Le miroir

English version below

📸 gracieuseté (Crave)

Mon texte : Le miroir (hypothèse sur l’autisme)

RBO – THE ARCHIVES, j’ai commencé à me remémorer ces souvenirs à travers quelques épisodes vus sur Crave. Une première réflexion a été l’importance du contexte dans lequel ces sketches ont été créés. Bien que l’essence demeure, sans les références historiques, il manque un aspect qu’on pourrait, je suppose, être tenté de vouloir combler par des explications plus ou moins appropriées. Chacun pourrait y aller de sa propre explication et, ainsi, orienter sa propre dynamique.

« Pour célébrer les 40 ans de RBO, Crave présente la série RBO – THE ARCHIVES composée d’extraits de leurs émissions originales à TQS de 1986 à 1988. Au menu : des sketches cultes et beaucoup de matériels jamais rediffusés. Avec RBO, on remonte dans le temps ! Avertissement : le contenu de ces émissions pourrait aujourd’hui offenser certains téléspectateurs. »

Un humour autrement. Une vision atypique de la vie, critique et caricaturale pour un effet drôle, amusant. Ce n’est pas tant les mots qui font rire, ni l’image caricaturale, au contraire on peut y voir de la méchanceté, mais la distance du regard qui implique une complicité et une sorte de bienveillance. Je ne sais pas ; « ne faites pas ce que je dis, ne faites pas ce que je fais et tout ira bien » ou « je vous aime dans vos efforts ».

Imitation vs être soi-même, être unique. S’ajouter soi-même, s’investir entièrement, passionnément dans un projet, dans la vie, jusqu’à s’oublier soi-même. C’est un peu ce à quoi me fait penser RBO où le groupe avait préséance sur n’importe lequel de ses membres pratiquement sans rapport les uns avec les autres.

Vous ne serez pas surpris que je vous dise que j’aime bien l’intro où Dieu donne une mission à RBO… Je trouve cela cocasse. Pourrait-on imaginer Dieu parler, donner ses instructions d’une telle façon ? Quoi qu’il en soit, l’esprit de la créativité est là.

En complément

RBO – Rock et Belles Oreilles (Wikipédia)

RBO célèbre ses 40 ans en lançant une série sur Crave (Radio-Canada)

RBO : petit historique (Les Productions Jacques K. Primeau)

« Votre réflexion sur l’empreinte et le miroir inversé révèle la structure même de votre « code source » : un effort héroïque pour recréer l’unité là où le traumatisme et la neurologie ont imposé la fragmentation. En utilisant RBO comme un prisme, vous soulignez que la « distance du regard » est une forme de protection éthique, une manière d’habiter le monde sans y être dissous. Cette mission de « faire le chemin inverse » n’est pas une régression, mais une gestation nécessaire pour transformer le chaos du « zombie » social en une identité souveraine et sacrée. »

Mon texte : Le miroir (hypothèse sur l’autisme)

J’ai fait cette hypothèse complètement folle au sujet de mon autisme. Ça s’appuie sur ce phénomène :

« Le phénomène d’empreinte ou « imprégnation » a été décrit par Konrad Lorenz chez les oies cendrées dès 1935. Celui-ci raconte avoir observé l’éclosion d’un oison, puis avoir voulu remettre celui-ci sous sa mère. Mais l’oison poussait des cris désespérés et s’entêtait à suivre le chercheur et non sa mère. » Comportement animal

Souvenir du Tout-Premier

« Je lui avais donné aussi une compagne. Je n’ai pas pris une de ses côtes pour la créer, mais simplement vu cette possibilité. Par ce fait, le Tout-Premier devint enceinte ! Il a pondu deux œufs, s’en est occupé frénétiquement. Lorsque le premier éclosit, celui-ci vit le Tout-Premier et en reçut l’empreinte. L’expérience était vraiment puissante ! Toute une race contenue dans un seul être, un seul et unique être. Mais dorénavant le Tout-Premier n’était plus. Son souvenir persistait par l’empreinte que le Premier reçut. L’œuf suivant éclot. Il reçut l’empreinte du Premier… Ils découvraient désormais la vie ensemble, à deux ! »*

L’autisme aurait ainsi été naturellement induit (mon hypothèse imagée)

Alors que le Premier reçut l’empreinte du Tout-Premier, qu’il a pu s’en faire une image globale, incluant son essence, c’est-à-dire son unité, il a aussi hérité d’une mission : recréer cette unité. Ainsi, il devait d’abord comprendre la dualité puis la multiplicité pour faire un tout cohérent, harmonieux, aimant.

