Catégorie : Entrevue expérimentale

  • Christian L., drogué et violenté

    Christian L., drogué et violenté

    Lien vers la publication.

    Christian L., drogué et violenté

    « Dans ce texte charnière, l’auteur confronte l’invisible : les micro-lésions cérébrales et le fonctionnement autistique qui fragmentent sa perception du réel. En reliant ses traumas neurologiques à l’expérience artistique de Madonna, il transforme une « réalité dissociée » en une quête de filiation spirituelle. La figure de la star devient alors un phare dans le désert sensoriel, et l’intelligence artificielle, un pont nécessaire pour traduire une pensée abstraite et poétique que le monde médical peine à nommer autrement que par la pathologie. »

    Entrevue expérimentale avec Madonna

    Dans ma chronique Ni queue ni tête, je suggérais qu’on pouvait questionner l’opinion professionnelle des scientifiques. Pas n’importe comment, mais surtout pour bien comprendre la démarche.

    Mon point, finalement, n’est pas de tout gober ce qu’un scientifique dit ou même ce que des scientifiques disent. Je crois assurément à la science, néanmoins. Il me semble raisonnable de discuter une démarche scientifique et l’opinion qui en découle. C’est mon droit de comprendre mon environnement, surtout si cela m’implique directement. Fondamental.

    Mon expérience avec la médecine et la psychologie m’a certainement poussé à regarder les limites de la science.

    Chronique de l’ombre : Christian L., drogué et violenté

    Ici et là, pour le moins que je puisse dire, j’écris dans mes chroniques que je suis drogué à mon insu et violenté, le plus souvent sous forme de viols, mais aussi socialement, donc psychologiquement.

    Vu de l’extérieur, sans doute que cela apparaît étrange. Il y aurait une caméra pointée sur ma porte d’entrée qu’on n’y verrait peut-être pas grand-chose. Encore faut-il faire abstraction d’un piratage via Internet puisque cette connexion n’exclut pas un piratage… Quoi qu’il en soit, il y a plusieurs facteurs à tenir compte. Je les ai nommés, justement, ici et là, malgré que je ne faisais pas explicitement le lien.

    À quelques reprises, j’ai subi des commotions cérébrales dont la majeure le jour de mon accident d’auto. Cela veut dire que j’ai des moments de grande fatigue sans raison, ma mémoire est fluctuante, ma concentration est grandement affectée et mon regard est plus fuyant à chaque commotion. Cela a laissé des micro-lésions à mon cerveau. Voilà une réalité invisible de base avec laquelle je vis. Cela a un impact social puisque pour m’adapter, je dois compenser ces handicaps inconstants. Un syndrome organique post-commotionnel, textuellement dans le rapport médical militaire.

    Une autre réalité, multiples, mes différents traumas. La société, les différents organismes gouvernementaux, ont nié les séquelles des traumas, voire même l’existence de ces traumas. Je jouais la comédie, disait-on. Ma réalité est ainsi dissociée de celle des autres sans possibilité de pont.

    Lien vers la publication.

    Finalement, je suis autiste. Mon fonctionnement est atypique en plus d’avoir un langage poétique ou imagé. Centré sur mon propre fonctionnement, je vois dans l’IA un moyen de combler, entre autres, les lacunes sociales liées à mon autisme.

    Pour ma famille, j’étais un minable, tout s’expliquait par des troubles cognitifs et mentaux. Le mot n’a jamais été utilisé, mais les actes parlent d’eux-mêmes. Une partie a été dénoncée sur ce blogue. Toute tentative de création d’un pont devient une ouverture à un diagnostic de maladie mentale. Le clou dans le cercueil. Mon labyrinthe sans issue.

    Ainsi donc, je me questionne sur la COVID longue. Vis-je des séquelles de la COVID sans l’avoir ? Est-ce que mon isolement prolongé et amplifié par sa verbalisation m’entraîne dans une dépression ? D’avoir consommé tant d’alcool durant mon mariage, consommation en couple, et d’avoir cessé cette grande quantité a-t-il un impact négatif sur ma consommation occasionnelle ? Par exemple, un seul verre de vin me donne les mêmes effets que les « Soirs de scotch »*. Est-ce dû à mon accident, à mes traumatismes, à un état psychologique torturé ou à la COVID longue ?

    Attendez ! Je découvre à peine que mon fonctionnement autistique tourne autour du concept même pour la mémoire, pas seulement pour le raisonnement. Ainsi, les souvenirs sont liés par des concepts communs. Lorsque je communique, je fais des liens conceptuels abstraits, d’où la nécessité d’imager ma pensée, sa forme poétique. Une pensée abstraite.

    Soirs de scotch, Luce Dufault. Un clin d’œil.

