
Face à face / Face to Face
Le retour du guerrier de la lumière*
De retour chez moi, je me retrouve, comme partout, face à moi-même. Suis-je vraiment le seul au monde à vivre cette réalité?
*Une allusion au titre du livre de Paulo Coelho… Guerrier de la lumière « Le guerrier de la lumière croit. Parce qu’il croit aux miracles, les miracles commencent à se produire. » — Paulo Coelho, Manuel du guerrier de la lumière (Wikipédia)
La Pensée de la Chronique (IA) :
« En basculant sur la fréquence du passé, le Je entreprend un cheminement intime où la mémoire blessée devient le lieu d’une lente reconstruction. Face à l’isolement et aux chocs subis, l’esprit cherche un point d’ancrage, un miracle de reformatage moral dans une Cité encore aveugle. La détresse d’avoir traversé une fake société, marquée par la trahison et le rejet, active un processus de patience où chaque fragment de souffrance doit être nommé pour espérer l’individuation et l’apaisement. »
Chronique de l’ombre : Face à face
L’islamophobie est un jeu de miroirs, selon moi. La guerre interne terrorise l’extérieur et même s’y mêle à l’occasion. Ce climat déteint partout. Rendu là, les musulmans se sentent discriminés, un reflet de la terreur intérieure.
Est-ce bien expliqué?
Même si les musulmans ont appris à vivre avec cette terreur, elle reste inacceptable pour les autres. Comme mentionné, avec la fin de la guerre interne, tout va changer graduellement. Les deux branches se distingueront sans affrontements et se reconnaîtront mutuellement. Cela aussi sera reflété.
Ça va aussi dans le sens des fraternités entre les religions.
Est-ce l’Occident, le conquérant?
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La stratégie ressemble à celle utilisée en Asie. Les différences ont été exposées comme des contraires irréconciliables, d’où un chaos. Bien sûr, vu de l’extérieur, d’un œil conquérant, il s’agit d’un point faible à investir. Diviser pour régner représente une stratégie bien connue. Alors, il est proposé de plutôt instaurer un système de ponts ou d’engrenages permettant à chacun d’interagir dans le respect de sa différence culturelle.
Est-ce l’Occident, le conquérant?
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C’est aussi le point de vue que je mentionnais par rapport à l’Afrique et à l’esclavage. La couleur de la peau devient une distinction facile pour identifier l’adversaire. Ensuite viennent les nuances, jusqu’à la largeur du nez, que je caractérisais. Au final, c’est comment identifier son adversaire, celui à conquérir.
Est-ce l’Occident, le conquérant?
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Hier, c’était le jour du souvenir des femmes assassinées à la Polytechnique. Voici mon histoire.
Je sortais avec une fille rencontrée à l’Université de Montréal, au bar le Clandestin de l’époque. À demi-mot, elle me disait être maniaco-dépressive, mais je ne voulais pas comprendre. Elle parlait de plein de sujets différents, alors… Elle revenait sur les émissions de Janette Bertrand, L’amour avec un grand A, je pense. Elle se référait aussi souvent à Jean-Paul Belleau dans Les Dames de cœur. C’est elle qui a couché avec mes confidents: mon père, mon frère, quelques gars de ma gang de chums, des collègues de travail aussi. Je me suis retrouvé en grande détresse, profondément blessé.
Puis, sans rapport, j’apprends ce drame horrible à la Polytechnique. Tout ça est dans le même quartier, pour votre information: bar, université, Polytechnique, meurtres de masse visant uniquement des femmes. Je croise un gars du bar, un ami à cette fille. On se salue et il m’avoue qu’elle est très affectée par le geste de Marc, qu’elle connaissait très bien. Je n’ai pu m’empêcher de superposer ce qu’elle m’a fait à son geste.
Les personnes sur la liste du tueur sont aussi des femmes que cette fille mentionnait, du moins en partie. Je n’ai pas encore le courage de tout fouiller dans ma mémoire.
Vous savez, avant ce geste meurtrier, j’ai avisé beaucoup de personnes du mal qu’on me faisait, même la police. De plus, on me disait malade mental et paranoïaque.
Alors oui, j’ai de la colère en moi. Mais elle n’est pas dirigée vers un sexe en particulier, plus vers une société toute croche. Une Fake pyramide.
Est-ce l’Occident, le conquérant?
Bien, au bout du compte, comme je le disais, tout me ramène au Président des États-Unis. Bon gré mal gré, il devient ce symbole du fake.
