Bilan du Projet social (3/3)
Aujourd’hui l’histoire, un balado écouté sur Balados. Disponible aussi sur le site de Radio-Canada. « Comprendre notre passé, c’est comprendre ce que nous avons été pour mieux comprendre qui nous sommes aujourd’hui. Jacques Beauchamp aborde un fait, un événement ou une idée qui a marqué l’histoire, la nôtre ou celle des autres, en compagnie d’un ou de plusieurs invités. Les sujets peuvent être sérieux ou légers. » *
En complément : faire des liens avec des faits et bâtir son argumentaire pour appuyer notre opinion. QUB radio : Crime et Société « Chronique Crime et Société avec Félix Séguin, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor : Safia Nolin, critiquée ou harcelée ? »
Il y aura d’autres commentaires culturels, inspirés de plusieurs types de médias. Je constate l’explosion des balados et vais tâcher de refléter cette réalité dans la prochaine étape de ce blogue. Je me permettrai aussi, à l’avenir, de parler plus d’une fois d’un même artiste ou d’une création lorsque je crois pouvoir ajouter ou approfondir un aspect.
*Citation du site Web de Radio-Canada, août 2020.
Mon texte : Bilan du Projet social (3/3)
À quoi ressemblera la suite ? Toujours cette recherche de nos racines pour mieux s’ancrer dans notre humanité et pour mieux comprendre nos défis grâce à l’identification des structures qui supportent nos réalités. Sur quelles bases s’appuie tel conflit ? Quelles sont les options prévisibles ? Quelles solutions puis-je faire ressortir d’une synthèse de la situation ?
L’héritage autochtone. On peut mettre tous les Européens dans le même panier et dire qu’ils sont responsables de la perte de leurs repères avec une modification de leurs modes de vie et de leur environnement, de la perte de leurs langues, de la perte de leurs spiritualités. Mettons de côté toute distinction quant à nos différences, sortons-les de notre guerre européenne. Au départ, toute leur réalité s’appuyait sur l’environnement, sur le territoire. La situation actuelle démontre justement l’importance de l’environnement et cela pourrait bien être l’occasion que celui-ci devienne un lieu de réparation, une nouvelle base. Il y a un grand consensus, c’est le moins qu’on puisse dire, au sein de l’humanité sur la nécessité de se reconnecter à la Nature.
Le Canada, j’ai tout fait pour le réparer, pour l’aider à traverser la crise. J’ai même rendu publique sur Twitter le résultat de ma réflexion, mon plan, et le gouvernement fédéral ne veut rien savoir. Il n’a que lui à blâmer. Actuellement, seuls des changements cosmétiques sont faits ou proposés, peut-être pour ne pas briser cette constitution pas signée, pour ne pas reconnaître un tort. Néanmoins, chacun sait que ça ne fonctionne pas. On ne peut pas s’excuser pour tous les torts du Canada auprès de différentes communautés et laisser pour compte les Québécois avec tout le mal causé par cette négation de peuple distinct et multiethnique, par le manque de reconnaissance réelle d’une culture différente qui va au-delà de la langue et des accusations simplistes dommageables de racisme. L’injustice ne peut être la base de la proclamation d’un pays unifié.
Ça finit là, le peuple québécois n’a aucune responsabilité dans cette crise qui existe depuis très longtemps. Même chose pour tous les autres aspects de nos implications, tout était dysfonctionnel avant une quelconque question de référendum. Il y a péril dans la demeure parce qu’il y a besoin de domination, de diminution de l’autre dans sa différence. Qu’on qualifie cette attitude de structurelle ou de systémique, ou même qu’on se dise que ça fait partie de la nature humaine, ne change rien au devoir moral d’apporter des changements qui puissent permettre à l’humanité d’évoluer, de passer à une nouvelle dimension de sa nature.
