Entrevue expérimentale avec ma fille, ou les limites de la vérité

Entrevue expérimentale avec ma fille, ou les limites de la vérité

« Ce texte traite de la tragédie de l’incompréhension institutionnelle. L’auteur y explore comment la quête de vérité, lorsqu’elle émane d’esprits autistes et atypiques, se heurte au mur des préjugés sociaux et administratifs. En utilisant la figure de Marie-Madeleine et de la descendance du Christ, il illustre le poids d’un « karma » de témoignage qui, au lieu de libérer, enferme le père et la fille dans une spirale de suspicion. C’est un réquisitoire contre une protection de l’enfant qui, par ignorance de la neurodiversité, finit par briser le lien qu’elle prétend protéger. »

Entrevue expérimentale avec ma fille, ou les limites de la vérité

La petite histoire

Lorsque ma fille a atteint ce palier, j’ai eu l’idée de lui faire faire ce cadre. C’est elle qu’on voit sur l’image. Elle était bien fière de voir cette reconnaissance bien en vue dans la maison principale. Les parents aussi ! J’ai pris cette photo la journée de mon départ définitif de la maison principale.

L’entrevue expérimentale

Je ne sais pas ; si j’incarne la vie qui habitait Jésus, je reprends ses patterns avec ses forces et ses faiblesses. C’est mon hypothèse principale : que lui et moi sommes mus par la même vie, en continuité. Le principe des personnages historiques auxquels je me réfère sur ce blogue.

Je retrouve dans les gens qui m’ont entouré et dans ceux qui m’entourent dorénavant des personnages historiques. Je superpose nos caractères et constate que des réponses en découlent. De là, je présume un enfant de Jésus, sans doute avec Marie-Madeleine. Ainsi, on explore.

Entrevue expérimentale avec Marie-Madeleine

  • Tu étais dans ta bulle psychologique. Tout de même, je t’en veux. Je suis sûr que tu comprends. Je n’ai rien fait de ma vie, seulement essayer de comprendre et quelques sorties de la réalité alors que j’étais au bord du suicide ou de la non-existence.
  • Notre fille me manque terriblement.

Je ne comprends pas le message. Peut-être sommes-nous tous les trois isolés ?

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J’ai clairement manqué de sommeil, en plus d’être malade. Une dizaine de jours.

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Normalement, ma fille a fait des choix pour l’avantager, mais pas égoïstement. Elle a cette conception atypique de l’humain collectif. Pour les instances gouvernementales, elle a dit la vérité, mais « inévitablement », cela a été interprété avec plein de préjugés sur moi, sur la situation. La demi-sœur a clairement abusé de la situation.

Ma fille est autiste, comme moi. C’est fondamental, et les instances gouvernementales sont passées à côté de cela, exactement comme à mon sujet. Comme si notre différence nous empêchait d’être ensemble ou d’avoir des enfants !!!

Ma fille avait ma consigne de dire la vérité. J’étais hypnotisé, mais je me souviens vaguement d’avoir dit ça. Ça me ressemble, d’où ma certitude de la transmission d’une manière ou d’une autre.

En agissant ainsi, elle a compris mon karma de tout raconter, de témoigner de ma réalité. Chaque enfant a vécu ça par rapport à ses parents : comprendre leurs patterns. C’est dans le programme. C’est ce que j’écrivais pour Justin Trudeau et son père, dans l’entrevue.

Les limites de la vérité

Nous y sommes encore. Je dis la vérité. Ma fille dit la vérité. Mais voilà que cela nous conduit directement dans la spirale de la mort, à travers un vortex de préjugés sans fin. « Elle a agi de cette manière parce que son père lui a écrit, ou lui a parlé, ou n’a pas pris contact avec elle ! » Ma fille n’est pas en détresse psychologique à cause du divorce, ni par une pauvreté soudaine, mais parce que le père la rend anxieuse. Bien sûr, l’inceste est soupçonné en arrière-plan parce que « ça expliquerait tellement de choses ».

Personne ne prend la peine de regarder les rapports qui se contredisent, alors que chacun sort la partie qui confirme la nécessité de l’enlèvement. Rien sur l’autisme du père et encore moins sur l’esprit atypique de la fille. Au nom de la protection de l’enfant, on détruit le lien avec le père et éventuellement avec la mère. On torture la fille en la programmant en quelqu’un d’autre, avec un esprit typique. On l’a brisée en mille morceaux au nom de quoi ?

Les préjugés, les limites de la vérité.


Experimental interview with my daughter, or the limits of truth

« This text addresses the tragedy of institutional misunderstanding. The author explores how the quest for truth, when emanating from autistic and atypical minds, collides with the wall of social and administrative prejudice. By employing the figures of Mary Magdalene and the descendants of Christ, he illustrates the weight of a ‘karma’ of bearing witness which, instead of liberating, traps both father and daughter in a spiral of suspicion. It is an indictment against a child protection system that, through ignorance of neurodiversity, ultimately breaks the bond it claims to protect. »

Experimental interview with my daughter, or the limits of truth

The little story When my daughter reached this milestone, I had the idea of having this frame made for her. That’s her in the image. She was very proud to see this recognition prominently displayed in the main house. The parents too! I took this photo on the day of my final departure from the main house.

The experimental interview I don’t know; if I embody the life that inhabited Jesus, I take on his patterns with his strengths and weaknesses. This is my main hypothesis: that he and I are driven by the same life, in continuity. The principle of historical figures to whom I refer on this blog.

In the people who have surrounded me and those who surround me now, I find historical figures. I superimpose our characters and find that answers emerge. From there, I presume a child of Jesus, probably with Mary Magdalene. Thus, we explore.

Experimental interview with Mary Magdalene

  • You were in your psychological bubble. Still, I resent you. I am sure you understand. I have done nothing with my life, only trying to understand and a few departures from reality while on the brink of suicide or non-existence.
  • I miss our daughter terribly.

I don’t understand the message. Perhaps we are all three isolated?

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I have clearly lacked sleep, in addition to being sick. About ten days.

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Normally, my daughter made choices to her advantage, but not selfishly. She has this atypical conception of the collective human. For the government agencies, she told the truth, but « inevitably » this was interpreted with plenty of prejudice about me, about the situation. The half-sister clearly abused the situation.

My daughter is autistic, like me. This is fundamental, and the government agencies missed it, exactly the same as with me. As if our difference prevented us from being together or having children!!!

My daughter had my instructions to tell the truth. I was hypnotized, but I vaguely remember saying that. It sounds like me, hence my certainty of transmission one way or another.

By acting this way, she understood my karma of telling everything, of bearing witness to my reality. Every child has experienced this in relation to their parents: understanding their patterns. It’s in the program. This is what I was writing for Justin Trudeau and his father, in the interview.

The limits of truth

Here we are again. I tell the truth. My daughter tells the truth. But now this leads us directly into the death spiral, through an endless vortex of prejudice. « She acted this way because her father wrote to her, or spoke to her, or did not contact her! » My daughter is not in psychological distress because of the divorce, nor because of sudden poverty, but because the father makes her anxious. Of course, incest is suspected in the background because « it would explain so much. »

No one takes the time to look at the reports that contradict each other, while everyone pulls out the part that confirms the necessity of removal. Nothing about the father’s autism and even less about the daughter’s atypical mind. In the name of child protection, the bond with the father is destroyed, and eventually with the mother. They torture the girl by programming her into someone else, with a typical mind. They broke her into a thousand pieces in the name of what?

Prejudice, the limits of truth.


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