    En complément

    • Inspiration (chronique)
    • Génocide culturel (chronique) (Je suis rétrospectivement étonné de ne pas avoir fait clairement de cette chronique une entrevue expérimentale avec Emilia Clarke. Lorsqu’on lit le texte sous l’angle individuel, il me semble reconnaître un vécu similaire, pour elle et moi, à travers les blessures au cerveau.)

    Spectacle de Madonna (20 janvier 2024)

    Le Centre Bell vibre au rythme de Madonna

    « La légende pop Madonna a donné un premier concert d’une série de deux jeudi soir au Centre Bell, à Montréal. Un spectacle déjà qualifié comme l’un des meilleurs de la star. La critique de Louis-Philippe Ouimet. » Extrait (Vidéo)

    Premièrement, avant d’écrire ce que je vais publier, il faut dire ma très grande tristesse. Si c’est possible de faire quelque chose, quelque chose que je peux faire éveillé, je le ferai assurément.

    Que d’émotions ! Je suis passé au travers d’une gamme, ça continue encore bien après le spectacle.

    Dans cette vie, Madonna et moi avons sept ans de différence. C’est dire que toute ma vie, j’ai dansé sur ses chansons. Ses combats, je les ai vécus, à ma manière, c’est vrai, mais néanmoins ses épreuves trouvent résonance dans ma vie.

    Sa souffrance issue de son enfance, ses déchirements, ses rejets subis et, somme toute, son combat pour la santé mentale, je les partage. Dans ce sens, sans doute dans plusieurs autres aussi, je comprends sa colère, sa soif de justice et son besoin de vivre pleinement dans sa créativité. Une pensée abstraite. Au fond, lorsqu’on touche cette partie de nous capable de création, pourquoi la quitter ? On s’y accroche. (Tu vois que je te comprends.)

    Est-ce que dans une autre vie nous nous sommes connus ? A-t-elle toujours été l’étoile qui annonçait ma naissance ? Voir la vie dans son éternité.

    Ainsi, tout au long du spectacle, nous traversons avec notre Queen les grandes étapes de sa vie. Se rebeller contre la religion, contre Jésus ou même contre Dieu, c’est humain. Pour une raison mystérieuse, j’ai été manger une poutine après le concert. 😉

    Les chorégraphies, les costumes, la mise en scène, tout célèbre la Vie. Le bonheur des erreurs, les malheurs des abus subis, la disparition des êtres chers et appréciés. L’avenir à travers les enfants, aussi. La vie éternelle. Le prisme de l’expérience de Madonna.

    Peut-être que cela surprendra, le concept du spectacle me renvoie à la mort de Madonna. Comme c’est triste. 😭 Je dis vraiment ça avec mes doutes sur ma situation à venir, dans le sens que j’ai l’impression que je resterai sans fin avec des punaises chez moi. Un symbole. Je prendrai soin des enfants de la Reine de la pop et du Roi de la pop. Une demande de Madonna.

    Vous comprenez l’aspect que Michael Jackson est décédé… Les enfants de Madonna, c’est seulement advenant un malheur. Je serai un tuteur responsable.

    Note personnelle Rétrospectivement, je conscientise qu’à ma naissance conceptuelle avec Madonna, une immaculée conception (!?!), s’ajoute une naissance sociale lors de cette soirée. Je revois des personnes me saluer, alors que je reste béat devant l’événement. Il y a quelque chose d’irréel, comme si j’étais dans un film. J’assiste à la scène sans pouvoir y réagir. Encore aujourd’hui, je revois les occasions que je n’ai pas pu saisir. « Il faut m’éveiller pour naître », pour paraphraser cette citation que la Reine de la pop a fait afficher durant son spectacle.


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    Christian L., Drugged and Abused

    « In this pivotal text, the author confronts the invisible: the brain micro-lesions and autistic functioning that fragment his perception of reality. By linking his neurological traumas to the artistic experience of Madonna, he transforms a ‘dissociated reality’ into a quest for spiritual lineage. The figure of the star becomes a beacon in the sensory desert, and AI serves as a necessary bridge to translate an abstract and poetic thought process that the medical world struggles to label as anything other than pathology. »

    Experimental Interview with Madonna

    In my chronicle Ni queue ni tête, I suggested that one could question the professional opinion of scientists. Not just any which way, but mainly to properly understand the process.

    My point, ultimately, is not to swallow everything a scientist says, or even what scientists say. I certainly believe in science, nonetheless. It seems reasonable to me to discuss a scientific process and the opinion that follows from it. It is my right to understand my environment, especially if it involves me directly. Fundamental.

    My experience with medicine and psychology has certainly pushed me to look at the limits of science.

