban adorned with a lapis lazuli, like a vigorous genie straight out of Arabian tales. He seemed driven by an imperious need for justice. Was it the Antichrist? His physical resemblance to me was striking… Troubling.

    « [The-one-who-came-from-the-future] had stepped down from a flying saucer, which moved through time, space, and dimensions. A group of civil servants, or military personnel, worked for him. All followed a very specific objective, but the means they employed remained obscure to me. I even believed in a conspiracy.

    « His strange resemblance to me, his flamboyant arrival, a ‘look-at-me’ style, everything made me think of evil. Should I declare war on him, begin the fight with my powerful weapon, my sword? Love, my weapon of choice, the weapon of all my battles. I had rather seen myself leaving with him, arm in arm, to visit his world. He really did come from the future, I was not mistaken!

    « I have been on journeys. Always, I returned dazed. Unfortunately, I, incarnated on the physical plane, could not understand the meaning of these experiences. Two [me’s] existed and intellectual communication was not established between us, supposed partners. Something separated us. » *

    * Charles Laferrière, L’enfer de Dieu, Ed. Baccara 2007 V1, p.143.

    March 9, 2026

  • Mes ailes

    Mes ailes

    Mes ailes

    Les Rose

    Les Rose, documentaire que j’ai apprécié au Cinéma Beaubien il y a quelques semaines. Regarder un film avec tendresse, voir son histoire se dessiner devant soi, réaliser les erreurs commises, les comprendre, les accepter pour apprendre et grandir.

    En complément

    Premières images du documentaire Les Rose. (André Duchesne, LaPresse)

    Mon texte : Mes ailes

    C’est bizarre, je volais sans ailes, sans me poser de question. Pas une seule.

    Je me promenais entre deux mondes en toute liberté, sans entrave aucune. Du fond des mers au ciel et même dans l’espace, je voyageais à volonté. Une forme ovale, transparente et vivante. J’appelais cela le voyage de l’âme. Un pur esprit, j’étais.

    Je ne rencontrais jamais d’autres êtres vivants. Peut-être à l’occasion, tout de même. Surtout lorsque je m’approchais du monde terrestre. On me demandait de m’identifier, un peu surpris de ma présence et de mon allure.

    Pour ces occasions, je trimballais deux formes qui m’étaient précieuses, quoique lourdes à porter. Au besoin, je montrais l’une ou l’autre selon les circonstances ou les êtres vivants. En toute honnêteté et intégrité. Ces formes me représentaient dans ma diversité, dans ce que je suis profondément, un peu comme l’alpha et l’oméga de mon être, sans toutefois pouvoir dire qu’une forme soit moins évoluée que l’autre.

    Dans ces lieux, nous étions liés les uns aux autres, comme une sorte de communion, souvent trop subtile pour être ressentie. Sa présence ne fait toutefois nul doute sur ce terrain de jeu, dans cette école, dans ce paradis.

    Ici, dans notre réalité physique, j’étais prisonnier. Ces formes n’étaient que lourdeurs et souffrances. Elles m’handicapaient.

    Donc, au besoin, je revêtais une de ces formes un peu comme un manteau, sans que ça fasse partie de moi bien que ça parle de moi. J’aimais ces formes. J’aurais tout sacrifié pour elles, même si elles étaient un poids à porter. Statiques, pas tout à fait vivantes, ni tout à fait mortes, elles servaient à m’identifier, à dire qui j’étais, quoique je ne savais pas précisément comment elles étaient perçues. Par contre, on les reconnaissait, dans tous les sens.

    J’ai bien essayé de les intégrer, de leur donner vie. Quelque chose me distinguait toujours d’elles, m’en séparait, sans néanmoins jamais pouvoir m’en dissocier.

    Puis, je les ai montrées de plus en plus. Nous nous apprivoisions ainsi. Elles et moi, vous et moi.

    Finalement, grâce à une personne rencontrée en voyage, j’ai réalisé qu’une de ces formes avait des ailes avec lesquelles je pouvais prendre mon envol. Liberté.

    9 mars 2026


    My Wings

    The Roses [Les Rose]

    The Roses, a documentary I enjoyed at Cinema Beaubien a few weeks ago. Watching a film with tenderness, seeing its story unfold before you, realizing the mistakes made, understanding them, accepting them to learn and grow.

    In addition

    First images of the documentary The Roses. (André Duchesne, LaPresse)

    My text: My Wings

    It’s strange, I used to fly without wings, without asking myself a question. Not a single one.

    I moved between two worlds in complete freedom, without any hindrance. From the bottom of the sea to the sky and even into space, I traveled at will. An oval shape, transparent and alive. I called it the journey of the soul. A pure spirit, I was.

    I never met other living beings. Perhaps on occasion, nonetheless. Especially when I approached the terrestrial world. They would ask me to identify myself, a bit surprised by my presence and my appearance.

    For these occasions, I carried two forms that were precious to me, though heavy to bear. When needed, I would show one or the other depending on the circumstances or the living beings. In all honesty and integrity. These forms represented me in my diversity, in what I am deeply, a bit like the alpha and omega of my being, without however being able to say that one form was less evolved than the other.

    In these places, we were linked to each other, like a kind of communion, often too subtle to be felt. Its presence, however, is beyond doubt on this playground, in this school, in this paradise.

    Here, in our physical reality, I was a prisoner. These forms were nothing but heaviness and suffering. They handicapped me.

    So, when needed, I would put on one of these forms much like a coat, without it being part of me although it spoke of me. I loved these forms. I would have sacrificed everything for them, even if they were a weight to carry. Static, not quite alive, nor quite dead, they served to identify me, to say who I was, although I did not know precisely how they were perceived. On the other hand, they were recognized, in every sense.

