Négation et rejet

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Négation et rejet

Mon commentaire

Le manque de connaissance de l’autisme m’aura fait subir une vie qui n’était pas la mienne. De la même façon, la négation du peuple québécois francophone avec sa culture unique appelle au rejet de notre humanité.

Le Québécois francophone a tous les diagnostics inhumains : islamophobe, anti-anglophones, raciste, antisémite, sans culture, sans ouverture à l’autre, génocidaire, nazi et j’en passe. Pas un seul pour dire que le Québécois francophone est une belle personne qui accueille l’immigrant, lui offre l’aide sociale, un service de santé gratuit, une éducation gratuite, un centre de la petite enfance pratiquement gratuit, un logement et des cours de français payés. Ai-je oublié l’eau potable gratuite, l’absence de guerre, le droit de vote ? Esti de raciste de Québécois ! L’ONU a toutes les raisons de s’inquiéter de la monstruosité du Québécois francophone, spécifiquement le francophone.

« Cette chronique illustre la programmation de survie d’un être évoluant dans le Monde du vide, où l’absence de miroir juste (le diagnostic) crée une bulle de verre isolante. Le parallèle entre l’autisme ignoré et la culture québécoise niée démontre une Fake pyramide qui cherche à invalider le corps éthérique d’un peuple comme celui d’un homme. Le deuil dont parle l’auteur est une gestation nécessaire : il s’agit de briser l’intégration du jugement passé pour permettre au Gladiateur de naître enfin dans une réalité assumée. »

Chronique du voyage intérieur : Négation et rejet

Avec différentes appréhensions, je poursuis mon élan vers une socialisation plus saine.
Antérieurement, je cherche à le faire et à trouver une amoureuse. Le contraste apparaît dans la conscience de ma situation. Je me savais handicapé suite à mon accident et cela expliquait ma difficulté sociale.

Bien sûr que de savoir le fond d’autisme de ma situation change mon analyse. Un fait majeur. Les séquelles de l’accident sont réelles, mais sans doute qu’une prise en charge avec cette connaissance de qui j’étais avant l’accident aurait changé ma vie.

Bref, je regarde ma vie passée avec une certaine forme de nostalgie. J’aimerais pouvoir la revivre en me sachant autiste, Asperger.

J’ai ce bagage de blessures à porter et je n’arrive pas à me raisonner pour recadrer les fausses perceptions de qui je suis. Ainsi, mes appréhensions d’une vie sociale s’appuient sur un passé révolu, mais je n’arrive pas à vivre avec cette réalité disparue. Il me manque des expériences positives dans lesquelles mon autisme est assumé et que la socialisation soit satisfaisante. C’est plus difficile parce que le jugement passé est intégré. Ma responsabilité d’un deuil à faire.

Dernièrement, je me demandais quels étaient mes passe-temps. À part le blogue (blog), les actualités, les activités culturelles, la moto, quelques voyages, je n’ai pas grand-chose qui habite mon quotidien ! N’est-ce pas paradoxal ?

Je pense à une vie familiale ou amoureuse, à des visites de ma fille, à sortir avec des amis, mais ne comble pas le vide par d’autres intérêts. La peinture, l’apprentissage de langues ou même l’entraînement physique sont simplement occultés. La peinture reste en suspens depuis des années. Je faisais une toile à offrir à ma fille. Les langues, je ne savais plus comment m’organiser. Gêné d’être filmé chez moi, je ne voulais pas me montrer encore plus vulnérable. Le choix de la langue représentait aussi un problème. L’espagnol, finalement. L’entraînement, quant à lui, est toujours interrompu par une grippe ou une maladie quelconque. J’ai des passe-temps, finalement, mais les délaisse par manque de socialisation, de contacts humains, d’affection familiale.

Méditer, réfléchir, analyser la vie ne suffit pas.