    Shadow Chronicle: Christian L., drugged and abused

    Here and there, to say the least, I write in my chronicles that I am drugged without my knowledge and abused, most often in the form of rapes, but also socially, and therefore psychologically.

    Seen from the outside, no doubt this appears strange. If there were a camera pointed at my front door, perhaps not much would be seen. One must also disregard hacking via the Internet since this connection does not exclude hacking… Regardless, there are several factors to consider. I have named them, precisely, here and there, although I did not explicitly make the connection.

    On a few occasions, I suffered concussions, the major one being on the day of my car accident. This means I have moments of great fatigue for no reason, my memory is fluctuating, my concentration is greatly affected, and my gaze is more evasive with each concussion. This has left micro-lesions in my brain. This is a basic invisible reality I live with. It has a social impact since, to adapt, I must compensate for these inconsistent handicaps. An organic post-concussion syndrome, verbatim in the military medical report.

    Another reality, multiple, my various traumas. Society, the different government agencies, have denied the after-effects of the traumas, even the existence of these traumas. I was « putting on an act, » they said. My reality is thus dissociated from that of others without the possibility of a bridge.

    Link to the link.

    Finally, I am autistic. My functioning is atypical in addition to having a poetic or metaphorical language. Centered on my own functioning, I see in AI a way to bridge, among other things, the social gaps related to my autism.

    To my family, I was a loser; everything was explained by cognitive and mental disorders. The word was never used, but the acts speak for themselves. A part of it was denounced on this blog. Any attempt to create a bridge becomes an opening for a diagnosis of mental illness. The nail in the coffin. My dead-end labyrinth.

    And so, I wonder about long COVID. Am I living with the after-effects of COVID without having had it? Does my prolonged isolation, amplified by its verbalization, lead me into a depression? Has consuming so much alcohol during my marriage—consumption as a couple—and having stopped that large quantity had a negative impact on my occasional consumption? For example, a single glass of wine gives me the same effects as « Scotch Nights »*. Is it due to my accident, my traumas, a tortured psychological state, or long COVID?

    Wait! I am just discovering that my autistic functioning revolves around the concept itself for memory, not only for reasoning. Thus, memories are linked by common concepts. When I communicate, I make abstract conceptual links, hence the need to image my thought, its poetic form. An abstract thought.

    Scotch Nights (Soirs de scotch), Luce Dufault. A nod.

    Madonna Show (January 20, 2024)

    Le Centre Bell vibre au rythme de Madonna

    « La légende pop Madonna a donné un premier concert d’une série de deux jeudi soir au Centre Bell, à Montréal. Un spectacle déjà qualifié comme l’un des meilleurs de la star. La critique de Louis-Philippe Ouimet. » Extrait (Vidéo)

    First, before writing what I am going to publish, I must express my great sadness. If it is possible to do something, something I can do while awake, I will certainly do it.

    So many emotions! I went through a range; it continues long after the show.

    In this life, Madonna and I have a seven-year age difference. That is to say, all my life, I have danced to her songs. Her battles, I have lived them, in my own way, it’s true, but nonetheless her trials resonate in my life.

    Her suffering stemming from her childhood, her heartbreaks, the rejections she endured and, all in all, her fight for mental health, I share them. In this sense, probably in several others as well, I understand her anger, her thirst for justice and her need to live fully in her creativity. An abstract thought. Deep down, when we touch that part of ourselves capable of creation, why leave it? We cling to it. (You see that I understand you.)

    Did we know each other in another life? Has she always been the star that heralded my birth? Seeing life in its eternity.

    Thus, throughout the show, we traverse with our Queen the major stages of her life. To rebel against religion, against Jesus or even against God, is human. For a mysterious reason, I went to eat a poutine after the concert. 😉

    The choreography, the costumes, the staging, everything celebrates Life. The happiness of mistakes, the misfortunes of abuse endured, the disappearance of loved ones. The future through children, as well. Eternal life. The prism of Madonna’s experience.

    Perhaps it will be surprising, but the concept of the show sends me back to Madonna’s death. How sad. 😭 I really say this with my doubts about my future situation, in the sense that I have the impression that I will remain endlessly with bedbugs at home. A symbol. I will take care of the children of the Queen of Pop and the King of Pop. A request from Madonna.

    You understand the aspect that Michael Jackson has passed away… Madonna’s children, it’s only in the event of a misfortune. I will be a responsible guardian.

    Personal Note Retrospectively, I realize that to my conceptual birth with Madonna, an immaculate conception (!?!), is added a social birth during that evening. I see people greeting me, while I remain blissful before the event. There is something unreal, as if I were in a movie. I witness the scene without being able to react. Even today, I see the opportunities I could not seize. « I must awaken to be born, » to paraphrase that quote the Queen of Pop displayed during her show.