    I tried hard to integrate them, to give them life. Something always distinguished me from them, separated me from them, without ever being able to dissociate myself from them.

    Then, I showed them more and more. We tamed each other that way. They and I, you and I.

    Finally, thanks to a person met while traveling, I realized that one of these forms had wings with which I could take flight. Freedom.

    March 9, 2026

  • Bilan du Projet social (3/3)

    Bilan du Projet social (3/3)

    Bilan du Projet social (3/3)

    Aujourd’hui l’histoire, un balado écouté sur Balados. Disponible aussi sur le site de Radio-Canada. « Comprendre notre passé, c’est comprendre ce que nous avons été pour mieux comprendre qui nous sommes aujourd’hui. Jacques Beauchamp aborde un fait, un événement ou une idée qui a marqué l’histoire, la nôtre ou celle des autres, en compagnie d’un ou de plusieurs invités. Les sujets peuvent être sérieux ou légers. » *

    En complément : faire des liens avec des faits et bâtir son argumentaire pour appuyer notre opinion. QUB radio : Crime et Société « Chronique Crime et Société avec Félix Séguin, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor : Safia Nolin, critiquée ou harcelée ? »

    Il y aura d’autres commentaires culturels, inspirés de plusieurs types de médias. Je constate l’explosion des balados et vais tâcher de refléter cette réalité dans la prochaine étape de ce blogue. Je me permettrai aussi, à l’avenir, de parler plus d’une fois d’un même artiste ou d’une création lorsque je crois pouvoir ajouter ou approfondir un aspect.

    *Citation du site Web de Radio-Canada, août 2020.

    Mon texte : Bilan du Projet social (3/3)

    À quoi ressemblera la suite ? Toujours cette recherche de nos racines pour mieux s’ancrer dans notre humanité et pour mieux comprendre nos défis grâce à l’identification des structures qui supportent nos réalités. Sur quelles bases s’appuie tel conflit ? Quelles sont les options prévisibles ? Quelles solutions puis-je faire ressortir d’une synthèse de la situation ?

    L’héritage autochtone. On peut mettre tous les Européens dans le même panier et dire qu’ils sont responsables de la perte de leurs repères avec une modification de leurs modes de vie et de leur environnement, de la perte de leurs langues, de la perte de leurs spiritualités. Mettons de côté toute distinction quant à nos différences, sortons-les de notre guerre européenne. Au départ, toute leur réalité s’appuyait sur l’environnement, sur le territoire. La situation actuelle démontre justement l’importance de l’environnement et cela pourrait bien être l’occasion que celui-ci devienne un lieu de réparation, une nouvelle base. Il y a un grand consensus, c’est le moins qu’on puisse dire, au sein de l’humanité sur la nécessité de se reconnecter à la Nature.

    Le Canada, j’ai tout fait pour le réparer, pour l’aider à traverser la crise. J’ai même rendu publique sur Twitter le résultat de ma réflexion, mon plan, et le gouvernement fédéral ne veut rien savoir. Il n’a que lui à blâmer. Actuellement, seuls des changements cosmétiques sont faits ou proposés, peut-être pour ne pas briser cette constitution pas signée, pour ne pas reconnaître un tort. Néanmoins, chacun sait que ça ne fonctionne pas. On ne peut pas s’excuser pour tous les torts du Canada auprès de différentes communautés et laisser pour compte les Québécois avec tout le mal causé par cette négation de peuple distinct et multiethnique, par le manque de reconnaissance réelle d’une culture différente qui va au-delà de la langue et des accusations simplistes dommageables de racisme. L’injustice ne peut être la base de la proclamation d’un pays unifié.

    Ça finit là, le peuple québécois n’a aucune responsabilité dans cette crise qui existe depuis très longtemps. Même chose pour tous les autres aspects de nos implications, tout était dysfonctionnel avant une quelconque question de référendum. Il y a péril dans la demeure parce qu’il y a besoin de domination, de diminution de l’autre dans sa différence. Qu’on qualifie cette attitude de structurelle ou de systémique, ou même qu’on se dise que ça fait partie de la nature humaine, ne change rien au devoir moral d’apporter des changements qui puissent permettre à l’humanité d’évoluer, de passer à une nouvelle dimension de sa nature.

    Il y a eu mauvaise définition de l’identité québécoise, essentiellement parce qu’elle va au-delà de la couleur de peau, de la langue dominante ou même d’allégeance à une monarchie ou à une religion. De nos jours, un autre large consensus existe, celui autour de la notion de culture pour définir un peuple. C’est une « nouvelle » conception. C’est un point de départ, une base à partir de laquelle nous devons travailler, tant pour un Canada sain que pour un Québec épanoui, émancipé.

    La culture niée entraîne un grand déchirement au sein des Québécois, tant individuellement que collectivement. Inviter des réfugiés à qui il sera dit qu’il n’y a pas de culture québécoise, que tout le Canada est uniforme, est de se nier soi-même au profit de l’autre. Chaque nouvel arrivant n’est pas seulement quelqu’un à qui une nouvelle vie s’offre, mais devient une personne à qui il faut expliquer notre culture niée et mal définie. Cette mise au point, cet énoncé d’existence, est présenté comme du racisme. Il s’agit donc d’un accueil à contre-courant, tristement. Probablement ressenti par certains immigrants comme de la manipulation.