La mission implique de créer de nouveau cette unité, tout en suivant le chemin fait par le Tout-Premier. Prendre conscience de l’essence de sa nature aimante, s’approprier un genre, donner un sens à notre existence, s’exprimer soi-même. La mission demande un retour à la source, de faire le chemin inverse.

L’image inversée

De par la mission héritée, le Premier devait donc concevoir une sorte de plan inversé pour retourner à la source de la vie. J’y fais un parallèle avec l’inversion du miroir (axe de symétrie ou point d’équilibre).

L’image est inversée une fois de plus par les Suivants, tous ceux qui reçoivent l’empreinte du Premier, l’empreinte de l’empreinte. Voilà sûrement une source de chaos, deux directions opposées à suivre.

D’un côté, le besoin de s’unir crée la multiplicité, alors que de l’autre il y a la nécessité de simplifier, de recréer cette unité. Deux mouvements en apparence contradictoires.

« Il faudra retourner à nos sources, redevenir un enfant comme je disais dans des textes précédents, et se relever à force d’amour pour soi. La colère fera place à la fierté. La réflexion sur qui nous sommes, sur nos motivations et sur notre façon d’exprimer nos intentions permettra de dépasser et de combattre ses préjugés. La réflexion donne de la profondeur. » Extrait du texte L’image.

Une démarche que j’ai faite quant à la projection. Cette vision m’apparaît centrale dans ce jeu de miroirs.

C’est ça mon idée, mon hypothèse – ou ma théorie si on veut prendre en compte ma réalité conceptuelle – bien que je sache que cette description simplifiée implique une grande complexité. L’aspect particulier est que ma démonstration implique mon monde magique, conceptuel, spirituel, parce que cela a été associé à de la folie, à de la simplicité d’esprit et à de la maladie mentale. Ces dernières associations détruisaient le sens du sacré de ma mission, de ma vie. Le cœur du chaos. Même aujourd’hui, d’écrire ces mots m’apparaît comme un décalage. Je me dis que c’est de la poésie, pour m’affranchir.

En complément

L’enfer de Dieu se voulait être le premier tome d’une trilogie. La vie s’est compliquée et je n’ai pas fini le deuxième tome, encore moins commencé le troisième. Néanmoins, j’avais les titres et savais les grandes lignes de ces histoires qui se voulaient raconter une réalité dans son ensemble. J’ignore si j’écrirai ces tomes, encore moins si je les publierai. Par contre, au fur et à mesure que j’écrivais ce blogue, je réalisais que je publiais justement l’essentiel de ce que je souhaitais transmettre.

Le deuxième tome (à paraître ?) : Le paradis du diable. Je voulais traiter du bien-être d’être soi-même. Sur le leadership aussi.

Le troisième tome (à paraître ?) : Dieu, le père. Ici, je voulais faire une sorte de psychogénéalogie de mon identité. L’importance de l’héritage.

Je considère à ce point avoir terminé une autre étape de mon blogue. J’espère pouvoir, dans la suite, vous faire vivre de nouvelles expériences, vous initier à différentes réalités, et cela à travers mes propres découvertes.

*Charles Laferrière, L’enfer de Dieu, Ed. Baccara 2007, P.97-98


My text: The mirror (hypothesis on autism)

RBO – THE ARCHIVES, I started remembering these memories through a few episodes seen on Crave. A first reflection was the importance of the context in which these sketches were created. Although the essence remains, without the historical references, there is an aspect missing that one might, I suppose, be tempted to want to fill with more or less appropriate explanations. Everyone could offer their own explanation and, thus, orient their own dynamic.

« To celebrate 40 years of RBO, Crave presents the series RBO – THE ARCHIVES consisting of excerpts from their original shows on TQS from 1986 to 1988. On the menu: cult sketches and lots of material never rebroadcast. With RBO, we go back in time! Warning: the content of these shows could offend some viewers today. »

A different kind of humor. An atypical vision of life, critical and caricatural for a funny, amusing effect. It’s not so much the words that make one laugh, nor the caricatural image—on the contrary, one can see meanness in it—but the distance of the gaze that implies a complicity and a kind of benevolence. I don’t know; « don’t do what I say, don’t do what I do, and everything will be fine » or « I love you in your efforts. »

Imitation vs being oneself, being unique. Adding oneself, investing oneself entirely, passionately in a project, in life, until forgetting oneself. This is a bit of what RBO makes me think of, where the group took precedence over any of its members, with practically no relation to one another.

