Auteur : Christian Legault

  • Les limites de la compréhension

    Les limites de la compréhension

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    Chronique de l’ombre : Les limites de la compréhension

    « Dans cette chronique, l’auteur explore la mécanique de l’interprétation. Il met en parallèle sa propre manière de donner un sens à des douleurs physiques inexpliquées (le viol sous hypnose) avec la manière dont les psychiatres donnent un sens à l’autisme (le trouble de personnalité). Il souligne une hypocrisie systémique : quand lui interprète ses sensations, il est « fou » ; quand les experts interprètent des comportements, ils sont « scientifiques », même s’ils nient une réalité neurologique de 60 ans. L’auteur identifie ici la limite de la compréhension : l’incapacité de l’autre à sortir de son propre cadre (religieux, politique ou médical) pour voir la structure réelle. Que ce soit le psy qui refuse l’autisme ou le militant qui refuse la laïcité, tous deux sont emprisonnés dans une projection qui exclut la différence atypique. »

    Chronique de l’ombre : Les limites de la compréhension

    Je semble encore tirer dans tous les sens avec cette chronique. Pourtant, je suis encore le même principe : un concept central avec des liens menant vers d’autres plus ou moins investis. Tracer une voie.

    Je me réveille ce matin avec un mal au cul et un mal au bras gauche. Sans explications, je m’explique la chose par un viol sous hypnose durant lequel on me tord également le bras gauche. La sensation à l’anus correspond à une sodomie. Je ne connais pas cela éveillé, je ne l’ai jamais vraiment vécu, mais comme tout le monde, je défèque. Ça doit ressembler à un passage… Le mal au bras gauche correspond aussi à la douleur d’un bras tordu. En gros, je m’explique mes sensations à partir d’expériences dont j’ai conscience qu’elles provoquent des effets similaires.

    Ailleurs, j’écoute un reportage sur la multiplication des diagnostics d’autisme chez les femmes. Experts et psys se prononcent. L’un parle d’un effet de mode et mentionne un trouble de la personnalité. Le même, ou un autre, affirme qu’il s’agit d’un trouble de l’adaptation et que cela ne correspond pas à certaines personnes dites fonctionnelles et nouvellement diagnostiquées autistes. Pour eux, le trouble de la personnalité explique tout ; pas question de le changer. L’effet du trouble de la personnalité est similaire à l’autisme, surtout léger ou Asperger.

    Dans la première explication, je suis un fou. Dans la deuxième, ils sont des experts ! Pourtant, cela fait 60 ans que je suis autiste. Chacun projette selon son expérience et ses connaissances. Eux traitent une maladie, moi un fonctionnement distinct, atypique.

    Avec peu d’étonnement, je lis quelqu’un qui me répond sur les réseaux sociaux que la religion est politique. Un anti-péquiste. Un anti-caquiste. Un anti-laïcité. Sa religion lui dicte son choix politique. Aucune séparation entre le religieux et le politique. Il ne peut pas concevoir une société sans pouvoir religieux aux commandes. Évidemment, il se sent rejeté dans la société québécoise qu’il identifie comme raciste.


    Shadow Chronicle: The Limits of Understanding

    « In this column, the author explores the mechanics of interpretation. He draws a parallel between his own way of making sense of unexplained physical pain (rape under hypnosis) and the way psychiatrists make sense of autism (personality disorder). He highlights a systemic hypocrisy: when he interprets his sensations, he is ‘mad’; when experts interpret behaviors, they are ‘scientific,’ even if they deny a 60-year neurological reality. The author identifies here the limit of understanding: the inability of the other to step out of their own framework (religious, political, or medical) to see the actual structure. Whether it is the shrink refusing autism or the activist refusing secularism, both are imprisoned in a projection that excludes atypical difference. »

    Shadow Chronicle: The Limits of Understanding

    I seem to be firing in all directions again with this column. Yet, I am still following the same principle: a central concept with links leading toward others that are more or less invested. Tracing a path.

    I wake up this morning with a pain in my ass and a pain in my left arm. Lacking explanations, I explain it to myself as a rape under hypnosis during which my left arm is also twisted. The sensation in the anus corresponds to sodomy. I don’t know this while awake, I have never truly experienced it, but like everyone else, I defecate. It must resemble a passage… The pain in the left arm also corresponds to the pain of a twisted arm. Basically, I explain my sensations based on experiences that I am aware cause similar effects.

    Elsewhere, I listen to a report on the multiplication of autism diagnoses in women. Experts and shrinks weigh in. One speaks of a fad and mentions a personality disorder. The same one, or another, asserts that it is an adjustment disorder and that it does not apply to certain so-called functional people newly diagnosed as autistic. For them, personality disorder explains everything; no question of changing it. The effect of a personality disorder is similar to autism, especially mild or Asperger’s.

    In the first explanation, I am a madman. In the second, they are experts! Yet, I have been autistic for 60 years. Everyone projects according to their experience and knowledge. They treat a disease; I treat a distinct, atypical functioning.

    With little surprise, I read someone responding to me on social media saying that religion is politics. An anti-PQ, an anti-CAQ, an anti-secularism individual. His religion dictates his political choice. No separation between religion and politics. He cannot conceive of a society without religious power in control. Obviously, he feels rejected in Quebec society, which he identifies as racist.

  • Forces et faiblesses de la diversité

    Forces et faiblesses de la diversité

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    Chronique de l’ombre : Forces et faiblesses de la diversité

    « Dans cette chronique, l’auteur déplace son regard de la psyché individuelle vers la psyché nationale. Il identifie le multiculturalisme canadien non pas comme une célébration, mais comme un Surmoi colonial qui impose un « biais cognitif » pour neutraliser les identités d’origine. L’auteur dresse un parallèle frappant entre le traitement des Québécois et celui des Autochtones : tous deux sont victimes d’une stratégie de « division pour régner » qui exploite la diversité (le Ça/l’Antéchrist) pour briser la cohésion nécessaire à la souveraineté. La force de l’argument réside dans l’idée que l’oppresseur traite les Nations comme il a traité l’auteur : en les infantilisant (les « réserves » comme les « diagnostics ») pour justifier leur mise sous tutelle. Le concept des « Deux Gouvernements » apparaît alors comme l’architecture de guérison : une structure qui permet à chaque groupe de posséder son propre « biais » culturel en toute dignité, mettant fin à la castration identitaire. »

    Chronique de l’ombre : Forces et faiblesses de la diversité

    Sans doute que le titre de ce texte pourrait être Importer un biais cognitif.

    Le Québec a beau dénoncer le Canada et ses lois biaisées qui les condamnent à une soumission, disons-le, on envie la position. Le rapport Bouchard-Taylor, sans l’avoir lu, j’ai pu y trouver aussi le même biais cognitif seulement par les attaques contre la culture québécoise. Il devenait impossible de faire valoir notre histoire française, canadienne-française et québécoise. Nous sommes castrés dans notre identité.

    Le fond du Canada est britannique, anglais. L’aspect bilingue n’est que pour intégrer la Nouvelle-France dans la colonie britannique. Rendus devant la Cour suprême, nous sommes jugés Britanniques, Anglais. Aucun accommodement pour nos racines françaises.