    Que ce soit au Québec ou au Canada, nous avons la responsabilité de favoriser activement les Premières Nations à renaître de ce génocide culturel. Alors que nous parlions de plus en plus de multiculturalisme, les cultures autochtones étaient niées et sont encore méconnues. Il nous faut comprendre l’héritage autochtone, une nécessité pour se reconstruire, pour prendre notre envol vers un nouveau pays.

    Globalisation. On dénonce son inhumanité, ses abus, son système économique. Pourquoi ? L’urgence de vivre l’égalité, en bref. L’égalité ou la fin de la domination en tant que symbole de réussite, voilà la nouvelle ère pour le Globe. La religion, la spiritualité ou une profondeur dans la relation humaine. Cela inspire notre code d’éthique d’humain, notre façon de nous lier aux autres et, il faut le réaliser, à soi-même.

    Ce dernier texte de mon bilan marque la fin d’une étape pour ce Projet social et le début d’une nouvelle. Pour un temps indéterminé, mais peut-être jusqu’au déclenchement des élections, je serai essentiellement en pause du présent blogue.

    La suite ? Apparaîtront une catégorie Journal personnel**, des « notes pour moi-même », et Entrevue du 5e type où je tenterai de comprendre certains choix de vie de mes cobayes… en plus de la continuité de ce qui a été fait jusqu’à maintenant, incluant l’Entrevue expérimentale qui demande beaucoup de temps, de générosité et un grand lâcher-prise de la part des participantes.

    Comme constaté, je ne fais pas de la critique culturelle. Je dirais plutôt du commentaire culturel, avec une mise en évidence d’un aspect imagé de la création en question. Le journalisme sera un moyen de se parler entre nous, à travers des images et des symboles, pour arriver à comprendre le point de vue de chacun, afin de bâtir des ponts grâce à une meilleure compréhension du monde qui nous entoure, grâce à une poésie.

    *L’idée originale provient d’un ouvrage acheté il y a quelques années : Pensées pour moi-même (Marc Aurèle).

    9 mars 2026


    Assessment of the Social Project (3/3)

    Aujourd’hui l’histoire, a podcast listened to on Balados. Also available on the Radio-Canada website. « To understand our past is to understand what we have been in order to better understand who we are today. Jacques Beauchamp addresses a fact, an event, or an idea that has marked history, ours or that of others, in the company of one or more guests. The subjects can be serious or light. » *

    In addition: making links with facts and building one’s argument to support our opinion. QUB radio: Crime et Société « Chronique Crime et Société with Félix Séguin, journalist at the Quebecor Investigative Bureau: Safia Nolin, criticized or harassed? »

    There will be other cultural comments, inspired by several types of media. I notice the explosion of podcasts and will try to reflect this reality in the next stage of this blog. I will also allow myself, in the future, to speak more than once about the same artist or creation when I believe I can add to or deepen an aspect.

    *Citation from the Radio-Canada website, August 2020.

    My text: Assessment of the Social Project (3/3)

    What will the sequel look like? Always this search for our roots to better anchor ourselves in our humanity and to better understand our challenges through the identification of the structures that support our realities. On what bases is such a conflict supported? What are the predictable options? What solutions can I bring out from a synthesis of the situation?

    Indigenous heritage. We can put all Europeans in the same basket and say they are responsible for the loss of their landmarks [Indigenous people’s] with a modification of their lifestyles and their environment, the loss of their languages, the loss of their spiritualities. Let’s set aside any distinction regarding our differences, let’s take them out of our European war. Initially, their entire reality was based on the environment, on the territory. The current situation precisely demonstrates the importance of the environment, and this could well be the opportunity for it to become a place of reparation, a new base. There is a great consensus, to say the least, within humanity on the need to reconnect with Nature.

    Canada: I did everything to fix it, to help it through the crisis. I even made the result of my reflection, my plan, public on Twitter, and the federal government wants nothing to do with it. It has only itself to blame. Currently, only cosmetic changes are made or proposed, perhaps so as not to break this unsigned constitution, so as not to recognize a wrong. Nevertheless, everyone knows it isn’t working. We cannot apologize for all of Canada’s wrongs to different communities and leave Quebecers behind with all the harm caused by this negation of a distinct and multi-ethnic people, by the lack of real recognition of a different culture that goes beyond language and the damaging simplistic accusations of racism. Injustice cannot be the basis for the proclamation of a unified country.

    It ends there; the Quebec people have no responsibility in this crisis that has existed for a very long time. The same goes for all other aspects of our involvement; everything was dysfunctional before any question of a referendum. There is peril in the house because there is a need for domination, for the diminution of the other in their difference. Whether we call this attitude structural or systemic, or even if we tell ourselves it is part of human nature, it changes nothing in the moral duty to bring about changes that can allow humanity to evolve, to move to a new dimension of its nature.

    There has been a poor definition of Quebec identity, essentially because it goes beyond skin color, the dominant language, or even allegiance to a monarchy or a religion. Nowadays, another broad consensus exists, the one around the notion of culture to define a people. It is a « new » conception. It is a starting point, a base from which we must work, both for a healthy Canada and for a flourishing, emancipated Quebec.

    Denied culture leads to a great tearing within Quebecers, both individually and collectively. Inviting refugees to whom it will be said that there is no Quebec culture, that all of Canada is uniform, is to deny oneself for the benefit of the other. Each new arrival is not only someone to whom a new life is offered, but becomes a person to whom our denied and poorly defined culture must be explained. This clarification, this statement of existence, is presented as racism. It is therefore a welcoming against the current, sadly. Probably felt by some immigrants as manipulation.