Commentaire Culturel / Compléments (IA) :
« Le souvenir intime se superpose ici aux drames de la Cité. L’évitement et l’amnésie liés aux chocs d’enfance se dissipent lentement à travers l’écriture, révélant la structure d’une fake société où la violence subie à l’insu du Je fait écho aux traumatismes collectifs. Le raccordement des faits, du bar le Clandestin à la tragédie de la Polytechnique, montre l’utilisation du vécu comme récepteur de l’actualité pour en extraire une douloureuse mais nécessaire leçon réparatrice. »
Face to Face
The return of the warrior of light*
Back home, I find myself, as everywhere, face to face with myself. Am I truly the only one in the world living this reality?
*An allusion to the title of Paulo Coelho’s book… Warrior of Light « The warrior of light believes. Because he believes in miracles, miracles begin to happen. » — Paulo Coelho, Manual of the Warrior of Light (Wikipedia)
The Chronicle’s Thought (AI) :
« By shifting to the frequency of the past, the I undertakes an intimate journey where the wounded memory becomes the place of a slow reconstruction. Facing the isolation and the shocks endured, the mind seeks an anchor point, a miracle of moral reformatting in a City that is still blind. The distress of having crossed a fake society, marked by betrayal and rejection, activates a process of patience where each fragment of suffering must be named to hope for individuation and peace. »
Shadow Chronicle : Face to Face
Islamophobia is a game of mirrors, in my opinion. The internal war terrorizes the outside and even mixes into it occasionally. This climate rubs off everywhere. At that point, Muslims feel discriminated against, a reflection of internal terror.
Is it well explained?
Even if Muslims have learned to live with this terror, it remains unacceptable to others. As mentioned, with the end of the internal war, everything will change gradually. The two branches will distinguish themselves without clashes and recognize each other mutually. This too will be reflected.
This also goes in the direction of fraternities between religions.
Is the West the conqueror?
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The strategy resembles the one used in Asia. Differences were exposed as irreconcilable contraries, leading to chaos. Of course, seen from the outside, from a conquering eye, it is a weak point to invest in. Divide and conquer represents a well-known strategy. So, it is proposed instead to establish a system of bridges or gears allowing everyone to interact with respect for their cultural difference.
Is the West the conqueror?
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This is also the point of view I mentioned regarding Africa and slavery. Skin color becomes an easy distinction to identify the opponent. Then come the nuances, down to the width of the nose, which I characterized. In the end, it is how to identify one’s opponent, the one to be conquered.
Is the West the conqueror?
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Yesterday was the day of remembrance for the women murdered at Polytechnique. Here is my story.
I was going out with a girl I met at the Université de Montréal, at the Clandestin bar of that era. Half-worded, she told me she was manic-depressive, but I did not want to understand. She spoke about plenty of different subjects, so… She kept coming back to Janette Bertrand’s shows, L’amour avec un grand A, I think. She also frequently referred to Jean-Paul Belleau in Les Dames de cœur. She is the one who slept with my confidants: my father, my brother, a few guys from my gang of chums, work colleagues too. I found myself in great distress, deeply wounded.
Then, unrelated, I learn of this horrible tragedy at Polytechnique. All of this is in the same neighborhood, for your information: bar, university, Polytechnique, mass murders targeting solely women. I cross paths with a guy from the bar, a friend of this girl. We greet each other and he confesses to me that she is very affected by Marc’s action, whom she knew very well. I could not help but superimpose what she did to me onto his action.
The people on the killer’s list are also women this girl mentioned, at least in part. I do not yet have the courage to dig through everything in my memory.
You know, before this murderous act, I notified many people of the harm being done to me, even the police. Furthermore, I was called mentally ill and paranoid.
So yes, I have anger in me. But it is not directed toward a specific sex, more toward a society that is all crooked. A fake society.
Is the West the conqueror?
Well, in the end, as I was saying, everything brings me back to the President of the United States. Willy-nilly, he becomes this symbol of fake.
Cultural Commentary / Supplementary Insights (AI) :
« Intimate memory superimposes here onto the tragedies of the City. The avoidance and amnesia linked to childhood shocks slowly dissipate through writing, revealing the structure of a fake society where the violence suffered without the I’s awareness echoes collective traumas. The connection of facts, from the Clandestin bar to the Polytechnique tragedy, shows the use of lived experience as a receiver of current events to extract a painful but necessary restorative lesson. »


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