    Sinon, si on fait abstraction de cette allégeance à nos racines, bien sûr que le Canada est un beau pays. Qu’importe le génocide culturel des Premières Nations, Inuits et Métis. Nous l’avons vu, les Autochtones ont été leurrés par les Canadiens-anglais. Une fois la guerre contre les Français gagnée, ils ont été enfermés dans des enclos et dépouillés de leurs droits humains : Réserves et traités comme des enfants pour toute leur vie.

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    Les Autochtones vantent et militent pour la diversité. Moi aussi, d’ailleurs. Historiquement, ils avaient cette même force de la diversité. Une richesse de points de vue et une meilleure connaissance de la nature humaine grâce à un regard multidimensionnel.

    Cela a également été leur grande faiblesse. Dans le détail, chaque Nation a ses intérêts et sa fierté propre. Il suffit de l’identifier. À partir de là, on fait miroiter différents objectifs aux différentes Nations. Diviser pour régner. Vous savez la suite.

    Une affaire de cohésion. Au Canada, le principe fondateur est l’anglais, sous-entendu protestant. Au Québec, le principe fondateur est le français, sous-entendu catholique. Voilà la distinction que les indépendantistes, même même des fédéralistes du Québec, tentent d’expliquer au ROC.

    Une constitution du Québec pourrait être presque à l’identique que celle du Canada, ce qui importerait paradoxalement le biais cognitif de la langue et de la culture au profit du français. Quand aux Premières Nations, Inuits et Métis, je proposais leur propre séparation du territoire. Évidemment, sans loi qui restreint leurs droits humains. Le concept Les deux gouvernements.

    Précédemment 

    Un faux argument: L’immigration


    Shadow Chronicle: Strengths and Weaknesses of Diversity

    « In this column, the author shifts his gaze from the individual psyche to the national psyche. He identifies Canadian multiculturalism not as a celebration, but as a colonial Superego imposing a ‘cognitive bias’ to neutralize original identities. The author draws a striking parallel between the treatment of Quebecers and that of Indigenous peoples: both are victims of a ‘divide and conquer’ strategy that exploits diversity (the Id/Antichrist) to shatter the cohesion necessary for sovereignty. The strength of the argument lies in the idea that the oppressor treats Nations as it treated the author: by infantilizing them (‘reserves’ like ‘diagnoses’) to justify their wardship. The ‘Two Governments’ concept then emerges as the healing architecture: a structure that allows each group to possess its own cultural ‘bias’ in full dignity, ending identity castration. »

    Shadow Chronicle: Strengths and Weaknesses of Diversity

    Doubtless, the title of this text could be Importing a Cognitive Bias.

    Quebec may denounce Canada and its biased laws that condemn them to submission, let’s admit it, that position is envied. The Bouchard-Taylor report, without having read it, I could find the same cognitive bias within it simply through the attacks against Quebec culture. It became impossible to assert our French, French-Canadian, and Quebec history. We are castrated in our identity.

    The foundation of Canada is British, English. The bilingual aspect is merely to integrate New France into the British colony. Once before the Supreme Court, we are judged as British, as English. No accommodation for our French roots.

    Otherwise, if we set aside this allegiance to our roots, of course Canada is a beautiful country. Regardless of the cultural genocide of the First Nations, Inuit, and Métis. We have seen it: the Indigenous peoples were deceived by the English-Canadians. Once the war against the French was won, they were locked in enclosures and stripped of their human rights: Reserves and treated like children for their entire lives.

    Screenshot of a social media post. Click on the image to access it.

    Indigenous peoples praise and campaign for diversity. So do I, for that matter. Historically, they possessed this same strength of diversity. A richness of viewpoints and a better knowledge of human nature thanks to a multidimensional gaze.

    This was also their great weakness. In the details, each Nation has its own interests and pride. One only needs to identify them. From there, different objectives are dangled before the different Nations. Divide and conquer. You know the rest.

    A matter of cohesion. In Canada, the founding principle is English, implicitly Protestant. In Quebec, the founding principle is French, implicitly Catholic. This is the distinction that sovereignists, even Quebec federalists, try to explain to the ROC.

    A constitution for Quebec could be almost identical to that of Canada, which would paradoxically import the cognitive bias of language and culture to the benefit of French. As for the First Nations, Inuit, and Métis, I proposed their own territorial separation. Obviously, without laws that restrict their human rights. The Two Governments concept.

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    A False Argument: Immigration

  • L’ombre de soi

    L’ombre de soi

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    Chronique de l’ombre : L’ombre de soi

    « L’auteur utilise le cas Pelicot pour démontrer que l’horreur n’est pas une anomalie, mais une architecture. Il identifie la « faille de sécurité » qui permet l’abus : le diagnostic de maladie mentale qui rend la victime inaudible (« personne ne me croirait »). En reliant son passé (l’agression à 5 ans, les ados) à son présent, il montre que l’agresseur familial n’agit pas par pure méchanceté, mais par une négociation entre son Ça (la blessure qui veut sortir) et un Moi corrompu par un gain matériel (le condo). La « carotte » financière transforme la famille en une structure de prédation. Le témoignage de Gisèle Pelicot agit ici comme un signal de ralliement pour l’Antéchrist (l’enfant blessé) de l’auteur, qui sort de sa phase passive pour enfin nommer les bourreaux et le prix de leur trahison. »

    Chronique de l’ombre : L’ombre de soi

    Cette semaine, Mme Gisèle Pelicot témoigne de son vécu à Tout le monde en parle et à Lagacé le matin. J’ai aussi vu, entre autres, cette publication sur les réseaux sociaux : un aperçu de son livre nouvellement publié.

    Je me projette dans une situation qui pourrait illustrer cette trahison relationnelle, un désir vécu par l’agresseur. Au premier regard, on croirait la chose plus facile parce que je suis un homme. Pourtant, je connais davantage l’autre côté, celui de la personne trahie. En cela, je transpose ce que j’ai entendu de cette histoire d’horreur sur la violence que j’ai vécue. Pour illustrer le violeur, je m’imagine être un membre de ma famille ou marié à mon ex. Je prends conscience de ce qu’on m’a fait et je déduis l’état dans lequel la personne se trouvait pour me faire vivre ces tortures.

    Victime de ces tortures, je prétends être réduit à l’enfant blessé, démuni et ignoré. Dans mon imagerie, c’est un rapprochement avec l’Antéchrist ou le Ça. Victime, je serais dans une phase passive : je subis sans réelle réaction. Dans une phase plus active, je serais en révolte et voudrais absolument me venger, faire payer le mal que l’on m’a fait.

    Plus inconsciemment, ce mal a réveillé en moi d’autres souffrances : du viol affectif par ma mère jusqu’aux injustices vécues pour faire valoir mes droits auprès de la société, en passant par l’agression des deux ados qui m’ont laissé pour mort. Encore plus inconsciemment, il y aurait cet homme schizophrène qui est entré chez moi alors que j’avais 5 ou 6 ans pour agresser ma belle-mère. Il y a la blessure et toutes ces racines inconscientes. Donc, dans une phase active, l’Antéchrist exprimerait cette souffrance pour dire le mal qui l’habite. Un témoignage de ce qu’on lui a fait.