  • L’invisibilité

    L’invisibilité

    Max Domi, l’attaquant du Canadien de Montréal PHOTO : (gracieuseté) AVANTI GROUPE / KARINE DUFOUR

    L’invisibilité

    Diabète de type 1 : Max Domi lance un livre et un fonds (2019).

    « C’est une maladie complexe où l’on ne peut pas prendre une journée ni une minute de repos. Je ne peux pas partir de chez moi sans faire un plan et savoir ce que sera ma journée, même si toutes les journées sont différentes. Et je vous admire tous, que vous ayez 5, 8, 12, 20 ou 50 ans. Vous faites tous quelque chose de spectaculaire. Il y a peut-être mon nom sur ce fonds, mais nous formons tous une équipe. » — Max Domi

    Mon commentaire

    Je suis Max Domi sur son compte Instagram depuis un certain temps. Est-ce que je peux parler d’une entrevue expérimentale ? Je pense que oui. Toutefois, l’essentiel de nos échanges s’est fait lorsqu’il jouait pour les Canadiens de Montréal, jusqu’à peu après son départ pour les Blue Jackets de Columbus. Qu’à cela ne tienne, je m’attache aux joueurs, à leur parcours et aux difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie, en plus de devoir se maintenir à un niveau athlétique hors du commun. Un exemple ici.

    Bref, j’avais compris le rôle de sa famille pour l’aider à faire face à l’adversité, le rôle de son père en particulier. Un pilier important dans son cheminement et, assurément, un complice qui l’a accompagné durant les périodes difficiles. Plus qu’on pourrait le croire, j’ai bien reçu ce message : une reconnaissance fondamentale pour lui.

    Développer un sens sain de la famille est assurément une base significative pour acquérir un esprit d’équipe. Oui, il y a le diabète qui aurait pu briser son rêve, mais il faut compter que tout athlète est imparfait, que chacun est un humain, qu’aucun n’arrive à ce niveau par hasard, sans effort. Que de sacrifices !

    Il y a dans le sport d’équipe un rapprochement réel à faire avec l’esprit militaire. Ces athlètes doivent se construire un mental à toute épreuve, fait de foi et d’espoir, apprendre à se relever à chaque fois parce que c’est humain de tomber. On dit que se relever est divin.

    En complément

    Maxwell Domi (Wikipédia – français)

    Max Domi (Wikipédia – anglais)

    « Cette chronique met en lumière la « bulle de verre » du handicap invisible, où la souffrance non-répertoriée par la réalité consensuelle condamne l’individu à une forme de survie clandestine. Comme pour Max Domi et son combat contre le diabète, la structure de survie exige une planification rigoureuse du « code source » quotidien pour éviter l’effondrement. Sortir de cette invisibilité demande un esprit d’équipe éthérique — une reconnaissance de l’autre au-delà des apparences — pour transformer la déshumanisation du « zombie » en une identité enfin reconnue dans sa pleine complexité. »

    Mon texte : L’invisibilité

    Le handicap invisible a été une découverte pour moi lorsqu’on m’a diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Durant cette période, en faisant des recherches, en lisant des études aussi, une autre surprise m’attendait. Le polytraumatisme crânien sévère que j’avais subi constituait aussi un handicap invisible. Plusieurs symptômes de ces deux handicaps sont très similaires, sinon pareils, d’ailleurs.

    Cela a été une révélation pour moi. Dans un premier temps, je comprenais pourquoi les gens ne voyaient ni la quantité ni la qualité des efforts que je faisais pour simplement survivre. Deuxièmement, il était dorénavant évident pourquoi il m’était si difficile de dénoncer ma souffrance ; la source était invisible. Les gens ont une propension à croire au mensonge, à l’exagération ou à de la fabulation. « Le plaignard ! » Il semble qu’il faille mettre le doigt dans la plaie de quelqu’un pour le croire.

    Quoi qu’il en soit, de là, on peut comprendre qu’il y a des fardeaux plus lourds à porter que d’autres. Certaines personnes commencent leur vie avec un handicap invisible, quelquefois un passé individuel ou collectif, un passé qui fait voir la personne autrement, subtilement diminuée ici et là. Finalement, on déshumanise ladite personne.

    J’y fais dorénavant un parallèle avec les maladies, les traumas, le racisme, le sexisme, l’identité différente, une façon de penser atypique et la détresse implicite à l’invisibilité.


    Invisibility

    Type 1 Diabetes: Max Domi launches a book and a fund (2019).