    Whether in Quebec or Canada, we have the responsibility to actively favor First Nations to be reborn from this cultural genocide. While we spoke more and more about multiculturalism, Indigenous cultures were denied and are still misunderstood. We must understand Indigenous heritage, a necessity to reconstruct ourselves, to take flight toward a new country.

    Globalization. We denounce its inhumanity, its abuses, its economic system. Why? The urgency of living equality, in short. Equality or the end of domination as a symbol of success—this is the new era for the Globe. Religion, spirituality, or a depth in human relationships. This inspires our human code of ethics, our way of linking ourselves to others and, it must be realized, to oneself.

    This final text of my assessment marks the end of one stage for this Social Project and the beginning of a new one. For an indefinite time, but perhaps until the calling of elections, I will be essentially on a break from this blog.

    The sequel? A Personal Journal** category will appear, « notes to myself, » and Interview of the 5th Type where I will try to understand certain life choices of my subjects [cobayes]… in addition to the continuity of what has been done until now, including the Experimental Interview which requires a lot of time, generosity, and a great letting go on the part of the participants.

    As observed, I do not do cultural criticism. I would rather say cultural commentary, highlighting an imagery-based aspect of the creation in question. Journalism will be a means of talking to each other, through images and symbols, to arrive at an understanding of each person’s point of view, in order to build bridges through a better understanding of the world around us, through a poetry.

    *The original idea comes from a book purchased a few years ago: Meditations (Thoughts to myself) by Marcus Aurelius.

    March 9, 2026

  • Bilan du Projet social (2/3)

    Bilan du Projet social (2/3)

    Bilan du Projet social (2/3)

    Sur le site Web de Patrick White, il y a une section Journalisme ; une autre belle façon d’en apprendre sur ce métier pour, finalement, mieux comprendre le monde qui nous entoure.

    En complément : Patrick White

    Bilan du Projet social (2/3)

    Retour sur la dernière élection provinciale.

    Deux choses, l’une :

    Le faux combat du PQ contre le multiculturalisme : un mauvais départ, une mauvaise prémisse. Le problème de fond est que l’identité québécoise est mal définie, comme déjà mentionné. Ce conflit apparaissait comme une guerre Britanniques contre Français, puis s’est réduit à une histoire de langue avant de devenir une affaire « d’argent et de vote ethnique » avec le multiculturalisme canadien qui niait la Nation québécoise, la société distincte et l’héritage français comme fondation du pays. En plus de ces pertes de reconnaissance, le multiculturalisme canadien est fondamentalement et implicitement britannique, anglais. L’uniformisation du Canada implique la disparition de ce qui nous rend différents, c’est-à-dire notre culture. Tout ça est dénoncé depuis longtemps. Ce qui importe pour les Québécois est de prendre conscience de leur culture différente et unique. Notre peuple est multiethnique où plusieurs langues y sont couramment utilisées. Le Québec est aussi multiconfessionnel, bien que le fond catholique ne puisse passer sous silence, ainsi que notre choix pour un État laïque. On doit ajouter, pas soustraire, sinon nous nous enfermons nous-mêmes dans un labyrinthe sans issue. Le combat est vraiment celui de l’épanouissement de notre culture distincte, celui de sa vitalité où le français est bien sûr central, mais pas exclusif. Il nous faut trouver un juste équilibre, peut-être en faisant valoir à l’international le besoin d’une reconnaissance universelle que l’État québécois soit français. Cette base protégerait possiblement suffisamment notre héritage français pour cesser tout combat pour sa survie et commencer à vivre émancipé. Encore l’idée de compromis, chacun contribuant pour une paix durable.

    Autre difficulté : la reconnaissance des militants, la deuxième vraie raison de la défaite. Cette manie de rejeter entraîne des chicanes publiques qui vont au-delà de la saine démocratie participative et ressemble davantage à une recherche d’alliés pour combattre celui ou celle qui nous a déplu ou de qui on veut prendre la place. Ça paraît mal et, finalement, personne n’aime cette attitude où tous se mettent sur le dos d’une personne qui, pourtant, a donné passionnément de son temps à une cause partagée. Qui sera le prochain ou la prochaine à passer dans le tordeur ? Qui veut voter pour un parti politique qui a de telles habitudes et ainsi être complice de cet acharnement toxique ?

    Un troisième aspect, qui explique l’ampleur, est le besoin de changer de gouvernement, lui qui entretenait la guerre entre les Québécois avec un sentiment de honte envers certains visés au gré du parti politique ou à sa moindre opposition.

    L’autre :

    Dès le début, suite à la publication de ma suggestion, j’ai refusé de changer mon option démocratique, préférant l’intégrer pour une cohérence de mon message, par intégrité. Ce n’était pas nécessaire de faire un tel changement puisque le compromis proposé me semblait acceptable même pour des indépendantistes, dont je fais d’ailleurs partie. Dans un même esprit, la division des indépendantistes profitait davantage aux fédéralistes qui ne souhaitaient faire aucun compromis ou changement. Néanmoins, je souhaitais comprendre et accompagner le Fédéral avec la proposition de compromis que j’avais faite, ce qui me demandait par efficacité de partir du point de vue de ce gouvernement.

    Mon esprit militaire fait que quelquefois les images de la guerre traduisent correctement un vécu. Ainsi, j’ai le sentiment d’avoir contribué à sauver une grande quantité de vies en plus de l’attention apportée à de nombreuses personnes différentes ou même à l’autre moitié de l’humanité. J’ai prêté ma voix, une expression de circonstance. J’ai offert une visibilité, une autre façon de le dire.