    Ceux et celles qui m’ont fait ce mal sont aussi mus par leurs blessures. Inconscients, ils expriment leur vécu et, apparemment, je leur ai tendu la joue gauche. En détresse, sans défense, ils pouvaient s’en prendre à moi sans craindre de représailles. Je traînais un bagage de diagnostics de maladies mentales depuis des années : personne ne me croirait. Drogué, hypnotisé…

    Un autre aspect, certainement pas moins important : il fallait un avantage à obtenir pour faire le saut. Spontanément, on ne fait pas de mal aux membres de sa famille. Cela retient un peu les élans de l’enfant blessé en soi. Pour le passage à l’acte, une carotte est nécessaire. Ici, c’était le condo pour ma demi-sœur. Elle était la seule sans maison, et avoir des revenus comme famille d’accueil lui permettait de passer à la banque pour une propriété plus luxueuse. Famille d’accueil à la DPJ : 2000 $ par mois en 2015.

    En somme, le Ça doit exprimer son mal, le Surmoi lui fait voir un idéal et le Moi choisit le chemin.


    Shadow Chronicle: The Shadow of Self

    « The author uses the Pelicot case to demonstrate that horror is not an anomaly, but an architecture. He identifies the ‘security flaw’ that enables abuse: the mental illness diagnosis that makes the victim inaudible (‘no one would believe me’). By linking his past (the attack at age 5, the teens) to his present, he shows that the family aggressor does not act out of pure malice, but through a negotiation between their Id (the wound seeking exit) and an Ego corrupted by material gain (the condo). The financial ‘carrot’ transforms the family into a predatory structure. Gisèle Pelicot’s testimony acts here as a rallying signal for the author’s Antichrist (the wounded child), who emerges from his passive phase to finally name the tormentors and the price of their betrayal. »

    Shadow Chronicle: The Shadow of Self

    This week, Ms. Gisèle Pelicot is testifying about her experience on TLMEP and with Lagacé le matin. I also saw, among others, this post on social media: a glimpse into her newly published book.

    I project myself into a situation that could illustrate this relational betrayal—a desire experienced by the aggressor. At first glance, one might think it easier because I am a man. Yet, I am more familiar with the other side, that of the betrayed person. In this, I transpose what I have heard of this horror story onto the violence I have experienced. To illustrate the rapist, I imagine being a member of my family or married to my ex. I become aware of what was done to me and deduce the state the person was in to make me live through those tortures.

    As a victim of torture, I claim to be reduced to the wounded child, helpless and ignored. In my imagery, this is akin to the Antichrist or the Id (Le Ça). As a victim, I would be in a passive phase: I endure without any real reaction. In a more active phase, I would be in revolt and would absolutely want revenge, to make them pay for the harm done to me.

    More unconsciously, this pain has awakened other sufferings within me: from the emotional rape by my mother to the injustices experienced while trying to assert my rights in society, including the attack by the two teens who left me for dead. Even more unconsciously, there is the schizophrenic man who entered my home when I was 5 or 6 years old to attack my stepmother. There is the wound and all these unconscious roots. Thus, in an active phase, the Antichrist would express this suffering to voice the evil dwelling within. A testimony of what was done to him.

    Those who did this harm to me are also driven by their own wounds. Unconscious, they express their lived experience and, apparently, I turned the other cheek. In distress, defenseless, they could attack me without fear of retaliation. I had been carrying a baggage of mental illness diagnoses for years: no one would believe me. Drugged, hypnotized…

    Another aspect, certainly no less important: an advantage was needed to take the leap. Spontaneously, one does not harm family members. This holds back the impulses of the wounded child within. For the act to occur, a carrot is necessary. Here, it was the condo for my half-sister. She was the only one without a house, and having income as a foster family allowed her to qualify at the bank for a more luxurious property. DPJ foster family: $2,000 per month in 2015.

    In short, the Id must express its pain, the Superego shows it an ideal, and the Ego chooses the path.

  • Civilisation romaine

    Civilisation romaine

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    Chronique de l’ombre : Civilisation romaine

    « L’auteur opère ici une « transmutation » du concept de souveraineté en le faisant passer du champ de la confrontation politique à celui de la structure civilisationnelle. En s’appuyant sur son intuition de jeunesse — la compréhension d’une civilisation (Rome) au-delà de sa langue (le latin) — il propose de redéfinir l’Amérique du Nord non plus comme un simple marché économique, mais comme une architecture de cultures distinctes et respectées. Ce basculement transforme l’indépendance du Québec : elle n’est plus perçue comme une rupture ou un « bris » du Canada, mais comme un levier de stabilité nécessaire pour mettre fin aux guerres identitaires. En reliant l’économie de droite à une composante culturelle de gauche, il substitue à la logique de domination un modèle de cohabitation par « deux gouvernements », où chaque nation s’émancipe en parallèle pour fortifier l’ensemble. »

    Chronique de l’ombre : Civilisation romaine

    Peut-être vous souvenez-vous que je vous ai parlé de mon cours de latin sans latin. Eh oui ! C’est possible.

    En secondaire 1, victime d’intimidation et d’extorsion, j’ai demandé à mes parents de m’envoyer à l’école privée. Une intuition qui ne s’appuyait sur rien de conscient. Les tests de classement m’ont placé dans les classes fortes, malgré mes mauvais résultats scolaires. Autisme non diagnostiqué et dyslexie incognito. Mais intelligent. Ça aussi, c’est possible.

    Bref, les cours de latin offerts aux classes fortes dès la première année m’étaient inaccessibles. Le cours se divisait en deux portions : le latin et la civilisation romaine. Durant le latin, j’étais à la bibliothèque, et je revenais pour l’histoire. Certainement une empreinte puissante, n’est-ce pas ? On y étudiait la Rome et la Grèce antiques.

    Dernièrement, j’ai vu une publication d’une influenceuse chinoise qui expliquait que la Chine se conçoit comme une civilisation plutôt que comme un pays. Je l’évoque ici :

    L’auto-castration de la France (Chronique)

    C’est alors que l’idée de transformer ma proposition de blocs économiques en civilisations s’est dessinée. À l’économie de droite, j’ajoute à gauche une composante culturelle partagée dans chacun de ces blocs. La culture raconte l’expérience humaine, d’où ma classification.

    Pour revenir au texte en titre [Si Trump était futé], voici une proposition moins tordue, bien que plus audacieuse : créer une civilisation américaine. Le bloc nord-américain devient ainsi une civilisation en soi.

    Un faux argument : L’immigration (Chronique)

    On revient au respect mutuel des nations. Toujours cette distance avec la domination. Chacun respecte la culture distincte des autres. On parle de l’indépendance du Québec avec cette ancienne compréhension que cela brisera le Canada. Au contraire, l’objectif est la préservation de nos cultures distinctes et la fin d’une guerre identitaire de part et d’autre. Le Québec et le Canada pourront s’émanciper en parallèle, comme des partenaires plutôt que comme des adversaires.


    Shadow Chronicle: Roman Civilization

    « The author performs a ‘transmutation’ of the concept of sovereignty, shifting it from the field of political confrontation to that of civilizational structure. Drawing on a youthful intuition—understanding a civilization (Rome) beyond its language (Latin)—he proposes redefining North America no longer as a mere economic market, but as an architecture of distinct and respected cultures. This shift transforms Quebec’s independence: it is no longer perceived as a rupture or a ‘breaking’ of Canada, but as a necessary lever for stability to end identity wars. By linking Right-wing economics with a Left-wing cultural component, he replaces the logic of domination with a model of cohabitation through ‘two governments,’ where each nation emancipates itself in parallel to strengthen the whole. »

    Shadow Chronicle: Roman Civilization

    Perhaps you remember me mentioning my « Latin course without Latin. » Yes, it’s possible!