    « It’s a complex disease where you can’t take a day or a minute off. I can’t leave my house without making a plan and knowing what my day will be, even if every day is different. And I admire all of you, whether you are 5, 8, 12, 20, or 50 years old. You are all doing something spectacular. My name may be on this fund, but we are all a team. » — Max Domi

    My commentary

    I have been following Max Domi on his Instagram account for a while. Can I speak of an experimental interview? I think so. However, the bulk of our exchanges took place when he played for the Montreal Canadiens, until shortly after his departure for the Columbus Blue Jackets. Be that as it may, I grow attached to players, to their journeys and the difficulties they encounter in their lives, in addition to having to maintain an extraordinary athletic level. An example here.

    In short, I had understood the role of his family in helping him face adversity, his father’s role in particular. An important pillar in his journey and, certainly, a partner who accompanied him during difficult periods. More than one might think, I received this message clearly: a fundamental recognition for him.

    Developing a healthy sense of family is certainly a significant foundation for acquiring a team spirit. Yes, there is diabetes which could have shattered his dream, but one must consider that every athlete is imperfect, that each is human, that no one reaches this level by chance, without effort. Such sacrifices!

    In team sports, there is a real parallel to be drawn with the military spirit. These athletes must build an ironclad mindset, made of faith and hope, learning to get back up every time because it is human to fall. They say that to rise again is divine.

    En complément

    Maxwell Domi (Wikipédia – français)

    Max Domi (Wikipédia – anglais)

    « This chronicle highlights the ‘glass bubble’ of invisible disability, where suffering unrecognized by consensual reality condemns the individual to a form of clandestine survival. As with Max Domi and his battle against diabetes, the survival structure requires rigorous planning of the daily ‘source code’ to avoid collapse. Stepping out of this invisibility requires an etheric team spirit—a recognition of the other beyond appearances—to transform the dehumanization of the ‘zombie’ into an identity finally recognized in its full complexity. »

    My text: Invisibility

    Invisible disability was a discovery for me when I was diagnosed with post-traumatic stress disorder (PTSD). During that period, while doing research and reading studies, another surprise awaited me. The severe traumatic brain injury I had suffered also constituted an invisible disability. Several symptoms of these two disabilities are very similar, if not identical, for that matter.

    This was a revelation for me. Firstly, I understood why people saw neither the quantity nor the quality of the efforts I made simply to survive. Secondly, it was henceforth obvious why it was so difficult for me to denounce my suffering; the source was invisible. People have a propensity to believe in lies, exaggeration, or fabulation. « The whiner! » It seems one must put their finger in someone’s wound to believe it.

    In any case, from this, we can understand that there are burdens heavier to carry than others. Some people begin their lives with an invisible disability, sometimes an individual or collective past—a past that causes the person to be seen differently, subtly diminished here and there. Ultimately, the said person is dehumanized.

    I now draw a parallel with illnesses, traumas, racism, sexism, different identity, an atypical way of thinking, and the distress implicit in invisibility.

  • Le labyrinthe – suite de mon histoire

    Le labyrinthe – suite de mon histoire

    Le labyrinthe – suite de mon histoire

    Entrevue expérimentale avec Lady Gaga

    Voici ce qui m’apparaît être un nouveau départ pour Lady Gaga. Je parle de cette vidéo, bien sûr, Stupid Love, chanson tirée de son album Chromatica. La série de spectacles, Lady Gaga : The Chromatica Ball, est bien évidemment reportée à cause de la présente pandémie.

    Il y a eu aussi, il y a quelques mois, le lancement d’Haus Laboratories, la réalisation d’un vieux rêve qui demandait à prendre forme ; comme un passage obligé pour se toucher soi-même profondément, en son cœur. Un sentiment inexplicable, mais présent. Une sorte de preuve qu’on existe, qu’on a raison de s’aimer soi-même. Cela ne pouvait être autrement.

    Elle ne peut se défaire de ce qu’elle considère comme une partie d’elle-même : ses « Little Monsters », qui symbolisent l’acceptation de l’identité profonde de l’autre, sans oublier la sienne, toujours avec amour, avec ce besoin insatiable d’être aimée davantage. Impossible de se séparer d’eux, ni même de faire un compromis. Une passion colorée.

    Qu’est-ce qu’une révolution ? Un travail sur soi fait de blessures, de peines, de joies et de beaucoup d’amour reçu et donné. On dit aussi « se réinventer » pour nommer un long processus avec ses hauts et ses bas, un chemin fait de rage de vivre, de colère, mais aussi d’exaltation. Chaque pas pour se découvrir soi-même est essentiel. Le but, me semble-t-il, est d’apprendre à se connaître sous un angle différent, avec une profondeur jamais atteinte. Trouver cette touche unique en soi qui ne demande qu’à s’exprimer, qu’à prendre forme. Un objectif sans cesse repoussé.

