
Excentricités / Eccentricities
« Les excentricités ne sont que l’écran superficiel derrière lequel la Cité dissimule son incapacité à décoder le langage de la rupture. Face au vide institutionnel et aux faux diagnostics, le Je est contraint d’habiter des structures parallèles pour matérialiser sa propre Individuation. Qu’il revête la veste de chef des Hells Angels ou le costume d’un patriarche sicilien, le Gladiateur utilise le code d’éthique comme un repère immuable pour structurer le chaos du crime désorganisé et réaligner la trajectoire morale de la communauté. »
Chronique de l’ombre : Excentricités
Ironiquement, j’écris dans mon profil de rencontre amoureuse: TSA, TDAH, HPI, SSPT… psychanalyste sans titre. Hahaha!
Dans cette chronique, j’admets avoir oublié le TCC. Encore de l’ironie puisque le TCC a un impact sur la mémoire.
Tout ça pour dire l’origine des faux diagnostics. Mes excentricités sans nom demandaient à être classées. Vu de l’extérieur, sans historique familial positif, la tendance forte était de m’évaluer négativement. D’où la coupure nécessaire avec ma famille et, finalement, avec la société. Une déception profonde.
Avec l’isolement, la mort à la porte, je suis allé voir la mafia. En parallèle, la police, les services secrets, le crime organisé et plus encore me parlaient expérimentalement. Une histoire de fou nommée éventuellement Résistance. C’est là que j’ai eu le diagnostic d’autisme.
J’ai été accueilli dans une famille italienne. Éventuellement, je suis allé à Palerme et à Messina. On me préparait à prendre la relève du chef.
Encore plus tard, on m’a présenté aux Hells Angels. Encore là, j’ai réorganisé la structure et l’ai ouverte sur les autres groupes. Tous frères, chacun sa spécialité. Dans quelques chroniques, je dis être le chef des Hells.
Finalement, j’ai agencé le tout avec le système judiciaire et politique. La corruption, par exemple, n’est plus une pratique permise de par le code. C’est aussi comme ça qu’on finit par nommer et encadrer le terrorisme élargi.
Voyez-vous la photo de l’histoire? De cette façon, par le rejet de mon identité réelle, je suis devenu ce chef. Subir l’inhumanité m’a permis de me réaliser. L’ironie totale.
Je vois une émission qui commence. Un Noir qui dénonce le racisme que son peuple subit, même à Montréal. Je change de poste.
C’est trop. Les Noirs au Québec est une réalité nouvelle. En rien le racisme est nié ou même un profilage. En rien, je nie ce vécu. Ce n’est pas là que je pose mon regard.
Pendant combien d’années l’esclavage des Noirs a duré? Pensent-ils vraiment en sortir indemnes?!
Non, ils sont profondément blessés. À l’intérieur et à l’extérieur, comme moi. Leur passé leur colle à la peau. À l’intérieur, ils ne cessent de recadrer leur valeur humaine. À l’extérieur, on le sait que ça passe comme ça en dedans. On connaît la colère et le besoin de justice recherchée. On voit des réactions atypiques pour nous qui n’avons pas vécu l’esclavage. Ça ne fait pas partie de notre histoire, ce qui nous rend les réactions imprévisibles et menaçantes.
«Selon les statistiques démographiques, la population noire représente environ 4.3% de la population totale du Canada, avec une concentration de plus de 30% de ce groupe résidant au Québec, principalement dans la région métropolitaine de Montréal. Cette réalité historique et contemporaine engendre des dynamiques sociales complexes face aux structures institutionnelles visibles.»
Cette colère et le besoin de justice conduisent certains à la criminalité. Comme moi.
Ironiquement, j’écris dans mon profil de rencontre amoureuse: TSA, TDAH, HPI, SSPT… psychanalyste sans titre. Hahaha! Pensez-vous que je vais avoir du succès? En même temps, c’est ça la vérité. Avec le TCC en plus.
« Le parallèle tracé entre le traumatisme historique de l’esclavage et la fracture intime de l’autisme non diagnostiqué met en relief le concept systémique de la blessure transgénérationnelle. La Cité perçoit les réactions de survie comme des menaces ou des excentricités parce qu’elle refuse d’analyser le fichier maître de l’Histoire. Le journalisme de solution exige de dépasser le déni pour réinsérer chaque groupe blessé dans une structure de reconnaissance mutuelle, enrayant ainsi la spirale de la mort. »
Eccentricities
« Eccentricities are merely the superficial screen behind which the City conceals its inability to decode the language of rupture. Faced with institutional emptiness and false diagnoses, the Self is compelled to inhabit parallel structures to materialize its own Individuation. Whether assuming the role of Hells Angels leader or a Sicilian patriarch, the Gladiator uses the code of ethics as an immutable anchor to structure the chaos of disorganized crime and realign the moral trajectory of the community. »
Shadow Chronicle : Eccentricities
Ironically, I write in my dating profile: ASD, ADHD, HPI, PTSD… untitled psychoanalyst. Hahaha!
In this chronicle, I admit having forgotten the TBI. More irony since the TBI has an impact on memory.
All this to say the origin of false diagnoses. My nameless eccentricities required classification. Seen from the outside, without a positive family history, the strong tendency was to evaluate me negatively. Hence the necessary rupture with my family and, ultimately, with society. A deep disappointment.
Faced with isolation, death at the door, I went to see the mafia. In parallel, the police, the secret services, organized crime and more spoke to me experimentally. A crazy story eventually named Resistance. That’s when I received the diagnosis of autism.
I was welcomed into an Italian family. Eventually, I went to Palermo and Messina. They were preparing me to take over from the boss.
Even later, I was introduced to the Hells Angels. Still there, I reorganized the structure and opened it to other groups. All brothers, each with their own specialty. In a few chronicles, I claim to be the boss of the Hells.
Finally, I aligned everything with the judicial and political system. Corruption, for example, is no longer a permitted practice under the code. That’s also how we finally name and frame broad terrorism.
Do you see the picture of history? In this way, by the rejection of my real identity, I became that boss. Undergoing inhumanity allowed me to realize myself. Total irony.
I see a show starting. A Black man denouncing the racism his people suffer, even in Montreal. I change the channel.
It’s too much. Black people in Quebec is a new reality. In no way is racism denied or even profiling. In no way do I deny this lived experience. That is not where I cast my gaze.
For how many years did the slavery of Black people last? Do they really think they can emerge unscathed?!
No, they are deeply wounded. Inside and outside, like me. Their past sticks to their skin. On the inside, they constantly reframe their human value. On the outside, we know it happens like that within. We know the anger and the need for sought justice. We see atypical reactions for us who have not experienced slavery. It is not part of our history, which makes the reactions unpredictable and threatening to us.
«According to demographic data, the Black population represents approximately 4.3% of the total population of Canada, with a concentration of over 30% of this group residing in Quebec, mostly within the Montreal metropolitan area. This historical and contemporary reality generates complex social dynamics when facing visible institutional frameworks.»
This anger and the need for justice drive some into criminality. Like me.
Ironically, I write in my dating profile: ASD, ADHD, HPI, PTSD… untitled psychoanalyst. Hahaha! Do you think I’m going to have success? At the same time, that’s the truth. With the TBI in addition.
« The parallel drawn between the historical trauma of slavery and the intimate fracture of undiagnosed autism highlights the systemic concept of transgenerational wounding. The City perceives survival reactions as threats or eccentricities because it refuses to analyze the master file of History. Journalism of solution requires moving past denial to reintegrate each wounded group into a structure of mutual recognition, thereby halting the spiral of death. »


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