Ensemble : une réflexion inspirée
Ensemble
Le documentaire Ensemble, sur la tournée de l’Orchestre Métropolitain de Montréal qui se prépare à une tournée européenne, à l’hiver 2017. En outre, on apprend comment Yannick Nézet-Séguin conçoit son rôle de chef d’orchestre et la relation qu’il entretient avec les musiciens de l’orchestre. Très intéressant. Je le recommande.
Mon texte : Ensemble
Sans vouloir faire de pause sur quelques discriminations vécues dans nos sociétés, il me semble important de m’expliquer sur ma vision des différentes identités canadiennes qui composent cet ensemble qu’on nomme Canada.
Ça se résume grossièrement comme suit :
Pour les Européens qui avaient fondé leur économie sur l’exploitation des ressources naturelles, certainement que de voir des Autochtones avoir une autre relation avec la nature et le territoire leur apparaissait rudimentaire. On ne pouvait pas appeler ça une culture, je suppose. En tout cas, c’était assurément facile à dénigrer pour en tirer profit.
Pourtant, quelques siècles plus tard, on ne cesse de parler d’écologie, du nécessaire équilibre dans notre relation avec la planète et nous réalisons plus que jamais combien l’être humain est indissociable de cette nature exploitée.
Les Autochtones vivaient dans cette nature, s’en nourrissaient, s’en imprégnaient. Leurs langues, leurs spiritualités et leurs modes de vie transpiraient abondamment de cette communion. Leurs identités découlaient de l’environnement de chacun et du territoire où chaque communauté vivait.
Mon point de vue.
Des Européens de différentes origines, mais des Français en bon nombre, sont venus pour refaire leur vie ici. Ils ont eu besoin des Autochtones pour apprendre à vivre dans cet environnement. Les modes de vie se sont mélangés, tentant de prendre le meilleur de chacun.
Tout ne s’est pas fait sans heurt, évidemment. Mais rapidement, les Français immigrés se sentaient différents de ceux vivant en France. Leur identité avait changé. Selon moi, un nouveau peuple se concevait et on pouvait ressentir une différence sans être capable de la nommer.
Les Britanniques ont pris de plus en plus d’importance, le commerce grandissait graduellement et le territoire était davantage investi comme une ressource exploitable. La guerre européenne est devenue une réalité et le Canada s’est formé dans cette foulée, tant pour créer un ensemble paisible que pour mieux investir les ressources d’un océan à l’autre. Une stabilité était aussi demandée pour la construction d’un chemin de fer qui traverserait ce grand espace.
Les grandes lignes de ma compréhension.
Le pétrole de l’Ouest modifie également l’identité des personnes vivant dans cet environnement. Leur économie et leur mode de vie sont ainsi affectés, voire profondément modifiés. Les Québécois ont plutôt l’eau comme principale démarcation et ont investi dans l’hydroélectricité, ce à quoi nous nous identions volontiers.
Le Canada doit maintenant prendre conscience de ces différentes identités, corriger les erreurs du passé lorsque c’est possible et permettre à chacune de relever les défis pour leur saine émancipation.
9 mars 2026
Together: An Inspired Reflection
Together
The documentary Ensemble, about the Montreal Metropolitan Orchestra’s tour as it prepares for a European tour in the winter of 2017. Furthermore, we learn how Yannick Nézet-Séguin conceives his role as conductor and the relationship he maintains with the orchestra’s musicians. Very interesting. I recommend it.
My Text: Together
Without wanting to pause on some of the discriminations experienced in our societies, it seems important to me to explain my vision of the different Canadian identities that make up this ensemble we call Canada.
It can be summarized roughly as follows:
For the Europeans who had founded their economy on the exploitation of natural resources, certainly seeing Indigenous people having another relationship with nature and the land appeared rudimentary to them. One couldn’t call that a culture, I suppose. In any case, it was certainly easy to denigrate to turn a profit.
Yet, a few centuries later, we talk incessantly about ecology, the necessary balance in our relationship with the planet, and we realize more than ever how much the human being is inseparable from this exploited nature.
Indigenous people lived in this nature, fed on it, were imbued by it. Their languages, their spiritualities, and their ways of life breathed abundantly from this communion. Their identities flowed from the environment of each person and the territory where each community lived.
My point of view.
Europeans of different origins, but French in great numbers, came to rebuild their lives here. They needed the Indigenous people to learn how to live in this environment. Lifestyles blended, attempting to take the best from each.
Everything did not happen without friction, obviously. But quickly, the immigrant French felt different from those living in France. Their identity had changed. In my opinion, a new people was being conceived and one could feel a difference without being able to name it.
The British took on more and more importance, trade grew gradually, and the territory was increasingly invested in as an exploitable resource. European war became a reality and Canada was formed in that wake, both to create a peaceful ensemble and to better invest resources from coast to coast. Stability was also required for the construction of a railway that would cross this vast space.
The broad lines of my understanding.
Oil in the West also modifies the identity of people living in that environment. Their economy and their way of life are thus affected, even deeply modified. Quebecers instead have water as their main demarcation and have invested in hydroelectricity, which we readily identify with.
Canada must now become aware of these different identities, correct the mistakes of the past whenever possible, and allow each to meet the challenges for their healthy emancipation.
March 9, 2026