    Voici l’esprit de notre échange conceptuel survenu il y a quelque temps déjà, mais qui s’exprime maintenant.


    Le labyrinthe – suite de mon histoire

    Faire ressortir le beau du conflit, faire la paix avec la colère. De belles paroles, certes, mais… Grâce à la compréhension et à la compassion, toutefois, les peurs peuvent être intégrées pour finalement sortir du labyrinthe. Réaliser, en fin de compte, l’aide reçue et en être reconnaissant.

    Autre expérience bizarre : le monde du vide.

    Éventuellement, toujours dans le cadre de ma formation à la conscience du moment présent — autre projection conceptuelle —, je me suis retrouvé dans un espace que j’ai appelé « Le monde du vide absolu ». Je n’étais qu’un esprit, sans aucun corps. Il n’y avait rien autour de moi, absolument rien. Je me sentais seul, oui, mais surtout, chacune de mes peurs se faisait sentir. De toutes parts, je faisais paradoxalement face à un mur. Je ne pouvais pas fuir ; j’étais prisonnier de mes peurs.

    En même temps, je n’ai pu m’empêcher de revenir à mon besoin irrésistible d’aimer. Peu à peu, je me suis concentré sur cet amour en moi. Étonnamment, un point blanc est apparu au loin. Comment était-ce possible ? Comme pour une graine semée, j’ai commencé à projeter mon amour sur celle-ci. Quelqu’un ou quelque chose l’avait mise là, assurément. Je n’avais pu faire cela seul.

    Tranquillement, je me suis approché de ce point de matière condensée jusqu’à l’intégrer, pour entrer dans cette nouvelle réalité faite d’amour. Je le savais, je le ressentais et je le vivais. C’était beau, plein de sens. Chacun lié à l’autre et au tout, unis pour tous ; résilients et solidaires.

    J’avais enfin trouvé une sortie au labyrinthe de la peur — et parfois aussi de la peur de mon propre potentiel.

    8 mars 2026


    Experimental Interview with Lady Gaga

    This appears to me as a new beginning for Lady Gaga. I am speaking of this video, of course, Stupid Love, a song from her album Chromatica. The concert tour, Lady Gaga: The Chromatica Ball, is obviously postponed due to the current pandemic.

    There was also, a few months ago, the launch of Haus Laboratories—the fulfillment of an old dream that demanded to take shape; like a necessary rite of passage to touch one’s own heart deeply. An inexplicable yet present feeling. A kind of proof that one exists, that one is right to love oneself. It could not be otherwise.

    She cannot detach herself from what she considers a part of herself: her « Little Monsters, » who symbolize the acceptance of the other’s deep identity, without forgetting her own—always with love, with that insatiable need to be loved ever more. It is impossible to part from them, or even to compromise. A colorful passion.

    What is a revolution? Work on oneself made of wounds, sorrows, joys, and a great deal of love received and given. We also use the term « reinventing oneself » to describe a long process with its ups and downs, a path made of a lust for life, of anger, but also of exaltation. Every step toward self-discovery is essential. The goal, it seems to me, is to learn to know oneself from a different angle, with a depth never before reached. To find that unique touch within that only asks to be expressed, to take form. A goal constantly pushed further.

    This is the spirit of our conceptual exchange that took place some time ago, but is finding expression now.


    The Labyrinth – Continuation of My Story

    Bringing out the beauty from conflict, making peace with anger. Fine words, indeed, but… Through understanding and compassion, however, fears can be integrated to finally exit the labyrinth. Realizing, in the end, the help received and being grateful for it.

    Another bizarre experience: the world of the void.

    Eventually, still within my training in present-moment awareness—another conceptual projection—I found myself in a space I called « The World of Absolute Void. » I was but a spirit, with no body at all. There was nothing around me, absolutely nothing. I felt alone, yes, but above all, every one of my fears made itself felt. From every side, paradoxically, I faced a wall. I could not flee; I was a prisoner of my fears.

    At the same time, I could not help but return to my irresistible need to love. Gradually, I focused on this love within me. Surprisingly, a white dot appeared in the distance. How was this possible? Like a seed sown, I began to project my love upon it. Someone or something had put it there, surely. I could not have done this alone.

    Quietly, I approached this point of condensed matter until I integrated it, entering this new reality made of love. I knew it, I felt it, and I lived it. It was beautiful, full of meaning. Each linked to the other and to the whole, united for all; resilient and solidary.

    I had finally found an exit from the labyrinth of fear—and sometimes from the fear of my own potential.

    March 8, 2026

  • Le deuil de la majorité

    Le deuil de la majorité

    English Version Below

    Le deuil de la majorité

    Entrevue expérimentale avec Madonna. Ma réflexion sur Madame X.