Il y a eu mauvaise définition de l’identité québécoise, essentiellement parce qu’elle va au-delà de la couleur de peau, de la langue dominante ou même d’allégeance à une monarchie ou à une religion. De nos jours, un autre large consensus existe, celui autour de la notion de culture pour définir un peuple. C’est une « nouvelle » conception. C’est un point de départ, une base à partir de laquelle nous devons travailler, tant pour un Canada sain que pour un Québec épanoui, émancipé.
La culture niée entraîne un grand déchirement au sein des Québécois, tant individuellement que collectivement. Inviter des réfugiés à qui il sera dit qu’il n’y a pas de culture québécoise, que tout le Canada est uniforme, est de se nier soi-même au profit de l’autre. Chaque nouvel arrivant n’est pas seulement quelqu’un à qui une nouvelle vie s’offre, mais devient une personne à qui il faut expliquer notre culture niée et mal définie. Cette mise au point, cet énoncé d’existence, est présenté comme du racisme. Il s’agit donc d’un accueil à contre-courant, tristement. Probablement ressenti par certains immigrants comme de la manipulation.
Que ce soit au Québec ou au Canada, nous avons la responsabilité de favoriser activement les Premières Nations à renaître de ce génocide culturel. Alors que nous parlions de plus en plus de multiculturalisme, les cultures autochtones étaient niées et sont encore méconnues. Il nous faut comprendre l’héritage autochtone, une nécessité pour se reconstruire, pour prendre notre envol vers un nouveau pays.
Globalisation. On dénonce son inhumanité, ses abus, son système économique. Pourquoi ? L’urgence de vivre l’égalité, en bref. L’égalité ou la fin de la domination en tant que symbole de réussite, voilà la nouvelle ère pour le Globe. La religion, la spiritualité ou une profondeur dans la relation humaine. Cela inspire notre code d’éthique d’humain, notre façon de nous lier aux autres et, il faut le réaliser, à soi-même.
Ce dernier texte de mon bilan marque la fin d’une étape pour ce Projet social et le début d’une nouvelle. Pour un temps indéterminé, mais peut-être jusqu’au déclenchement des élections, je serai essentiellement en pause du présent blogue.
La suite ? Apparaîtront une catégorie Journal personnel**, des « notes pour moi-même », et Entrevue du 5e type où je tenterai de comprendre certains choix de vie de mes cobayes… en plus de la continuité de ce qui a été fait jusqu’à maintenant, incluant l’Entrevue expérimentale qui demande beaucoup de temps, de générosité et un grand lâcher-prise de la part des participantes.
Comme constaté, je ne fais pas de la critique culturelle. Je dirais plutôt du commentaire culturel, avec une mise en évidence d’un aspect imagé de la création en question. Le journalisme sera un moyen de se parler entre nous, à travers des images et des symboles, pour arriver à comprendre le point de vue de chacun, afin de bâtir des ponts grâce à une meilleure compréhension du monde qui nous entoure, grâce à une poésie.
*L’idée originale provient d’un ouvrage acheté il y a quelques années : Pensées pour moi-même (Marc Aurèle).
9 mars 2026
Assessment of the Social Project (3/3)
Aujourd’hui l’histoire, a podcast listened to on Balados. Also available on the Radio-Canada website. « To understand our past is to understand what we have been in order to better understand who we are today. Jacques Beauchamp addresses a fact, an event, or an idea that has marked history, ours or that of others, in the company of one or more guests. The subjects can be serious or light. » *
In addition: making links with facts and building one’s argument to support our opinion. QUB radio: Crime et Société « Chronique Crime et Société with Félix Séguin, journalist at the Quebecor Investigative Bureau: Safia Nolin, criticized or harassed? »
There will be other cultural comments, inspired by several types of media. I notice the explosion of podcasts and will try to reflect this reality in the next stage of this blog. I will also allow myself, in the future, to speak more than once about the same artist or creation when I believe I can add to or deepen an aspect.
*Citation from the Radio-Canada website, August 2020.
My text: Assessment of the Social Project (3/3)
What will the sequel look like? Always this search for our roots to better anchor ourselves in our humanity and to better understand our challenges through the identification of the structures that support our realities. On what bases is such a conflict supported? What are the predictable options? What solutions can I bring out from a synthesis of the situation?