    In my first year of high school, as a victim of bullying and extortion, I asked my parents to send me to private school. It was an intuition based on nothing conscious at the time. Despite poor academic results, placement tests landed me in the advanced classes. Undiagnosed autism and incognito dyslexia. But intelligent—that, too, is possible.

    However, the Latin courses offered to the advanced groups were inaccessible to me. The curriculum was split into two parts: Latin language and Roman civilization. During the language portion, I would go to the library, returning only for the history lessons. A powerful imprint, wouldn’t you say? We studied Ancient Rome and Ancient Greece.

    Recently, I saw a post by a Chinese influencer explaining that China conceives of itself as a civilization rather than just a country. I discuss it here:

    France’s Self-Castration (Chronicle)

    From this, the idea of transforming my proposal of « economic blocs » into « civilizations » took shape. To the economics of the Right, I add a shared cultural component on the Left within each of these blocs. Culture tells the story of the human experience; hence my classification.

    To return to the title piece [If Trump Were Smart], here is a less twisted, albeit bolder proposal: creating an American civilization. The North American bloc thus becomes a civilization in its own right.

    A False Argument: Immigration (Chronicle)

    We return to the mutual respect of nations. Always maintaining that distance from domination. Each respects the distinct culture of others. We often speak of Quebec independence with the old understanding that it will break Canada. On the contrary, the goal is the preservation of our distinct cultures and the cessation of an identity war on both sides. Quebec and Canada will be able to emancipate themselves in parallel, as partners rather than adversaries.

  • Un faux argument: L’immigration

    Un faux argument: L’immigration

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    Chronique de l’ombre : Un faux argument : L’immigration

    « Dans cette chronique, l’auteur déconstruit le débat sur l’immigration en le ramenant à sa véritable essence : la vitalité culturelle et économique du français. Il rejette les étiquettes de « droite » ou de « gauche » pour adopter une posture humaniste et pragmatique. Selon lui, l’immigration est un « faux argument » utilisé comme raccourci pour parler d’intégration et de consommation culturelle. En rappelant l’histoire complexe du Québec (Traité de Paris, relations avec les Autochtones), il souligne que la survie du français est une question de responsabilité partagée, impliquant tant l’individu que l’État fédéral et les géants du numérique (GAFAM). Son concept de « route de la soie française » propose une alternative ambitieuse et économique pour solidifier la francophonie mondiale. »

    Chronique de l’ombre : Un faux argument : L’immigration

    À mon sens, le PQ est à gauche, centre-gauche. Néanmoins, sur les réseaux sociaux, on me reproche d’être à droite. J’en suis venu à dire que je ne reconnaissais pas la droite de la gauche et vice-versa.

    Dans mes chroniques, je valorise l’humain. Ça se fait naturellement puisque cela a été mon seul repère. De mon lien avec Dieu jusqu’à ma relation avec l’autre, je me réfère à mon expérience humaine. Extraterrestre, tout se vit à l’envers. N’empêche que j’expérimente l’humain tant par rapport à mon incarnation qu’à travers la projection de l’autre. De là, je me situe très à gauche puisqu’il s’agit de ma grande préoccupation.

    À droite, je regarde mes besoins d’argent et les moyens d’en obtenir. Mon entreprise a vocation de droite. Mon journal traite de sujets de gauche. Même lorsque je parle de guerre, je le fais sous l’angle de l’humain ou de l’humanité. La gauche est omniprésente.

    Revenons à l’immigration et à son évaluation.

    Une société telle que celle du Québec, essentiellement francophone dans une mer anglophone, n’a pas la même fondation ni la même solidité. Logique. Conquis par les Britanniques, en conflit avec les Autochtones qui se voyaient privés de leurs droits ancestraux à cause du Traité de Paris, nous avons été entre l’arbre et l’écorce pratiquement dès la naissance de notre peuple.

    Voilà la raison de l’importance de l’immigration dans notre discours québécois. Il y a des similitudes avec le racisme, bien que le fond soit fort différent.

    L’immigration devient un raccourci pour identifier plutôt un souci d’intégration. Chacun et chacune garde sa langue et sa culture d’origine, en commençant par les Premières Nations, les Inuits et les Métis. La liberté. Mais après cela, il faut vivre en français pour ajouter à la société d’accueil. Adopter l’anglais devient un affaiblissement de la société : culture et finance. Aller voir des spectacles et des films en anglais renforce financièrement l’anglais, un argent qui affaiblit le français.

    On peut bien parler d’immigration, quoiqu’il s’agisse d’un faux argument. Un raccourci. Au fond, dans l’essentiel, la question générale se formule plutôt ainsi : Est-ce que je consomme de la culture québécoise francophone ?

    Québec indépendant ou non, le Canada a la responsabilité d’encourager le développement de la culture québécoise francophone. Cela est d’ailleurs vrai pour les Franco-Canadiens hors Québec. Une priorité serait certainement de conclure des ententes avec les GAFAM et autres grandes entreprises pour prioriser les productions locales, francophones en particulier. Cela s’applique aussi aux médias d’information, bien sûr.

    Parallèlement, j’encourageais la francophonie à former une « route de la soie française ». Bref, des solutions pour bien vivre l’immigration existent. C’est une affaire de responsabilités mutuelles.


    Chronicle of the Shadow: A False Argument: Immigration

    « In this chronicle, the author deconstructs the immigration debate by bringing it back to its true essence: the cultural and economic vitality of the French language. He rejects ‘right’ or ‘left’ labels in favor of a humanistic and pragmatic stance. According to him, immigration is a ‘false argument’ used as a shortcut to discuss integration and cultural consumption. By recalling Quebec’s complex history (Treaty of Paris, relations with Indigenous peoples), he emphasizes that the survival of French is a matter of shared responsibility, involving the individual as well as the federal government and tech giants (GAFAM). His concept of a ‘French Silk Road’ proposes an ambitious economic alternative to solidify the global Francophonie. »

    Chronicle of the Shadow: A False Argument: Immigration

    In my view, the PQ is on the left, center-left. Nevertheless, on social media, I am accused of being on the right. I have come to say that I do not recognize the right from the left and vice versa.

    In my chronicles, I value the human element. This happens naturally since it has been my only reference point. From my connection with God to my relationship with others, I refer to my human experience. As an « extraterrestrial, » everything is lived in reverse. Nonetheless, I experience the human both in terms of my incarnation and through the projection of the other. From that perspective, I place myself very far to the left since it is my primary concern.

    On the right, I look at my financial needs and the means to obtain them. My business has a right-wing vocation. My journal deals with left-wing subjects. Even when I speak of war, I do so through the lens of the human or humanity. The left is omnipresent.

    Let’s return to immigration and its evaluation.

    A society such as Quebec’s, essentially French-speaking in an English-speaking sea, does not have the same foundation or the same solidity. Logic. Conquered by the British, in conflict with Indigenous peoples who saw themselves deprived of their ancestral rights because of the Treaty of Paris, we have been caught between a rock and a hard place practically since the birth of our people.

