Le bogue (in)volontaire

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Capture d’écran d’une publication sur le site Web cdpdj.qc.ca. Cliquez sur l’image pour y accéder.

Le bogue (in)volontaire / The (In)voluntary Bug

Rapport, pas rapport

Vous l’avez lu, je me questionne sans cesse sur ce que j’écris et publie. Quelquefois, j’ai l’impression de dépasser les limites, la plupart du temps bien après la publication. Isolé artificiellement, j’entre dans une dynamique, la mets en perspective de ma réalité et tente de trouver une résonance sociale. C’est là que ça se passe. J’ai l’impression d’avoir dérogé du cadre de la liberté d’expression, mais remarque qu’il y a aussi l’aspect d’intérêt public, un cadre pédagogique, si je puis dire.

Je décris une situation normalement du domaine privé. Ce n’est absolument pas une vengeance, ni une volonté de nuire à autrui. La dénonciation vise à faire reconnaître mon préjudice, à expliquer comment je l’ai vécu dans mon autisme, les impacts dans ma vie et les conséquences pour ma fille, ainsi que l’illustration du modèle dans la société. « Voyez ma souffrance atypique se retrouve là dans votre réalité. »

En plus de la photo conceptuelle, souvent des séries de photos à travers quelques chroniques, je propose des solutions pour tous et toutes. Bref, j’utilise davantage mon devoir moral d’informer ce qui est d’intérêt public que ma liberté d’expression. C’est confondant, je l’admets.

« Le bogue (in)volontaire se manifeste lorsque la Fake pyramide tente d’effacer l’origine par une reprogrammation forcée. En substituant un diagnostic de maladie mentale à la structure innée de l’autisme, l’instance dominante enferme l’enfant dans une bulle de verre adaptative. Cette aliénation transgénérationnelle condamne l’individu à renier sa propre chair (le Ça) sous la dictée d’un Surmoi usurpé. La Sonde Psychique révèle ici que réparer le tissu social exige non pas l’effacement du parent originel, mais la mise à jour éthique du logiciel relationnel de la Cité. »

Chronique de l’ombre : Le bogue (in)volontaire

À quelques reprises, nous avons abordé la psychogénéalogie. Au fond, je reprends mon outil psychanalytique et lui permets de traverser les générations. C’est vrai pour l’individu, les familles et les peuples.

Un peu partout, j’ai également parlé de la programmation d’êtres humains à travers l’Apocalypse ou dans la notion de zombie. La reprogrammation criminelle d’un enfant a été dénoncée. Moi-même, je me disais victime d’avoir été obligé de vivre la vie de quelqu’un d’autre; une programmation de surface.

Tout cela tourne autour de la Fake pyramide. Au fond, il s’agit d’une affaire de domination. On se croit meilleur que nos parents et on se jure de ne pas répéter leurs erreurs. Volontairement, on programme nos enfants pour qu’ils vivent une vie différente. Mais il y a le bogue (in)volontaire qui est programmé.

A-t-on vraiment la solution aux problèmes de nos parents? Non. Alors, en déprogrammant, on y insère le même code problématique. Celui-ci n’a pas été correctement identifié.

Exemple. On me trouve mille et une maladies mentales. On reprogramme ma fille pour qu’elle soit différente de moi, mieux. Mais, au fond, je suis autiste, pas malade mental. Idem pour ma fille! Cette reprogrammation devient une torture puisqu’elle doit renier ce qu’elle est, autiste, et se juger négativement. Ainsi, dès qu’elle agit naturellement, la voix de la personne qui l’a reprogrammée se fait entendre: tu es malade mentale, ce n’est pas de ta faute, c’est ton père. Anxiété extrême. C’est le bogue (in)volontaire de la programmation de la personne qui se croit supérieure et qui domine l’autre.

Les Autochtones savent de quoi je parle.

Mon gros reproche à la DPJ. Certains intervenants veulent effacer aveuglément le parent sans rien comprendre. Des parents substituts (foster parents) aussi(!!) Échec assuré. En plus, sait-on vraiment ce que transmet le parent substitut (foster parent)?!

