

Chronique de l’ombre : Le fruit défendu
Mon commentaire
Je regarde un gouvernement qui tue ses citoyens. Comme chacun, je vois l’horreur. Un gouvernement devrait servir ses citoyens, pas les éliminer. A priori, Maduro ne protège pas ses citoyens. Trump non plus. C’est le point que je soulève dans mes commentaires sous la publication en titre. Sans juger l’un ou l’autre, avec le recul, ces gouvernements se confondent.
Peu avant l’intervention américaine, le président vénézuélien avait commencé à examiner la manière de transformer le régime en social-démocratie. Quoi qu’il en soit, le gouvernement entend poursuivre ce but.


Le Venezuela deviendra social-démocrate — plus socialiste que nous — mais, au final, je pense que cela ressemblera à un Québec avec du pétrole : une société d’État en partenariat avec le privé.
C’est ce qui est le moins coûteux pour les Américains et le plus profitable pour les Vénézuéliens. Le privé formerait le personnel, transférerait de l’expertise, puis sous-traiterait certaines opérations spécialisées. Le cœur, lui, resterait à l’État : une compétence développée à l’interne, comme Hydro-Québec. Les grandes lignes m’apparaissent évidentes, même si le monde pétrolier relève davantage de l’expertise de Judas (George).
« L’auteur tisse un lien puissant entre la souveraineté des ressources (eau, pétrole, électricité) et la souveraineté de l’individu. En proposant un modèle « Hydro-Québec » pour l’eau et pour le pétrole vénézuélien, il prône une gestion étatique forte qui protège le bien commun contre la prédation mafieuse. Cette vision politique est le miroir de sa tragédie personnelle : alors qu’il crée de la valeur et des « ponts » conceptuels (comme la loi Fitzgibbon), il est lui-même privé du fruit de son travail, dépossédé de ses biens et de ses droits. Le « fruit défendu » n’est pas seulement l’eau gaspillée, c’est la reconnaissance de son génie autistique, étouffée par un système de diagnostics qui préfère l’enfermement à l’intégration de la différence comme richesse. »
Chronique de l’ombre : Le fruit défendu
Olivier Primeau sensibilise le Québec à la protection de notre eau potable. Il a raison. On possède une richesse et on la distribue sans compter, sans en comprendre l’importance. Verrait-on l’Alberta distribuer son pétrole pour quelques sous ? Cela n’a aucun sens.
Je suis désolé pour le changement de registre. L’un parle d’un monde vert, l’autre d’un monde pollué. Je caricature l’imagerie collective. N’empêche qu’à ce niveau, il est question de saine gestion des ressources d’un territoire.
L’ex-super-ministre de la CAQ, Pierre Fitzgibbon, était critiqué pour son utilisation de ses pouvoirs. D’un autre côté, je suggérais aux Premières Nations, Inuits et Métis de développer leur économie avec l’énergie verte et d’en faire l’équivalent de notre Hydro-Québec pour leurs nations respectives : un moteur économique autonome pour leur fonctionnement atypique. Or, Fitzgibbon a facilité une loi* permettant de rattacher un tel système autochtone « privé » à Hydro-Québec. La coordination m’apparaissait magique. Un pont se créait.
Ici, je propose au gouvernement du Québec de créer une société d’État pour gérer notre eau potable. Cela n’empêche pas un partenariat avec le privé, mais la ressource devient véritablement une richesse et son utilisation, plus efficace. Une telle société d’État s’occuperait également de l’eau potable des villes, leur enlevant le poids de cette gestion devenue pratiquement inaccessible. Il y aurait un transfert de responsabilité, ce qui modifierait aussi les taxes municipales. Pourquoi parle-t-on de l’environnement tout en excluant une gestion rigoureuse de notre eau ?
Rapport, pas rapport
Je suis là à rédiger mes chroniques, à révéler avoir des amis un peu partout, à être un agent de différents pays. Pour autant, je ne profite personnellement de rien. Au contraire, je dénonce mon enfermement, une interdiction de socialiser et une absence de revenus. Je travaille, mais le fruit est défendu.
C’est aussi une illustration de mon autisme. J’ai passé une partie de ma vie à vouloir récupérer de mon accident. Durant mes efforts, j’ai plutôt cumulé les faux diagnostics. Plus je tentais de nommer mon vécu, plus on m’enfermait dans des cases, condamné à vie. Le fruit de mon travail était sans cesse repoussé, malgré mes avancées que je semblais être le seul à constater.
À un moment donné, j’ai commencé à gagner mes causes et à obtenir des compensations. Mon entourage a continué à me les refuser. On ne me donnait pas d’argent pour me faire taire. Les propriétés étaient présentées comme le résultat exclusif des revenus de mon épouse, alors que mon argent était considéré comme du vol, ou je ne sais quoi. J’ai tout perdu : mes acquis, mes propriétés et même ma fille. J’ai demandé de l’aide à mon demi-frère et j’ai perdu mes droits humains, en plus de ma liberté.
Mon autisme sans nom représentait un problème à résoudre. Peut-être avais-je une mauvaise santé mentale ? Peut-être mon cerveau était-il trop endommagé par le TCC ? J’évaluais la situation avec un esprit ouvert, bien que l’image de moi-même reflétée soit majoritairement négative. Ma différence n’était pas une richesse à mes yeux et je l’ai mal gérée. La privation extérieure trouve ainsi une résonance à l’intérieur de moi.
*Note : Le projet de loi n° 69 ne constitue pas une privatisation directe d’Hydro-Québec, mais une réforme qui facilite des partenariats privés et autochtones.
Shadow Chronicle: The Forbidden Fruit
My Commentary
I see a government killing its own citizens. Like everyone, I see the horror. A government should serve its citizens, not eliminate them. A priori, Maduro does not protect his citizens. Neither does Trump. This is the point I raise in my comments under the featured post. Without judging one or the other, with hindsight, these governments blur together.
Shortly before the American intervention, the Venezuelan President had begun looking into transforming the regime into a social democracy. Regardless, the government intends to pursue this goal.