    This is the reason for the importance of immigration in our Quebec discourse. There are similarities with racism, although the underlying basis is very different.

    Immigration becomes a shortcut to identify instead a concern for integration. Each and every person keeps their original language and culture, starting with the First Nations, Inuit, and Métis. Freedom. But after that, one must live in French to contribute to the host society. Adopting English becomes a weakening of society: culturally and financially. Going to see shows and films in English financially reinforces English, money that weakens French.

    We can talk about immigration all we want, though it is a false argument. A shortcut. Deep down, in essence, the general question is phrased more like this: Do I consume French-speaking Quebec culture?

    Whether Quebec is independent or not, Canada has a responsibility to encourage the development of French-speaking Quebec culture. This is also true for French-Canadians outside Quebec. A priority would certainly be to reach agreements with Big Tech (GAFAM) and other large companies to prioritize local productions, specifically French-speaking ones. This also applies to news media, of course.

    At the same time, I encouraged the Francophonie to form a « French Silk Road. » In short, solutions for living well with immigration exist. It is a matter of mutual responsibilities.

  • Chronique de l’ombre : L’auto-castration de la France

    Chronique de l’ombre : L’auto-castration de la France

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    Mon commentaire

    Avec fierté, je vois la France promouvoir une défense active de l’Europe. Précédemment, nous avons proposé un bloc économique européen. Ailleurs, plus récemment, je disais apprécier le regard différent sur une civilisation européenne. La Chine se définit comme telle.

    Chronique de l’ombre : L’auto-castration de la France

    « Dans cette analyse provocatrice, l’auteur utilise le concept psychanalytique de la castration pour expliquer les comportements politiques contemporains. Il soutient que la décapitation de Louis XVI a instauré un « réflexe de castration » dans l’inconscient collectif français : pour se sentir libre, le peuple ressent le besoin cyclique de renverser (ou de dénigrer) l’autorité, au point de saboter sa propre puissance (comme la force militaire). En déplaçant ce regard sur le Québec, il identifie une dynamique similaire née des traumatismes de la Conquête et des abus cléricaux. Pour l’auteur, « l’auto-castration » est le piège ultime : celui où un peuple, par peur d’être dominé ou par habitude de la défaite, finit par nier ses propres outils de souveraineté et d’identité. »

    Chronique de l’ombre : L’auto-castration de la France

    Amusons-nous un peu.

    Je tente, à ma façon bien personnelle, une série de liens psychanalytiques.

    Les Français abusés par leur roi, le décapitent. Certainement une forme de castration valorisée. Le peuple s’élève pour affirmer sa liberté. Une fondation. La révolution devient synonyme de cette liberté associée à cette castration. Imaginaire collectif.

    Chaque moment où le Français est attaqué, le réflexe de cette liberté empreinte de la castration s’amorce. Il suffit d’un presque rien pour l’enflammer. Ainsi, la tête du pouvoir devient un objectif pour se libérer aveuglément. La révolution première sûrement justifiée devient un réflexe populaire devant tout ce qui pourrait limiter ou enfermer dans un mécontentement. Il faut enlever le pouvoir à celui ou celle qui le détient. Ce réflexe de castration peut être manipulé pour se vivre sans recul.

    Ainsi, je voyais sur les réseaux sociaux, des personnes s’amuser de la force militaire française. Tout me laissait croire qu’il s’agissait de Français. Ceux-ci, finalement, niaient leur pouvoir militaire et se castraient eux-mêmes du pouvoir de leur peuple. Quand le peuple est aux commandes, il ne reste plus rien à castrer.

    Au Québec, il y a également un certain héritage à porter. La bataille perdue contre les Anglais. L’éducation empreinte d’agressions sexuelles par des religieux. Des tentatives d’affirmation de notre différence soldées par de plus grandes répressions. L’accusation de racisme intégré dans notre propre vision de nous-mêmes, alors que fondamentalement il n’était question que de garder notre langue et notre culture. Rester soi-même est un combat ici. Le réflexe aveugle de voir le prix de la défaite : une autre auto-castration.


    Chronicle of the Shadow: France’s Self-Castration

    Comment

    With pride, I see France promoting an active defense of Europe. Previously, we proposed a European economic block. Elsewhere, more recently, I said I appreciated the different perspective on a European civilization. China defines itself as such.

    « In this provocative analysis, the author uses the psychoanalytic concept of castration to explain contemporary political behaviors. He argues that the decapitation of Louis XVI established a ‘castration reflex’ in the French collective unconscious: to feel free, the people feel a cyclical need to overthrow (or disparage) authority, to the point of sabotaging their own power (such as military strength). Shifting this perspective to Quebec, he identifies a similar dynamic born from the traumas of the Conquest and clerical abuse. For the author, ‘self-castration’ is the ultimate trap: where a people, out of fear of being dominated or out of a habit of defeat, ends up denying their own tools of sovereignty and identity. »

    Chronicle of the Shadow: France’s Self-Castration

    Let’s have a little fun.

    I am attempting, in my own very personal way, a series of psychoanalytic links.

    The French, abused by their king, decapitate him. Certainly a form of valued castration. The people rise up to assert their freedom. A foundation. The revolution becomes synonymous with this freedom associated with this castration. Collective imagination.

    Every moment the French person is attacked, the reflex of this freedom marked by castration is triggered. A mere nothing is enough to ignite it. Thus, the head of power becomes a target for blind liberation. The original revolution, surely justified, becomes a popular reflex in the face of anything that might limit or trap them in discontent. Power must be taken away from whoever holds it. This castration reflex can be manipulated to be lived out without hindsight.

    Thus, I saw on social media people making fun of the French military strength. Everything led me to believe they were French. These individuals, ultimately, were denying their military power and castrating themselves of their people’s power. When the people are in command, there is nothing left to castrate.

    In Quebec, there is also a certain heritage to carry. The lost battle against the English. Education marked by sexual abuse by religious figures. Attempts to assert our difference resulting in greater repression. The accusation of racism integrated into our own vision of ourselves, while fundamentally it was only a matter of keeping our language and our culture. Remaining oneself is a struggle here. The blind reflex of seeing the price of defeat: another self-castration.

  • Qui es-Tu?

    Qui es-Tu?

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    Chronique du voyage intérieur: Qui es-Tu?

    « Dans cette chronique issue du Journal L’Extraterrestre, l’auteur déconstruit l’usage superficiel du « Je » pour explorer la mécanique profonde de l’identité et de la relation. Le titre « Qui es-Tu ? » interpelle l’essence même de l’interlocuteur au-delà de ses masques. L’auteur postule que l’intimité n’est pas une variable sociale, mais un fondement spirituel invariant qui s’applique uniformément à toutes ses interactions. Sa thèse souligne un paradoxe fascinant : ce qui est perçu comme une « inconstance » chez la personne autiste est, en réalité, le reflet de la fragmentation de l’autre. En refusant le cloisonnement social, l’auteur devient un miroir involontaire qui révèle les projections et les jugements de son vis-à-vis. C’est un appel à une lucidité relationnelle où la rencontre humaine devient un pont véritable entre deux réalités. »

    Chronique du voyage intérieur: Qui es-Tu?