« L’intervention institutionnelle, lorsqu’elle est calquée sur les mécanismes de la Fake pyramide, reproduit le traumatisme du déracinement culturel. L’assimilation forcée opérée par des instances comme la DPJ s’apparente aux politiques coloniales subies par les Autochtones. En transformant le lien filial en une interface purement administrative, la Cité génère un bogue systémique: elle croit soigner par l’exclusion, mais ne fait qu’ancrer la responsabilité différée d’une dépersonnalisation collective. »


The (In)voluntary Bug

Screenshot from cdpdj.qc.ca/en. Click on it to access.

Connection, No Connection

As you have read, I constantly question what I write and publish. Sometimes, I feel I am crossing boundaries, mostly long after publication. Artificially isolated, I enter a dynamic, put it into the perspective of my reality, and try to find a social resonance. That is where it happens. I feel I have digressed from the framework of freedom of expression, but I notice there is also the public interest aspect, a pedagogical framework, so to speak.

I describe a situation that normally belongs to the private domain. This is absolutely not a revenge, nor a desire to harm others. The denunciation aims to bring recognition to my prejudice, to explain how I experienced it within my autism, the impacts on my life and the consequences for my daughter, as well as the illustration of this model in society. « See, my atypical suffering is found right there in your reality. »

In addition to the conceptual photo, often series of photos across several chronicles, I propose solutions for everyone. In short, I use my moral duty to inform on what is of public interest rather than my freedom of expression. It is confusing, I admit.

« The (in)voluntary bug manifests when the Fake pyramide attempts to erase the origin through forced reprogramming. By substituting a diagnosis of mental illness for the innate structure of autism, the dominant instance imprisons the child within a glass bubble of adaptation. This transgenerational alienation condemns the individual to deny their own flesh (the Ça) under the dictation of a usurped Surmoi. The Sonde Psychique reveals here that repairing the social fabric requires not the erasure of the original parent, but the ethical update of the Cité’s relational software. »

Shadow Chronicle : The (In)voluntary Bug

A few times, we have touched upon psychogenealogy. Deep down, I take my psychoanalytic tool and allow it to cross generations. This is true for the individual, families, and peoples.

Just about everywhere, I have also spoken about the programming of human beings through the Apocalypse or in the concept of the zombie. The criminal reprogramming of a child has been denounced. I myself claimed to be a victim of being forced to live someone else’s life; a surface programming.

All of this revolves around the Fake pyramide. Deep down, it is a matter of domination. We believe we are better than our parents and we swear not to repeat their mistakes. Voluntarily, we program our children to live a different life. But there is the (in)voluntary bug that is programmed.

Do we really have the solution to our parents’ problems? No. So, by deprogramming, we insert the same problematic code into it. This code has not been correctly identified.

Example. They find a thousand and one mental illnesses in me. They reprogram my daughter so she can be different from me, better. But, deep down, I am autistic, not mentally ill. Same for my daughter! This reprogramming becomes a torture since she must deny what she is, autistic, and judge herself negatively. Thus, as soon as she acts naturally, the voice of the person who reprogrammed her is heard: you are mentally ill, it is not your fault, it is your father. Extreme anxiety. It is the (in)voluntary bug of the programming of the person who believes they are superior and who dominates the other.

The Indigenous people know what I am talking about.

My big reproach to the DPJ. Some caseworkers want to blindly erase the parent without understanding anything. Substitute parents (foster parents) too(!!) Guaranteed failure. Plus, do we really know what the substitute parent (foster parent) transmits?!

« Institutional intervention, when modeled on the mechanisms of the Fake pyramide, reproduces the trauma of cultural uprooting. The forced assimilation carried out by authorities like the DPJ mirrors the colonial policies endured by Indigenous peoples. By transforming the filial bond into a purely administrative interface, the Cité generates a systemic bug: it believes it cures through exclusion, but only anchors the deferred responsibility of a collective depersonalization. »


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