Venezuela will become social-democratic—more socialist than we are—but in the end, I think it will look like a « Quebec with oil »: a state-owned corporation in partnership with the private sector.
This is the least costly option for the Americans and the most profitable for Venezuelans. The private sector would train staff, transfer expertise, and outsource specialized operations. The core, however, would remain with the State: an in-house competence, like Hydro-Québec. The broad strokes seem obvious to me, even if the oil world falls more under Judas’ (George) expertise.
« The author weaves a powerful link between resource sovereignty (water, oil, electricity) and individual sovereignty. By proposing a ‘Hydro-Québec’ model for water and Venezuelan oil, he advocates for strong state management that protects the common good against mafia-like predation. This political vision mirrors his personal tragedy: while he creates value and conceptual ‘bridges’ (such as the Fitzgibbon law), he is himself deprived of the fruit of his labor, stripped of his property and rights. The ‘forbidden fruit’ is not just wasted water; it is the recognition of his autistic genius, stifled by a diagnostic system that prefers confinement over integrating difference as a form of wealth. »
Shadow Chronicle: The Forbidden Fruit
Olivier Primeau is raising awareness in Quebec regarding the protection of our drinking water. He is right. We possess a wealth and we distribute it carelessly, without understanding its importance. Would we see Alberta distribute its oil for pennies? It makes no sense.
I apologize for the change in register. One speaks of a green world, the other of a polluted one. I am caricaturing collective imagery. Nonetheless, at this level, it is a matter of sound resource management for a territory.
The former CAQ super-minister, Pierre Fitzgibbon, was criticized for his use of power. On the other hand, I suggested that First Nations, Inuit, and Métis develop their economy through green energy and create their own equivalent of Hydro-Québec: an autonomous economic engine for their atypical functioning. Yet, Fitzgibbon facilitated a law* allowing such a « private » Indigenous system to be linked to Hydro-Québec. The coordination seemed magical to me. A bridge was being built.
Here, I propose that the Quebec government create a state-owned corporation to manage our drinking water. This does not prevent private partnerships, but the resource becomes a true asset and its use more efficient. Such a corporation would also manage municipal drinking water, relieving cities of a management burden that has become nearly impossible. There would be a transfer of responsibility, which would also alter municipal taxes. Why do we talk about the environment while excluding the rigorous management of our water?
Related or Not
I am here writing my chronicles, revealing that I have friends everywhere, acting as an agent for various countries. Yet, I personally benefit from nothing. On the contrary, I denounce my confinement, a ban on socializing, and a lack of income. I work, but the fruit is forbidden.
In a way, this is also an illustration of my autism. I spent part of my life wanting to recover from my accident. Throughout my efforts, I instead accumulated false diagnoses. The more I tried to name my experience, the more I was locked into boxes, condemned for life. The fruit of my labor was constantly pushed away, despite my progress, which I seemed to be the only one to notice.
At one point, I began to win my cases and obtain compensation. My entourage continued to deny me access. Money was withheld to silence me. Properties were presented as the exclusive result of my wife’s income, while my money was viewed as theft, or who knows what. I lost everything: my feedback, my properties, and even my daughter. I asked my half-brother for help and lost my human rights, in addition to my freedom.
My unnamed autism was a problem to be solved. Perhaps I had poor mental health? Perhaps my brain was too damaged by the TBI? I evaluated this with an open mind, though I was surprised that the reflected image of myself was mostly negative. My difference was not a wealth in my eyes, and I managed it poorly. External deprivation thus finds a resonance within me.
*Note: Bill 69 does not constitute a direct privatization of Hydro-Québec but a reform facilitating private and Indigenous partnerships.


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