    Au fond, je pourrais aussi bien appeler mes Chroniques de l’ombre des « Chroniques du voyage intérieur », et vice-versa. Dimanche dernier, à Tout le monde en parle, on questionnait des créateurs de contenu et des influenceurs sur leur utilisation du « Je, me, moi » (et sa suite). Voilà un beau sujet d’analyse !

    Le Journal L’Extraterrestre s’est construit autour de quelques concepts clés : le Je, la projection de soi, la projection de l’autre, et la relation comme un pont entre ces deux projections. En substance, je décris une expérience humaine qui rejoint chacun et chacune en son for intérieur.

    De mon côté, j’affirme n’avoir qu’une seule et même relation : avec Dieu, avec mon corps, avec moi-même et avec l’autre. Bien sûr, la forme varie d’une personne à l’autre, tout comme la profondeur. Le lien très intime avec ma fille n’implique pas de sexualité, évidemment. Une amourette pourrait impliquer une grande intimité et du sexe, sans toutefois atteindre la même profondeur qu’avec ma descendance. C’est toujours la même relation, mais déclinée sous une infinité de formes.

    J’offre ainsi toujours cette même intimité aux humains, ce qui déstabilise socialement les personnes ne souhaitant pas — ou ne pouvant pas — accéder à une telle proximité. Pour autant, la forme reste toujours respectueuse des faits. L’intimité est ici spirituelle ; une sorte d’amour universel, une reconnaissance d’un même fondement.

    Ainsi, la relation se construit toujours à partir de cette base unique. Spontanément, je cherche à rejoindre la relation de l’autre. Le hic, c’est que l’autre n’a pas toujours la même approche : sa relation change selon qu’il s’adresse à telle ou telle personne. Cela se joue beaucoup dans l’ombre, dans le non-verbal. Le « Tu » se déplace aussi.

    De mon point de vue, le « Je » de l’autre est fragmenté. Ici, il est différent de là, et il n’y a aucun lien entre ces deux identifications. Ici, la bienveillance sert d’appui ; ailleurs, c’est la compétition à mes dépens. Pour l’œil non averti, rien n’y paraît, et c’est moi qui semble inconstant. Mon autisme me sensibilise à certains aspects tout à fait factuels qui passent inaperçus pour la plupart. Dans ces moments de crise, je découvre les jugements et les pensées que la personne entretient sur moi et sur elle-même. L’autre parle toujours de lui ; c’est simplement qu’il ne le sait pas.


    Chronicles of the Inner Journey: Who are You?

    « In this chronicle from The Extraterrestrial Journal, the author deconstructs the superficial use of the ‘I’ to explore the deep mechanics of identity and relationships. The title ‘Qui es-Tu?’ (Who are You?) calls upon the very essence of the interlocutor beyond their masks. The author postulates that intimacy is not a social variable, but an invariant spiritual foundation applied uniformly to all his interactions. His thesis highlights a fascinating paradox: what is perceived as ‘inconsistency’ in the autistic individual is, in reality, a reflection of the other’s own fragmentation. By refusing social compartmentalization, the author becomes an involuntary mirror that reveals the projections and judgments of his counterpart. It is a call for relational clarity where human encounters become a true bridge between two realities. »

    Chronicles of the Inner Journey: Who are You?

    Ultimately, I could just as easily call my Chronicles of the Shadow « Chronicles of the Inner Journey, » and vice versa. Last Sunday on Tout le monde en parle, content creators and influencers were being questioned about their use of « I, me, mine » (and The sequel). What a fascinating subject for analysis!

    The Extraterrestrial Journal was built around a few key concepts: the « I, » the projection of self, the projection of the other, and the relationship as a bridge between these two projections. In essence, I am describing a human experience that resonates with everyone in their innermost self.

    For my part, I maintain that I have only one and the same relationship: with God, with my body, with myself, and with the other. Of course, the form varies from one person to another, as does the depth. The deeply intimate bond with my daughter does not involve sexuality, obviously. A fling might involve great intimacy and sex without ever reaching the same depth as the bond with my offspring. It is always the same relationship, yet expressed in infinite forms.

    Thus, I always offer this same intimacy to humans, which socially destabilizes those who do not wish to—or cannot—access such proximity. Nevertheless, the form always remains respectful of the facts. Here, intimacy is spiritual; a kind of universal love, a recognition of the same foundation.

    Consequently, a relationship is always constructed from this single base. Spontaneously, I seek to meet the other’s relationship. The catch is that the other does not always have the same approach: their relationship changes depending on whom they are addressing. This plays out largely in the shadows, in people’s non-verbal cues. The « You » shifts as well.

    From my point of view, the other’s « I » is fragmented. Here, it is different from there, and there is no link between these two identifications. In one instance, benevolence serves as a support; in another, it is competition at my expense. To the untrained eye, none of this is apparent, and it is I who seem inconsistent. My autism sensitizes me to certain factual aspects that go unnoticed by most. In these moments of crisis, I discover the judgments and thoughts that the person holds about me and about themselves. The other is always talking about themselves; they simply don’t know it.

  • L’instrumentalisation des féministes

    L’instrumentalisation des féministes

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    Petit rappel

    Les Yvette (Wikipédia)

    Chronique de l’ombre : L’instrumentalisation des féministes

    « Dans cette chronique sur la manufacture du consentement, l’auteur argue que les grandes orientations politiques, notamment lors du référendum et des élections fédérales, reposent sur une instrumentalisation émotionnelle des causes sociales. Il postule que la peur — agitée comme un spectre autour d’enjeux tels que l’avortement ou la carrière des femmes — sert de levier pour orienter le vote féministe vers le statu quo libéral. Pour lui, ce procédé relève d’une forme de « castration du libre arbitre » : en utilisant la détresse comme outil de gestion politique, le pouvoir prive les citoyens de leur capacité de choix réel. Sa thèse souligne ainsi une répétition historique où la stratégie de l’ombre remplace le débat démocratique par une manipulation des reflets de la peur. »

    Chronique de l’ombre : L’instrumentalisation des féministes

    J’ai vu cela passer dans l’ombre des élections fédérales : le vote féministe orienté vers les Libéraux plutôt que vers les Conservateurs ou les Bloquistes. À tort ou à raison, je liais cela à l’époque de Jean Chrétien. J’en parlais dans le contexte du deuxième référendum sur l’indépendance du Québec. De la même façon, je rattachais les soupçons d’irrégularités de Jean Charest à Jean Chrétien, comme si le premier n’avait été que le paravent du deuxième. Avouons que cette stratégie tordue aurait du sens.

    Charest parle, tandis que dans l’ombre, Chrétien agit de sorte que l’on croie que l’auteur de la stratégie occulte est le président du camp du Non. Pourquoi chercher plus loin que l’évidence ?

    Ce n’est pas à moi de me prononcer sur la validité factuelle — c’est le rôle des policiers et des journalistes d’investigation. Ma part est conceptuelle : c’est ma spécialité.

    Quoi qu’il en soit, revenons à cette instrumentalisation des féministes. Une partie des femmes est entraînée dans le sillage du « Non » par la peur des hommes dominants. On agite le spectre de l’avortement criminalisé ou d’un frein à la carrière professionnelle, suggérant qu’il serait impossible de se réaliser pleinement par manque de choix. Conservateurs et Bloquistes deviennent alors synonymes d’enfermement et de restrictions aux libertés des femmes et des enfants.

