
Chronique de l’ombre : La vie unique
La roue du temps, une série emplie de magie écoutée sur PrimeVidéo.
« La vie de cinq villageois bascule quand une femme puissante et mystérieuse leur révèle que l’un d’eux est l’enfant d’une ancienne prophétie qui pourra plonger le monde dans les Ténèbres à jamais. Accepteront-ils de suivre cette inconnue afin de préserver le monde avant que le Ténébreux ne s’échappe de sa prison et que l’Ultime Bataille ne commence ? »
J’ai bien aimé la première saison. Intrigante.
« Dans cette chronique, l’auteur définit la Rédemption par le Partage. Il utilise la figure du Christ comme symbole du Corps Unique : si nous sommes tous une seule vie, alors le bien et le mal (le Christ et le Diable) cohabitent en nous. L’auteur ne se prétend pas parfait ; au contraire, il intègre ses « erreurs » (comme la webréalité) comme des étapes nécessaires de son apprentissage. Le point de rupture avec sa famille n’est pas l’erreur en soi, mais le refus de la réparation. En refusant de corriger les faux diagnostics et de reconnaître le viol maternel, la famille bloque la circulation de la vérité dans le corps social. L’auteur, en tant que « Messager », utilise son écriture pour sanctifier ces erreurs et en faire un enseignement universel. « Vous voyez ? » n’est pas une question, c’est l’acte de rendre visible l’invisible. »
Chronique de l’ombre : La vie unique
Si on accepte la conception du Christ, qu’il n’y a qu’une seule vie, toutes les fautes relèveraient de cette vie, donc du Christ. Qu’on soit croyant ou non ne change rien à ce regard sur la vie unique. Philosophiquement, cela ne peut être faux. De là vient l’idée que le Christ et le diable sont la seule et même personne.
On peut douter que je sois Jésus-Christ, que je sois le diable, mais cela est un détail. Ce qui importe est de comprendre ce regard partagé par les livres sacrés et plusieurs autres philosophies : toutes les vies ne sont en réalité qu’une seule et unique vie. C’est aussi ce regard qui ébranle la psychologie telle qu’on me l’a présentée. C’est le regard à la source des deux pyramides liées par la base. C’est le sens de se dire messager.
Sinon, bien sûr que tout le monde a droit à l’erreur, mais pour ma famille, ce n’était plus une question d’erreurs. C’était un choix de relation avec moi. M’enlever le droit à un avenir n’est pas quelque chose qui se fait à la légère. On est ailleurs, vraiment.
Je reconnais avoir fait des erreurs tout au long de ma vie, même durant ce projet de webréalité. Il y avait place à de l’amélioration. Par contre, j’ai utilisé ces erreurs pour en retirer des leçons. Même « l’acceptation » de la situation d’isolement sous la loupe des caméras est une grande erreur, mais j’ai utilisé l’occasion pour répondre à des questions, pour en faire « ma vie sociale », nommément mon projet social.
C’est un peu cela qui se passe quand j’écris et que cela prend une direction que finalement je dois effacer. Je me laisse emporter par la colère et je vois bien que cela semble démontrer que je suis sans faute. Évidemment, ce n’est pas ma vision. Il y a une multitude de choses que je ne referais pas, quoique je me demande comment j’aurais fait les mêmes apprentissages. Voilà l’idée qu’un enseignement soit approprié : pour éviter d’apprendre la souffrance en la vivant toujours sous la même forme.
Je crois que c’est la partie où j’en veux le plus à ma famille. Elle sait s’être trompée sur les diagnostics, sur l’enlèvement du droit à un avenir, sur la cachoterie du viol « honteux » que ma mère a subi, mais elle persiste à ne pas réparer parce que cela lui causerait un tort. Pourtant, il lui a été possible de me causer ce tort… en tout cas.
Donc, je reconnais mes erreurs. Je partage les leçons apprises. C’est ma rédemption, ce partage. « Vous voyez ? »*
*De mémoire, Harry Potter pose cette question, avec un certain détachement, sans attendre véritablement de réponse.
(On me fait penser que c’est plutôt Neville Longbottom (Mathew Lewis) qui a dit cette réplique.)
Shadow Chronicle: The Unique Life
The Wheel of Time, a series full of magic watched on Prime Video. « The lives of five young villagers change forever when a powerful and mysterious woman arrives, claiming one of them is the child of an ancient prophecy who can tip the balance between Light and Dark forever. Will they follow this stranger to preserve the world before the Dark One escapes his prison and the Last Battle begins? » I really liked the first season. Intriguing.
« In this column, the author defines Redemption through Sharing. He uses the figure of Christ as a symbol of the Unique Body: if we are all one life, then good and evil (Christ and the Devil) coexist within us. The author does not claim to be perfect; on the contrary, he integrates his ‘mistakes’ (such as web-reality) as necessary stages of his learning. The breaking point with his family is not the mistake itself, but the refusal of reparation. By refusing to correct false diagnoses and acknowledge the maternal rape, the family blocks the flow of truth within the social body. The author, as a ‘Messenger,’ uses his writing to sanctify these mistakes and turn them into a universal teaching. ‘You see?’ is not a question; it is the act of making the invisible visible. »
Shadow Chronicle: The Unique Life
If we accept the conception of Christ—that there is only one life—all faults would stem from that life, and therefore from Christ. Whether one is a believer or not changes nothing about this perspective on the unique life. Philosophically, it cannot be false. From this comes the idea that Christ and the Devil are one and the same person.
One may doubt that I am Jesus Christ or that I am the Devil, but that is a detail. What matters is understanding this perspective shared by sacred books and several other philosophies: all lives are, in reality, only one and the same life. It is also this perspective that shatters psychology as it was presented to me. It is the gaze at the source of the two pyramids linked by their base. It is the meaning of calling oneself a messenger.
Otherwise, of course everyone has the right to make mistakes, but for my family, it was no longer a question of mistakes. It was a choice of relationship with me. Stripping me of the right to a future is not something done lightly. We are elsewhere, truly.
I admit to having made mistakes throughout my life, even during this web-reality project. There was room for improvement. However, I used those mistakes to draw lessons from them. Even the « acceptance » of the isolation situation under the camera’s lens was a great mistake, but I used the opportunity to answer questions, to make it « my social life, » namely my social project.
That is somewhat what happens when I write and it takes a direction that I ultimately have to erase. I let myself be carried away by anger, and I see clearly that it seems to suggest I am blameless. Obviously, that is not my vision. There are a multitude of things I would not do again, though I wonder how I would have made the same realizations otherwise. This is the idea of an appropriate teaching: to avoid learning about suffering by always living it in the same form.
I think this is the part where I resent my family the most. They know they were wrong about the diagnoses, about stripping away my right to a future, about the hiding of the « shameful » rape my mother suffered, but they persist in not making amends because it would cause them harm. Yet, it was possible for them to cause me that harm… anyway.
So, I acknowledge my mistakes. I share the lessons learned. This sharing is my redemption. « You see? »*
*From memory, Harry Potter asks this question, with a certain detachment, without truly expecting an answer.
(It has been pointed out to me that it was actually Neville Longbottom (Matthew Lewis) who said this line.)

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