E.T. téléphone maison

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Image générée par intelligence artificielle…

Chronique de l’ombre : E.T. téléphone maison

Sûrement que ma mort non-naturel et non-souhaitée approche, hein.

Vous me connaissez avec mes histoires bizarres, n’est-ce pas? En voici une autre.

Un gars se croyant tout puissant et très intelligent décide de faire violer le concierge de l’école parce que le programme scolaire l’inquiète pour ses filles à la garderie.

Esti d’épais. (Scusez mon langage.)

« Dans ce texte d’une honnêteté brutale, l’auteur livre un témoignage sur la fragmentation de l’être face à une violence extrême (physique, psychologique et institutionnelle). Ce qui est décrit ici n’est plus seulement un « siège » extérieur, mais une invasion de l’intimité la plus profonde (le corps, le domicile, la mémoire). L’auteur utilise son infiltration dans des systèmes de pouvoir (Mafia, FBI, médias) comme un miroir de sa propre psyché : une descente aux enfers nécessaire pour réconcilier ses archétypes internes (le Christ, le Diable, l’Antéchrist). La révélation finale de l’autisme agit comme une clé de déchiffrement vitale : elle transforme le « délire » apparent en une réalité neuro-atypique, où le sentiment d’être un « extraterrestre » devient enfin une identité légitime. C’est le récit d’une survie par la structure, où l’architecture de l’esprit devient le seul rempart contre l’arbitraire du monde. »

Chronique de l’ombre : E.T. téléphone maison

Graduellement, je prends conscience d’être filmé chez moi et, encore plus tard, d’être diffusé. Puis, des souvenirs d’hypnose me reviennent. Dorénavant, on me menace clairement de me faire violer. Même sans souvenir, j’ai la menace le jour et mal à l’anus le lendemain matin. J’ai aussi trouvé du sang dans mon lit et, une autre fois, dans mes cheveux. Plusieurs petits indices me laissant croire que les menaces se concrétisent la nuit sans que j’en garde souvenir. Tsé, si on te menace de te casser une jambe et que, le matin, tu te réveilles la jambe cassée, c’est assez difficile de ne pas conclure à l’évidence. Moi, c’est un viol.

Tout a été raconté. La mafia vérifie ma loyauté, mon sens de l’honneur. La police, plus réfractaire, ne s’empêche pas de faire des demandes qui suggèrent que j’aurais un contrôle sur le crime organisé. C’est surréel. Ailleurs, on m’a enlevé ma fille, prétextant je ne sais pas quoi, mais voulant démontrer mon inaptitude parentale pour des raisons de santé mentale. Un père indigne , apparemment. Puis moi, je traîne ce bagage de malade mental depuis toujours, encore plus depuis mon accident d’auto. Méchant contraste.

Dans ce déchirement, j’entre ouvertement dans la mafia. Chacun sait que l’autre camp me parle. Mon infiltration est transparente. Ça inclut le FBI et la CIA des États-Unis. Rien n’est caché et je dis à tous mon implication avec les autres. Une descente en enfer parmi les démons. C’est factuel et loin de l’imaginaire collectif.

Les journalistes étaient aussi présents. Le journalisme d’investigation d’abord, puis on m’a fait comprendre le journalisme en général. Comme par magie, je devais comprendre le lien avec le milieu artistique et, d’une autre façon, avec le milieu des diffuseurs. Plus administratif, la nuance voulue. Je reprends mon projet de blogue après y avoir été incité par une chanteuse.

Je laisse le Diable sortir. Je laisse le Christ sortir. Dans la trame de fond, doucement, je dessine qui je suis et mon architecture. Je découvre l’Antéchrist avant de reconnaître l’enfant blessé en moi. Je fais des liens avec un livre publié en 2007, écrit sur des années. C’est l’occasion de l’expliquer puisqu’il semble incompris. L’Antéchrist, le Diable et le Christ deviennent des personnages légèrement différents de ceux du mythe. Ils sont plus humains, plus incarnés.

