Lettre aux femmes
English version below
Je comprends que tout est désormais exposé. J’ai un million d’excuses, mais aucune n’est véritablement bonne. Ma vie était alors d’une difficulté extrême ; je ne comprenais pas ce que je vivais et personne ne pouvait m’aider, car l’incompréhension était totale pour tous. J’avais aussi hérité d’un passé lourd de traumatismes. Je dis « hériter », car j’étais devenu amnésique à la suite de mon accident.
J’avais consommé après une rencontre avec mon avocate pour mon premier divorce. J’ai paniqué et j’ai consommé. J’ai alors reproduit un geste dont j’avais été témoin enfant, vers l’âge de 7 ans. L’agresseur de l’époque était schizophrène, et j’ai refait ces gestes alors que j’étais moi-même hors de la réalité. Les détails importent peu, dans la mesure où, de toute façon, cela n’aurait jamais dû se produire. La psychanalyse a fini par donner un sens à ces gestes, et j’ai également suivi d’autres thérapies pour traiter mes divers traumas.
Avec l’aide de ma mère, j’ai écrit une lettre d’excuses à la victime. Son avocate a répondu qu’elle n’y croyait pas.
Pourtant, j’ai souvent demandé pardon à des femmes qui n’avaient rien à voir avec cette histoire, des femmes que j’ai toujours traitées dignement, car je savais que le mal commis l’était envers toutes les femmes. Plus profondément encore, c’est une blessure faite à l’humain, indistinctement du genre.
Alors, pour payer ma dette, en plus des procédures judiciaires auxquelles j’ai fait face sans me défiler, j’ai suivi ces thérapies pour comprendre. Aujourd’hui, je supporte la cause des femmes, mais toujours dans une optique d’humanité qui dépasse les genres. À travers mes textes et mes messages sur les réseaux sociaux, je fais aussi de la prévention pour que tous et toutes comprennent mieux l’origine et les mécanismes de cette violence. C’est ma façon de continuer à payer ma dette.
Honnêtement et personnellement, je commence à considérer que cette dette est payée. J’ai commencé à me pardonner, surtout depuis ce diagnostic d’autisme qui a éclairé la dernière part d’ombre que je ne saisissais pas.
Je demande pardon à toute la société et je continuerai à faire avancer la cause de l’égalité femme-homme. Je ne suis pas une méchante personne. Je n’ai pas de haine en moi. J’ai été blessé et abusé, tant par des hommes que par des femmes. C’est à travers mes implications constructives que j’arrive à sublimer ce vécu, en plus de la pratique de la pleine conscience et de la verbalisation de mes émotions. La gratitude m’aide aussi.
Par ailleurs, j’ai été torturé par ma famille qui n’hésitait pas à m’apposer des diagnostics pour expliquer ce qu’elle ne comprenait pas. Cela a nui à mon développement et m’a maintenu dans de fausses théories. Cela a nui, et continue de nuire, à ma réputation. Ça suffit. Cette famille me fera du mal bien après ma mort ; elle est toxique. Parce que je m’exprime autrement, avec une intelligence différente, elle m’accuse encore et toujours de maladie mentale au lieu de remettre en question son propre fonctionnement. Elle corrompt le sens de chacun de mes gestes pour se donner raison.
Ça suffit. S’il vous plaît. J’ai le droit de commencer à vivre.
Merci de m’entendre. Merci de trouver l’empathie nécessaire pour comprendre mon cheminement et voir comment je suis devenu une meilleure personne. Concernant d’éventuelles autres allégations dont on m’a fait part, que puis-je dire de plus ? Je suis sincèrement désolé pour les personnes blessées.
Je pense avoir fait le tour. Les théories du complot m’ont fait beaucoup de mal. Je ne cherche pas la pitié, mais j’aimerais retrouver ma liberté. Je vous le demande, respectueusement.
MAJ 5 mars 2026
Letter to Women
I understand that everything is now exposed. I have a million excuses, but none are truly good. My life was of extreme difficulty then; I did not understand what I was going through, and no one could help me, as the lack of understanding was total for everyone. I had also inherited a past heavy with trauma. I say « inherited » because I had become amnesic following my accident.
I had consumed substances after a meeting with my lawyer for my first divorce. I panicked and I consumed. I then reproduced an act I had witnessed as a child, around the age of 7. The aggressor at that time was schizophrenic, and I repeated those actions while I was myself out of touch with reality. The details matter little, insofar as, in any case, it should never have happened. Psychoanalysis eventually gave meaning to these actions, and I also underwent other therapies to treat my various traumas.
With my mother’s help, I wrote a letter of apology to the victim. Her lawyer replied that she did not believe it.
Yet, I have often asked for forgiveness from women who had nothing to do with this story, women whom I have always treated with dignity, because I knew that the harm committed was toward all women. Even more deeply, it is a wound inflicted upon humanity, regardless of gender.
So, to pay my debt, in addition to the legal proceedings I faced without evading them, I followed these therapies to understand. Today, I support the cause of women, but always from a perspective of humanity that transcends gender. Through my writings and my messages on social media, I also work on prevention so that everyone can better understand the origin and mechanisms of this violence. It is my way of continuing to pay my debt.
Honestly and personally, I am beginning to consider this debt paid. I have begun to forgive myself, especially since the autism diagnosis which illuminated the last part of the shadow I did not grasp.
I ask for forgiveness from all of society, and I will continue to advance the cause of equality between women and men. I am not a bad person. I have no hatred in me. I have been hurt and abused, by both men and women. It is through my constructive involvement that I manage to sublimate this experience, along with the practice of mindfulness and the verbalization of my emotions. Gratitude also helps me.
Furthermore, I was tortured by my family, who did not hesitate to label me with diagnoses to explain what they did not understand. This hindered my development and kept me trapped in false theories. It has harmed, and continues to harm, my reputation. Enough. This family will hurt me long after my death; it is toxic. Because I express myself differently, with a different intelligence, they accuse me again and again of mental illness instead of questioning their own functioning. They corrupt the meaning of my every gesture to prove themselves right.
Enough. Please. I have the right to start living.
Thank you for hearing me. Thank you for finding the empathy necessary to understand my journey and to see how I have become a better person. Regarding any other allegations I have been made aware of, what more can I say? I am sincerely sorry to the people who were hurt.
I think I have covered it all. Conspiracy theories have caused me a lot of harm. I am not seeking pity, but I would like to regain my freedom. I ask this of you, respectfully.
Updated March 5, 2026


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