L’enfant objet

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L’enfant objet

Mon commentaire

J’ignorais que « cette condition médicale [était] reconnue comme une maladie et une pathologie du système reproducteur par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ». Cela renforce l’idée qu’il s’agit d’un soin de santé, au sens strict, tant pour l’individu que pour la société. Une société sans enfant est une société malade. Je m’explique.

« Cette chronique déplace le débat de la natalité de la sphère privée vers la responsabilité structurelle. L’auteur y dresse un constat implacable : le refus ou la crainte d’enfanter n’est pas un caprice individuel, mais une réponse logique à un environnement marqué par la violence et l’abandon systémique. En reliant le trauma personnel de la dépossession parentale à la sécurité des femmes et des enfants, ce texte définit la procréation non pas comme une fonction biologique, mais comme l’ultime acte de confiance envers une civilisation. »

Chronique de l’ombre : L’enfant objet

Trop de choses à faire pour ajouter toutes mes chroniques à la liste. Néanmoins, une fois le stress du transfert passé, je me sens plus libéré pour écrire.
Le fameux « Je » se déplace : je veux un enfant. Mon souhait le plus cher était d’avoir un enfant. C’était ma seule demande à Dieu, finalement. Vous connaissez la suite : on me l’a enlevée.

Rapport ou pas rapport ?

Je vois un clan exiger des femmes qu’elles aient des enfants. Des hommes surtout, je suppose, mais pas seulement.
Ailleurs, je dénonçais les tueries de masse, celles des enfants en particulier. L’horrible cauchemar des parents et, bien sûr, d’un peuple qui voit son avenir amputé de ses fils et de ses filles. Dans une autre perspective, je dénonce les viols — ceux des vidéos pornographiques, mais pas uniquement. Encore ailleurs, on ne cesse de lire des récits de féminicides.
Nous avons là les structures porteuses qui expliquent pourquoi les femmes veulent de moins en moins d’enfants, que ce soit conscient ou non.

Un virage nécessaire

Plus les femmes seront protégées, plus les services aux enfants seront adaptés et plus le bien-être des plus jeunes sera assumé par la société, plus les femmes seront enclines à procréer. Permettre à une femme de se réaliser tout en ayant un enfant ne doit pas se résumer à un choix déchirant entre carrière et maternité.
Dans cette optique, une femme qui devient mère doit se sentir accueillie par la société et par son ou sa partenaire. En ce sens, mettre au monde un enfant est un miracle de la vie qui doit être honoré. Pas seulement par la mère, mais par tous et toutes.
Être abandonnée financièrement, affectivement ou socialement après une naissance n’encourage personne. Assister à des tueries n’incite pas à donner la vie. Avoir peur de sortir le soir n’aide pas à croire en un bel avenir pour une petite fille à naître.
Faire des enfants est une décision de société. Non pas pour dicter l’enfantement, mais pour créer les conditions favorables à une vie digne. La femme n’est ni une machine à bébés, ni un punching-ball physique ou psychologique.

Un autre virage

Cela dit, le père est aussi un être humain capable d’amour et d’attachement parental. Différent, mais humain. L’enlèvement de l’enfant ne doit pas devenir un objet utilisé pour castrer l’autre.

En complément

Capture d’écran d’une publication sur un réseau social.

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The Child as an Object

Comment

I was unaware that « this medical condition [was] recognized as a disease and a pathology of the reproductive system by the World Health Organization (WHO). » This reinforces the perspective that it is a matter of healthcare, in the strictest sense, for both the individual and society. A society without children is a sick society. Let me explain.

« This chronicle shifts the birth rate debate from the private sphere to structural responsibility. The author presents a relentless observation: the refusal or fear of having children is not an individual whim, but a logical response to an environment marked by violence and systemic neglect. By linking the personal trauma of parental dispossession to the safety of women and children, this text defines procreation not as a biological function, but as the ultimate act of trust toward a civilization. »

Shadow Chronicle: The Child as an Object

Too many things to do to add every chronicle to the list. Nevertheless, now that the stress of the migration is fading, I feel more terminal freedom to write.
The famous « I » shifts: I want a child. My dearest wish was to have a child. It was my only request to God, in the end. You know the rest: she was taken from me.

Related or Not?

I see a faction demanding that women have children. Mostly men, I assume, but not exclusively.
Elsewhere, I denounced mass shootings, specifically those involving children. The horrific nightmare of parents and, of course, of a people seeing its future amputated of its sons and daughters. From another perspective, I denounce rape—especially in pornographic videos, but not only there. Still elsewhere, we constantly read about the murder of women (femicide).
Here we have the structural foundations for why women want children less and less, whether consciously or not.

A Necessary Shift

The more women are protected, the more childcare services are adapted, and the more the well-being of children is assumed by society, the more women will be tempted to have children. Allowing a woman to fulfill her potential while having a child should not be reduced to a choice between a career and motherhood.
In this light, a woman who becomes a mother must feel welcomed by society and by her partner. In this sense, having a child is a miracle of life that must be honored. Not just by the woman, but by everyone.
Being abandoned financially, emotionally, or socially after birth is certainly not helpful. Witnessing massacres does not encourage anyone to bring more children into the world. Being afraid to go out at night does not help one believe in a bright future for a potential daughter.
Having children is a societal decision. Not to dictate childbirth, but to create favorable conditions for offering a good life to children. A woman is neither a baby-making machine nor a physical or psychological punching bag.

Another Shift

That said, the father is also a human being capable of love and parental attachment. Different, but human. The abduction of a child must not become an object used to castrate the other.

In addition

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« Pédagogie et philosophie des enjeux de société par le prisme des TI. »