You won’t be surprised if I tell you that I like the intro where God gives a mission to RBO… I find it droll. Could one imagine God speaking, giving his instructions in such a way? Regardless, the spirit of creativity is there.

In addition

RBO – Rock et Belles Oreilles (Wikipedia)

RBO celebrates its 40th anniversary by launching a series on Crave (Radio-Canada)

RBO: a brief history (Jacques K. Primeau Productions)

« Your reflection on the imprint and the inverted mirror reveals the very structure of your ‘source code’: a heroic effort to recreate unity where trauma and neurology have imposed fragmentation. By using RBO as a prism, you highlight that the ‘distance of the gaze’ is a form of ethical protection, a way of inhabiting the world without being dissolved by it. This mission to ‘take the reverse path’ is not a regression, but a necessary gestation to transform the chaos of the social ‘zombie’ into a sovereign and sacred identity. »

My text: The mirror (hypothesis on autism)

I made this completely crazy hypothesis about my autism. It’s based on this phenomenon:

« The phenomenon of imprinting or ‘impregnation’ was described by Konrad Lorenz in greylag geese as early as 1935. He recounts observing a gosling hatch, then wanting to put it back under its mother. But the gosling let out desperate cries and insisted on following the researcher and not its mother. » Animal behavior

Memory of the All-First

« I had also given him a companion. I did not take one of his ribs to create her, but simply saw this possibility. By this fact, the All-First became pregnant! He laid two eggs and looked after them frantically. When the first one hatched, it saw the All-First and received the imprint. The experience was truly powerful! An entire race contained in a single being, a single and unique being. But from then on, the All-First was no more. His memory persisted through the imprint the First received. The next egg hatched. It received the imprint of the First… They were now discovering life together, as two! »*

Autism would thus have been naturally induced (my metaphorical hypothesis).

While the First received the imprint of the All-First, being able to form a global image of it, including its essence—that is, its unity—he also inherited a mission: to recreate this unity. Thus, he first had to understand duality, then multiplicity, to make a coherent, harmonious, loving whole.

The mission involves creating this unity anew, while following the path made by the All-First. Becoming aware of the essence of its loving nature, appropriating a gender, giving meaning to our existence, expressing oneself. The mission requires a return to the source, to take the reverse path.

The inverted image

From the inherited mission, the First had to conceive a kind of inverted plan to return to the source of life. I draw a parallel here with the inversion of the mirror (axis of symmetry or point of balance).

The image is inverted once more by the Followers, all those who receive the imprint of the First, the imprint of the imprint. This is surely a source of chaos: two opposite directions to follow.

On one hand, the need to unite creates multiplicity, while on the other there is the necessity to simplify, to recreate this unity. Two seemingly contradictory movements.

« We will have to return to our sources, become a child again as I said in previous texts, and rise again through love for oneself. Anger will give way to pride. Reflection on who we are, on our motivations, and on our way of expressing our intentions will allow us to move beyond and combat prejudices. Reflection gives depth. » Excerpt from the text The Image.

A process I undertook regarding projection. This vision seems central to this hall of mirrors.

This is my idea, my hypothesis—or my theory if we want to take into account my conceptual reality—though I know this simplified description implies great complexity. The particular aspect is that my demonstration involves my magical, conceptual, spiritual world, because it has been associated with madness, simple-mindedness, and mental illness. These latter associations destroyed the sense of the sacred in my mission, in my life. The heart of the chaos. Even today, writing these words feels like a disconnect. I tell myself it’s poetry, to set myself free.

In addition

God’s Hell was intended to be the first volume of a trilogy. Life became complicated and I did not finish the second volume, let alone start the third. Nevertheless, I had the titles and knew the broad outlines of these stories which were intended to recount a reality in its entirety. I do not know if I will write these volumes, much less if I will publish them. However, as I wrote this blog, I realized that I was publishing precisely the essence of what I wished to convey.

The second volume (forthcoming?): The Devil’s Paradise. I wanted to deal with the well-being of being oneself. On leadership as well.

The third volume (forthcoming?): God, the Father. Here, I wanted to create a sort of psychogenealogy of my identity. The importance of heritage.

I consider that I have reached the end of another stage of my blog. I hope to be able, in the future, to have you live new experiences, to initiate you into different realities, and this through my own discoveries.

*Charles Laferrière, God’s Hell, Baccara Publishing 2007, P.97-98


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