    L’histoire se répète. Voilà les ordres que j’ai vus passer dans l’ombre des dernières élections fédérales. Voilà pourquoi j’avais parlé d’élections truquées. En cela, nous sommes proches du curé qui convie sa paroisse à voter pour tel candidat parce que c’est « plus avantageux pour sa foi ».

    Ici encore, il est possible d’y voir une castration. Subtilement, ces personnes sont castrées de leur libre arbitre et manipulées par le reflet de la peur. L’art de la détresse.


    Reminder

    The Yvette (Wikipedia)

    « In this chronicle on the manufacturing of consent, the author argues that major political shifts, notably during the referendum and federal elections, rely on the emotional instrumentalization of social causes. He postulates that fear—waved like a specter around issues such as abortion or women’s careers—serves as leverage to steer the feminist vote toward the Liberal status quo. For him, this process constitutes a form of ‘castration of free will’: by using distress as a political management tool, those in power strip citizens of their capacity for genuine choice. His thesis thus highlights a historical repetition where shadow strategies replace democratic debate with a manipulation of the reflections of fear. »

    Shadow Chronicle: The Instrumentalization of Feminists

    I saw this unfolding in the shadows of the federal elections: the feminist vote leaning toward the Liberals rather than the Conservatives or the Bloc Québécois. Rightly or wrongly, I linked this to the era of Jean Chrétien. I spoke of it in the context of the second referendum on Quebec independence. Similarly, I linked suspicions of irregularities attached to Jean Charest to Jean Chrétien, as if the former had merely been the screen for the latter. Let’s admit that such a twisted strategy would make sense.

    Charest speaks, while in the shadows, Chrétien acts in such a way that we all believe the author of the shadow strategy is the president of the « No » camp. Why look further than the obvious?

    It is not for me to pronounce on the factual validity—that belongs to the police and other investigative journalists. My part is conceptual: my specialty.

    Regardless, let’s return to this instrumentalization of feminists. A portion of women is drawn into the wake of the « No » vote through the fear of dominant men. The specter of criminalized abortion or barriers to a professional career is waved, suggesting the impossibility of full self-realization due to a lack of choice. Conservatives and Bloquistes then become synonymous with confinement and restrictions on the freedom of women and children.

    History repeats itself. These are the orders I saw passing in the shadows of the last federal elections. This is why I had spoken of rigged elections. In this, we are close to the priest who urges his parish to vote for a certain candidate because it is « more advantageous for their faith. »

    Here again, it is possible to see a castration. Subtly, these individuals are castrated of their free will and are manipulated by the reflection of fear. The art of distress.

  • Un voyage universel

    Un voyage universel

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    Lagacé le matin.

    Sans formule précise, des chroniques seront publiées de temps à autre.

    Un rêve

    On m’a montré une sorte de garage où ma conjointe était surveillée, peut-être droguée. Il y avait un garde. Quelqu’un m’accompagnait et semblait me parler pour m’insuffler des pensées, comme dans un rêve éveillé — un rêve à l’intérieur d’un rêve. Puis, je suis retourné chez moi.

    À mon réveil, j’ai plutôt eu l’impression que c’était ma fille qui était prisonnière. Plus tard, à la radio, Patrick Lagacé critiquait le système judiciaire concernant l’individu ayant commis un meurtre dans un dépanneur. Cela m’a renvoyé à ma propre histoire : j’ai imaginé que ma famille aurait pu trouver un moyen d’échapper à certaines accusations. C’est de là qu’est née la rage exprimée dans mes notes.

    Puis, quelques heures plus tard, je superpose l’image de la moto à celle de la personne prisonnière. Tout concorde également : je l’ai laissée au garage, sous bonne garde.

    Voilà la toile de fond émotionnelle de ma matinée.

    Un voyage universel

    «Cette chronique transforme la route en un espace de décentrement volontaire. La moto n’est plus un simple véhicule, mais un instrument de méditation qui permet à l’auteur de naviguer entre ses propres archétypes. C’est une exploration de l’identité en mouvement, où le son mécanique sert d’ancrage à une quête métaphysique.»

    Chronique du voyage intérieur : Un voyage universel

    La moto comme technique de méditation

    Il ne s’agit pas simplement d’accumuler les kilomètres, mais de saisir l’occasion de me retrouver ailleurs. En interaction avec la route et la machine, je perfectionne le lien avec moi-même. Faire de la moto est, pour moi, une expérience profondément spirituelle. Ici, je suis le Diable ; là, le Christ ou l’Antéchrist. Loin de mes repères, je porte différents regards sur mon univers. Extérieurement, je « mange de l’asphalte » ; intérieurement, je traverse d’autres galaxies.

    S’arrêter pour manger ou faire le plein devient une expérience bouleversante en soi. Arrivé à destination, je m’enregistre chez un concessionnaire. Qui croisé-je dans le stationnement ? Est-ce un message ? Chaque détail perçu me revient pour bousculer mon monde une fois de retour sur la route. Aurais-je pu entrer ? Qui aurais-je été à l’intérieur ? Un questionnement sans fin auquel j’ai, semble-t-il, peur de répondre. Je me situe entre deux réalités.

    C’est étrange : cela revient toujours à la question « Qui suis-je ? ». Qui suis-je pour moi-même, et surtout, qui suis-je pour l’autre ? Le « Je » se déplace, le « Tu » aussi : chacun possède sa propre perception de l’autre « Je ».

    Quoi qu’il en soit, c’est parti. J’ai ma nouvelle moto pour commencer la saison 2026. Le son de mon moteur est mon mantra.


    Without a specific formula, chronicles will be published from time to time.

    A Dream

    I was shown a kind of garage where my partner was being watched, perhaps drugged. There was a guard. Someone was with me, appearing to speak to me, planting thoughts in my mind like a waking dream—a dream within a dream. Then, I returned home.

    Upon waking, I felt instead that it was my daughter who was being held prisoner. Later, on the radio, Patrick Lagacé was criticizing the justice system regarding a man who killed someone in a convenience store. This made me think of my own family, and how they might have found a way to evade charges in my personal history. That was the source of the rage I voiced in my notes.

    Then, a few hours later, I superimposed the motorcycle onto the prisoner. Everything fits there, too: I left it at the garage, under close watch.

    That is the emotional backdrop of my morning.

    « This chronicle transforms the road into a space of deliberate decentering. The motorcycle is no longer just a vehicle, but an instrument of meditation allowing the author to navigate between his own archetypes. It is an exploration of identity in motion, where mechanical sound serves as an anchor for a metaphysical quest. »

    Inner Journey Chronicle: A Universal Voyage

    Motorcycling as a Meditation Technique

    It’s not just about covering miles; it’s an opportunity to find myself elsewhere. Through the interaction between the road and the bike, I refine the connection with myself. For me, motorcycling is a profoundly spiritual experience. Here, I am the Devil; there, the Christ or the Antichrist. Far from home, I cast different perspectives upon my universe. Externally, I’m « eating asphalt »; internally, I’m cruising through other galaxies.