Indigenous heritage. We can put all Europeans in the same basket and say they are responsible for the loss of their landmarks [Indigenous people’s] with a modification of their lifestyles and their environment, the loss of their languages, the loss of their spiritualities. Let’s set aside any distinction regarding our differences, let’s take them out of our European war. Initially, their entire reality was based on the environment, on the territory. The current situation precisely demonstrates the importance of the environment, and this could well be the opportunity for it to become a place of reparation, a new base. There is a great consensus, to say the least, within humanity on the need to reconnect with Nature.
Canada: I did everything to fix it, to help it through the crisis. I even made the result of my reflection, my plan, public on Twitter, and the federal government wants nothing to do with it. It has only itself to blame. Currently, only cosmetic changes are made or proposed, perhaps so as not to break this unsigned constitution, so as not to recognize a wrong. Nevertheless, everyone knows it isn’t working. We cannot apologize for all of Canada’s wrongs to different communities and leave Quebecers behind with all the harm caused by this negation of a distinct and multi-ethnic people, by the lack of real recognition of a different culture that goes beyond language and the damaging simplistic accusations of racism. Injustice cannot be the basis for the proclamation of a unified country.
It ends there; the Quebec people have no responsibility in this crisis that has existed for a very long time. The same goes for all other aspects of our involvement; everything was dysfunctional before any question of a referendum. There is peril in the house because there is a need for domination, for the diminution of the other in their difference. Whether we call this attitude structural or systemic, or even if we tell ourselves it is part of human nature, it changes nothing in the moral duty to bring about changes that can allow humanity to evolve, to move to a new dimension of its nature.
There has been a poor definition of Quebec identity, essentially because it goes beyond skin color, the dominant language, or even allegiance to a monarchy or a religion. Nowadays, another broad consensus exists, the one around the notion of culture to define a people. It is a « new » conception. It is a starting point, a base from which we must work, both for a healthy Canada and for a flourishing, emancipated Quebec.
Denied culture leads to a great tearing within Quebecers, both individually and collectively. Inviting refugees to whom it will be said that there is no Quebec culture, that all of Canada is uniform, is to deny oneself for the benefit of the other. Each new arrival is not only someone to whom a new life is offered, but becomes a person to whom our denied and poorly defined culture must be explained. This clarification, this statement of existence, is presented as racism. It is therefore a welcoming against the current, sadly. Probably felt by some immigrants as manipulation.
Whether in Quebec or Canada, we have the responsibility to actively favor First Nations to be reborn from this cultural genocide. While we spoke more and more about multiculturalism, Indigenous cultures were denied and are still misunderstood. We must understand Indigenous heritage, a necessity to reconstruct ourselves, to take flight toward a new country.
Globalization. We denounce its inhumanity, its abuses, its economic system. Why? The urgency of living equality, in short. Equality or the end of domination as a symbol of success—this is the new era for the Globe. Religion, spirituality, or a depth in human relationships. This inspires our human code of ethics, our way of linking ourselves to others and, it must be realized, to oneself.
This final text of my assessment marks the end of one stage for this Social Project and the beginning of a new one. For an indefinite time, but perhaps until the calling of elections, I will be essentially on a break from this blog.
The sequel? A Personal Journal** category will appear, « notes to myself, » and Interview of the 5th Type where I will try to understand certain life choices of my subjects [cobayes]… in addition to the continuity of what has been done until now, including the Experimental Interview which requires a lot of time, generosity, and a great letting go on the part of the participants.
As observed, I do not do cultural criticism. I would rather say cultural commentary, highlighting an imagery-based aspect of the creation in question. Journalism will be a means of talking to each other, through images and symbols, to arrive at an understanding of each person’s point of view, in order to build bridges through a better understanding of the world around us, through a poetry.
*The original idea comes from a book purchased a few years ago: Meditations (Thoughts to myself) by Marcus Aurelius.
March 9, 2026