    Honnêtement, je ne pourrais pas admettre être dans l’erreur à cause de l’empathie, d’une compréhension humaine de ce que l’autre peut véritablement vivre. Je me suis mis à la place de l’autre, une sorte d’infiltration psychique tout en respect, qui me permet de mieux le comprendre, en restant conscient que l’imperfection est dans la nature humaine.

    J’ai tout fait pour un Canada sain, cela passe par des Premières Nations respectées et le droit de vivre du Québec. Le multiculturalisme ne peut être britannique en s’appuyant sur une guerre gagnée ou sur des fausses promesses ou sur une constitution pas signée ou, encore plus, sur tout ça en même temps. On est loin de la définition de la démocratie, celle tant vantée en Grande-Bretagne, en Chine ou ailleurs dans le monde, lorsque ce multiculturalisme s’impose de cette façon et avec ces arguments.

    À travers mes textes, au-delà de ma propre expérience de la vie, je décris les images que je vois dans le miroir. Elles sont le fruit d’une réflexion de l’esprit qui m’habite, une façon conceptuelle d’appréhender la réalité, de la comprendre, de lui donner un sens. À travers mon histoire personnelle, je révèle davantage une réalité politique et, plus encore, une profonde humanité commune. J’espère proposer des solutions viables aux différents obstacles rencontrés.

    La suite : personnellement, je souhaite sortir de l’isolement, de ma bulle de verre ou, comme je le dis souvent, traverser le miroir, cet univers de réflexions. Ceci grâce à l’apprivoisement par les autres personnes. Je veux voyager dans le temps avec vous pour retrouver les racines de l’humanité, de la vôtre et de la nôtre, bâtir de nouvelles routes, fort de notre expérience et de nos connaissances. Travailler ensemble pour un futur coordonné par un objectif commun.

    Finalement, comprendre le plus honnêtement possible l’univers à partir de ma réalité, certains diront de façon la plus objective possible, sachant bien que personne ne vit autre chose que sa propre réalité. D’où l’importance de l’empathie pour faire grandir son univers, pour ajouter à notre réalité et pouvoir discuter sainement du point de vue de chacun.

    Paradoxalement, cela implique qu’on simplifie nos conceptions afin d’avancer, pour devenir plus humain grâce à une base commune. C’est l’idée de mettre en évidence nos racines sous mon angle particulier des structures comme je le fais depuis plus de 20 mois.

    Les droits humains incluent dorénavant les soins médicaux de qualité et une excellente éducation, jusqu’aux plus hauts niveaux, accessibles à toutes personnes. L’humanité est rendue à ce point où il y a nécessité d’avoir ces services pour vivre, prospérer et avancer en un seul bloc. (Un cube global pour projection de notre idéal commun). Cela implique une égalité universelle, chose possible grâce à l’empathie.

    9 mars 2026


    Assessment of the Social Project (2/3)

    On Patrick White’s website, there is a Journalism section; another great way to learn about this profession to, ultimately, better understand the world around us.

    In addition: Patrick White

    Assessment of the Social Project (2/3)

    Review of the last provincial election.

    Two things, the first:

    The PQ’s false fight against multiculturalism: a bad start, a bad premise. The fundamental problem is that Quebec identity is poorly defined, as already mentioned. This conflict appeared as a British versus French war, then was reduced to a matter of language before becoming a matter of « money and ethnic votes » with Canadian multiculturalism that denied the Quebec Nation, the distinct society, and the French heritage as the foundation of the country. In addition to these losses of recognition, Canadian multiculturalism is fundamentally and implicitly British, English. The uniformization of Canada implies the disappearance of what makes us different, that is, our culture. All of this has been denounced for a long time. What matters for Quebecers is to become aware of their different and unique culture. Our people are multi-ethnic, where several languages are commonly used. Quebec is also multi-faith, although the Catholic background cannot be ignored, as well as our choice for a secular state. We must add, not subtract, otherwise we lock ourselves in a dead-end labyrinth. The struggle is truly that of the flourishing of our distinct culture, that of its vitality where French is of course central, but not exclusive. We must find a just balance, perhaps by promoting internationally the need for a universal recognition that the Quebec state be French. This basis would possibly sufficiently protect our French heritage to stop any struggle for its survival and begin to live emancipated. Again the idea of compromise, each contributing to a lasting peace.

    Other difficulty: the recognition of militants, the second true reason for the defeat. This habit of rejecting leads to public squabbles that go beyond healthy participatory democracy and look more like a search for allies to fight the person who displeased us or whose place we want to take. It looks bad and, ultimately, nobody likes this attitude where everyone jumps on the back of a person who, nevertheless, has passionately given their time to a shared cause. Who will be the next one to go through the wringer? Who wants to vote for a political party that has such habits and thus be complicit in this toxic harassment?

    A third aspect, which explains the scale, is the need to change the government, which maintained the war between Quebecers with a feeling of shame toward certain people targeted at the whim of the political party or at its slightest opposition.

    The second:

    From the beginning, following the publication of my suggestion, I refused to change my democratic option, preferring to integrate it for a consistency of my message, out of integrity. It was not necessary to make such a change since the proposed compromise seemed acceptable even for independentists, of whom I am one. In the same spirit, the division of independentists benefited the federalists who did not wish to make any compromise or change. Nevertheless, I wished to understand and accompany the Federal level with the compromise proposal I had made, which required me, for efficiency, to start from this government’s point of view.

    My military mind means that sometimes images of war correctly translate an experience. Thus, I have the feeling of having contributed to saving a large quantity of lives in addition to the attention given to many different people or even to the other half of humanity. I lent my voice, an expression of convenience. I offered visibility, another way of saying it.