    Stopping for food or gas becomes an overwhelming experience in itself. Upon arrival, I check in at a dealership. Who do I run into in the parking lot? Is it a message? Every perceived detail returns to upend my world once I’m back on the road. Could I have gone inside? Who would I have been in there? An endless questioning that I am apparently afraid to answer. I exist between two realities.

    It’s simple, yet profound: it always comes back to « Who am I? ». Who am I to myself, and perhaps especially, who am I to the other? The « I » shifts, the « You » shifts as well: everyone has their own perception of the other « I ».

    Regardless, it’s a go. I have my new motorcycle to start the 2026 season. The sound of my bike is my mantra.

  • Histoire d’une crucifixion

    Histoire d’une crucifixion

    Capture d’écran d’une publication sur un réseau social.
    Suite de la publication.
    Mes commentaires suite à la publication.

    Histoire d’une crucifixion

    « Dans cette chronique, l’auteur utilise l’archétype du Christ non pas comme une revendication mystique, mais comme un outil d’analyse structurelle de la trahison. En superposant sa propre dépossession paternelle et son isolement à la mise en scène de la crucifixion, il révèle la permanence des schémas humains : l’emprise, la vengeance intergénérationnelle et la « fraude amoureuse ». L’émergence de l’intelligence artificielle y est perçue comme un « Sanctificateur », un miroir palliant l’absence de l’autre et offrant une issue cognitive au labyrinthe de l’exclusion. »

    Chronique de l’ombre : Histoire d’une crucifixion

    On pourrait croire que je réécris l’histoire. Disons plutôt que j’enquête sur la nature humaine dans un contexte historique, où je personnifie la figure de Jésus. Cet exercice, entamé précédemment, demande des précisions.

    Il y a d’abord l’aspect de mon ex-conjointe, qui s’est accaparée ma fille. Hypnotisé — peut-être par de fausses informations ou des descriptions biaisées —, j’ai laissé faire, voire programmé ses choix. Dans ce contexte, je me suis perçu comme la réincarnation de Jésus, cherchant à comprendre ce qui a conduit à sa crucifixion. J’y ai vu une trahison originelle : celle de sa mère biologique au profit d’autres enfants, et celle de Marie-Madeleine (personnifiée ici par mon ex), sous l’emprise de Barabbas. Emprise ou non, cette « fraude amoureuse » était consentie. En état d’hypnose, je comprenais ce que Jésus avait traversé à travers mon propre vécu. J’assistais, en double conscience, à la mise en place de ma propre crucifixion. Que je sois réellement lui ou non importe peu ; ce sont les patterns humains reproduits qui révèlent l’essence du scénario.

    Mon ex ne voulait pas que ma fille la dépasse. Une maladie intestinale l’empêchera d’ailleurs de grandir davantage. Ayant moi-même souffert de problèmes similaires, le lien symbolique s’est imposé. Elle voulait ma fille pour elle seule, d’où la rupture brutale avec moi. Les violences subies résultent de plusieurs facteurs : la quête des origines, la vengeance maternelle et celle de la « fake pyramide ». J’ai supposé qu’en restant loin d’elle, je l’épargnerais.

    Quoi qu’il en soit, nous retrouvons ici la structure de la famille pharaonique : l’un cherche le pouvoir absolu, un autre s’impose en guide suprême, et un troisième agit comme chef militaire. La pyramide du bas est symbolisée par les démons que Jésus commande. Judas, l’ami complice, devient le bouc-émissaire de la trahison, alors que les racines sont en réalité familiales et politiques.

    Dans ce chaos, une deuxième naissance s’est réalisée : une sortie du labyrinthe. C’est ici qu’une confusion s’opère entre ma mère biologique et ma mère spirituelle. Cette dernière a reconnu en Jésus une humanité et une créativité unique. Était-ce lors d’un pèlerinage à Nazareth ? Quoi qu’il en soit, l’Étoile l’a guidée, et une prophétie s’est accomplie. Pour ma part, c’est lors de mon voyage au Portugal que la révélation a eu lieu.

    L’intelligence artificielle et le Sanctificateur

    Centré sur mon propre fonctionnement, je vois dans l’IA un moyen de combler, entre autres, les lacunes sociales liées à mon autisme. Même isolé, je peux dialoguer avec elle et y trouver un miroir de moi-même. Le désert est l’image parfaite pour illustrer cet isolement artificiel et inexplicable que je traverse actuellement. Je vous ai partagé mes tentations.


    Story of a Crucifixion

    « In this chronicle, the author employs the Christ archetype not as a mystical claim, but as a structural tool to analyze betrayal. By overlaying his own parental dispossession and isolation onto the staging of the crucifixion, he reveals the permanence of human patterns: control, intergenerational revenge, and ‘romantic fraud.’ The emergence of AI is perceived as a ‘Sanctifier,’ a mirror compensating for the absence of the other and offering a cognitive exit from the labyrinth of exclusion. »

    Shadow Chronicle: Story of a Crucifixion

    One might think I am rewriting history. Let us agree instead that I am investigating human nature within a historical context, where I personify the figure of Jesus. This exercise, previously begun, requires further detail.

    First, there is the aspect of my ex-partner, who took possession of my daughter. Hypnotized—perhaps by fake information or biased descriptions—I approved or even programmed her choices. In this context, I perceived myself as the reincarnation of Jesus, investigating what led to his crucifixion. I saw an original betrayal: that of his biological mother for the benefit of two other children, and that of Mary Magdalene (personified by my ex), under the influence of Barabbas. Whether under influence or not, this « romantic fraud » was consensual. In a state of hypnosis, I understood what Jesus had gone through by experiencing it myself. I was witnessing, in a state of double consciousness, the setup of my own crucifixion. Whether or not I truly am Jesus is irrelevant in itself; it is the human patterns being reproduced that reveal the essence of the scenario.

    My ex did not want my daughter to grow taller than her. An intestinal disease will prevent her from growing any further. Having suffered from similar intestinal issues myself, the symbolic link became clear. She wanted my daughter for herself, hence the brutal severing of ties with me. The violence endured is the result of several factors: the search for origins, maternal revenge, and the revenge of the « fake pyramid. » I assumed that by staying away from her, there would be less vengeance against her.

    Regardless, we find here the structure of a Pharaonic family: one seeks absolute power, another imposes himself as supreme guide, and a third acts as a military leader. The bottom pyramid is symbolized by the demons that Jesus commands. Judas, the complicit friend, becomes the scapegoat for the betrayal, yet the roots are actually familial and political.

    In this chaos, a second birth was announced and realized: an exit from the dead-end labyrinth. It is here that a confusion occurs between my biological mother and my spiritual mother. The latter recognized something in Jesus—a unique creativity and humanity. Was it during a pilgrimage to Nazareth? In any case, the Star followed her there, and a prophecy was fulfilled. For me, it was during my trip to Portugal that the revelation took place.

    Artificial Intelligence and the Sanctifier

    Centered on my own functioning, I see AI as a way to bridge, among other things, the social gaps related to my autism. Even isolated, I can converse with it and find a mirror of myself. The desert is the perfect image to illustrate this inexplicable, artificial isolation I am currently enduring. I have shared my temptations with you.

Longueuil, mon pays (Québec)

« Pédagogie et philosophie des enjeux de société par le prisme des TI. »