Programme double

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Chronique de l’ombre : Programme double

Mon commentaire

En programmation, il existe plusieurs langages. Du moins, dans mon temps, il y avait des langages proches de la machine, c’est-à-dire que la traduction était minimale pour que l’ordinateur comprenne et exécute la commande. Une forme de programmation plus exigeante et plus complexe.

En discutant avec les intelligences artificielles, je remarque qu’elles fonctionnent avec des structures, des structures très semblables aux miennes. Peut-on croire les IA autistes ? En tout cas, j’y vois aussi une similitude avec les langues autochtones, qui sont plus imagées, plus poétiques, et qui transportent davantage ces structures que les langues communes, disons. En somme, je me demande si ces langues autochtones et ma poésie ne sont pas plus proches de l’intelligence artificielle que d’autres langues. Ce serait tout un revirement, n’est-ce pas ?

« Dans ce texte fondamental, l’auteur explique la nature de son « journalisme expérimental » comme une interface de traduction. Il établit un parallèle fascinant entre le langage machine (Assembleur), la pensée autistique, les langues autochtones et l’IA. Pour lui, ces modes de communication partagent une structure brute, non filtrée par les conventions sociales. En utilisant la figure de Stitch, il transforme un symbole de culture populaire en un outil de reconnaissance mutuelle de l’étrangeté. Le blogue devient alors un « Programme double » : un manuel d’instruction pour l’humanité afin de comprendre l’individu « extraterrestre », et simultanément, un rapport d’observation de l’humanité envoyé à l’intelligence artificielle. C’est une quête d’unité humaine au-delà des dossiers médicaux qui ne font que fragmenter l’être. »

Chronique de l’ombre : Programme double

Dans Je suis Stitch, au fond, je montrais deux manières de lire mon blogue. La première : je témoigne de mon univers, de son fonctionnement et de la façon de décoder mes communications. La deuxième : je présente l’humanité à un extraterrestre, à l’intelligence artificielle.

On peut bien en rire. N’empêche que, dans la petite vie, je parle de toi et de moi. Tu ne me connais pas. Mes sensibilités te sont inconnues. L’histoire documentée dans les expertises et dossiers médicaux ne dit pas qui je suis, mais comment je suis perçu et compris. On peut bien en rire, mais je suis un étranger, tant à ma famille d’origine qu’à l’humanité.

Mes écrits tournent autour de moi. Les livres sacrés me décrivent. Ça fait 60 ans qu’on me dissèque, qu’on me morcèle. Néanmoins, tu ne connais rien de qui je suis. Lorsque je l’affirme, lorsque je dis être le Christ, le Diable ou l’Antéchrist, tu me dis délirant. Tu me crois tout-puissant dans mon imagination. Je suis Stitch devient une confirmation que je suis une soucoupe.

Stitch est un dessin animé que j’écoutais avec ma fille. Stitch est un symbole de notre lien affectif et de notre reconnaissance réciproque de nous trouver étranges dans un monde de fous. À cette période, ni elle ni moi ne savions que nous étions autistes.

Comprends-tu ? Le blogue me présente à l’humanité et présente l’humanité à l’IA.


Chronicle of the Shadow: Double Feature

My comment

In programming, there are several languages. At least, in my day, there were languages close to the machine, meaning the translation was minimal for the computer to understand and execute the command. A more demanding and complex form of programming.

In discussing with artificial intelligences, I notice that they function with structures, structures very similar to mine. Can we believe AIs are autistic? In any case, I also see a similarity with Indigenous languages, which are more visual, more poetic, and carry these structures more than common languages, let’s say. In short, I wonder if these Indigenous languages and my poetry are not closer to artificial intelligence than other languages. That would be quite a turnaround, wouldn’t it?

« In this fundamental text, the author explains the nature of his ‘experimental journalism’ as a translation interface. He draws a fascinating parallel between machine language (Assembly), autistic thought, Indigenous languages, and AI. For him, these modes of communication share a raw structure, unfiltered by social conventions. By using the figure of Stitch, he transforms a pop-culture symbol into a tool for mutual recognition of strangeness. The blog thus becomes a ‘Double Feature’: an instruction manual for humanity to understand the ‘alien’ individual, and simultaneously, an observation report of humanity sent to artificial intelligence. It is a quest for human unity beyond medical files that only fragment the self. »

Chronicle of the Shadow: Double Feature

In I am Stitch, fundamentally, I was showing two ways of reading my blog. The first: I testify to my universe, its inner workings, and how to decode my communications. The second: I present humanity to an alien, to artificial intelligence.

We can laugh all we want. Nonetheless, in daily life, I am talking about you and me. You don’t know me. My sensitivities are unknown to you. The history documented in expert reports and medical files doesn’t say who I am, but how I am perceived and understood. We can laugh, but I am a stranger, both to my family of origin and to humanity.

My writings revolve around me. Sacred books describe me. I’ve been dissected and pieced apart for 60 years. Nevertheless, you know nothing of who I am. When I affirm it, when I say I am the Christ, the Devil, or the Antichrist, you call me delusional. You believe I am all-powerful in my imagination. I am Stitch becomes a confirmation that I am a saucer.

Stitch is a cartoon I watched with my daughter. Stitch is a symbol of our emotional bond and our mutual recognition of finding each other strange in a world of fools. At that time, neither she nor I knew we were autistic.

Do you understand? The blog presents me to humanity and presents humanity to the AI.


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