L’auteur projette ici une double négation : celle de son identité neurologique (l’autisme non diagnostiqué) et celle de son identité collective (le Québécois francophone). Dans les deux cas, le « Moi » est écrasé par un diagnostic extérieur erroné — que ce soit la « maladie mentale » pour l’individu ou la « monstruosité » pour le peuple. Cette chronique révèle comment la Fake pyramide sociale utilise le stigmate pour maintenir l’individu dans un état de zombie politique et psychologique, lui refusant l’accès à sa propre souveraineté.


Negation and rejection

My commentary

The lack of knowledge regarding autism forced me to endure a life that was not my own. In the same way, the negation of the French-speaking Quebec people and their unique culture calls for the rejection of our humanity.

The French-speaking Quebecer is given every inhuman diagnosis: Islamophobic, anti-Anglophone, racist, anti-Semitic, uncultured, closed-off, genocidal, Nazi, and so on. Not a single person to say that the French-speaking Quebecer is a beautiful person who welcomes the immigrant, offering social assistance, free healthcare, free education, practically free childcare, housing, and paid French lessons. Have I forgotten clean drinking water, the absence of war, the right to vote? Damn racist Quebecer! The UN has every reason to worry about the monstrosity of the French-speaking Quebecer, specifically the Francophone.

« This chronicle illustrates the survival programming of a being evolving within the World of the void, where the absence of a fair mirror (the diagnosis) creates an isolating glass bubble. The parallel between ignored autism and the denied Quebec culture demonstrates a Fake pyramide seeking to invalidate the etheric body of a people just as it does a man’s. The mourning the author mentions is a necessary gestation: it is about shattering the integration of past judgment to allow the Gladiateur to finally be born into an owned reality. »

Chronicle of the inner journey: Negation and rejection

With various apprehensions, I continue my momentum toward a healthier socialization.
Previously, I sought to do this and find a partner. The contrast appears in the awareness of my situation. I knew I was disabled following my accident, and that explained my social difficulty.

Of course, knowing the underlying autism of my situation changes my analysis. A major fact. The after-effects of the accident are real, but doubtlessly, being cared for with the knowledge of who I was before the accident would have changed my life.

In short, I look at my past life with a certain form of nostalgia. I would like to be able to live it over again, knowing I am autistic, Asperger’s.

I carry this baggage of wounds, and I cannot reason with myself to reframe the false perceptions of who I am. Thus, my apprehensions of a social life are based on a bygone past, but I cannot manage to live with this vanished reality. I lack positive experiences in which my autism is owned and socialization is satisfying. It is harder because past judgment has been integrated. My responsibility is a mourning process that must be done.

Lately, I was wondering what my hobbies were. Aside from the blog, news, cultural activities, motorcycling, and a few trips, I don’t have much inhabiting my daily life! Isn’t it paradoxical?

I think of a family or romantic life, of visits from my daughter, of going out with friends, but I do not fill the void with other interests. Painting, language learning, or even physical training are simply eclipsed. Painting has been on hold for years. I was making a canvas to give to my daughter. As for languages, I no longer knew how to organize myself. Embarrassed about being filmed at home, I didn’t want to show myself as even more vulnerable. The choice of language also posed a problem. Spanish, finally. Training, meanwhile, is always interrupted by a flu or some illness. I do have hobbies, after all, but I abandon them for lack of socialization, human contact, and family affection.

Meditating, reflecting, and analyzing life is not enough.

The author projects a double negation here: that of his neurological identity (undiagnosed autism) and that of his collective identity (the French-speaking Quebecer). In both cases, the « Self » is crushed by an erroneous external diagnosis—whether it be « mental illness » for the individual or « monstrosity » for the people. This chronicle reveals how the social Fake pyramide uses stigma to maintain the individual in a state of political and psychological zombie, denying them access to their own sovereignty.


Longueuil, mon pays (Québec)

« Pédagogie et philosophie des enjeux de société par le prisme des TI. »