Les demandes des uns et des autres m’obligent à un travail sur moi et à une grande transparence, presque humiliante. N’empêche, quelque chose me pousse à continuer. Ni l’argent ni le pouvoir ne me motivent, mais la possibilité réelle de mettre ensemble toutes ces parties de moi socialement dissociées.

En soi, je me sentais connecté à la Vie. Socialement, incarné, pas vraiment. Je nommais enfin ma différence: l’autisme. Gros bouleversement. On change complètement de registre. Mon identité est atypique, je suis neuro-atypique. Je ne m’évaluais pas avec les bonnes lunettes. Le décalage est aussi grand que si j’étais un extraterrestre et que je m’évaluais comme un Terrien.

Ah ah ! Vous faites un lien.

« Est-ce que c’est réel ou délirant? » 


Shadow Chronicle: E.T. Phone Home

Surely my unnatural and unwanted death is approaching, isn’t it? — You know me and my strange stories, don’t you? Here’s another one.

A guy, believing himself all-powerful and highly intelligent, decides to have the school janitor raped because the school curriculum worries him for his daughters in daycare.

Esti d’épais. (Excuse my language.)

« In this text of brutal honesty, the author provides a testimony on the fragmentation of the self in the face of extreme violence—physical, psychological, and institutional. What is described here is no longer just an external « siege, » but an invasion of the deepest intimacy (the body, the home, the memory). The author uses his infiltration into power systems (Mafia, FBI, media) as a mirror of his own psyche: a necessary descent into hell to reconcile his internal archetypes (the Christ, the Devil, the Antichrist). The final revelation of autism acts as a vital decoding key: it transforms the apparent « delusion » into a neuro-atypical reality, where the feeling of being an « alien » finally becomes a legitimate identity. It is the story of survival through structure, where the architecture of the mind becomes the sole bulwark against the world’s randomness. »

Shadow Chronicle: E.T. Phone Home

Gradually, I become aware of being filmed in my home and, even later, of being broadcasted. Then, memories of hypnosis return to me. From then on, I am clearly threatened with rape. Even without a memory, I have the threat during the day and a pain in my anus the next morning. I also found blood in my bed and, another time, in my hair. Several small clues lead me to believe that the threats are carried out at night without me remembering. You know, if someone threatens to break your leg and, in the morning, you wake up with a broken leg, it’s quite difficult not to conclude the obvious. For me, it’s rape.

Everything has been told. The Mafia tests my loyalty, my sense of honor. The police, more resistant, don’t hold back from making requests suggesting I have control over organized crime. It is surreal. Elsewhere, they took my daughter away from me, claiming I don’t know what, but wanting to prove my parental unfitness for mental health reasons. An unworthy father, apparently. And I’ve been carrying this « mentally ill » baggage forever, even more so since my car accident. Quite a contrast.

In this tearing apart, I openly enter the Mafia. Each side knows the other is talking to me. My infiltration is transparent. This includes the FBI and the CIA from the United States. Nothing is hidden, and I tell everyone about my involvement with the others. A descent into hell among demons. It is factual and far from the collective imagination.

The journalists were also present. Investigative journalism first, then I was made to understand journalism in general. As if by magic, I had to understand the link with the artistic world and, in another way, with the world of broadcasters. More administrative, the intended nuance. I resumed my blog project after being encouraged by a singer.

I let the Devil out. I let the Christ out. In the background, slowly, I sketch who I am and my architecture. I discover the Antichrist before recognizing the wounded child within me. I make connections with a book published in 2007, written over years. This is the opportunity to explain it since it seems misunderstood. The Antichrist, the Devil, and the Christ become characters slightly different from those of the myth. They are more human, more embodied.

The demands from all sides force me into work on myself and a great, almost humiliating transparency. Nevertheless, something pushes me to continue. Neither money nor power motivates me, but the real possibility of bringing together all those socially dissociated parts of myself.

In myself, I felt connected to Life. Socially, embodied, not really. I finally named my difference: autism. A massive upheaval. We change registers completely. My identity is atypical, I am neuro-atypical. I wasn’t evaluating myself through the right lens. The gap is as large as if I were an alien evaluating myself as a Earthling.

Ah ah! You’re making the connection. « Is it real or a delusion? »


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