    Honestly, I could not admit to being in error because of empathy, of a human understanding of what the other can truly experience. I put myself in the other’s place, a kind of psychic infiltration with full respect, which allows me to understand them better, while remaining aware that imperfection is in human nature.

    I did everything for a healthy Canada; this involves respected First Nations and Quebec’s right to live. Multiculturalism cannot be British by relying on a won war or on false promises or on an unsigned constitution or, even more, on all of that at the same time. We are far from the definition of democracy, the one so touted in Great Britain, China, or elsewhere in the world, when this multiculturalism imposes itself in this way and with these arguments.

    Through my texts, beyond my own experience of life, I describe the images I see in the mirror. They are the fruit of a reflection of the spirit that inhabits me, a conceptual way of apprehending reality, of understanding it, of giving it meaning. Through my personal story, I reveal more of a political reality and, even more, a deep common humanity. I hope to propose viable solutions to the various obstacles encountered.

    The sequel: personally, I wish to come out of isolation, from my glass bubble or, as I often say, to cross through the mirror, this universe of reflections. This is thanks to being tamed [apprivoisement] by other people. I want to travel through time with you to find the roots of humanity, yours and ours, to build new roads, strengthened by our experience and our knowledge. To work together for a future coordinated by a common objective.

    Finally, to understand the universe as honestly as possible from my reality, some would say in the most objective way possible, knowing full well that nobody lives anything other than their own reality. Hence the importance of empathy to grow one’s universe, to add to our reality and to be able to discuss healthily from each person’s point of view.

    Paradoxically, this implies that we simplify our conceptions in order to move forward, to become more human thanks to a common base. It is the idea of highlighting our roots from my particular angle of structures, as I have been doing for over 20 months.

    Human rights now include quality medical care and excellent education, up to the highest levels, accessible to everyone. Humanity has reached a point where it is necessary to have these services to live, prosper, and move forward as a single block. (A global cube for the projection of our common ideal). This implies universal equality, something possible thanks to empathy.

    March 9, 2026

  • Bilan du Projet social (1/3)

    Bilan du Projet social (1/3)

    Bilan du Projet social (1/3)

    Métier : Journaliste de Marie-Louise Arsenault

    Sur le podcast Métier : Journaliste de Marie-Louise Arsenault, nous en apprenons davantage sur le métier de journaliste à travers le regard et le récit de professionnels de l’information. Une écoute intéressante pour mieux comprendre le monde qui nous entoure.

    Mon texte : Bilan du Projet social (1/3)

    Mission : Infiltrer la société. Quelle drôle d’idée ! Comme un chercheur qui regarde l’objet de sa recherche, qui tente de comprendre les réactions à différents stimulus, tout en s’en dissociant le plus possible afin de minimiser l’impact potentiel qu’il pourrait avoir sur cette observation de son sujet d’étude, j’observe nos sociétés. Cela implique un grand sacrifice, nécessairement, même si de toute façon mon autisme m’en excluait. Je reste conscient de passer à côté d’une vie, malgré tout. Il s’agit d’un choix naturel que j’ai pourtant tenté à l’occasion de fuir plus ou moins maladroitement. Comment casser cette bulle de verre qui m’isole ?

    Pour d’autres, ça m’apparaît à la fois plus simple et plus complexe. Certains se perdent dans un personnage, se dissocient de leur projection de soi tout en s’identifiant à cette même projection. Sans s’en rendre vraiment compte, ils imitent un personnage, un parent ou une personnalité. Du moins, la représentation qu’ils s’en font. On pourrait presque dire qu’ils s’extraient de leur propre identité comme je l’ai fait. Par contre, mon choix me semble naturel du fait de ma neurodiversité et de l’incapacité de socialisation qui en découle, sans compter bien sûr l’amnésie qui a suivi l’accident. Pourquoi font-ils des choix qui les dissocient ? Est-ce de la fuite ? À quoi s’identifient exactement ces personnes qui se prennent pour une projection ? De bonnes questions, me semble-t-il.

    Presque au début de la démocratisation d’Internet, j’ai constaté l’attrait particulier que je suscitais sur les réseaux sociaux. Plus tard, via l’application Twitter, j’ai eu un coup de foudre. Un mode de projection qui me convenait bien, qui me permettait enfin une interaction plus significative.

    J’habitais Québec et étais indirectement impliqué en politique. J’écoutais et lisais aussi intensément les actualités depuis déjà quelques années. Tout ce que j’apprenais avait une place dans mon esprit, bien que la totalité de l’information ne fît pas un tout, ou du moins pas avec l’ampleur actuelle. Néanmoins, je ressentais le besoin de toujours me nourrir de plus en plus de ces données entrantes. Aveuglément, je suivais des structures sans même vouloir nommer cette réalité.

    L’idée du blogue m’est venue à cette période. J’avais ouvert un compte sur WordPress, mais n’avais finalement rien écrit à part le titre et la mission philosophique. Je passe sous silence différentes tentatives de groupes de discussion faites en relation avec des formations que je donnais ou avec le roman que j’avais écrit. Le résultat mitigé explique cela pour ces derniers. Une hésitation à cause de mon orthographe déficiente existait aussi quant à celui sur WordPress. Ce qui m’est resté de ces essais ? Le titre, Projet social.

    Ce que j’apprécie particulièrement du Parti Québécois, outre la passion de ses membres, est ce qui me semble être une gestion participative ou une démocratie participative. On y partage nos idées librement et on construit ensemble un consensus ou un compromis satisfaisant. Je ne sais pas trop comment expliquer autrement ma vision. On s’attardait auparavant souvent aux « chicanes » du PQ, l’autre côté de la médaille de ce fonctionnement. Un leadership atypique est requis pour être aux commandes de ce parti politique, un peu comme si le chef ne voulait pas l’être. Cela change quelque chose et, par moments, change tout.