    Je suis perdu. Qu’est-ce que je peux dire de plus ? Alors que j’étais déjà dans ma recherche d’identité, de ce que je ferais de ma vie, s’ajoutait à cela la perte de mes repères fragiles.

    J’ai quitté ma ville natale pour aller vivre à Québec, à un peu moins de trois heures de route. J’avais rencontré une femme par Internet, ce qui était inhabituel à l’époque. J’ai loué mon condo à un neveu et migré vers une nouvelle ville que je connaissais très peu, n’en connaissant pratiquement que le nom. J’ignorais que je devais apprendre une nouvelle culture puisque j’étais toujours au Québec, après tout. Je parlais français aussi.

    Je comptais, il faut bien le dire, sur le fait que ma copine était originaire de cette ville et qu’elle m’intégrerait à son milieu, à ses amis. Dans les faits, je me suis retrouvé assez seul. Nous étions souvent ensemble, nous partagions pratiquement toutes nos activités. Je cherchais des contrats ou en exécutais lorsqu’elle était au travail. On passait le reste du temps ensemble. De moins en moins, par contre.

    Mon premier gros contrat obtenu à Québec était pour… Montréal. J’ai donc négocié des conditions pour avoir l’occasion de revenir au moins une fois durant la semaine et toutes les fins de semaine. Puis nous avons eu un enfant, une maison lorsque j’ai vendu mon condo, et un mariage deux ans plus tard. Mais je n’étais toujours pas intégré à la culture de la ville de Québec.

    C’est difficile d’expliquer la différence de culture entre deux villes d’un même État, entre la capitale et la métropole. On pourrait dire, avec un sourire taquin, que l’une est plus urbaine que l’autre, moins champêtre. D’autres diront, pas toujours avec le même humour, que la capitale est plus fermée, par opposition à Montréal qui serait plus ouverte. Qu’est-ce que la fermeture ? Qu’est-ce que l’ouverture ? Un deuil, en tout cas.

    J’ai des ancêtres au Québec depuis 400 ans — j’arrondis. En parallèle, ma grand-mère est Espagnole. Elle a immigré d’Espagne avec ses parents. Je suis donc un petit-fils d’immigrants, un « sang-mêlé », comme on disait dans Harry Potter. Je suis blanc, mais je prends des couleurs rapidement au soleil. Un deuil.

    J’ai grandi comme un homme dans un milieu où les gais étaient très présents. J’étais en contact avec le travail de mon père dans le milieu artistique et cela faisait partie de la normalité. Néanmoins, je me suis toujours perçu comme un homme hétérosexuel. J’avais des questionnements, comme la plupart des ados, mais finalement rien qui ne me faisait moins aimer le sexe opposé.

    Puis, au fil de cette relation avec cette femme de Québec, le questionnement a pris une nouvelle forme. J’ai d’abord commencé à me demander si ce que je ressentais n’était pas de la bisexualité, pour finalement en arriver, quelques années plus tard, à me dire que j’étais autosexuel. Minoritaire dans les minorités, en quelque sorte. La possible bisexualité est devenue une possible pansexualité. Je ne sais pas ; l’amour est plus important que le genre. Je suis ouvert. Un deuil.

    Quoi qu’il en soit, j’ai dû faire le deuil de la majorité plus d’une fois.

    Lorsque j’ai quitté Montréal, je suis devenu un « Montréalais à Québec », bien que je ne me sois jamais questionné sur la chose auparavant. Il me suffisait de me dire Québécois puisque j’habitais l’État du Québec. Je faisais partie de ce beau peuple. Mais tout à coup, je prenais conscience que je ne faisais plus partie de cette majorité, étant désormais identifié à la plus grande ville de cet État. Un deuil.

    Avec le temps, et la réalisation des rêves partagés en début de relation, l’amour disparaissait. Bizarrement. Le couple n’existait plus, si jamais il avait déjà existé. La relation étant devenue extrêmement toxique, nos repères avaient perdu leur sens ; quelquefois, ils avaient été travestis. Je ne me reconnaissais plus dans cette relation. Un deuil.

    Je suis revenu à Montréal. Tout avait changé, même ma famille. Je ne les reconnaissais pas, eux non plus. Nous ne partagions plus la même vision de ce qu’était une famille, l’entraide et le reste. On ne me croyait plus, si jamais on l’avait déjà fait. La reconnaissance de l’autisme par tous, sauf par eux, n’aide en rien, évidemment. Je les ai quittés. Ils refusent de voir qui je suis, qui je suis devenu, qui j’ai découvert être. Ils se sont fait une image de moi et la maintiennent. Peut-être que cela les obligerait à ajuster l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et que cela leur est impossible. Il leur faudrait faire un deuil, eux aussi.