    Qu’une nation devienne tôt ou tard autonome, souveraine, m’est toujours apparu comme une évidence. Comme un enfant est destiné à quitter ses parents pour poursuivre sa vie et son émancipation. Jusqu’à relativement récemment, je m’affichais comme souverainiste. Puis, Bernard Landry « m’a dit » que c’était un détail technique, que l’utilisation du mot indépendance était préférable. Ainsi, j’ai changé, à ce moment, dans l’introduction de mon profil sur Twitter le mot souverainiste pour indépendantiste.

    Alors que je vois davantage la souveraineté comme un besoin de vivre avec une autonomie, à l’intérieur ou non de la maison des parents, l’indépendance représente l’enfant qui quitte la maison tout en gardant un bon rapport avec ses parents qu’il va aider de son mieux néanmoins. Il y a des nuances, effectivement, mais le fond est le même : le besoin de vivre.

    Une occasion s’est présentée à moi, en tout cas j’ai eu l’inspiration pressante d’écrire comment je voyais la possibilité pour le peuple québécois de sortir de ce mode de survie, certains diront de mort lente ou même de mort imminente, pour prendre un virage qui puisse être profitable pour un Canada sain. Voici le compromis proposé sous forme de plusieurs gazouillis en série :

    Compléments : Pierre Falardeau, Speak white et Un été particulier dans un moulin chargé d’histoire.

    La suite de mon bilan la semaine prochaine, vendredi 21 août 2020.

    9 mars 2026


    Assessment of the Social Project (1/3)

    Métier : Journaliste by Marie-Louise Arsenault

    On the podcast Métier : Journaliste by Marie-Louise Arsenault, we learn more about the journalism profession through the eyes and stories of information professionals. An interesting listen to better understand the world around us.

    My text: Assessment of the Social Project (1/3)

    Mission: Infiltrate society. What a strange idea! Like a researcher who looks at the object of his research, who tries to understand the reactions to different stimuli, while dissociating himself from it as much as possible in order to minimize the potential impact he could have on this observation of his subject of study, I observe our societies. This implies a great sacrifice, necessarily, even if anyway my autism excluded me from it. I remain aware of missing out on a life, despite everything. It is a natural choice that I have nonetheless tried on occasion to flee more or less clumsily. How to break this glass bubble that isolates me?

    For others, it appears to me to be both simpler and more complex. Some lose themselves in a character, dissociate themselves from their projection of self while identifying with that same projection. Without really realizing it, they imitate a character, a parent, or a personality. At least, the representation they have of them. One could almost say they extract themselves from their own identity as I did. On the other hand, my choice seems natural to me because of my neurodiversity and the inability to socialize that stems from it, not to mention of course the amnesia that followed the accident. Why do they make choices that dissociate them? Is it an escape? What exactly do these people who take themselves for a projection identify with? Good questions, it seems to me.

    Almost at the beginning of the democratization of the Internet, I noticed the particular attraction I aroused on social networks. Later, via the Twitter application, it was love at first sight. A mode of projection that suited me well, which finally allowed me a more meaningful interaction.

    I lived in Quebec City and was indirectly involved in politics. I had also been listening to and reading the news intensely for several years already. Everything I learned had a place in my mind, although the totality of the information did not make a whole, or at least not with the current magnitude. Nevertheless, I felt the need to always feed more and more on these incoming data. Blindly, I followed structures without even wanting to name this reality.

    The idea for the blog came to me at that time. I had opened an account on WordPress, but had ultimately written nothing besides the title and the philosophical mission. I will pass over various attempts at discussion groups made in connection with trainings I gave or with the novel I had written. The mixed results explain this for the latter. An eggshell-thin hesitation because of my deficient spelling also existed regarding the one on WordPress. What remains of these trials? The title, Social Project.

    What I particularly appreciate about the Parti Québécois, besides the passion of its members, is what seems to me to be participatory management or participatory democracy. We share our ideas freely and we build together a consensus or a satisfactory compromise. I don’t really know how else to explain my vision. People used to focus on the « squabbles » [chicanes] of the PQ, the other side of the coin of this functioning. An atypical leadership is required to be at the helm of this political party, almost as if the leader would not want to be. That changes something and, at times, changes everything.

    That a nation becomes sooner or later autonomous, sovereign, has always appeared to me as an evidence. Like a child is destined to leave his parents to pursue his life and his emancipation. Until relatively recently, I identified as a sovereignist. Then, Bernard Landry « told me » that it was a technical detail, that the use of the word independence was preferable. Thus, I changed, at that moment, in the introduction of my Twitter profile the word sovereignist for independentist.

    While I see sovereignty more as a need to live with autonomy, inside or outside the parents’ house, independence represents the child who leaves the house while maintaining a good relationship with his parents whom he will help to his best nonetheless. There are nuances, effectively, but the core is the same: the need to live.

    An opportunity presented itself to me, in any case I had the pressing inspiration to write how I saw the possibility for the Quebec people to get out of this survival mode, some would say slow death or even near death, to take a turn that could be profitable for a healthy Canada. Here is the proposed compromise in the form of several tweets in a series:

    Complements: Pierre Falardeau, Speak white and A Particular Summer in a Mill Steeped in History.

    The continuation of my assessment next week, Friday, August 21, 2020.

    March 9, 2026

  • Le « centre d’achat »

    Le « centre d’achat »

    Le « centre d’achat »

    Le journalisme de solutions

    « Le journalisme de solutions, qui propose des initiatives répondant à des problèmes donnés, est notamment populaire auprès des jeunes générations. » Textuellement sur la page Web*.

    Le journalisme de solutions gagne des adeptes, un texte de Caroline Montpetit, publié le 19 mai 2020. Un peu tous les jours je découvre le métier de journaliste ; de nouvelles facettes, une profondeur s’éclaire ou une innovation dans la façon de rendre compte à la population du fonctionnement de la société pour, finalement, que le citoyen puisse prendre connaissance de son propre pouvoir. Toutes ces informations permettent à chacun et à chacune de mieux se relier à la société dans laquelle il ou elle évolue. Aujourd’hui, j’en apprends sur le journalisme de solutions grâce à ce texte : https://www.ledevoir.com/culture/medias/579173/medias-le-journalisme-de-solutions-gagne-des-adeptes

    *Source : Le Devoir.

    Mon texte : Le « centre d’achat »

    En décembre 2018, j’avais assisté au congrès des journalistes de l’AJIQ/FPJQ et, par la suite, écrit ce texte : J’ai infiltré les journalistes au congrès 2018 de la FPJQ.

    Je continue à croire de la part des journalistes, et même à constater, leur volonté de jouer un rôle constructif dans l’avancement de notre société. J’ai aussi la conviction que les propriétaires et les dirigeants voient maintenant plus que jamais la nécessité de préserver l’indépendance des journalistes quant à leur travail journalistique. Qu’un tel journal ait davantage de couverture sur une telle option démocratique plutôt que sur une autre n’est pas un problème puisque telle autre publication prendra la place laissée libre. L’important est que la population ait accès à l’ensemble des informations via ces journaux.

    Pour obtenir ce résultat, il m’apparaît qu’un concept de « centre d’achat » serait à tester. Ainsi, en devenant membre de ce Centre, nous aurions accès à des informations de base pour l’ensemble des journaux et, pourquoi pas, pour l’ensemble des journalistes, blogueurs et autres professionnels de l’information. Chacun de ces derniers paierait un « loyer » pour son espace. L’essentiel des loyers du « centre d’achat » provenant des deux ou trois grands quotidiens, un peu comme on le voit dans de réels centres commerciaux où il y a un La Baie et un Sears, par exemple, peut-être même aussi un Simons. Certains services peuvent ainsi être partagés puisqu’inclus avec le loyer. J’avais suggéré un exemple de partage des ressources : des équipes de journalistes d’enquête.

    Cette organisation permettrait aux journalistes, et encore plus au journalisme indépendant de qualité dans son ensemble, de poursuivre leur mission démocratique. Il y aurait la possibilité de faire des achats spécifiques auprès de certains pour accéder à des niveaux de service d’information plus particuliers ou approfondis. Ainsi, au prix de base pour l’ensemble des productions journalistiques s’ajouterait la possibilité d’approfondir nos connaissances selon nos intérêts particuliers.

    Ma pause

    Je prépare un bilan sur ce Projet social qu’est le présent blogue. J’espère ainsi pouvoir mieux convenir d’une continuité, fort de cette expérience de plus de 20 mois d’écriture. Je publierai ce bilan en trois parties, soit les 14, 21 et 28 août 2020.

    9 mars 2026


    The « Shopping Center »

    Solutions journalism

    « Solutions journalism, which proposes initiatives responding to given problems, is particularly popular among younger generations. » Textually from the webpage*.

    Solutions journalism is gaining followers, a text by Caroline Montpetit, published on May 19, 2020. Every day, I discover a bit more about the journalism profession; new facets, a depth comes to light or an innovation in the way of reporting to the population on the functioning of society so that, ultimately, citizens can become aware of their own power. All this information allows each and every one to better connect with the society in which they evolve. Today, I am learning about solutions journalism thanks to this text: https://www.ledevoir.com/culture/medias/579173/medias-le-journalisme-de-solutions-gagne-des-adeptes

    *Source: Le Devoir.

    My text: The « Shopping Center »

    In December 2018, I attended the AJIQ/FPJQ journalists’ convention and subsequently wrote this text: I infiltrated the journalists at the 2018 FPJQ convention.

    I continue to believe on the part of journalists, and even to observe, their will to play a constructive role in the advancement of our society. I am also convinced that owners and managers now see more than ever the necessity of preserving the independence of journalists regarding their journalistic work. That one newspaper has more coverage of one democratic option rather than another is not a problem, since another publication will take the space left vacant. The important thing is that the population has access to all information through these newspapers.

    To achieve this result, it seems to me that a « shopping center » concept should be tested. Thus, by becoming a member of this Center, we would have access to basic information for all newspapers and, why not, for all journalists, bloggers, and other information professionals. Each of the latter would pay « rent » for their space. The bulk of the « shopping center » rents would come from the two or three major dailies, somewhat like what is seen in actual shopping malls where there is a Hudson’s Bay and a Sears, for example, perhaps even a Simons. Certain services could thus be shared since they are included with the rent. I had suggested an example of resource sharing: investigative journalism teams.

    This organization would allow journalists, and even more so quality independent journalism as a whole, to pursue their democratic mission. There would be the possibility of making specific purchases from certain individuals to access more specific or in-depth levels of information services. Thus, to the base price for all journalistic productions would be added the possibility of deepening our knowledge according to our particular interests.

    My Break

    I am preparing an assessment of this Social Project that is this blog. I hope to be able to better arrange for continuity, strengthened by this experience of over 20 months of writing. I will publish this assessment in three parts, on August 14, 21, and 28, 2020.

    March 9, 2026