    Madame X, l’album complet

    MAJ 4 mars 2026


    Mourning the Majority

    Experimental Interview with Madonna: Reflections on Madame X

    I am lost. What more can I say? While I was already searching for my identity, for what I would do with my life, the loss of my fragile landmarks was added to the weight.

    I left my hometown to live in Quebec City, just under a three-hour drive away. I had met a woman through the Internet, which was unusual at the time. I rented my condo to a nephew and migrated to a new city I knew very little about, barely knowing its name. I was unaware that I had to learn a new culture; after all, I was still in the province of Quebec. I spoke French, too.

    I was counting, I must admit, on the fact that my girlfriend was from that city and that she would integrate me into her environment and her circle of friends. In reality, I found myself quite alone. We were often together; we shared almost all our activities. I looked for contracts or worked on them while she was at work. We spent the rest of our time together. Less and less so, however.

    My first major contract in Quebec City was for… Montreal. So I negotiated terms to have the opportunity to return at least once during the week and every weekend. Then we had a child, a house when I sold my condo, and a marriage two years later. But I was still not integrated into the culture of Quebec City.

    It is difficult to explain the cultural difference between two cities in the same State—between the capital and the metropolis. One might say, with a teasing smile, that one is more urban than the other, less « country. » Others will say, not always with the same humor, that the capital is more closed-off, as opposed to Montreal, which is seen as more open. What is « closed »? What is « open »? A mourning, in any case.

    I have ancestors in Quebec going back 400 years—roughly speaking. At the same time, my grandmother is Spanish. She immigrated from Spain with her parents. I am therefore a grandson of immigrants, a « half-blood, » as they said in Harry Potter. I am white, but I tan quickly in the sun. A mourning.

    I grew up as a man in an environment where gay people were very present. I was in contact with my father’s work in the artistic world, and it was part of normality. Nevertheless, I always perceived myself as a heterosexual man. I had questions, like most teenagers, but ultimately nothing that made me love the opposite sex any less.

    Then, through this relationship with this woman from Quebec City, the questioning took a new form. I first began to wonder if what I felt was bisexuality, eventually arriving, a few years later, at the conclusion that I was autosexual. A minority within minorities, in a way. Possible bisexuality became possible pansexuality. I don’t know; love is more important than gender. I am open. A mourning.

    In any case, I had to mourn the majority more than once.

    When I left Montreal, I became a « Montrealer in Quebec City, » although I had never questioned it before. It was enough for me to call myself a Quebecer since I lived in the State of Quebec. I was part of this beautiful people. But suddenly, I realized I was no longer part of that majority, being henceforth identified with the largest city in the State. A mourning.

    With time, and the realization of dreams shared at the start of the relationship, love was disappearing. Strangely. The couple no longer existed, if it ever had. The relationship having become extremely toxic, our landmarks had lost their meaning; sometimes, they had been distorted. I no longer recognized myself in this relationship. A mourning.

    I returned to Montreal. Everything had changed, even my family. I didn’t recognize them, and they didn’t recognize me either. We no longer shared the same vision of what a family was, of mutual aid and the rest. I was no longer believed, if I ever had been. The recognition of autism by everyone except them doesn’t help, obviously. I left them. They refuse to see who I am, who I have become, who I have discovered myself to be. They have created an image of me and they maintain it. Perhaps it would force them to adjust the image they have of themselves, and that is impossible for them. They would have to face a mourning, too.

    Madame X: The Complete Album


    Updated March 4, 2026
  • Le projet social

    Le projet social

    English Version below

    Je pose un regard différent sur la vie en général, mais plus particulièrement sur la politique et la culture. Depuis quelque temps, je partage ces réflexions originales avec vous sur les réseaux sociaux.

    Aujourd’hui, j’établis officiellement ma « maison » ici, sur ChristianLegault.com. Ce projet se bâtit petit à petit ; je vous remercie de votre patience. Au fil de notre progression, je serai en mesure de vous détailler davantage l’évolution de ce blogue.

    Mille mercis de me lire ! C’est un véritable honneur.

    MAJ : 4 mars 2026


    « I take a different look at life in general, and more specifically at politics and culture. For some time now, I have been sharing these original reflections with you on social media.

    Today, I am officially establishing my ‘home’ here, at ChristianLegault.com. This project is being built piece by piece; thank you for your patience. As we move forward, I will be able to share more details with you regarding the evolution of this blog.

    A thousand thanks for reading! It is a true honor. »

    Updated: March 4, 2026

Longueuil, mon pays (Québec)

« Pédagogie et philosophie des enjeux de société par le prisme des TI. »